L'industrie agricole française.

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Re: L'industrie agricole française.

par energy_isere » Hier, 11:46

Sécheresse: plus d'un milliard d'euros pour soutenir l'agriculture

AFP •04/09/2026

Après un été de canicules, incendies et sécheresse exceptionnels, le gouvernement a annoncé vendredi un milliard d'euros d'aides d'urgence pour soutenir une agriculture française durement éprouvée.

"Le pays a un double impératif devant lui: indemniser les pertes pour éviter des faillites et relancer la production agricole. (...) Car si nous perdons structurellement en potentiel productif, nous perdrons des paysages, des parts de marché, de la souveraineté, des produits de qualité", a dit la ministre de l'Agriculture Annie Genevard, lors d'une conférence de presse.

Au terme d'un été inédit, le secteur agricole exprime sa détresse, avec des pertes de rendement pouvant atteindre 50 %, 70 % ou 80 % dans les productions végétales, et un élevage très fragilisé par des pertes de fourrage voire d'animaux pour ce qui concerne la volaille.

"Dossier numéro un de la rentrée", avait assuré le Premier ministre Sébastien Lecornu, l'agriculture bénéficiera donc d'un milliard d'euros d'"argent nouveau", a annoncé Mme Genevard.
............................
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 56b8d69296

Re: L'industrie agricole française.

par energy_isere » 31 août 2026, 20:50

Des pommes de terre plus chères et plus petites : vers une chute sans précédent de la production française pour cet hiver

Léa Wolber Publié le 31/08/2026

L’été caniculaire a été éprouvant pour tout le monde, y compris pour les fruits et les légumes. Les pommes de terre ne font pas exception : cette année les rendements atteignent des niveaux historiquement bas. L’UNPT (Union nationale des producteurs de pommes de terre) tire la sonnette d’alarme et appelle les pouvoirs publics à une réponse rapide.

L’année 2026 s’annonce terne pour les producteurs de pommes de terre. Les températures caniculaires des dernières semaines et la sécheresse qui en découle ont considérablement affecté la production.

Le plus faible rendement depuis 30 ans
Selon les projections de l’UNPT, le rendement moyen national s’établirait en 2026 à 37,4 tonnes/hectare contre 43,5 tonnes/hectare en 2025, ce qui représente environ 2 millions de tonnes de pommes de terre en moins qu’en 2025. "Sur nos 160 hectares d’exploitation, on observe une baisse de rendement d’environ 15%" confie Aliénor Chatin, productrice de pommes de terre à Ouarville, entre Chartres et Orléans. La région Centre-Val de Loire est particulièrement touchée "Nous devrions observer une baisse globale de rendement entre 15 et 20%" estime Grégoire Jaquemet, représentant de producteurs de pommes de terre de la Beauce.

Un chiffre historiquement bas, qui s’explique par les conditions météorologiques de l’été, mais aussi par une décision prise un an plus tôt. En 2025, pour faire face à une forte surproduction européenne, les producteurs français avaient choisi de réduire leur surface d’exploitation de 10% pour rééquilibrer le marché. "À cause de la première vague de canicule, les pommes de terre ont grillé avant leur maturité" explique Baptiste Menon, producteur à Ouzouer-sur-Loir.

Calibres plus petits, aspect non commercialisable
"Nous allons rencontrer un vrai problème de conservation des pommes de terre de cette dernière récolte, car la chaleur extrême a provoqué un dérèglement physiologique. Certains légumes ont germé avant même d'être récoltés" explique Grégoire Jaquemet. Si les pommes de terre récoltées cette année n’ont rien perdu de leur saveur, leur aspect en revanche, est donc moins lisse que les précédents étés. Les calibres sont souvent plus petits, des germes sont parfois observés…

Autant de perturbations visuelles qui rebutent les consommateurs. Les cahiers des charges et critères de réception des acheteurs devront donc s’adapter pour tenter de sauver ce qu’il reste des récoltes 2026, notamment en augmentant les prix de vente. "L'année dernière, on a fait des bons rendements et on a tout vendu à perte car le prix de vente était bien en deçà des coûts de production" explique Aliénor Chatin. "Malheureusement ce ne sont pas les producteurs qui fixent le prix, mais les industriels et autres acheteurs. Nous sommes mis devant le fait accompli, sans moyen d’action" constate la productrice.

"L'an dernier, on était sur une moyenne de 100 euros la tonne, quand un coût de revient, est minimum à 180 euros la tonne. Cette année, le prix est fixé autour de 170 euros la tonne" poursuit-elle "Nous vendrons toujours à perte, mais peut-être que le chiffre d’affaires sera moins catastrophique, malgré la canicule" espère la jeune femme.

Des aides de l’Etat attendues
L’UNPT demande donc aux pouvoirs publics une réponse adaptée à la situation. "Il faudrait déjà qu’ils viennent sur le terrain, qu'ils comprennent " s’emporte Aliénor Chatin "Ce n'est pas en venant et en serrant trois poignées de main avec 50 journalistes autour que ça va changer quelque chose !". La jeune femme pointe les restrictions d’eau pendant les périodes de sécheresse, précisément au moment où l’irrigation est la plus importante pour les agriculteurs. Elle s’agace également de la fin de période des subventions pour le GNR, qui s’étend uniquement de mai à août; enfin comme beaucoup d’exploitants, elle se dit débordée par le casse-tête administratif pour chaque demande de subvention. "Pour monter un dossier, pour l'engrais par exemple, ce n'est pas uniquement la facture, il faut que je fasse une extraction comptable, il faut que j'aille faire la facture, le bon livraison…il y a une liste longue comme le bras. Ça me prend une demi-journée, plus le comptable qu'on mobilise et qu’on paye… " énumère Aliénor Chatin, résignée.

À ce stade, l’UNPT évalue l’ampleur des pertes économiques à au moins 400 millions d’euros.
https://france3-regions.franceinfo.fr/c ... 09121.html

Re: L'industrie agricole française.

par energy_isere » 30 août 2026, 11:20

Avec les canicules successives, les producteurs de maïs en souffrance

AFP •30/08/2026

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Au début de ce mois-ci, le ministère de l'Agriculture estimait que la récolte française de maïs grain 2026 serait "possiblement la plus faible depuis au moins 1980", à 9 millions de tonnes, en recul de 35% sur un an.

Des chiffres "largement surestimés", selon Franck Laborde, le président, basé dans les Pyrénées-Atlantiques, de l'Association générale des producteurs de maïs, émanation de la FNSEA.

Il estime que la production sera inférieure à 7,5 million de tonnes, en chute de près de 45% par rapport à une année normale.
...........................
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... ffbea82792

Re: L'industrie agricole française.

par energy_isere » 25 août 2026, 00:37

Pommes de terre: vers une crise historique après la sécheresse

AFP •24/08/2026

Durement frappés par la sécheresse qui sévit depuis plusieurs mois en France, les producteurs de pommes de terre anticipent l'une des plus fortes baisses de production jamais enregistrées et réclament un soutien "exceptionnel" face à des pertes massives.

"Après cinq épisodes successifs de canicule et un déficit hydrique exceptionnel", les projections de l'UNPT (Union nationale des producteurs de pommes de terre) anticipent "une baisse massive de la production française de l'ordre de -23 % en un an", indiquent-ils lundi dans un communiqué.

"Cette campagne pourrait marquer l'un des plus importants décrochages de production jamais enregistrés pour la pomme de terre française", estime l'UNPT.

Cette baisse brutale serait marquée par "le plus faible rendement observé depuis plus de 30 ans", avec un rendement moyen national des pommes de terre de consommation de 37,4 tonnes par hectare, contre 43,5 t/ha en 2025 (-14 %) et 43,1 t/ha en moyenne quinquennale (-13 %).

Cette chute serait encore plus importante que celle provoquée par la sécheresse historique de 2022, signalent les producteurs.

Plan d'accompagnement

....................................
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 925d6d5329

Re: L'industrie agricole française.

par energy_isere » 17 août 2026, 22:14

Le VIN s'est effondré... et personne n'a rien vu venir vidéo 14 mn https://www.youtube.com/watch?v=nLR2i4CJzds

MoneyRadar
600 k abonnés
88 248 vues 14 août 2026

On paie nos vignerons pour arracher leurs vignes. 130 millions d'euros d'argent public pour effacer 28 000 hectares, soit 4 % du vignoble français, en une seule année.

Ce n'est pas une crise française. La consommation mondiale de vin est tombée à 208 millions d'hectolitres en 2025, son plus bas niveau depuis plus de 60 ans. Les États-Unis décrochent, l'Italie décroche, et la Chine a perdu 61 % de sa consommation en cinq ans. Sur les dix premiers marchés mondiaux, un seul progresse : le Portugal.

En France, un habitant buvait 128 litres de vin par an en 1960. Aujourd'hui, 40. Chez les 18-25 ans, seuls 5 % en boivent régulièrement. Deux générations ont suffi pour rompre avec un breuvage que l'humanité fabrique depuis 8 000 ans, bien avant l'écriture et la roue.

Au bout du compte, la facture est lourde : 40 milliards d'euros de chiffre d'affaires, 700 000 emplois et 10,5 milliards d'excédent commercial, l'un des rares postes qui tiennent encore la balance commerciale française. Pendant que la France arrache, l'Italie invente le spritz et vend la légende.

Qui a tué le vin, et que reste-t-il à sauver ?

Re: L'industrie agricole française.

par energy_isere » 07 août 2026, 22:50

L'agriculture française durement touchée par les canicules et la sécheresse

Boursorama avec Media Services •07/08/2026
lire https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 6ff869f555

La production française de maïs attendue au plus bas depuis 1980

Boursorama avec AFP •07/08/2026
lire https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 0412fabb2c

Re: L'industrie agricole française.

par kercoz » 05 août 2026, 21:54

https://bonpote.com/recoltes-2026-canic ... de-paysan/

Un bon site .....:

Dans de nombreuses régions, l’herbe des prairies a complètement grillé depuis des semaines. « Il n’y a plus d’herbe. Depuis début juillet, on doit donner aux bêtes nos stocks de fourrage qui étaient prévus pour l’hiver », déplore le porte-parole national de la Confédération paysanne, installé en Haute-Vienne.

Les maraîchers paient sans doute le tribut le plus lourd à cette sécheresse. La ministre de l’Agriculture Annie Genevard a déjà alerté sur un « effondrement » des productions d’été mais aussi partagé ses « interrogations » sur la capacité des maraîchers français à produire des légumes « pour l’automne et l’hiver prochain ». Et pour cause : dans beaucoup de départements, semer est tout bonnement impossible tant les sols sont secs et empêchent toute germination.

Légumes de France, la fédération des producteurs de légumes, évoque de son côté une « catastrophe » en cours – « En mâche, jeunes pousses, salades, carottes, poireaux, échalotes, ail, oignons, les pertes à date s’élèvent en milliers de tonnes » – et confirme que beaucoup de productions sont entièrement impossibles. A tel point que les pertes de certaines filières pourraient atteindre les 50% de tonnages annuels en France. Légumes de France pointe même les risques de « pénurie » sur certains produits, puisque les importations venant du reste de l’Europe s’avèrent impossibles du fait d’une canicule qui frappe l’ensemble du continent. ..............................

Re: L'industrie agricole française.

par kercoz » 22 juil. 2026, 16:49

N'achetez plus francais ! ...ou alors bio ou circuit local

Re: L'industrie agricole française.

par mobar » 22 juil. 2026, 12:54

... puis rempile a la demande de Micron

Re: L'industrie agricole française.

par energy_isere » 22 juil. 2026, 11:21

En désaccord avec la loi agricole, la ministre de la Transition écologique démissionne

Reuters •22/07/2026

La ministre ‌de la Transition écologique, Monique Barbut, a annoncé ​mercredi qu'elle présenterait dans la journée sa démission à Emmanuel Macron à la suite de l'adoption par le ​Parlement de la loi d'urgence agricole dont elle contestait plusieurs aspects, ​principalement la réintroduction de ⁠deux néonicotinoïdes jusqu'ici interdits en France.

"J'ai annoncé hier [mardi] ‌au Premier ministre que les conditions de mon maintien au gouvernement n'étaient plus réunies ​et que je ‌présenterai par conséquent ma démission au président ⁠de la République aujourd'hui", a écrit Monique Barbut dans un message sur le réseau Linkedin.

La réintroduction controversée ⁠de deux ‌néonicotinoïdes figure dans la "loi d'urgence pour la ⁠protection et la souveraineté agricoles" adoptée dans la ‌nuit de lundi à mardi par l'Assemblée ⁠nationale puis mardi après-midi par le Sénat.

Elle ⁠prévoit la réintroduction ‌par dérogation du flupyradifurone et de l'acétamipride, deux ​pesticides interdits en France ‌mais pas dans l'Union européenne. Cette dérogation ne pourra excéder trois ans. ​Greenpeace a dénoncé "une honte" face aux "alertes répétées de la communauté scientifique" sur les dangers ⁠des néonicotinoïdes pour l'environnement et la santé.

L'acétamipride sera réservé aux cultures de noisettes, le flupyradifurone aux cultures de betteraves, pommes et cerises.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 9ecf2e47a0

Re: L'industrie agricole française.

par energy_isere » 20 juil. 2026, 13:48

La récolte française de blé à 30,8 millions de tonnes selon Argus Media, en-deçà de l'estimation officielle

AFP •20/07/2026

La production française de blé est estimée à 30,8 millions de tonnes en 2026 par le groupe spécialiste des matières premières Argus Media, en-deçà de la première estimation officielle et nettement "en-dessous des attentes" du fait d'une "succession d'aléas climatiques".

"Argus Media estime la récolte française de blé tendre à 30,8 millions de tonnes pour 2026. Après une récolte dans la moyenne en 2025, la production déçoit à nouveau cette année et ressort en dessous des attentes", annonce Alexandre Willekens, analyste du marché des grains chez Argus Media, dans un communiqué publié lundi.

La première estimation des services du ministère de l'Agriculture annonçait jeudi dernier 32 millions de tonnes, en repli de 4% par rapport à 2025, une situation notamment imputable aux épisodes caniculaires qui se sont succédé depuis le mois de mai.

L'estimation d'Argus Media a été finalisée après une enquête de terrain menée du 13 au 17 juillet, alors que la moisson était terminée.

Cette récolte a été "pénalisée par une succession d'aléas climatiques, marqués notamment par une sécheresse persistante et des épisodes de fortes chaleurs au cours des derniers mois", rappelle le groupe.

"Rare point positif de cette campagne", l'augmentation de la surface cultivée (+3% à 4,6 millions d'hectares), qui "n'en reste pas moins la quatrième plus faible sole (surface) de blé tendre enregistrée depuis plus de vingt ans, en raison de la baisse de rentabilité de cette culture et des évolutions réglementaires", selon Argus Media.

Mais "les difficultés se sont enchaînées", avec une moitié ouest du pays "durement touchée par les excès de précipitations de l'hiver, suivi ensuite par un printemps excessivement sec", et un déficit hydrique et des épisodes caniculaires qui ont touché tout le pays, "à des stades critiques du développement des cultures, lors de la floraison puis du remplissage des grains".

"Le rendement moyen national est évalué à 6,67 tonnes par hectare, soit une baisse de 6,5% par rapport à la moyenne" des dix dernières années. Et finalement une production 2026 "en baisse de 2,55 millions de tonnes, soit -7,6% sur un an", selon Argus Media, qui observe une "la baisse tendancielle de la production française de blé" depuis 2016.

Ce temps sec et chaud a toutefois favorisé "la qualité" des cultures.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... fcb05d5054

Re: L'industrie agricole française.

par kercoz » 17 juil. 2026, 14:22

https://reporterre.net/Pesticides-inter ... limentaire

////...........Des aliments contaminés au-delà des seuils par des pesticides interdits en Europe, dont du riz Lustucru et des épices Ducros, sont toujours dans les rayons. En cause, l’inaction de l’État et le poids des industries.

Du thé vert, des épices et du riz qui contiennent des pesticides interdits en Europe sont toujours vendus dans les supermarchés français plus d’un mois après l’alerte lancée par l’ONG Foodwatch. Le 19 mai, elle a rendu publics les résultats accablants des analyses commandées à un laboratoire accrédité indépendant : sur les 15 produits vendus dans l’Hexagone testés, 12 affichent des traces de pesticides proscrits, dont 2 au-delà des limites maximales de résidus prévues pour préserver la santé des consommateurs, établies en fonction des dangers des produits.

Ces deux-là, les épices de paprika doux Ducros et le riz thaï Lustucru Taureau ailé, devraient être rappelés, d’après Foodwatch, mais cela n’a pas été fait, selon les informations de Reporterre.
Un système qui repose sur l’autocontrôle des industriels

Le système de vigilance de l’alimentation repose toujours sur l’autocontrôle, malgré les scandales alimentaires à répétition qui ont systématiquement montré des retards à l’allumage des rappels de produits, comme ceux des pizzas Buitoni et des œufs Kinder ou plus récemment encore, du lait infantile artificiel : aux marques de réaliser des analyses et de demander des rappels de produits le cas échéant..................//////////////

Le zad et les manifs de Stes Soline sont qualifiées d' Eco -Terroristes pat le gouvenement macron ....Il faut retourner le concept et initier un éco-terrorisme ...c'est la seule solution.

Re: L'industrie agricole française.

par kercoz » 06 juil. 2026, 22:16

BFM
-Economie
-Entreprises
-Agriculture

Elle produit à elle seule la moitié de tout le maïs de l'UE (et sans les normes): l'Ukraine est l'amie de l'Europe mais l'entrée dans l'UE de ce géant céréalier serait un "coup de grâce pour l'agriculture française"

Re: L'industrie agricole française.

par kercoz » 04 juil. 2026, 14:34

Sur les bords de garonne, le maïs n'est jamais arrosé et remplace les vignes arrachées ....le plus rentable à l' Ha serait le Kiwi, mais demande pas mal de main d'oeuvre....
La baisse du Maïs provient logiquement de la prise de conscience des agri qu'ils auront du mal a défendre le modèle maïs / Bassines ou arrosage continu our produire du biocarburant ou de l"exportation.....Peut etre sont ils moins cons que la FNSEA le laisse penser ?

Re: L'industrie agricole française.

par energy_isere » 04 juil. 2026, 12:00

La production française de maïs attendue en forte baisse en 2026

RFI le : 01/07/2026 Par : Nathanaël Vittrant

Sous le coup d'une hausse inattendue des coûts de production en pleine période des semences, les agriculteurs français se sont largement détournés du maïs en 2026. Les deux épisodes de canicule pèsent sur le rendement des autres. Le tout pourrait provoquer une chute historique de la production nationale cette année.

Les chiffres d'Agreste, le service de statistiques du ministère français de l'agriculture, publiés au début du mois, montrent un recul des surfaces consacrées au maïs de presque 20 % en 2026. En pleine saison des semences, les agriculteurs français se sont retrouvés confrontés à l'augmentation du prix du pétrole et des engrais en raison du blocage du détroit d'Hormuz.

Face à cette hausse inattendue des coûts de production, beaucoup ont préféré se tourner vers le colza et le tournesol dont les surfaces ont augmenté de respectivement 11 % et 12 %.

Une baisse de production qui pourrait atteindre 30 %

La crainte des évènements climatiques extrêmes a aussi pesé dans ce calcul alors que le maïs a besoin de beaucoup d'eau pendant sa période de croissance (entre juin et août). Les deux épisodes de fortes chaleurs que vient de traverser la France leur ont donné raison : l'Association générale des producteurs de maïs anticipe une baisse de rendement de 15 % à 20 %.

Cumulée avec la baisse des surfaces, cela signifie une baisse de la production qui pourrait atteindre 30 % des volumes par rapport à 2025, pour atteindre 9,5 millions de tonnes. « Un record historiquement faible depuis 26 ans », déplore Franck Laborde, président de l'Association générale des producteurs de maïs et de la Confédération européenne des producteurs de maïs.

Des besoins importants en eau au moment où les ressources hydriques sont le plus sollicitées

Ils réclament donc le soutien de l'État et de l'Union européenne, d'abord pour soulager les trésoreries. Et un accès plus large à l'irrigation pour sauver ce qui peut l'être des cultures soumises à un double choc thermique et hydrique. Problème : les besoins en eau du maïs sont importants. Il représente à lui seul un tiers des surfaces irriguées en France.

Or les périodes de canicules à répétition, conséquences directes du réchauffement climatique, pèsent aussi sur les ressources en eau. La canicule a également provoqué une véritable hécatombe dans les élevages de poulets, dont on sait qu'ils sont l'un des principaux clients de la filière maïs, mais il est trop tôt pour en évaluer les conséquences. Seule raison de se réjouir : sur un an les prix des céréales se redressent, avec +9 % pour le maïs. Chiffre aussitôt nuancé par Franck Laborde : « Les prix observés en ferme restent en dessous des coûts de production. »
https://www.rfi.fr/fr/podcasts/chroniqu ... se-en-2026

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