par energy_isere » 20 oct. 2026, 16:11
10.000 ouvriers, 6.000 nouveaux logements… Comment cette commune doit s'adapter à l'arrivée de deux réacteurs nucléaires
par La rédaction de TF1info(nouvelle fenêtre) | Reportage : Lucas BARBIER, Manon MODICOM 20 octobre 2026
Après une journée de travail sur le chantier de la centrale, Nicolas, grutier de profession, rentre dans son nouveau logement : un mobil-home au camping. "Vu que j'ai une heure trente pour rentrer, je préfère rester dormir à côté. Je pense qu'ici on est très bien, c'est pas trop cher, c'est pas trop loin", nous explique-t-il. Nicolas paye 500 euros par mois tout compris, un tarif plus compétitif qu'un hôtel ou un appartement.
Dans ce camping, 100 logements sont disponibles pour les 1.300 ouvriers déjà présents sur le chantier. "Il nous restait en fait un tiers de notre terrain, à peu près un hectare. On a vu le chantier de l'EPR de Penly comme une véritable opportunité pour le territoire et pour nous", assure Benoît Vigouroux, propriétaire du camping "Les Voiles" à Flocques (Seine-Maritime).
Penly accueille l'un des plus grands chantiers d'Europe. Deux nouveaux réacteurs nucléaires doivent être construits. La centrale va accueillir 10.000 ouvriers d'ici trois ans. 6.000 logements sont à construire dans les environs, et seulement quelques centaines sont déjà construits. À Petit-Caux, les ouvriers seront logés principalement dans des appartements démontables à la fin du chantier. Ici, ce seront 480 logements, mais seuls les travaux sur le parking ont commencé. "Nous allons déjà avoir 900 logements temporaires sur notre territoire. Nous travaillons aussi sur des solutions plus définitives pour accueillir un maximum de personnes tout en garantissant quand même l'harmonisation de nos villages", explique Caroline Duhamel, maire (DVD) du Petit-Caux.
C'est tout un territoire qu'il faut repenser. Installation d'une maison de santé, création de parkings et élargissement des routes. "Ici, on va créer un rond-point pour avoir un deuxième accès sur le chantier de la centrale nucléaire de Penly. Aujourd'hui, on a à peu près 10.000 véhicules/jour sur cette route. Au pic du chantier, donc d'ici cinq ans, on devrait atteindre à peu près 20.000 véhicules/jour", affirme François Bellouard, directeur adjoint aménagement et mobilité du département de la Seine-Maritime. Trois ronds-points créés ou agrandis et la création d'une double voie pour un coût total de 44 millions d'euros. "Il y a trois ans, c'étaient des projets qui n'étaient pas prévus. On s'est mis d'accord avec EDF sur le dimensionnement du niveau de trafic et depuis on élabore les projets un par un pour tenir le calendrier, donc dans un délai beaucoup plus resserré que ce que l'on fait habituellement", poursuit François Bellouard.
Une partie des travaux est cofinancée par EDF. "À ce jour, 53 projets ont été accompagnés pour un budget total de 53 millions d'euros cofinancés par l'État, la région, le département et EDF", assure l'entreprise. Les habitants des alentours ne sont pas tous ravis de voir les travaux s'enchaîner. "On anticipe, on part un petit peu avant, on sait qu'au rond-point on avait les feux qui nous retardaient un petit peu. Aux heures de pointe, c'est assez compliqué aussi", confie une automobiliste.
Ceux qui gardent le sourire, ce sont les commerçants. David Leborgne espère doubler sa clientèle d'ici trois ans. "On va être obligé de s'adapter, donc on va recruter peut-être une ou deux personnes en salle, une personne en cuisine. Faire un petit peu d'aménagement au niveau du restaurant pour agrandir un petit peu les places assises. Pour moi c'est tout bénef, que du bonheur", nous explique le gérant d'un restaurant au Petit-Caux. Les deux nouveaux réacteurs nucléaires de la centrale de Penly doivent être mis en service d'ici 13 ans.
https://www.tf1info.fr/societe/10-000-o ... 70796.html
3mn20s de vidéo TF1 dans le lien
[quote][b]10.000 ouvriers, 6.000 nouveaux logements… Comment cette commune doit s'adapter à l'arrivée de deux réacteurs nucléaires[/b]
par La rédaction de TF1info(nouvelle fenêtre) | Reportage : Lucas BARBIER, Manon MODICOM 20 octobre 2026
Après une journée de travail sur le chantier de la centrale, Nicolas, grutier de profession, rentre dans son nouveau logement : un mobil-home au camping. "Vu que j'ai une heure trente pour rentrer, je préfère rester dormir à côté. Je pense qu'ici on est très bien, c'est pas trop cher, c'est pas trop loin", nous explique-t-il. Nicolas paye 500 euros par mois tout compris, un tarif plus compétitif qu'un hôtel ou un appartement.
Dans ce camping, 100 logements sont disponibles pour les 1.300 ouvriers déjà présents sur le chantier. "Il nous restait en fait un tiers de notre terrain, à peu près un hectare. On a vu le chantier de l'EPR de Penly comme une véritable opportunité pour le territoire et pour nous", assure Benoît Vigouroux, propriétaire du camping "Les Voiles" à Flocques (Seine-Maritime).
Penly accueille l'un des plus grands chantiers d'Europe. Deux nouveaux réacteurs nucléaires doivent être construits. La centrale va accueillir 10.000 ouvriers d'ici trois ans. 6.000 logements sont à construire dans les environs, et seulement quelques centaines sont déjà construits. À Petit-Caux, les ouvriers seront logés principalement dans des appartements démontables à la fin du chantier. Ici, ce seront 480 logements, mais seuls les travaux sur le parking ont commencé. "Nous allons déjà avoir 900 logements temporaires sur notre territoire. Nous travaillons aussi sur des solutions plus définitives pour accueillir un maximum de personnes tout en garantissant quand même l'harmonisation de nos villages", explique Caroline Duhamel, maire (DVD) du Petit-Caux.
C'est tout un territoire qu'il faut repenser. Installation d'une maison de santé, création de parkings et élargissement des routes. "Ici, on va créer un rond-point pour avoir un deuxième accès sur le chantier de la centrale nucléaire de Penly. Aujourd'hui, on a à peu près 10.000 véhicules/jour sur cette route. Au pic du chantier, donc d'ici cinq ans, on devrait atteindre à peu près 20.000 véhicules/jour", affirme François Bellouard, directeur adjoint aménagement et mobilité du département de la Seine-Maritime. Trois ronds-points créés ou agrandis et la création d'une double voie pour un coût total de 44 millions d'euros. "Il y a trois ans, c'étaient des projets qui n'étaient pas prévus. On s'est mis d'accord avec EDF sur le dimensionnement du niveau de trafic et depuis on élabore les projets un par un pour tenir le calendrier, donc dans un délai beaucoup plus resserré que ce que l'on fait habituellement", poursuit François Bellouard.
Une partie des travaux est cofinancée par EDF. "À ce jour, 53 projets ont été accompagnés pour un budget total de 53 millions d'euros cofinancés par l'État, la région, le département et EDF", assure l'entreprise. Les habitants des alentours ne sont pas tous ravis de voir les travaux s'enchaîner. "On anticipe, on part un petit peu avant, on sait qu'au rond-point on avait les feux qui nous retardaient un petit peu. Aux heures de pointe, c'est assez compliqué aussi", confie une automobiliste.
Ceux qui gardent le sourire, ce sont les commerçants. David Leborgne espère doubler sa clientèle d'ici trois ans. "On va être obligé de s'adapter, donc on va recruter peut-être une ou deux personnes en salle, une personne en cuisine. Faire un petit peu d'aménagement au niveau du restaurant pour agrandir un petit peu les places assises. Pour moi c'est tout bénef, que du bonheur", nous explique le gérant d'un restaurant au Petit-Caux. Les deux nouveaux réacteurs nucléaires de la centrale de Penly doivent être mis en service d'ici 13 ans.
[/quote]
https://www.tf1info.fr/societe/10-000-ouvriers-6-000-nouveaux-logements-comment-cette-commune-doit-s-adapter-a-l-arrivee-de-deux-reacteurs-nucleaires-2470796.html
3mn20s de vidéo TF1 dans le lien