par energy_isere » Hier, 23:06
Côte d’Ivoire : comment le nickel est devenu le deuxième métal exploité après l’or
Agence Ecofin 30 juin 2026
La BERD vient de débloquer 30 millions USD en Côte d’Ivoire, correspondant à son premier prêt pour le secteur minier en Afrique subsaharienne. Le choix du nickel pour cette opération inédite ne doit rien au hasard, tant la filière est montée en puissance ces dernières années.
En Côte d’Ivoire, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) a annoncé lundi 29 juin sa participation à un financement syndiqué de 180 millions de dollars au profit de Polynickel West Africa Holding. Derrière le montage financier, c’est une industrie relativement nouvelle, mais déjà importante dans le secteur minier ivoirien, qui est mise en lumière, celle du nickel.
Polynickel, filiale de CoreX Holding, a acquis une participation majoritaire dans la Compagnie minière du Bafing (CMB), principal acteur du nickel en Côte d’Ivoire. Le financement doit transformer le prêt relais utilisé pour l’acquisition en dette de long terme, tout en soutenant les activités de la société. L’opération met aussi en lumière la capacité du nickel ivoirien à attirer des capitaux internationaux de premier plan, puisque le prêt de la BERD (30 millions USD) constitue son premier financement minier dans le pays et en Afrique subsaharienne.
Cette visibilité nouvelle contraste avec la place encore dominante du métal jaune dans le secteur minier local. La Côte d’Ivoire multiplie en effet les mises en service de mines d’or et sa production a plus que doublé en 10 ans pour atteindre environ 60 tonnes en 2025. Dans l’ombre de ce boom aurifère, le nickel a progressivement installé le pays sur un autre segment minier, lié à l’industrie lourde, à l’acier inoxydable et aux chaînes de valeur de la transition énergétique.
Une filière sortie de terre en moins de dix ans
L’exploitation industrielle du nickel a commencé en 2017 en Côte d’Ivoire, avec une production de 379 800 tonnes. Six ans plus tard, en 2023, elle atteignait 2,48 millions de tonnes. Sur la période, la croissance annuelle moyenne ressort à 36,7 %, une progression rapide pour une filière qui ne bénéficie pas des mêmes investissements que l’or. En 2023, plus de 2 millions de tonnes de nickel ont été expédiées, faisant de ce minerai le deuxième métal exploité du pays après l’or. Le chiffre d’affaires sur l’année ressort à 55,92 milliards FCFA (près de 100 millions USD).
Cette montée en puissance repose sur un potentiel en nickel latéritique estimé à 260 millions de tonnes, localisé notamment à Sipilou, dans l’ouest, et à Foungbesso, dans le nord-ouest. L’année 2024 a toutefois rappelé la fragilité d’une filière encore en consolidation. La production est retombée à 1,48 million de tonnes, soit une baisse de 40,2 %. Cette contraction s’explique notamment par la suspension des activités pendant un peu plus de deux mois à la mine de Foungbesso durant la saison des pluies, mais aussi par un environnement de marché défavorable, les prix du nickel étant sur une tendance baissière ces dernières années.
L’État veut peser davantage
Malgré cette conjoncture difficile, le secteur ivoirien du nickel reste attractif, autant pour les investisseurs privés que l’Etat lui-même. Début juin, le gouvernement ivoirien a ainsi autorisé une hausse de sa participation financière dans la Compagnie minière du Bafing. L’opération porte sur 1 500 actions d’une valeur globale de 3,5 milliards FCFA, acquises auprès de Polynickel, actionnaire majoritaire de la CMB. Au terme de cette opération, la participation directe de l’État dans CMB passe de 10 % à 25 %. En ajoutant les 5 % détenus par la Société pour le développement minier de la Côte d’Ivoire (SODEMI), la participation publique atteint désormais 30 %, contre 70 % pour l’opérateur privé.
Ce renforcement traduit une volonté de mieux se positionner dans une filière dont l’importance augmente. Ce mouvement s’inscrit dans une tendance plus large observée en Afrique de l’Ouest, avec des États qui veulent capter une part plus importante de la valeur créée par les mines. A moyen terme cependant, la filière nickel en Côte d’Ivoire doit composer avec des prix fragilisés par une abondance de l’offre, venue d’Indonésie notamment, qui pèse sur la rentabilité des producteurs. Le métal conserve tout de même un débouché de long terme prometteur dans les batteries électriques et la transition énergétique. Pour la Côte d’Ivoire, l’un des défis sera de transformer la montée en puissance rapide observée depuis 2017 en filière durable, capable de résister aux cycles de prix et de créer plus de valeur locale.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... apres-l-or
l'article est imprécis.
Si la cote d'Ivoire produisait 2.48 millions de tonnes de Nickel elle produirait la moitié du Nickel mondial, or je n'ai pas connaissance de fonderie de Nickel en Cote d'Ivoire.
Et ce chiffre ne matche pas avec les données de l USGS :
viewtopic.php?p=2421740#p2421740
Le chiffre doit donc mentionner du concentré de Nickel.
[quote] [b][size=110]Côte d’Ivoire : comment le nickel est devenu le deuxième métal exploité après l’or[/size][/b]
Agence Ecofin 30 juin 2026
La BERD vient de débloquer 30 millions USD en Côte d’Ivoire, correspondant à son premier prêt pour le secteur minier en Afrique subsaharienne. Le choix du nickel pour cette opération inédite ne doit rien au hasard, tant la filière est montée en puissance ces dernières années.
En Côte d’Ivoire, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) a annoncé lundi 29 juin sa participation à un financement syndiqué de 180 millions de dollars au profit de Polynickel West Africa Holding. Derrière le montage financier, c’est une industrie relativement nouvelle, mais déjà importante dans le secteur minier ivoirien, qui est mise en lumière, celle du nickel.
Polynickel, filiale de CoreX Holding, a acquis une participation majoritaire dans la Compagnie minière du Bafing (CMB), principal acteur du nickel en Côte d’Ivoire. Le financement doit transformer le prêt relais utilisé pour l’acquisition en dette de long terme, tout en soutenant les activités de la société. L’opération met aussi en lumière la capacité du nickel ivoirien à attirer des capitaux internationaux de premier plan, puisque le prêt de la BERD (30 millions USD) constitue son premier financement minier dans le pays et en Afrique subsaharienne.
Cette visibilité nouvelle contraste avec la place encore dominante du métal jaune dans le secteur minier local. La Côte d’Ivoire multiplie en effet les mises en service de mines d’or et sa production a plus que doublé en 10 ans pour atteindre environ 60 tonnes en 2025. Dans l’ombre de ce boom aurifère, le nickel a progressivement installé le pays sur un autre segment minier, lié à l’industrie lourde, à l’acier inoxydable et aux chaînes de valeur de la transition énergétique.
[b]Une filière sortie de terre en moins de dix ans[/b]
L’exploitation industrielle du nickel a commencé en 2017 en Côte d’Ivoire, avec une production de 379 800 tonnes. Six ans plus tard, en 2023, elle atteignait 2,48 millions de tonnes. Sur la période, la croissance annuelle moyenne ressort à 36,7 %, une progression rapide pour une filière qui ne bénéficie pas des mêmes investissements que l’or. En 2023, plus de 2 millions de tonnes de nickel ont été expédiées, faisant de ce minerai le deuxième métal exploité du pays après l’or. Le chiffre d’affaires sur l’année ressort à 55,92 milliards FCFA (près de 100 millions USD).
Cette montée en puissance repose sur un potentiel en nickel latéritique estimé à 260 millions de tonnes, localisé notamment à Sipilou, dans l’ouest, et à Foungbesso, dans le nord-ouest. L’année 2024 a toutefois rappelé la fragilité d’une filière encore en consolidation. La production est retombée à 1,48 million de tonnes, soit une baisse de 40,2 %. Cette contraction s’explique notamment par la suspension des activités pendant un peu plus de deux mois à la mine de Foungbesso durant la saison des pluies, mais aussi par un environnement de marché défavorable, les prix du nickel étant sur une tendance baissière ces dernières années.
[b]L’État veut peser davantage[/b]
Malgré cette conjoncture difficile, le secteur ivoirien du nickel reste attractif, autant pour les investisseurs privés que l’Etat lui-même. Début juin, le gouvernement ivoirien a ainsi autorisé une hausse de sa participation financière dans la Compagnie minière du Bafing. L’opération porte sur 1 500 actions d’une valeur globale de 3,5 milliards FCFA, acquises auprès de Polynickel, actionnaire majoritaire de la CMB. Au terme de cette opération, la participation directe de l’État dans CMB passe de 10 % à 25 %. En ajoutant les 5 % détenus par la Société pour le développement minier de la Côte d’Ivoire (SODEMI), la participation publique atteint désormais 30 %, contre 70 % pour l’opérateur privé.
Ce renforcement traduit une volonté de mieux se positionner dans une filière dont l’importance augmente. Ce mouvement s’inscrit dans une tendance plus large observée en Afrique de l’Ouest, avec des États qui veulent capter une part plus importante de la valeur créée par les mines. A moyen terme cependant, la filière nickel en Côte d’Ivoire doit composer avec des prix fragilisés par une abondance de l’offre, venue d’Indonésie notamment, qui pèse sur la rentabilité des producteurs. Le métal conserve tout de même un débouché de long terme prometteur dans les batteries électriques et la transition énergétique. Pour la Côte d’Ivoire, l’un des défis sera de transformer la montée en puissance rapide observée depuis 2017 en filière durable, capable de résister aux cycles de prix et de créer plus de valeur locale.
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https://www.agenceecofin.com/actualites/3006-139749-cote-d-ivoire-comment-le-nickel-est-devenu-le-deuxieme-metal-exploite-apres-l-or
l'article est imprécis.
Si la cote d'Ivoire produisait 2.48 millions de tonnes de Nickel elle produirait la moitié du Nickel mondial, or je n'ai pas connaissance de fonderie de Nickel en Cote d'Ivoire.
Et ce chiffre ne matche pas avec les données de l USGS : https://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopic.php?p=2421740#p2421740
Le chiffre doit donc mentionner du concentré de Nickel.