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par kercoz » Hier, 23:00
par energy_isere » 30 mai 2026, 10:48
Dans le vignoble bordelais en crise, l'épineux chemin vers la diversification AFP •30/05/2026 Entre les parcelles de vignes d'un domaine girondin, de longs poteaux en bois doivent accueillir des plants de kiwis, la nouvelle culture sur laquelle parie une viticultrice pour s'en sortir, éprouvée comme tant d'autres par la crise qui plombe le Bordelais. "On a zéro vision du futur pour l'instant", confie Cécile de Taffin, une vigneronne de 42 ans, qui dirige, avec son mari, le Château l'Insoumise à Saint-André-de-Cubzac, au nord de Bordeaux. Face à des ventes en baisse continue depuis 2018, le couple se résout à réduire son vignoble, passant de 25 à 17 hectares en quelques années, et réfléchit à une production parallèle pour renflouer les caisses. Avec le kiwi, "il y a un véritable marché à prendre en France. Et c'est plus rentable que la vigne", glisse Mme de Taffin. Ils se contenteront d'un hectare cette année, car leur trésorerie est faible et l'investissement très important. Le Bordelais, premier vignoble AOC de France, traverse une crise profonde, marquée par une baisse durable de la consommation de vin, en particulier des rouges, et un essoufflement des débouchés à l'export. Peinant à écouler leurs stocks, nombre de viticulteurs ont recouru à des plans d'arrachage subventionnés. Depuis 2023, plus de 20.000 hectares du vignoble ont disparu, plongeant sa surface à 86.000 hectares, la plus basse depuis 1986, selon le CIVB (Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux). - "Impasse de la monoculture" - Face à cet "effondrement structurel" et à "l'impasse de la monoculture", la diversification "est l'unique condition de survie", soutient la chambre d'agriculture départementale. Dans l'Entre-deux-Mers, vaste zone comprise entre la Dordogne et la Garonne subissant la crise de plein fouet, Fabien Bougès a lancé en 2021 un élevage de 700 poules pondeuses. "C'est ce qui sauve aujourd'hui l'exploitation", confie ce viticulteur de 42 ans installé près de La Réole. Depuis 2020, son activité viticole perd environ 100.000 euros de chiffre d'affaires par an. Il en récupère 70.000 euros avec la vente d'oeufs. "Le modèle 100% vigne est trop fragile, d'autant qu'on ne maîtrise pas la valorisation du produit", témoigne le quadragénaire en cave coopérative, fustigeant les marges "entre 40 et 80% de la grande distribution". Pour l'avenir, il souhaite favoriser la vente directe avec ses oeufs et l'huile des oliviers qu'il a plantés. Cette philosophie de la diversification et la "valorisation maximale du produit", Olivier Reumaux, 63 ans, l'a instinctivement adoptée depuis des décennies, balayant cette "croyance très ancrée dans le Bordelais consistant à considérer la viticulture comme l'aristocratie de l'agriculture". - "Révolution" - En reprenant dans les années 1990 l'exploitation viticole de son père, il s'est en parallèle lancé dans le maraîchage en vente directe, une activité qui représente aujourd'hui 50% de son chiffre d'affaires. Basé à Camblanes-et-Meynac, également dans l'Entre-deux-Mers, il estime "s'en sortir beaucoup mieux que les autres" et arrive presque à compenser en légumes les diminutions de ventes de vin. "Il faut sans cesse se réinventer et s'adapter au marché", soutient l'agriculteur qui produit déjà une cinquantaine de légumes et se lance dans les fruits rouges. Mais contrairement à la vigne qui pousse partout et n'a presque pas besoin d'irrigation, il faut, pour se diversifier, "prendre en compte la qualité des sols, très inégale en Gironde, et la ressource en eau", explique à l'AFP Géraud Peylet, chargé de l'accompagnement à la diversification à la chambre d'agriculture. "Il n'y a pas une solution miracle pour tous", insiste-t-il, pointant aussi le besoin de se former, les difficultés psychologiques d'un changement de mode de vie, ou encore l'important investissement financier. Certains ont pu utiliser les aides à l'arrachage du CIVB et de l'Etat destinées à la diversification (6.000 euros/hectare). La région Nouvelle-Aquitaine a également accompagné à ce jour 45 projets de diversification pour un montant de 1,4 million d'euros. La diversification devient économiquement intéressante pour un territoire "si elle s'inscrit dans une stratégie collective et accompagnée, et non dans une succession d'initiatives isolées", soutient la chambre d'agriculture. Le mouvement est déjà lancé, estime M. Peylet, pour qui la Gironde vit "une révolution de son agriculture qui va durer plusieurs années".
par energy_isere » 30 avr. 2026, 23:04
par kercoz » 30 avr. 2026, 21:47
energy_isere a écrit : 16 avr. 2026, 22:31 Arnaud Rousseau, grand patron cultivateur, garde la tête de la FNSEA AFP •16/04/2026 Grand cultivateur et président d'un géant agroalimentaire, Arnaud Rousseau garde la tête du puissant syndicat FNSEA pour un second mandat, droit dans ses bottes face à ceux qui le qualifient d'"agrobusinessman" et décidé à défendre "l'acte de produire" dans un monde en guerre. A peine réélu jeudi - sans surprise, il était le seul candidat -, le céréalier de 52 ans a affirmé sa détermination à remettre la "souveraineté alimentaire" et "la capacité à produire" au coeur des débats à un an de la présidentielle en France et alors que se construit le budget de la future PAC (Politique agricole commune) à Bruxelles. ......................... https://www.boursorama.com/actualite-ec ... e95561d025
Arnaud Rousseau, grand patron cultivateur, garde la tête de la FNSEA AFP •16/04/2026 Grand cultivateur et président d'un géant agroalimentaire, Arnaud Rousseau garde la tête du puissant syndicat FNSEA pour un second mandat, droit dans ses bottes face à ceux qui le qualifient d'"agrobusinessman" et décidé à défendre "l'acte de produire" dans un monde en guerre. A peine réélu jeudi - sans surprise, il était le seul candidat -, le céréalier de 52 ans a affirmé sa détermination à remettre la "souveraineté alimentaire" et "la capacité à produire" au coeur des débats à un an de la présidentielle en France et alors que se construit le budget de la future PAC (Politique agricole commune) à Bruxelles. .........................
par energy_isere » 30 avr. 2026, 14:29
Ils n'ont plus le choix, il faut arracher: face à la chute de 40% des ventes de Cognac depuis 2021, les producteurs ont entrepris de sacrifier 15% du vignoble BFM Business 30 avril 2026 ..............................
par energy_isere » 16 avr. 2026, 22:31
par mobar » 03 avr. 2026, 16:06
par kercoz » 02 avr. 2026, 18:26
par kercoz » 27 févr. 2026, 07:49
energy_isere a écrit : 26 févr. 2026, 23:59 "Nous faisons face à un paradoxe: la demande en bio repart mais les fermes restent fragilisées et la production recule. Le risque est de manquer de produits bio demain", déclarait peut avant l'ouverture du salon Loïc Madeline, coprésident de la fédération des agriculteurs bio (Fnab), appelant à des "politiques publiques et des financements ambitieux". Au printemps 2025, l'Agence Bio avait vu chuter son budget communication mais aussi celui du fonds avenir bio qu'elle gère, après avoir été menacée de disparition dans le cadre du budget 2025.
par energy_isere » 26 févr. 2026, 23:59
Le nombre de fermes en agriculture biologique a baissé pour la première fois en 2025 AFP •26/02/2026 Le nombre de producteurs engagés en agriculture biologique a baissé pour la première fois en 2025, selon les premières estimations de l'Agence Bio, quand la consommation a nettement rebondi, ce qui inquiète quant à l'approvisionnement en produits sans pesticides et engrais de synthèse. Le nombre de fermes engagées en bio est passé de 61.876 en 2024 à 61.490 en 2025, soit une baisse de 386 fermes (-0,6%), les nouveaux arrivants n'ayant pas compensé ceux partis à la retraite ou ayant abandonné ce mode de production, a annoncé jeudi l'Agence Bio lors d'une conférence de presse au Salon de l'agriculture. Ce chiffre doit encore être consolidé, a prévenu cette agence chargée de la promotion de l'agriculture biologique mais aussi de construire les statistiques sur la consommation et la production. C'est un "signal qu'il ne faut pas prendre à la légère", a mis en garde Marine Bré-Garnier, de l'observatoire national de l'agriculture biologique intégré à l'agence, puisque la consommation a montré de très bons signes de reprise en 2025. Avec l'inflation, la consommation de produits bio avait chuté à partir de 2022 et n'a entamé sa reprise qu'en 2024 (+0,8% en valeur), confirmée en 2025 (+3,5% selon des chiffres encore à consolider communiqués jeudi). - "Déconversion" - Cette relance de la consommation s'observe sur presque tous les circuits, y compris dans la grande distribution (+1,7%), à l'exception des enseignes "discount". Entre 2022 et 2024, la conception du "bien manger" avait évolué chez les Français: l'impact des produits sur la santé était moins souvent cité que le plaisir et la convivialité. En 2025, l'impact des produits sur la santé a retrouvé sa deuxième place derrière l'alimentation équilibrée dans la conception du "bien manger", selon le baromètre annuel de l'agence. La santé reste la raison principale motivant les consommateurs de produits bio. En 2013-2014, les débats sur les OGM et des scandales sanitaires avaient boosté cette consommation. En 2025, les débats sur la loi Duplomb, qui prévoyait le retour d'un pesticide interdit, ont peut-être joué un rôle dans la reprise, reconnaît le nouveau président de l'Agence Bio, Bruno Martel, en modérant l'hypothèse avec d'autres facteurs. Ces dernières années, les fluctuations de la consommation ont entraîné un mouvement de "déconversion", non seulement d'agriculteurs mais aussi de transformateurs. En témoignent les reliquats de plusieurs millions d'euros sur les fonds européens destinés à la conversion au bio. - "Paradoxe" - "On va avoir au moins sur le premier semestre 2026 une réadéquation offre-demande", a déclaré Bruno Martel. Il faut "attendre" de voir se confirmer cette adéquation pour "relancer des actions de stimulation de la conversion" des agriculteurs au bio, a-t-il ajouté, un processus long qui peut prendre plusieurs années avant d'obtenir la certification. La loi fixe un objectif de 21% des surfaces agricoles dédiées au bio d'ici 2030, soit le double des surfaces de 2024 (10,1%), en repli pour la deuxième année consécutive. Ce mouvement pourrait se poursuivre en 2025. "Nous faisons face à un paradoxe: la demande en bio repart mais les fermes restent fragilisées et la production recule. Le risque est de manquer de produits bio demain", déclarait peut avant l'ouverture du salon Loïc Madeline, coprésident de la fédération des agriculteurs bio (Fnab), appelant à des "politiques publiques et des financements ambitieux". Ce mode de production n'a pas été mentionné dans le cadre des travaux sur la souveraineté alimentaire menés sous l'égide de la ministre de l'Agriculture Annie Genevard. Au printemps 2025, l'Agence Bio avait vu chuter son budget communication mais aussi celui du fonds avenir bio qu'elle gère, après avoir été menacée de disparition dans le cadre du budget 2025. Le coûteux stand sur le salon de l'agriculture a été remplacé par le camion qui sillonne habituellement la France pour promouvoir le bio. Le budget de 2025 a été "maintenu" en 2026, a précisé M. Martel, qui veut rassurer sur l'avenir de l'agence, après le départ mi-février du syndicat des magasins spécialisés Synadis Bio, qui affirme qu'elle est "menacée de démantèlement". Et alors que le recrutement est en cours pour remplacer la directrice de l'agence Laure Verdeau, connue pour son franc-parler notamment vis-à-vis du ministère de l'Agriculture.
par energy_isere » 23 févr. 2026, 23:25
Poussée par le climat, la lentille se cherche une vocation dans le Nord AFP •23/02/2026 Des vertus sur un sol pauvre: c'est ce qui a convaincu l'agricultrice Cécile Fléchel de se "lancer dans la lentille", une culture qui gagne du terrain dans le Nord, poussée par le climat et la promesse d'un débouché industriel. Dans sa ferme de 130 hectares, où dominent le blé et la pomme de terre à Marly, aux portes de Valenciennes, elle fait le pari de cette légumineuse dont la France manque dans un marché mondial dominé par le Canada. Le changement ne lui fait pas peur. Dans une première vie, Cécile Fléchel, 38 ans, a été ingénieure chez Renault , avant de reprendre la ferme familiale en 2020. "Une exploitation saine" mais "des terres fatiguées", où "la pomme de terre tourne depuis trois générations" et perd en rendement, explique-t-elle à l'AFP. ..........................
par al2o3 » 13 févr. 2026, 23:39
par energy_isere » 11 févr. 2026, 00:47
Vins et spiritueux : les exportations française plombées par les tensions commerciales avec les États-Unis Boursorama avec Media Services •10/02/2026 Les tensions géopolitiques, les taux de change, mais aussi les changements de modes de consommation pèse sur le secteur Les exportations de vins et de spiritueux française ont reculé de 8% en valeur en 2025, notamment plombées par un net repli aux États-Unis sous l'effet notamment des nouveaux droits de douane imposés par le gouvernement américain. Les ventes mondiales de vins, champagnes, cognac et autres alcools français ont atteint 14,3 milliards d'euros l'an dernier. Après trois ans de recul, elles représentent toujours le 3e excédent commercial de la France (après l'aéronautique et les cosmétiques), mais celui-ci régresse. Aux États-Unis, leur premier marché à l'international, les ventes sont "lourdement" affectées par l'instauration de droits de douane auxquels s'ajoute depuis un an un taux de change euro/dollar très défavorable, explique la fédération du secteur : le repli est de 21%, soit 3 milliards d'euros. "Les principales raisons, c'est effectivement la politique menée par le président Trump sur ses 'tarifs' et quelque part une forme d'agressivité envers tous les pays", souligne Gabriel Picard, président de la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux de France (FEVS). "La deuxième raison, qui n'est pas à négliger, c'est le taux de change. 15% de droits de douane et 10% de variation (des changes, NDLR), au total ça fait 25% de variation du prix, ce qui est énorme". Cette année le bilan général montre aussi une baisse en volume (-3%). Aux États-Unis le repli en nombre de caisses est de 9%, conséquence aussi des incertitudes économiques pesant sur le comportement des consommateurs. "La grande question est 'où en est-on ? a-t-on touché le fond ?'", s'interroge Gabriel Picard. Dans le même temps, les exportations vers la Chine ont marqué le pas , à 767 millions d'euros, soit un recul de 20% dans un marché fragilisé. Là encore, des taxes douanières appliquées par Pékin en rétorsion à des mesures européennes contre les voitures électriques chinoises ont pénalisé les ventes de cognac, armagnac et autres eaux-de-vie de vin. La mesure chinoise "nous a mis un genou à terre, on a perdu un quart du marché", a souligné Florent Morillon, de l'interprofession de cognac, qui retrouve son niveau de 2010. Et l'accord trouvé in fine entre la Chine et plusieurs entreprises à l'été 2025 n'est "pas satisfaisant", car plusieurs PME subissent encore des droits de douane à 32%, explique-t-il. ..........................
par energy_isere » 23 janv. 2026, 16:43
Avec des ventes au plus bas depuis 16 ans, le cognac passe à l'arrachage Boursorama avec AFP •23/01/2026 Les ventes de cognac, sous le coup des mesures chinoises et américaines, sont retombées en 2025 à un niveau inédit depuis seize ans selon des chiffres diffusés cette semaine, tandis que l'interprofession adoptait un plan d'arrachage dans le vignoble. En 2025, la filière a exporté 141 millions de bouteilles, soit le plus faible volume constaté depuis l'exercice qui avait suivi la crise financière de 2008, selon des chiffres révélés par le journal Sud Ouest et consultés vendredi par l'AFP. Depuis 2021, année record pour le cognac, les ventes en valeur ont dégringolé de près de 39%, passant de 3,6 milliards d'euros à 2,2 milliards cette année, sous l'effet notamment d'une enquête antidumping lancée début 2024 par Pékin en riposte à une initiative européenne visant les véhicules électriques chinois. À l'issue de cette enquête, Pékin a imposé d'importantes surtaxes aux importateurs de brandys européens, principalement le cognac. Pour y échapper, les principaux exportateurs comme Hennessy, Rémy Cointreau et Martell ont consenti à augmenter leurs prix. Face à cette "crise historique", la filière cognac, ultra-dépendante des exportations, veut arracher plusieurs milliers d'hectares de vignes sur les 90.000 du vignoble. En octobre, le Bureau national interprofessionel du cognac (BNIC) avait réclamé au gouvernement français et à l'Union européenne de financer ce plan d'arrachage à hauteur du "préjudice subi" - estimé à 10.000 euros par hectare - du fait de la guerre commerciale entre Bruxelles et Pékin, dont elle s'estime être une "victime collatérale". Fin novembre, le ministère de l'Agriculture avait annoncé une enveloppe de 130 millions d'euros pour soutenir un plan d'arrachage dans les vignobles français en crise, prévoyant une aide de 4.000 EUR/ha arraché définitivement. Le BNIC a confirmé cette semaine qu'il comptait supprimer 3.500 hectares via ce plan, en l'abondant d'une "surprime" de 6.000 EUR/ha, payée sur ses propres fonds. "Pour autant", l'interprofession réclame toujours "un accompagnement spécifique du dommage causé à la filière cognac du fait des rétorsions diplomatiques chinoises", comme elle l'avait signifié par écrit, le 13 janvier, à la ministre de l'Agriculture Annie Genevard. "C'est une aide de nature européenne qui doit en effet avant tout être mise en œuvre, le gouvernement français pouvant décider de la compléter", écrivait le BNIC dans ce courrier. Outre les mesures chinoises, le cognac a pâti des surtaxes de l'administration Trump et de la baisse générale de la consommation de vin et spiritueux. Dix mille hectares supplémentaires pourraient être arrachés à terme dans le vignoble, à travers "un dispositif en cours de réflexion au BNIC", selon son président, Florent Morillon.
par kercoz » 07 janv. 2026, 18:00
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