Et le Pic pollution ?

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Re: Et le Pic pollution ?

par energy_isere » 18 avr. 2026, 22:59

suite de 3 posts au dessus.
Cadmium: pourquoi la France n’agit toujours pas malgré les alertes sanitaires et les solutions
Près de la moitié des Français sont surexposés au cadmium, dont les effets néfastes pour la santé font consensus. Pourtant, entre enjeux agricoles, diplomatiques et économiques, les réponses concrètes tardent à venir, au risque d’aggraver la contamination.

RFI le : 18/04/2026 Par : Aurore Lartigue

Mise en ligne le 9 avril sur la plateforme de l’Assemblée nationale, la pétition recueille pour l’heure quelques milliers de signatures. Dénonçant une « inertie politique injustifiable », elle exhorte le gouvernement à « prendre sans délai des mesures concrètes » contre la contamination au cadmium. Un appel citoyen qui intervient alors que les alertes sanitaires se multiplient depuis des années, mais que les décisions politiques, elles, tardent toujours à venir.

Car sur le fond, le constat est désormais clair. Ce métal lourd est toxique pour la santé. Classé « cancérogène avéré » par le Centre international de recherche sur le cancer, le cadmium est également reconnu pour ses effets sur la reproduction, le développement neurologique ou encore le système cardiovasculaire.

Une « bombe sanitaire » bien documentée

Et les Français y sont particulièrement exposés, comme l'a confirmé l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) dans une expertise publiée le 25 mars, qui évoque une surexposition « préoccupante » : près de la moitié de la population française présenterait des niveaux supérieurs aux valeurs sanitaires de référence. L'agence insiste aussi sur une « imprégnation à tout âge et dès le plus jeune âge » de ce métal dont l'organisme a beaucoup de mal à se débarrasser et qui s’accumule au fil du temps.

Une nouvelle alerte qui prolonge celle déjà lancée par des médecins en juin 2025. Dans un courrier adressé au Premier ministre et aux ministres de la Santé, de l’Agriculture et de la Transition écologique, ils dénonçaient une « bombe sanitaire » et interpelaient les pouvoirs publics face à ce qu'ils qualifiaient d'« urgence sanitaire ».

Les enfants sont particulièrement concernés, car leur organisme est moins apte à éliminer les substances toxiques. Selon l'Anses, 36% présentent des taux de cadmium bien supérieurs aux seuils journaliers acceptables.

L'exposition se fait principalement par l'alimentation, comme a pu le documenter l’Anses. Pour les fumeurs, l'intoxication passe aussi par le tabagisme. La particularité, c'est que le cadmium se retrouve massivement dans des produits très consommés : tous les produits à base de blé, comme le pain, les pâtes, les biscuits, mais aussi le riz ou encore les pommes de terre...

Des alertes répétées, qui, depuis plusieurs années, interpellent les pouvoirs publics sans déboucher sur des mesures concrètes.

Pourquoi les Français sont particulièrement touchés

Car cette contamination élevée en France n'est pas due au hasard. D'abord, l'agriculture française est la première consommatrice en Europe d'engrais phosphatés, utilisés depuis des décennies pour enrichir les sols. Le métal s’accumule dans les terres agricoles, est absorbé par les plantes, notamment par les racines, puis se retrouve dans l’alimentation.

Autre facteur déterminant : l’origine des engrais : une large part de ces fertilisants est importée du Maroc, qui abrite les plus importants gisements de phosphate au monde, mais aussi parmi les plus riches en cadmium...

Résultat : les Français figurent parmi les plus contaminés, avec des niveaux d’imprégnation pouvant atteindre deux fois ceux observés en Italie et jusqu’à trois fois ceux mesurés aux États-Unis. D’après Santé publique France, l’imprégnation moyenne de la population a presque doublé entre 2006 et 2016. Depuis 2021, cette agence de l'État suspecte un lien avec l’explosion particulière des cancers du pancréas en France.

Sur le papier, le cadre réglementaire est déjà là. À l’échelle européenne, la teneur maximale en cadmium dans les engrais phosphatés est fixée à 60 mg/kg, avec un objectif d’abaissement progressif à 20 mg/kg d’ici 2035.

Mais la France applique des règles plus souples, en maintenant un seuil à 90 mg/kg, alors que l’Anses préconise depuis 2019 un taux maximal à 20 mg/kg. Dans son avis de mars dernier, elle exhorte les pouvoirs publics à appliquer ce seuil « dès que possible ». Certains pays, comme la Finlande ou la Hongrie, n’ont d’ailleurs pas attendu pour mettre en place cette limite.

Le ministère de l'Agriculture avait mis en consultation en octobre 2023 un arrêté envisageant de le réduire, sans suites depuis.

À la suite de l’alerte des médecins libéraux, le ministère de l’Agriculture avait assuré qu’il s’agissait d’un dossier « important », avec des enjeux sanitaires, géopolitiques et agricoles mobilisant « toute l’attention du gouvernement ».

Selon Le Monde, les ministres de l’Agriculture et de la Transition écologique avaient saisi, à l’été 2025, plusieurs instances d’expertise afin « d’objectiver les impacts économiques » d’un tel durcissement. Initialement attendu au dernier trimestre 2025, le rapport a été retardé. « L’ampleur et la complexité des analyses nécessaires » ont conduit à repousser sa remise, indique le ministère de la Transition écologique au quotidien.

L’avocate et ancienne ministre de l’Environnement Corinne Lepage a saisi le Conseil d’État pour « carence fautive » de l’État. Contacté, le ministère de l'Agriculture n'a pas donné suite à nos demandes de précisions.

« Il n’y a plus aucune raison de reculer »: des alternatives qui existent

Pourtant, ni le diagnostic ni les solutions ne font réellement débat. Comment expliquer alors une telle inertie ? Pour le journaliste Martin Boudot, interrogé par Géraud Bosman, du service Environnement de RFI, plusieurs facteurs se combinent. « Il y a d'abord eu un lobbying très fort de la part des industries des engrais phosphatés », explique le journaliste qui a enquêté sur le sujet. La guerre en Ukraine a également pesé. En 2022, la perspective de dépendre d’engrais moins chargés en cadmium, notamment en provenance de Russie, a servi d’argument pour retarder un durcissement des normes. Enfin, dans un contexte de tensions avec le monde agricole, où toute nouvelle réglementation est perçue comme une contrainte supplémentaire, « il y a une vraie crainte d’une fronde agricole », estime-t-il.

Face à ces lenteurs, certains tentent d’accélérer. Le député Benoît Biteau (Écologiste et social), lui-même agriculteur, a ainsi déposé en décembre une proposition de loi « visant à protéger l’alimentation des Français et des Françaises des contaminations au cadmium ». Le texte, adopté de justesse en commission en février, prévoit d’interdire, à partir de 2027, les engrais les plus chargés en cadmium. Une position dure « qui est une base de discussions pour aboutir à une trajectoire acceptable », commente le parlementaire.

Mais la proposition a bien du mal à se faire une place dans l’agenda parlementaire. Elle a été inscrite à l'ordre du jour de la prochaine niche transpartisane, le 14 mai, mais en dernière position, regrette le député. « On a tous les éléments, et pourtant on continue à attendre », estime-t-il, jugeant les réticences « incompréhensibles ».

« Il n’y a plus aucune raison de reculer », insiste-t-il car « des alternatives existent » : outre des pratiques agronomiques qui permettent de s'affranchir de ces fertilisants phosphatés, il y a des gisements naturellement pauvres en cadmium, notamment en Finlande ou en Norvège, et les technologies de « décadmiation » désormais efficaces.

D’autant que même si des décisions étaient prises aujourd’hui, il faudrait des années, voire des décennies, pour que les niveaux baissent dans les sols et, par ricochet, dans l’alimentation.

Le Maroc lui-même a d'ailleurs engagé des efforts pour réduire la teneur en cadmium de son phosphate, affirme le député. « Aujourd’hui, ils sont déjà capables de descendre en dessous des 40 milligrammes, et ils visent les 20 milligrammes d’ici à quelques années », avance-t-il, expliquant que le royaume a aussi été contraint de s'aligner sur les offres de gisements pauvres en cadmium pour rester concurrentiel.

Un point clé, puisque selon l'élu, le principal frein était d’ordre « diplomatique ». « C'est pour continuer de travailler avec le Maroc qu'on demande une dérogation sur les seuils », les engrais phosphatés marocains étant en moyenne à 70 mg/kg.

Interrogé sur France Inter début avril, le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, s'est dit favorable à un abaissement des seuils si des alternatives sont possibles « à des prix abordables ». Sollicitée par RFI, la FNSEA n'a pas répondu à nos questions.

La filière des engrais affirme quant à elle être « depuis de nombreuses années pleinement engagée dans la réduction des apports en cadmium », et souligne que s'il existe bien des procédés de décadmiation, « ils restent toutefois complexes et coûteux et ne peuvent constituer l'unique réponse ».

Dans un rapport parlementaire publié ce jeudi 17 avril, qui va au-delà du cadmium, la députée écologiste Catherine Hervieu alerte sur des politiques de santé environnementale françaises « sous-dimensionnées » face à des enjeux jugés « colossaux ».

Benoît Biteau espère désormais que la pétition citoyenne « permette aux présidents de groupes de mesurer à quel point ils sont attendus sur cette question ».

En attendant, faute de limiter la contamination à la source, un accord a été trouvé cette semaine pour permettre le remboursement du dépistage de l’exposition au cadmium.
https://www.rfi.fr/fr/france/20260418-c ... anitairesi

Re: Et le Pic pollution ?

par energy_isere » 31 mars 2026, 02:06

Des pesticides présents dans l'air un peu partout en France, selon Atmo France

AFP •30/03/2026

Les pesticides "sont présents dans l'air sur l'ensemble du territoire" français, a indiqué lundi Atmo France, en lançant une carte interactive montrant leur concentration dans l'atmosphère.

Cette carte, qui présente des données pour 2022-2023, montre notamment que parmi les 72 substances actives étudiées, "environ un tiers est détecté (à des niveaux de concentration très faibles, NDLR) et une sur huit est quantifiée, avec des niveaux variables selon les territoires et les périodes d'usage", indique Atmo France, qui fédère les associations de surveillance de la qualité de l’air en France, dans un communiqué.

"Quasiment la moitié des régions françaises se retrouve à un moment ou à un autre sur le niveau maximal" de l'ensemble des mesures réalisées sur le reste du territoire "sur une ou l'autre des substances actives", a précisé à l'AFP Emmanuelle Drab-Sommesous, référente pesticides chez Atmo France.

Toutefois ces données "ne constituent pas une information sanitaire mais des outils de compréhension et de repérage", précise Atmo France.

En effet s'agissant des pesticides dans l'air, contrairement par exemple au niveaux de particules fines, il n'existe pas à l'heure actuelle de valeur réglementaire qui indique si leur niveau est acceptable ou non et les risques sanitaires associés.

Parmi les substances les plus couramment retrouvées dans l'air, on retrouve notamment le glyphosate (Roundup), mais "à des niveaux très faibles (inférieurs à 0,1 ng/m3)". Classée "cancérogène probable" dès 2015 par une agence de l'OMS, cette substance est strictement interdite d'usage pour les particuliers mais reste autorisée au moins jusqu'en 2033 pour les agriculteurs.

En revanche d'autres produits interdits depuis plusieurs années, comme le lindane, un insecticide considéré comme toxique pour l’homme et dangereux pour l’environnement et très persistant, dont l'usage est pourtant prohibé depuis plus de 20 ans, reste quantifié dans 61% des prélèvements 2022-2023, note Atmo France.

Parmi les autres substances actives retrouvées le plus communément dans l'air, se trouvent également le folpel, un fongicide souvent utilisé dans les vignes, et le prosulfocarbe, herbicide à large spectre à très grande volatilité largement utilisée pour les grandes cultures.

La carte présente des jauges permettant de comparer les niveaux de concentration dans l'air et de les situer par rapport aux valeurs maximales déjà relevées sur le territoire.

"Elle a pour but d'attirer l'attention. Cela permet de repérer plus facilement si la situation sur ce site est inhabituelle" et d'enclencher éventuellement des actions notamment de la part des décideurs publics ou des élus locaux, précise Mme Drab-Sommesous.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... a58dfdb171

Re: Et le Pic pollution ?

par energy_isere » 26 mars 2026, 20:17

Un rapport recommande une large restriction des polluants éternels en Europe

AFP •26/03/2026

Un rapport scientifique très attendu a recommandé jeudi à l'Union européenne de restreindre largement les polluants éternels (PFAS), sauf exceptions "ciblées", pointant les risques croissants de ces substances chimiques pour la population.

Utilisés par l'industrie pour leurs propriétés antiadhésives, imperméabilisantes ou leur résistance à la chaleur, les PFAS sont omniprésents dans les produits de la vie quotidienne, des cosmétiques en passant par les ustensiles de cuisine, les emballages ou les vêtements imperméables...

Ces substances chimiques mettent énormément de temps à se décomposer, d'où leur surnom de "polluants éternels".
................
lire https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 088b0ea610

Re: Et le Pic pollution ?

par energy_isere » 25 mars 2026, 22:24

suite de ce post du 02 dec 2021 : http://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopi ... 4#p2331794
Exposition au cadmium: l'alimentation cause principale, priorité à la décontamination des sols agricoles

AFP •25/03/2026

De toutes les causes d'exposition des Français au cadmium, l'alimentation est clairement la principale, souligne mercredi l'Anses dans une vaste expertise, pressant d'agir sur les sols agricoles et la teneur des fertilisants, comme les engrais minéraux phosphatés.

Le cadmium est naturellement présent dans l'environnement, mais certaines activités humaines peuvent augmenter la présence de ce métal toxique en cas d'exposition prolongée (cancérogène, toxique pour la reproduction, effets osseux, rénaux...).

Après plusieurs études faisant état d'une exposition préoccupante des Français — trois à quatre fois plus élevée que dans des pays européens proches —, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail a évalué, pour la première fois, leur exposition globale au cadmium, tout au long de la vie.

En 2025, près de la moitié de la population française présentait ainsi des expositions dépassant les valeurs sanitaires de référence, estime l'Anses, relevant aussi "une imprégnation préoccupante à tout âge et dès le plus jeune âge". Or la toxicité du cadmium, faiblement éliminé par l'organisme, est liée à la dose cumulée dans le temps.

Principale source d'exposition, l'alimentation, y compris bio, explique jusqu'à 98% de l'imprégnation au cadmium des non fumeurs — les fumeurs se contaminant aussi en inhalant la fumée du tabac —, conclut l'Anses dans son avis. Céréales du petit-déjeuner, pains, viennoiseries, pâtisseries, gâteaux et biscuits sucrés, pâtes, riz et blé, pommes de terre et certains légumes en contiennent le plus.

Objet d'inquiétudes, le chocolat n'est qu'un "contributeur mineur: il est certes plus contaminé, mais moins largement consommé que les produits céréaliers", a précisé à la presse Géraldine Carne, coordinatrice de l'expertise.

Faute de données, certaines sources d'exposition n'ont pu être intégrées: tabagisme passif, certains cosmétiques, activités professionnelles.

Reste que "si les niveaux d'exposition actuels se maintiennent et qu'aucune action n'est mise en place, des effets néfastes à terme sont probables pour une part croissante de la population", alerte Mme Carne.

- "Agir à la source" -

Pour réduire durablement l'imprégnation, l'Anses appelle à "agir avant tout à la source" de la contamination alimentaire: au niveau des sols agricoles et fertilisants (engrais minéraux phosphatés), des effluents d'élevage et des boues de stations d'épuration.

Elle recommande d'appliquer "dès que possible" les valeurs limites en cadmium dans les engrais minéraux phosphatés épandus sur les sols agricoles qu'elle préconisait déjà en 2019: 20 milligrammes par kilogramme maximum contre 90 en France et 60 mg dans l'Union européenne.

Le gouvernement va bientôt abaisser ces limites, dans un décret et un arrêté qui seront publiés après l'avis attendu "d'ici avril", du Conseil d'Etat, a indiqué mercredi le ministère de l'Agriculture à l'AFP.

La diminution serait très progressive, loin des recommandations d'urgence de l'Anses: on passerait de 90 mg par kg à 60 mg/kg en 2027, 40 mg/kg en 2030 et 20 mg/kg après une étude d'impact favorable et "avant 2038".

De son côté la filière des engrais, via son association France Fertilisants, a assuré développer des procédés de "décadmiation" toutefois "complexes et coûteux".

Pour réduire la présence du métal toxique dans les fertilisants vendus en France, l'Anses préconise de privilégier des sources d'approvisionnement en roche phosphatée ou produits dérivés contenant moins de cadmium.

Or, "les engrais minéraux phosphatés sont élaborés à partir de roches phosphatées situées hors de France", essentiellement en provenance d'Afrique du nord (Maroc, Algérie, Egypte), dont certaines "peuvent contenir des teneurs plus élevées en cadmium", a précisé Yann Le Bodo, expert à l'Anses et co-coordonnateur du rapport.

L'agence sanitaire encourage également de nouvelles pratiques agricoles: ajuster le type et les quantités de fertilisants aux sols et cultures, mobiliser le phosphore déjà présent dans les sols, utiliser des variétés de blé moins accumulatrices en cadmium.

Elle suggère aussi de créer une base de données nationale pour renforcer le suivi des teneurs en cadmium des fertilisants.

Côté aliments, produits en France et importés, ses scientifiques préconisent d'abaisser les teneurs maximales en cadmium de ceux influant le plus sur l'exposition.

Si les efforts pour réduire l'exposition doivent "avant tout" porter sur des actions collectives, l'Anses invite aussi au plan individuel à "limiter la consommation de produits sucrés et salés à base de blé: céréales du petit déjeuner, gâteaux et biscuits", et à manger davantage de légumineuses au lieu d'aliments à base de blé comme les pâtes.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 3c6d2f87dd

Re: Et le Pic pollution ?

par energy_isere » 23 janv. 2026, 18:48

L’état d’alerte activé à Sarajevo pour cause de pollution « extrême »
Dans la capitale bosnienne, le taux en particules fines dans l’air est au plus haut depuis le début de l’hiver, au « pire niveau possible ».

Par Belga Publié le 23/01/2026

Sarajevo est vendredi pour le deuxième jour consécutif en tête des villes les plus polluées au monde, avec des concentrations record de particules fines poussant les autorités à déclarer l’état d’alerte, selon les données de la société suisse IQ Air, qui mesure la pollution aérienne dans le monde.

Les pics de pollution sont fréquents dans la capitale bosnienne, 400.000 habitants et entourée de montagnes, notamment lors des périodes d’inversion thermique, lorsqu’une couche d’air chaud se forme au-dessus d’une couche d’air froid, agissant comme un couvercle. Les chauffages individuels au bois et au charbon sont la source la plus importante de ces émissions, ainsi que le parc automobile.

Selon la société suisse de surveillance, les niveaux de polluants PM2,5 – des microparticules cancérigènes suffisamment petites pour pénétrer dans le sang – sont de 299.3 µg/m³, sont largement supérieurs à la limite d’exposition quotidienne recommandée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Jeudi, l’indice de la qualité d’air était donc de 462 en fin de matinée, dans la catégorie « dangereux ». Les concentrations journalières de particules fines ont été jeudi les plus importantes depuis le début de l’hiver, et risquent de se maintenir à ce niveau vendredi aussi, explique Enis Krecinic, expert chargé de l’environnement à l’Institut météorologique de Sarajevo.

« Dans notre classement aussi, qui connaît six catégories de qualité d’air, l’indice est le pire possible, c’est-à-dire dans la catégorie 6 », celle de l’air « extrêmement pollué », ajoute l’expert. Selon une étude publiée en décembre 2025 par l’Agence européenne pour l’environnement, avec 199 décès prématurés en Bosnie sur 100.000 habitants en 2023 à cause des particules fines, la Bosnie est parmi les pires élèves du continent.
https://www.lesoir.be/724244/article/20 ... eme-photos

Re: Et le Pic pollution ?

par energy_isere » 19 janv. 2026, 22:08

suite de ce post du 15 nov 2025 : http://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopi ... 0#p2418350
Désastre écologique au Brésil: la justice britannique refuse à BHP le droit de faire appel

Boursorama avec AFP •19/01/2026

La justice britannique a refusé lundi au géant minier australien BHP le droit de faire appel du jugement le tenant responsable de la rupture dévastatrice d'un barrage au Brésil en 2015, ouvrant la voie à des milliards de livres de compensations pour 620.000 plaignants.

"L'appel n'a pratiquement aucune chance de succès", estime la Haute Cour de Londres dans sa décision, consultée par l'AFP.

BHP a l'intention de faire appel de ce refus, a annoncé un porte-parole du groupe dans un communiqué.

Le 5 novembre 2015, la rupture du barrage de Fundão, près de la ville de Mariana, dans l'Etat du Minas Gerais (sud-est du Brésil), avait entraîné une gigantesque coulée de boue de déchets toxiques sur 650 kilomètres le long d'un fleuve, le Rio Doce, jusqu'à l'océan Atlantique.

La catastrophe avait provoqué 19 morts, privé plus de 600 personnes de leur foyer, tué des milliers d'animaux et dévasté des zones de forêt tropicale protégée. Le barrage était exploité par Samarco, dont BHP et la compagnie brésilienne Vale étaient copropriétaires.

A l'issue d'un procès titanesque, entre octobre 2024 et mars 2025, la Haute Cour de Londres avait reconnu BHP "strictement responsable en tant que +pollueur+ des dommages causés par l'effondrement", pointant notamment sa "négligence".

L'entreprise avait deux sièges à l'époque des faits, dont un à Londres, ce qui explique cet énorme procès civil dans la capitale britannique.

La question des dédommagements doit faire l'objet d'un deuxième procès, prévu à partir d'octobre cette année.

Le cabinet Pogust Goodhead, qui représente les demandeurs, avait évalué les sommes en jeu devant la justice britannique à quelque 36 milliards de livres (41 milliards d'euros), mais cela dépendra du nombre de victimes acceptées.

"Cette décision constitue une avancée majeure dans la quête de justice pour plus de 620.000 demandeurs brésiliens touchés par la pire catastrophe environnementale de l'histoire du pays", a-t-il estimé lundi dans un communiqué.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 824eb1d6fa

Re: Et le Pic pollution ?

par energy_isere » 16 janv. 2026, 20:42

Les Tunisiens réclament la fin de la pollution à Gabès

France 24 •16/01/2026

A Gabès, dans le sud de la Tunisie, la colère gronde depuis des mois pour réclamer le "démantèlement des unités" polluantes du Groupe chimique tunisien (GCT), qui transforme le phosphate en engrais et émet souvent des gaz toxiques. Jusqu'à présent, les manifestants n'ont pas eu gain de cause. Nos correspondants, Lilia Blaise et Hamdi Tlili, se sont rendus sur place.
https://www.boursorama.com/videos/actua ... 1a52f94dc2

Des millions de tonnes de phosphogypse directement dans le mer.

Re: Et le Pic pollution ?

par energy_isere » 12 janv. 2026, 22:34

« C’est une véritable hémorragie chimique » : comment l’abrasion des pneus pollue le lac le plus pur d’Europe
Ce lundi 12 janvier, l’antenne haut-savoyarde de France nature environnement (FNE) a dévoilé les résultats d’une enquête portant sur la pollution liée à l’abrasion des pneus. Selon cette étude, réalisée dans et autour du lac d’Annecy, les composants chimiques produits par les manufacturiers se retrouvent dans l’eau de surface, l’eau potable, les sédiments et les urines des habitants.

Jean-Baptiste Serron 12 janvier 2026

Après les Pfas , est-on à l’aube d’un nouveau scandale sanitaire planétaire ? C’est ce qui ressort d’une enquête menée par deux journalistes d’investigation et présentée, ce lundi 12 janvier, par France nature environnement dans ses locaux d’Annecy (Haute-Savoie). Cette fois, ce ne sont pas les perfluorés qui sont en cause mais les pneus des voitures et des camions. Ceux-ci, en se dégradant, libèrent d’autres composés chimiques néfastes pour la santé qui se déversent dans l’eau et se répandent dans l’air.

Cette analyse - la première en France - a été réalisée à partir d’échantillons prélevés dans et autour du lac d’Annecy, réputé le plus pur d’Europe. À la fois en surface, en profondeur, dans les sédiments et dans l’eau de pluie située en bord de route. Aussi aux robinets, puisque l’eau du lac alimente largement la consommation des habitants du territoire, et dans les urines de ces derniers. Pour ce qui est de l’air, ce sont des capteurs situés en différents endroits qui ont été utilisés.

Jusqu’à 12 additifs différents trouvés dans les échantillons d’eau

D’après Anne Lassman-Trappier, président de FNE en Haute-Savoie, les résultats de ces analyses sont sans équivoque : « L’ensemble des échantillons d’eau du lac contient de la diphénylguanidine (DPG), une molécule utilisée dans la fabrication du pneu, et des traces de 6PPD, un autre additif chimique ». Par ailleurs, « des concentrations importantes de 6PPD-Q ont également été décelées à l’entrée ouest d’Annecy, dans des niveaux comparables aux teneurs maximales observées dans les rivières Zhujiang et Dongjiang, à proximité de Canton, en Chine ».

Au total, un échantillon d’eau du lac contient jusqu’à 12 additifs différents issus de l’abrasion des pneus, dont cinq sont cités dans un rapport dans un rapport de l’industrie comme étant reconnus pour leur toxicité sur la biodiversité aquatique ou suspectés de provoquer des effets toxiques sur la reproduction.

Face à cette « véritable hémorragie chimique » qui touche le lac d’Annecy - « et probablement toutes les zones du pays et de la planète situées en bordure de route » -, Anne Lanssman-Trappier appelle à « couper la pollution à la source » et à « dépolluer ce qui peut l’être », notamment en filtrant les eaux concernées. Un plaidoyer qui laisse augurer d’un long combat.
https://www.dna.fr/environnement/2026/0 ... es%20pneus.

Re: Et le Pic pollution ?

par energy_isere » 29 déc. 2025, 13:55

Pollution Ski : les farts pour améliorer la glisse enrichis aux Pfas interdits à partir du 1er janvier 2026

Alors que la saison des sports d’hiver s’ouvre, les cires à base de polluants éternels qui améliorent les performances sur la neige molle vont être interdites à la vente en France. Une étape supplémentaire pour bannir ces produits qui ont envahi les montagnes et les poumons des techniciens qui les appliquent.

ParMargaux Lacroux Publié le 27/12/2025
https://www.liberation.fr/environnement ... %A0%20lire.

Re: Et le Pic pollution ?

par energy_isere » 24 déc. 2025, 21:41

PFAS : les pompiers confrontés à des risques invisibles depuis des décennies

23 dec 2025

Les pompiers utilisent encore des mousses anti-incendie aux PFAS et des tenues imprégnées de ces polluants éternels. Une exposition chronique qui est pourtant documentée depuis plus de dix ans.
lire : https://reporterre.net/PFAS-chez-les-po ... s-eternels

Re: Et le Pic pollution ?

par energy_isere » 15 nov. 2025, 00:38

suite de ce post du 21 oct 2024 : http://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopi ... 7#p2400747
BHP jugé responsable d'un désastre écologique au Brésil, compensations colossales en jeu

AFP •14/11/2025

La justice britannique a reconnu vendredi le géant minier australien BHP responsable de la rupture dévastatrice d'un barrage minier au Brésil en 2015, une décision ouvrant la voie à des dizaines de milliards de livres de compensations pour les 620.000 plaignants recensés dans cette procédure.

"BHP est strictement responsable en tant que +pollueur+ des dommages causés par l'effondrement", tranche la Haute Cour de Londres dans sa décision, à l'issue d'un procès titanesque entre octobre 2024 et mars 2025, qui a vu se succéder experts et victimes.

Elle considère aussi que l'entreprise a "fait preuve de négligence, d'imprudence et/ou d'un manque de compétence" sur l'état du barrage, malgré les études et les recommandations. "Le risque d'effondrement du barrage était prévisible".

Pamela Sena a perdu sa fille de cinq ans dans le drame. Interrogée par l'AFP à Bento Rodrigues, l'un des villages les plus touchés, elle a déclaré "avoir pleuré de joie" en apprenant la décision judiciaire.

La fillette, Emanuele Vitoria, était à l'école lorsque l'ordre de se réfugier en hauteur a été reçu par les habitants.

"Mais quand je suis arrivée là-bas, ils n'étaient pas là. Et quand j'ai regardé en bas, tout était déjà détruit", se souvient la femme de 31 ans.

BHP a annoncé dans un communiqué son "intention de faire appel". Le groupe avait deux sièges à l'époque des faits, dont un à Londres, ce qui explique cet énorme procès civil dans la capitale britannique.

Cette décision "crée un précédent historique en matière de responsabilité internationale des entreprises", se félicite le cabinet Pogust Goodhead, qui représente les demandeurs. "Les victimes peuvent désormais demander des dommages et intérêts en Angleterre".

La question des dédommagements doit faire l'objet d'un deuxième procès, prévu à partir d'octobre 2026, que la Haute Cour avait commencé à organiser avant même sa décision de vendredi.
......................
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... d88c9aadae

Re: Et le Pic pollution ?

par energy_isere » 09 nov. 2025, 19:38

"Un cocktail toxique" : l'abrasion des pneus sur la route entraîne le rejet de près de 50.000 tonnes de particules fines

3 novembre 2025

Chaque année, en France, l’abrasion des pneus entraîne le rejet de près de 50.000 tonnes de substances chimiques dans l’air, les sols et les eaux, selon un rapport de l'association Agir pour l'environnement publié ce lundi.

La pollution dues aux véhicules ne vient pas seulement de ce qui sort des pots d'échappement. L'abrasion des pneus au contact de la chaussée entraîne à elle seule le rejet de 50.000 tonnes de particules fines chaque année en France, selon un rapport de l'association Agir pour l'environnement paru ce lundi. Au fil de leur utilisation et de leur usure, les particules des gommes qui composent les pneus finissent dans la nature, et s'immiscent partout.

Pour mieux comprendre cette pollution, l'association a analysé la composition chimique de pneus standards de six marques différentes en Europe (Bridgestone, Continental, Goodyear, Hankook, Michelin et Pirelli). Ces analyses ont permis d’identifier 1 954 molécules différentes dont 785 présentent de graves risques pour la santé et l’environnement. "Ces résidus, invisibles à l’œil nu, se dispersent dans l’air, les sols et les cours d’eau. Ils peuvent avoir des effets néfastes sur la santé et sur l’environnement, en s’accumulant dans les écosystèmes ou en étant inhalés par les êtres humains", écrit l'association dans ce rapport.

Des molécules qui représentent un danger pour la santé

Un véritable "cokatil toxique", juge ce lundi sur franceinfo Stephen Kerckhove, délégué général d'Agir pour l'environnement. Parmi ces substance, "40% d’entre elles présentent un danger pour la santé humaine ou l’environnement aquatique". Précisément, détaille-t-il, "111 [molécules] seraient toxiques pour les milieux aquatiques, 112 sont classées CMR, c’est-à-dire cancérigènes, mutagènes ou reprotoxiques par l’Agence européenne des produits chimiques". Reprotoxique désigne ce qui est toxique pour la reproduction. 85 d’entre elles peuvent même être "potentiellement mortelles en cas d’ingestion et de pénétration dans les voies respiratoires", précise le rapport.

"On lance l’alerte et on aimerait bien que l’Agence nationale de sécurité environnementale (Anses) diligente une enquête sur ces molécules", ajoute Stephen Kerckhove. Les dégâts sur la santé humaine, "on ne les connait pas", reconnait-il, parce qu’ "il y a un manque de transparence, notamment des constructeurs". "Nous demandons la levée du secret industriel [sur la composition des pneus] pour que les scientifiques puissent diligenter des enquêtes".
https://www.francebleu.fr/infos/environ ... es-7841900

Re: Et le Pic pollution ?

par supert » 24 sept. 2025, 14:29

Nous ne payons pas parce que toute la base du commerce maritime repose sur la limitation des responsabilités
Devinettes : Quel est le point commun entre la base du commerce maritime et la politique française ? Quel est le point commun entre la base du commerce maritime et le patronat français ? Quel est le point commun entre la base du commerce maritime et le journalisme français ?


Supertomate qui n'est point commun

Re: Et le Pic pollution ?

par energy_isere » 24 sept. 2025, 01:05

suite de ce post du 26 juillet 2025 : viewtopic.php?p=2414604#p2414604
Pollution au Sri Lanka en 2021 : l'armateur de Singapour condamné refuse de payer un milliard de dollars

AFP •23/09/2025

La compagnie maritime singapourienne Express Feeders, à l'origine de la pire pollution qu'ait connue le Sri Lanka, a indiqué mardi à l'AFP qu'elle refusait de payer le milliard de dollars de dommages et intérêts auquel elle a été condamnée dans cette affaire.

"Nous ne payons pas parce que toute la base du commerce maritime repose sur la limitation de responsabilité", a déclaré Shmuel Yoskovitz, directeur général de cet armateur lors d'un entretien exclusif avec l'AFP.

La Cour suprême du Sri Lanka lui a ordonné en juillet le paiement d'un milliard de dollars en dommages et intérêts provisoires, pour le naufrage du MV X-Press Pearl qui transportait notamment 25 tonnes d'acide nitrique et 28 conteneurs de granulés plastique.

Le navire avait sombré au large du port de Colombo en juin 2021 après avoir brûlé pendant près de deux semaines. La pêche avait dû être interdite pendant des mois.

Un tel paiement "pourrait créer un précédent dangereux quant à la façon dont les accidents maritimes seront résolus à l'avenir", a ajouté M. Yoskovitz.

La Cour suprême du Sri Lanka a prévu une audience jeudi à Colombo pour examiner l'état d'avancement de la mise en œuvre de sa décision.

Les défenseurs de l'environnement avaient saisi le tribunal, estimant que les autorités gouvernementales et les propriétaires du porte-conteneurs n'avaient pas réussi à empêcher l'incendie à l'origine de cette catastrophe écologique sans précédent.

Le gouvernement sri-lankais a déclaré qu'il suivrait "les conseils du procureur général quant aux mesures à prendre", a déclaré le porte-parole du gouvernement et ministre des Médias, Nalinda Jayatissa, à des journalistes à Colombo.

- "étape essentielle" -

Le bureau des Nations unies au Sri Lanka a souligné que le principe du "pollueur-payeur" était inscrit dans plusieurs accords internationaux, notamment la Convention des Nations unies sur le droit de la mer.

"La décision de la Cour suprême est une étape essentielle vers la justice et la responsabilité", a-t-il publié sur le réseau social X.

Selon M. Yoskovitz, Express Feeders a déjà dépensé 170 millions de dollars pour retirer l'épave, nettoyer les fonds marins et les plages et indemniser les pêcheurs touchés, car c'était "la bonne chose à faire".

Ils ont ensuite obtenu une ordonnance d'un tribunal maritime de Londres en juillet 2023, limitant leur responsabilité à un maximum de 25 millions de dollars.

Le Sri Lanka a fait appel de cette décision.

Des milliers de tonnes de granulés en plastique - un granulé fait en moyenne 0,5 cm -, destinés à l'industrie de l'emballage sri-lankaise avaient été relâchés par le navire, polluant un tronçon de 80 kilomètres de plage le long de la côte ouest de l'île.

La compagnie singapourienne avait présenté ses excuses au Sri Lanka.

Le navire transportait également 81 conteneurs de produits chimiques dangereux, dont 25 tonnes d'acide nitrique et des lingots de plomb.

Colombo estime que l'incendie a été causé par une fuite d'acide nitrique, dont l'équipage semblait avoir connaissance neuf jours avant que l'incendie ne commence.

Les ports du Qatar et de l'Inde avaient refusé de décharger l'acide nitrique qui fuyait.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 7bb494a9d9

Re: Et le Pic pollution ?

par energy_isere » 18 sept. 2025, 09:18

Contaminées par l'industrie pendant deux siècles, des Calanques de Marseille bientôt dépolluées

AFP •18/09/2025

Dans le parc national des Calanques, espace protégé qui commence dans Marseille, d'importants travaux sous haute surveillance ont commencé début septembre afin de dépolluer le littoral sud de la deuxième ville de France, contaminé pendant deux siècles par des activités industrielles.

Les dépôts grisâtres qui s'étalent sur plusieurs dizaines de mètres détonnent dans ce paysage idyllique de roches calcaires bordées par les eaux turquoise de la Méditerranée.

Ces "scories" sont les "résidus de production d'anciennes usines, utilisés comme remblais pour la création de routes et de parkings", explique Mélody Gros, cheffe de projets Sites et Sols pollués à l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), l'organisme mandaté par l'Etat pour réaliser l'opération.
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"Ce chantier répond à un objectif de santé publique", affirme Mme Gros. Les scories, présentes sur une surface totale de 29 hectares, sont chargées en métaux comme le plomb ou l'arsenic, qui contaminent les sols et la mer et sont néfastes pour la santé humaine.

L'Etat, condamné fin 2024 à dépolluer la zone, s'apprête donc à "mettre en sécurité", selon les termes de l'Ademe et de la préfecture des Bouches-du-Rhône, 20 dépôts de scories considérés comme "prioritaires au regard de leur potentiel de contamination du milieu et des personnes".
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https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 0b3ae77b77

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