RTE : record elec sucessifs

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Re: RTE : record elec sucessifs

par energy_isere » Aujourd’hui, 10:06

Le réseau électrique français prépare des canicules plus intenses d'ici 2040

AFP avec Connaissance des Énergies le 3 juillet 2026

Les experts jugent le système électrique français apte aux canicules récentes, tout en alertant sur l’ampleur des investissements nécessaires.

Une tenue globale malgré des coupures locales

La vague de chaleur de fin juin et début juillet 2026 a provoqué des coupures de courant affectant plusieurs dizaines de milliers de personnes en France. Une nouvelle séquence de fortes températures pourrait intervenir dès la semaine du 6 juillet, après des records qui ont sollicité les réseaux de distribution et de transport.

Patrice Geoffron, directeur du Centre de géopolitique de l'énergie et des matières premières et professeur d'économie à Paris Dauphine, estime que le réseau est resté « assez résilient pendant la canicule ». Il distingue des « perturbations locales » d’un « black-out à l'espagnole dans lequel le système s'effondre », en référence à la panne généralisée qui a touché l’Espagne et le Portugal le 28 avril 2025.

Les câbles et les lignes aériennes subissent la chaleur

Enedis, gestionnaire du réseau public de distribution, souligne la vulnérabilité particulière de certains câbles installés entre 1965 et 1981. Dans les villes, les sols goudronnés peuvent atteindre 80°C, ce qui accélère l’usure des câbles souterrains lorsque la chaleur persiste.

Nicolas Goldberg, expert énergie chez Colombus Consulting, explique que « de l'usure se crée » sur ces équipements et peut finir par perturber les connexions. Selon lui, « globalement, le réseau est plutôt résilient. On est plutôt bien lotis en France par rapport à d'autres » pays, mais le risque augmente lorsque les épisodes caniculaires « commencent à se répéter à court intervalle ».

Les lignes aériennes sont également affectées, car la chaleur réduit leur capacité d’acheminement. RTE indique que les câbles peuvent s’allonger et se rapprocher du sol, avec un risque de contact avec des bâtiments, des arbres ou des personnes, ce qui peut entraîner « une coupure automatique de la ligne par mesure de sécurité ».

Un tiers des lignes aériennes de RTE sont jugées particulièrement sensibles aux fortes températures. Le gestionnaire du réseau électrique de transport affirme toutefois que son infrastructure est conçue pour supporter les vagues de froid comme les fortes vagues de chaleur.

Des programmes d'adaptation chiffrés en dizaines de milliards

Enedis prévoit 26 milliards d'euros d'investissements entre 2026 et 2040 pour renforcer la robustesse du réseau de distribution, dont plus de 15 milliards d'euros destinés à l'adaptation au changement climatique. Le gestionnaire indique par ailleurs avoir investi 5,7 milliards d'euros en 2025, dont 750 millions d'euros au titre de son plan d'adaptation climatique.

RTE prévoit de son côté 24 milliards d'euros d'ici 2040 pour le renouvellement et l'adaptation du réseau de transport. Dans son Schéma décennal de développement du réseau 2025, l'entreprise précise que 23 500 km de lignes et 85 000 pylônes doivent être renouvelés d'ici 2040, avec un objectif de 80% d'infrastructures résilientes à cet horizon.

Ces investissements doivent répondre à deux contraintes simultanées : l’exposition accrue aux aléas climatiques et la progression des usages électriques. Patrice Geoffron cite notamment les pompes à chaleur, l’électrification des procédés industriels et les data centers, qui ajoutent des besoins de puissance et de continuité d’alimentation.

Les climatologues attribuent la multiplication des canicules au changement climatique, principalement alimenté par la combustion du charbon, du pétrole et du gaz. Ces épisodes sont appelés à devenir plus fréquents, plus longs et plus intenses, ce qui déplace la question de la résilience vers des températures pouvant atteindre 45°C, selon Patrice Geoffron.

Le parc nucléaire reste soumis aux contraintes de refroidissement
La production électrique est aussi affectée par la chaleur. Les 57 réacteurs nucléaires français doivent être refroidis en permanence, avec des rejets d’eau de refroidissement en mer ou dans les cours d’eau, mais ces rejets sont encadrés lorsque la température des milieux aquatiques dépasse certains seuils.

Dans ces situations, EDF peut être amené à réduire la puissance de certaines unités, voire à les arrêter temporairement, afin de respecter les règles environnementales. La contrainte touche davantage les centrales dépendantes de cours d’eau soumis à des températures élevées et à des débits réduits.

La ministre déléguée à l'Énergie Maud Brégeon a déclaré mardi 30 juin à l'Assemblée nationale que le parc nucléaire « a répondu présent depuis plusieurs jours malgré la canicule ». Elle a précisé que trois réacteurs seulement avaient été mis à l'arrêt « pour des raisons de protection environnementale ».

« Nous sommes restés exportateurs nets pendant l'ensemble de la crise. (...) Et le réseau électrique dans sa globalité a également tenu », a ajouté Maud Brégeon devant les députés.
https://www.connaissancedesenergies.org ... les-260703

Re: RTE : record elec sucessifs

par energy_isere » Aujourd’hui, 09:28

Electricité : la France a exporté à un niveau record au premier semestre, malgré la canicule

Boursorama avec Media Services •03/07/2026

"Jamais un tel niveau d’exports n’avait été atteint au premier semestre", s'est réjoui Thomas Veyrenc, directeur général Economie, Stratégie et Finances de RTE et membre du directoire, jeudi 2 juillet.

Un nouveau record. En dépit de la canicule, la France est demeurée largement exportatrice d'électricité au premier semestre, avec un solde de 51 térawattheures (TWh), a annoncé jeudi 2 juillet le gestionnaire du réseau à haute tension RTE.

"51 TWh - c’est le niveau record du solde des exports d’électricité français au premier semestre 2026", a rapporté Thomas Veyrenc, directeur général Economie, Stratégie et Finances de RTE et membre du directoire. "Jamais un tel niveau d’exports n’avait été atteint au premier semestre, y compris lors des années record comme 2025", a-t-il ajouté sur LinkedIn. "La canicule de la semaine passée n’a pas modifié cette tendance générale : même quand la France consomme (un peu) plus d’électricité, elle demeure – largement - exportatrice", a-t-il souligné.

L'année 2025 s'est traduite par un record d'exportations, avec 92 TWh sur toute l’année, "mais 'seulement' 37 TWh au premier semestre", a relevé Thomas Veyrenc. Ces exportations ont représenté 5,4 milliards d'euros sur l'ensemble de l'année 2025, selon RTE. La France exporte désormais "autant en six mois qu’avant en une année", comme 2019, année "représentative des années 2010" et qui s'était traduite par 55 TWh d’export. "Ces exports illustrent l’abondance et la compétitivité sur les marchés de la production d’électricité bas carbone française, prérequis nécessaire pour envisager une électrification sans conflit d’usage", a-t-il relevé.

"Cette situation est propice à une électrification à grande échelle du pays"

Les exports concernent la quasi-totalité des frontières : Allemagne-Belgique (avec un solde net de 14 TWh), Italie (14 TWh), Royaume-Uni (12 TWh). La France a en revanche un solde très légèrement importateur depuis l’Espagne (1 TWh), qui produit également à bas prix. Selon Thomas Veyrenc, "l’effet du développement des renouvelables ajouté au nucléaire demeure essentiellement additif : plus de production, qui remplace des productions fossiles en France et en Europe, davantage d’exports tant que la consommation n’augmente pas".

"Cette situation est propice à une électrification à grande échelle du pays en substitution aux énergies fossiles : quand on exporte autant, il n’y a pas de risque de conflit d’usage entre les filières souhaitant s’électrifier, que ce soit l’industrie, le numérique, les transports ou les bâtiments", a-t-il souligné.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 495b277b7f

Re: RTE : record elec sucessifs

par Jeuf » 26 juin 2026, 11:15

résumé de l'impact sur la conso et mobilisation des centrales gaz en france

https://energy-charts.info/charts/power ... rval=month

on a aussi beaucoup moins d'exportation, les voisins ont allumé leur centrales à gaz et charbon, comme en hiver

On note qu'on atteint 20GW au pic, c'est mieux que début juillet, froid mais nuage.
Après, la hausse de production PV est largement insuffisante pour assurer le surplus de demande. Et les volumes de stockage d'élec à mettre en oeuvre pour tenir le soir et la nuit, n'en parlons pas.

Sinon, perso physiologiquement,
j'étais pas bien les premiers jours, après ça est allé, physiquement. J'étais plus en forme mercredi et jeudi.

là, ça se termine avec 20°C ce vendredi matin, youpi (même si 35°C prévu l'aprèm).

Re: RTE : record elec sucessifs

par energy_isere » 25 juin 2026, 21:37

La demande doit être trés elevée à cause des temperatures. Hier vers 20h l'elec était à 1000 euro le MWh en Belgique !

Re: RTE : record elec sucessifs

par Jeuf » 25 juin 2026, 21:07

mobar a écrit : 25 juin 2026, 10:40 Heureusement que le solaire peut aider le nuke lors des épisodes de fortes chaleurs! :lol:
pas après 20h
energy_isere a écrit : 25 juin 2026, 13:37 19.9 GW de solaire PV au pic ce lundi, mardi et mercredi. 20.1 GW de solaire PV à 13h30 ce jeudi.
Pas d'écrêtement pour ces 4 jours.
à l'évidence non puisque les centrales à gaz sont allumées en partie

Re: RTE : record elec sucessifs

par energy_isere » 25 juin 2026, 13:37

mobar a écrit : 25 juin 2026, 10:40 Heureusement que le solaire peut aider le nuke lors des épisodes de fortes chaleurs! :lol:
19.9 GW de solaire PV au pic ce lundi, mardi et mercredi. 20.1 GW de solaire PV à 13h30 ce jeudi.
Pas d'écrêtement pour ces 4 jours.

Re: RTE : record elec sucessifs

par energy_isere » 17 juin 2026, 01:11

a peine mieux : 20.381GW de solaire PV le 15 juin à 14h

Re: RTE : record elec sucessifs

par energy_isere » 23 mai 2026, 15:47

premier passage à 20 GW solaire PV cette année : 20.354 GW le 21 mai à 12h45

Re: RTE : record elec sucessifs

par energy_isere » 25 avr. 2026, 14:45

Voici le nouveau pylône électrique à très haute tension français

Par Hector PIETRANI Publié le 24 avril 2026

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Le pylône nouvelle génération / Image : RTE.

Il y en aura près de 90 000 à travers toute la France. Le gestionnaire du réseau de transports d’électricité RTE a dévoilé l’allure et les caractéristiques des nouveaux pylônes, ces grands mâts supportant les lignes à très haute tension dont le chantier coûtera 24 milliards d’euros.

Le « Trianon », le « Chat », le « Beaubourg » et même le « Muguet » : si ces petits noms ne vous disent rien, ils font pourtant partie de votre quotidien. Ils désignent les différents types de pylônes haute tension qui rythment les paysages français. La famille s’enrichit d’un nouveau modèle sobrement baptisé « pylône nouvelle génération », qui n’a manifestement pas l’honneur d’être gratifié d’une élégante appellation comme ses prédécesseurs.

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Plus de 23 000 km de lignes à remplacer d’ici 2040

C’est ce modèle que le gestionnaire du réseau de transport d’électricité RTE va désormais utiliser lors des renouvellements et constructions de lignes nouvelles à très haute tension. D’ici à 2040, 23 500 kilomètres de lignes à haute et très haute tension seront remplacés, les 85 000 à 98 000 pylônes en même temps.

Le réseau est vieillissant, c’est vrai. Mais il doit aussi s’adapter notamment au réchauffement climatique et doit s’étendre. Certaines lignes construites ont plus de 80 ans et ne sont pas dimensionnées pour des températures dépassant 45 degrés : elles se dilatent et peuvent s’affaisser. Le pylône, fruit d’un appel à projet, repose sur une structure en béton dont l’emprise au sol est réduite de 30 % et est associée à de l’acier recyclé à 80 %. Son empreinte carbone sur le cycle de vie est réduite d’environ 28 % par rapport aux modèles actuels selon RTE. Sa durée de vie est estimée à une centaine d’années et ne nécessitera pas de remise en peinture régulière.

Un pylône plus cher

Le pylône se veut aussi plus simple car il est composé d’environ 200 pièces contre plus de 1 000 pour les modèles treillis classiques. Il a aussi deux fois moins de boulons. Il prend donc deux jours de moins à être monté grâce à sa standardisation et permettra d’accélérer le rythme du renouvellement : 800 km de lignes par an aujourd’hui jusqu’à 2 500 km par an à 2040. Le cahier des charges a recherché, disons, l’efficacité dans ce chantier monumental.

Inconvénient : RTE admet qu’ils sont plus chers, de 5 à 6 % par rapport aux pylônes actuels (environ 275 000 euros pour une ligne 400 kV).
Les premiers seront installés entre Aurillac et Figeac et au total 230 pylônes seront installés entre 2028 et 2032.

Pourquoi RTE ne parle-t-il pas d’enfouissement ? À très haute tension (400 kV), il est techniquement complexe sur de longues distances et jusqu’à huit fois plus coûteux selon RTE. La modernisation des lignes aériennes reste donc la solution privilégiée pour accompagner l’électrification du pays, mais elle peine à être acceptée, comme dans les Landes.
https://www.revolution-energetique.com/ ... -francais/

Re: RTE : record elec sucessifs

par energy_isere » 18 avr. 2026, 15:18

Électricité : Enedis et RTE multiplient les infrastructures pour raviver l'électrification

Maxime Giraudeau Publié le 17 avril 2026 latribune.fr

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Enedis et RTE ont inauguré en Gironde un poste-source destiné à approivisionner 11 000 foyers, commerces et entreprises en électricité.
MG /La Tribune


Les gestionnaires des réseaux de distribution et de transport d'électricité ont inauguré en Gironde un poste-source pour accélérer l'électrification des activités. Les deux entreprises publiques portent des niveaux d'investissements colossaux, malgré une consommation qui stagne.


« La crise au Moyen-Orient ne fait que montrer un peu plus la double nécessité de se détourner des énergies fossiles et de renforcer notre souveraineté énergétique. La filière des industries et réseaux électriques est prête à prendre toute sa place. » La présidente du directoire d'Enedis, Marianne Laigneau, rebondit deux fois sur l'actualité. Entre la guerre en Iran qui fait bondir les prix du pétrole et le plan d'électrification dévoilé la semaine dernière par le Premier ministre, le contexte est propice pour faire valoir l'utilité des réseaux électriques.

En visite sur la commune de Pompignac ce vendredi 17 avril, à quelques kilomètres de Bordeaux, l'entreprise publique a inauguré, avec sa cousine RTE chargée du réseau de transport, un poste-source.

Il représente cinq ans de conception, deux ans de travaux pour 11 millions d'euros d'investissement. L'infrastructure se révèle capitale dans l'acheminement des électrons, permettant de convertir de la haute vers la moyenne tension l'énergie distribuée aux particuliers, collectivités et entreprises clientes.

Ici, sur un hectare défriché, le poste, cerné d'une enceinte en béton, va fournir directement les activités et industries nouvellement installées, dans une zone périurbaine attractive. « Électrifier, c'est l'assurance-vie de l'économie française », clame Vincent Jechoux, directeur régional de l'environnement, de l'aménagement et du logement en Nouvelle-Aquitaine.

La consommation électrique plafonne

Les installations du genre, déjà courantes en France avec 2 200 sites propriété d'Enedis, sont amenés à se multiplier. De cinq postes-source mis en service chaque année, le gestionnaire de réseau veut grimper à vingt dès 2028. A partir de là, il devra en raccorder quinze à trente-cinq tous les ans jusqu'en 2040.

Pour les quinze années à venir, RTE et Enedis mobilisent d'ailleurs à eux deux une enveloppe colossale de 200 milliards d'euros. Du jamais vu.

« Sans réseau robuste, moderne et résilient, la trajectoire d'électrification n'est pas atteignable », prévient Marianne Laigneau. A ce titre, la posture des deux entreprises publiques s'inscrit dans l'anticipation. L'aménagement des infrastructures prend au moins cinq ans et elles doivent donc lancer des chantiers très en amont. Les gestionnaires se retrouvent ainsi tantôt accusés d'être trop lents par les développeurs d'énergies renouvelables, soucieux de raccorder au plus vite leurs nouveaux parcs, tantôt d'arriver trop tôt alors que l'électrification des usages se fait plus timide que prévu. En 2025, la consommation électrique française est retombé au niveau mesuré il y a vingt ans.

« Ca ne pousse pas aussi vite qu'attendu au départ mais l'objectif devra bien être atteint », relie la dirigeante. Enedis a ainsi engagé 5,7 milliards d'euros d'investissements l'an dernier, un record. Ses calendriers, comme ceux de RTE, sont remplis pour les années à venir. Dans le domaine des réseaux électriques, les entreprises font d'ailleurs face à une montagne d'activité. Les besoins de recrutement sont ainsi évalués à 43 000 personnes d'ici 2030 par la Fédération industrielle des entreprises de réseaux électriques. Un changement d'échelle redoutable et qui influera directement sur le calendrier de la transition énergétique.
https://www.latribune.fr/article/entrep ... rification

Re: RTE : record elec sucessifs

par energy_isere » 11 avr. 2026, 00:13

des prix spot trés négatifs ce lundi 06 avril 2026 sur le site de RTE:

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en Allemagne prix négatif depuis 8h30 jusque 17h30

Re: RTE : record elec sucessifs

par energy_isere » 23 mars 2026, 14:45

19.14 GW de solaire PV le vendredi 20 mars à 13h (jour du printemps)

Re: RTE : record elec sucessifs

par energy_isere » 15 mars 2026, 20:35

4,3 milliards d’euros : la CRE valide le programme d’investissement pour les réseaux de RTE
La CRE approuve les 4,24 milliards d’euros d’investissements de RTE pour la période 2026-2028, en ligne avec la trajectoire retenue par la CRE dans le TURPE 7 HTB, et avec la trajectoire présentée par RTE dans son Schéma décennal de développement du réseau (SDDR) élaboré en 2025.

mars 12, 2026 Marie Beyer

La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a approuvé le 26 février 2026 le programme d’investissements 2026 proposé par RTE, gestionnaire du réseau public de transport d’électricité. Avec un budget total de 4,3 milliards d’euros, ce programme marque une hausse de 22 % par rapport à 2025, afin de répondre à l’urgence d’adapter le réseau électrique français, pour (entre autres) intégrer le développement attendu des énergies renouvelables (EnR).

L’intégration des EnR constitue en effet le poste de dépenses le plus dynamique. Les investissements pour l’adaptation du réseau et le raccordement de nouveaux utilisateurs atteignent 1 134,3 millions d’euros, en hausse de 53 % par rapport à 2025. Cette progression s’explique principalement par la mise en œuvre des Schémas régionaux de raccordement au réseau des énergies renouvelables (S3REnR), dont le budget double presque pour atteindre 404,1 millions d’euros. Ces fonds permettront de créer une capacité d’accueil de 1 510 MW en 2026, contre 952 MW prévus en 2025.

En revanche, le document n’évoque aucun investissement spécifique de RTE dans le stockage par batteries en 2026. Le budget se concentre exclusivement sur le renforcement du réseau de transport et les systèmes de pilotage pour gérer l’intermittence, laissant le développement des solutions de stockage à d’autres acteurs ou à des mécanismes de marché distincts.

Pour rappel, le TURPE (Tarif d’Utilisation des Réseaux Publics d’Électricité), payé par les utilisateurs du réseau (producteurs et consommateurs), permet le financement de ces investissements ainsi que la couverture des coûts d’exploitation, de maintenance et de développement des infrastructures électriques. La délibération de la CRE fait justement référence au TURPE 7 HTB, entré en vigueur en mars 2025, qui encadre la rémunération de RTE et inclut des mécanismes de régulation incitative pour maîtriser les coûts unitaires. Une particularité importante : 702,6 millions d’euros des dépenses de raccordement seront financés directement par les demandeurs de raccordement via des subventions, et non répercutés sur le TURPE, allégeant ainsi la facture des utilisateurs du réseau.

Plusieurs incertitudes demeurent toutefois quant à la réalisation effective de ce programme ambitieux. La CRE demande à RTE de justifier la hausse des coûts unitaires pour le renouvellement des liaisons et des postes, qui augmente de 16 % sans croissance du volume d’opérations. De plus, les marges pour incertitudes retenues par RTE (-16 %) traduisent des risques importants de décalage, particulièrement pour l’éolien en mer. La CRE exige également un retour d’expérience sur le programme « Pylônes 2025 » avant tout déploiement large, et demande une analyse détaillée du plan de reconstitution du réseau en cas de black-out. Ces questionnements illustrent les défis techniques et financiers auxquels fait face le réseau français pour réussir sa transition énergétique.
https://www.pv-magazine.fr/2026/03/12/l ... ux-de-rte/

Re: RTE : record elec sucessifs

par energy_isere » 15 mars 2026, 20:34

16.7 GW de solaire PV à 12h45

Re: RTE : record elec sucessifs

par energy_isere » 02 mars 2026, 14:32

Premier repassage des 15 GW en solaire PV en sortie d'hiver.

15.375 GW de solaire PV à 12h30

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