Schistes bitumineux
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Définition
Ce sont des roches sédimentaires composées au moins partiellement de matières bitumineuses solides ; ils ressemblent aux sables bitumineux, à ceci près qu'ils présentent une granulométrie plus importante et que les hydrocarbures ne représentent souvent qu'une part bien plus faible (parfois quelques centièmes de la masse, seulement).
on peut les définir comme du "pétrole inachevé", certains les rapprochent plus du charbon que du pétrole (comme la tourbe).
Gisements
Le Canada, plutôt riche en sables bitumineux, en contient également quelques gisements dans l'Ouest (les projets les plus importants ont eu lieu dans les années 1970 et 1990, dans la région de Albert Mines, au sud-est du Nouveau-Brunswick), mais les schistes bitumineux sont plutôt concentrés au Brésil, en Chine (Mandchourie), au Maroc et dans l'État américain du Colorado.
Le Maroc disposerait aussi d’énormes réserves de schistes bitumineux, dont la mise en exploitation a été étudiée dans les années 70/80 après les chocs pétroliers; il s’agit du gisement de Timahdit situé à 35 km d’Azrou et qui refermerait des réserves de 20 milliards de tonnes avec une teneur en huile de 7,3% (soit 73 litres par tonne d’huile), soit un potentiel de 1,5 milliard de tonne d’huile en place récupérable. Le deuxième gisement marocain est celui de Tarfaya dont les réserves prouvées sont de 73 milliards de tonnes avec une teneur moyenne de 5,7%, soit 4,5 milliards de tonnes d’huile en place.
Par ailleurs, les études géologiques ont démontré que les phosphates et les schistes allaient géologiquement ensemble, les schistes venant en dessous des phosphates; ceci donne encore une idée sur les potentialités colossales du Maroc classé en 4e position en ce qui concerne les réserves de schistes dans le monde.
Procédé
Leur exploitation se fait dans des mines (éventuellement à ciel ouvert), comme les autres minerais. Ils peuvent être transformés en pétrole ("lourd", voire "extra-lourd") en subissant une pyrolyse à 500 °C dans une usine, mais le bilan énergetique est très mauvais, voire même négatif, c'est à dire que l'on dépense plus d'énergie que l'on en obtiendra ensuite en brûlant le combustible obtenu.
Les nuisances écologiques sont donc bien plus importantes que pour les sables bitumineux, pour un rendement plus faible.
Economie
Vu leur rendement et les conséquences écologiques de leur extraction, leur exploitation n'est pas souvent intéressante à des fins d'extraction ; la combustion directe des schistes bitumineux pour la production d’électricité a été jugée intéressante par des résultats en laboratoire, malgré les questions qui restaient posées concernant l’approvisionnement en eau et le stockage des cendres.
Voir aussi Sables bitumineux

