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En Russie, les petits commerçants paient le prix de la guerre en Ukraine AFP •30/06/2026 Sur fond de dépenses colossales pour financer son offensive à grande échelle déclenchée en 2022 en Ukraine, les hausses d’impôts, une inflation tenace et des consommateurs aux aguets plombent l'activité de toutes les petites entreprises russes. ..........................
par energy_isere » 24 juin 2026, 20:44
Pénurie de carburant en Russie : les frappes ukrainiennes sur les raffineries perturbent 53 régions 24 juin 2026 À la mi-2026, les frappes ukrainiennes contre les infrastructures russes de raffinage de pétrole ne constituent plus un épisode périphérique de la guerre, mais un facteur qui déstabilise en profondeur le marché russe des carburants. Kyiv mène de façon systématique une politique de frappes ciblées contre les sites du complexe militaro-industriel russe et les secteurs stratégiques de l’économie du pays, dans le cadre de sa riposte à l’invasion à grande échelle de l’Ukraine lancée par la Russie en février 2022. C’est ce qu’a souligné le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans son message publié à l’issue d’une attaque massive contre des sites à Moscou, en particulier la raffinerie de Kapotnia. « Cette nuit, nos sanctions à longue portée ont de nouveau atteint la région de Moscou : pour la deuxième fois en une semaine, la raffinerie de Moscou a été frappée. Des objectifs ont également été touchés dans la région de Rostov et sur les territoires temporairement occupés de l’Ukraine. Il s’agit d’une réponse tout à fait juste aux frappes russes contre nos villes et nos communautés, et d’un nouveau résultat important du travail de nos soldats contre les installations qui alimentent la machine de guerre russe », est-il indiqué dans le message (source en russe) de Zelensky. Les dommages subis par des unités clés, les incendies et l’arrêt de lignes de production ont provoqué de lourdes perturbations dans le raffinage et la logistique, entraînant des pénuries de carburant dans déjà 53 régions de Russie (source en russe), dont Moscou, Saint‑Pétersbourg, la région de la Volga, le Sud, la Sibérie, ainsi que la Crimée et d’autres territoires ukrainiens temporairement occupés. ............. Baisse du raffinage et hausse des prix Des sources internationales font état de la plus forte baisse de l’activité de raffinage depuis le début de la guerre. Selon l’agence Reuters (source en russe), fin mai, la plupart des grandes raffineries du centre de la Russie ont été contraintes de réduire ou d’arrêter leur activité. Bloomberg estime (source en russe) la baisse des volumes de mai à 13 %, soit environ 700 000 barils par jour. L’Agence internationale de l’énergie confirme (source en russe) des pertes de capacités de distillation primaire de l’ordre de 500 000 barils par jour. Dans ce contexte, les prix du kérosène d’aviation ont bondi de 41 % depuis le début de l’année, la quasi-totalité de cette hausse s’étant produite à la mi-mai. Les aéroports ont commencé à rationner le ravitaillement des avions, ce qui constitue un autre indicateur d’un dysfonctionnement systémique. .......... ..........
par energy_isere » 16 juin 2026, 14:20
Tensions sur l'essence en Russie : Tatneft impose des limites d'achat dans toutes ses stations-services, une raffinerie frappée à Moscou Boursorama avec Media Services •16/06/2026 Les capacités d'approvisionnement du pays en produits pétroliers sont affectées par les campagnes de frappes aériennes menées par les forces ukrainiennes sur de nombreux sites énergétiques, parfois loin de la ligne de front. Pendant que l'Ukraine poursuit ce que Volodymyr Zelensky qualifie de "sanctions à longue portée" sur les installations énergétiques russes, le groupe pétrolier Tatneft a instauré des limites à l'achat d'essence dans l'ensemble ses stations-service. Cette annonce intervient sur fond de frappes ukrainiennes régulières sur des dépôts et raffineries en Russie qui font craindre de potentielles pénuries. Mardi 16 juin, une frappe de drone ukrainien menée dans le cadre d'une vaste attaque sur la capitale russe a endommagé la grande raffinerie de Kapotnya, située sur le territoire même de Moscou, à une quinzaine de kilomètres au sud-est du Kremlin. Ce site énergétique stratégique est détenu par le géant russe Gazprom. 30 litres d'essence par voiture Du côté de Tatneft, la compagnie pétrolière a confirmé fixer désormais une limite de "30 litres d'essence et de 60 litres de gazole par personne" dans "toutes les stations-service" de son réseau. "On ne sait pas encore combien de temps cela va durer", a précisé l'opérateur qui s'est refusé à en expliquer les raisons. L'armée ukrainienne vise quasiment chaque semaine des raffineries, oléoducs et dépôts pétroliers en Russie, un effort visant à priver Moscou des revenus tirés de la vente d'hydrocarbures, qui servent notamment à financer son effort de guerre en Ukraine depuis 2022. Signe de tensions dans ce secteur, la Russie, l'un des plus grands producteurs mondiaux de pétrole, a interdit l'exportation d'essence automobile jusqu'au 31 juillet et de carburant d'aviation jusqu'au 30 novembre, afin de garantir l'approvisionnement du marché intérieur. Début juin, le ministère russe de l'Energie avait indiqué, dans un communiqué, "des difficultés temporaires d'approvisionnement en carburant dans un certain nombre de régions du sud" en raison d'une "intensification des attaques aériennes de l'ennemi".
par energy_isere » 06 juin 2026, 21:59
Le fonds souverain russe a perdu 64 milliards de dollars, les réserves d'or ont fondu de 65%... Moscou lorgne maintenant l'épargne des Russes pour rester à flot Publié le 04/06 BFM Business Mathieu Jolivet La flambée du pétrole offre un répit aux finances russes, mais le Fonds national de richesse continue de s'épuiser sous le poids d'une économie de guerre qui absorbe l'essentiel des nouvelles recettes énergétiques. Le Forum économique international de Saint-Pétersbourg a ouvert ses portes hier. Vladimir Poutine le présente régulièrement comme le "Davos de l’Eurasie", vitrine de la puissance économique russe. Mais quelques heures avant son lancement, des drones ukrainiens ont frappé plusieurs infrastructures pétrolières à proximité de la ville. Un rappel que, pour Moscou, les revenus énergétiques restent plus que jamais le nerf de la guerre. Au cœur de cette rente pétrolière et gazière se trouve le Fonds national de richesse, également appelé Fonds national de bien-être. Ce fonds souverain est alimenté par les recettes tirées des exportations d'hydrocarbures et constitue l'une des principales réserves financières du pays. Au moment de l'invasion de l'Ukraine, en février 2022, le fonds représentait environ 175 milliards de dollars, soit l'équivalent d'un peu plus de 10% du PIB russe. Sa composante la plus stratégique, la partie liquide disponible pour financer rapidement les besoins de l'État, atteignait alors 112 milliards de dollars. Quatre ans plus tard, début juin, cette réserve liquide n'est plus que de 48 milliards de dollars. Une fonte spectaculaire de 64 milliards qui s'explique en grande partie par les sanctions occidentales. La flambée du pétrole Depuis 2022, les pays européens ont largement cessé d'acheter du pétrole et du gaz russes. Moscou a certes trouvé de nouveaux débouchés, notamment en Chine et en Inde, mais au prix d'importantes remises commerciales. Ces nouveaux marchés permettent de préserver les volumes exportés, sans compenser totalement la perte de revenus. Résultat: le fonds souverain s'est progressivement vidé. La flambée récente des prix du pétrole, provoquée par les tensions au Moyen-Orient et les risques pesant sur le détroit d'Ormuz, pourrait pourtant sembler une bonne nouvelle pour les finances russes. En théorie, oui. Le budget fédéral russe est construit sur une hypothèse de prix du baril autour de 59 dollars. Au-delà de ce seuil, les recettes supplémentaires sont normalement reversées au Fonds national de richesse. Avec un pétrole ayant évolué entre 90 et 100 dollars le baril, les gains budgétaires potentiels sont considérables. Selon plusieurs estimations, le surplus pourrait représenter entre 50 et 70 milliards de dollars si les cours se maintiennent durablement à ces niveaux. De quoi, en apparence, reconstituer une partie des réserves perdues. Mais dans la pratique, ces recettes exceptionnelles servent avant tout à combler un déficit budgétaire creusé par plus de trois années de guerre. La hausse des revenus pétroliers ralentit l'érosion du fonds souverain, sans réellement permettre son rechargement. Il y a encore un an, plusieurs économistes alertaient d'ailleurs sur le risque d'un épuisement des réserves disponibles du fonds d'ici à la fin de l'année 2026. De 400 à 140 tonnes d'or Car l'économie russe reste profondément marquée par l'effort militaire. Pendant deux ans, en 2023 et 2024, la croissance a été portée par une véritable économie de guerre. Les commandes publiques ont explosé, l'industrie de défense a tourné à plein régime et l'État a injecté massivement des capitaux dans le secteur militaire. Mais depuis 2025, les premiers signes d'essoufflement apparaissent. Les revenus pétroliers ralentissent, les sanctions occidentales produisent davantage d'effets et le déficit budgétaire continue de se creuser. Un constat que le ministre russe de l'Économie reconnaissait déjà il y a un an, lors du précédent Forum de Saint-Pétersbourg. Il estimait alors que la Russie se trouvait "au bord de la récession". Face à cette situation, le Kremlin multiplie les sources de financement. Le fonds souverain a notamment commencé à vendre une partie de ses réserves d'or. Avant la guerre, il détenait près de 400 tonnes du métal précieux. Aujourd'hui, ces réserves ont fondu de 65% et sont tombées à environ 140 tonnes. Le gouvernement a également activé le levier fiscal. En 2024, Vladimir Poutine a réformé l'impôt sur le revenu en renforçant sa progressivité afin de solliciter davantage les ménages les plus aisés et les entreprises dans l'effort de guerre. Enfin, les autorités regardent avec attention l'épargne accumulée par les ménages russes. Pour se protéger contre une inflation très élevée, de nombreux Russes ont placé leur argent sur des comptes rémunérés à des taux particulièrement attractifs. Alors que l'inflation commence désormais à refluer, certains observateurs estiment que le Kremlin pourrait être tenté de mobiliser une partie de cette épargne pour financer ses besoins. Une stratégie qui ne serait toutefois pas sans risque. À l'approche des élections législatives prévues à l'automne 2026, toute mesure perçue comme une ponction de l'épargne pourrait fragiliser le contrat social sur lequel repose encore une partie de la stabilité politique du pays. Derrière la vitrine du Forum de Saint-Pétersbourg, la Russie continue donc de bénéficier de sa rente énergétique. Mais cette manne suffit de moins en moins à masquer les fragilités financières d'une économie désormais largement tournée vers l'effort de guerre.
par energy_isere » 01 juin 2026, 23:54
Après l'essence, la Russie interdit les exportations de kérosène jusqu'au 30 novembre BFM Business1er juin 21026 Paul Louis avec Reuters Cette décision vise à "assurer la stabilité du marché intérieur des carburants", a indiqué le gouvernement russe dans un communiqué. Après l'essence, le gouvernement russe a annoncé ce lundi interdire les exportations de kérosène jusqu'au 30 novembre, alors que les frappes ukrainiennes contre les raffineries russes et d'autres infrastructures énergétiques se poursuivent. La Russie exporte du kérosène principalement par chemin de fer vers l'Asie centrale, notamment au Kazakhstan, au Kirghizistan, au Tadjikistan et en Ouzbékistan. "Le but de cette décision est d'assurer la stabilité du marché intérieur des carburants", a indiqué le gouvernement russe dans un communiqué. Comme le rappelle Bloomberg, la Russie ne compte par parmi les principaux acteurs du marché mondial du kérosène. En 2025, le pays a exporté en moyenne 30.000 barils par jour, soit moins de 2% de l'offre mondiale. Ses exportations ont par ailleurs baissé pour atteindre 28.000 barils au cours des quatre premiers mois de 2026. Les exportations d'essence déjà restreintes Cette annonce intervient alors que Moscou a déjà restreint ses exportations d'essence, mais n'a pas encore pris de mesures concernant le diesel, l'agence de presse Interfax ayant cependant rapporté la semaine dernière que des mesures étaient à l'étude. La production de diesel en Russie a chuté d'environ 10% en mai, s'ajoutant à une baisse mensuelle de 10% en avril, les attaques de drones ukrainiens contre les raffineries les ayant contraintes à réduire ou à interrompre leur production, selon les données de Reuters publiées vendredi. Là encore, cette décision d'interdire les exportations d'essence vise à préserver la stabilité du marché intérieur russe. Lorsque les prix mondiaux augmentent, les producteurs ont en effet intérêt à vendre à l’étranger, où les marges sont plus élevées. Cela réduit l’offre disponible sur le territoire russe, ce qui entraîne une hausse des prix domestiques à la pompe. Pour éviter une inflation excessive et des tensions sociales, le gouvernement intervient donc en limitant ou en bloquant les exportations d’essence.
par energy_isere » 22 mai 2026, 09:52
En Russie, près de 25 % des capacités de raffinage à l'arrêt à la suite d'attaques de drones LT (avec Reuters) Publié le 22 mai 2026 Les installations russes touchées représentent 83 millions de tonnes de capacités annuelles de raffinage. La liste des sites visés illustre l’ampleur de la vulnérabilité russe face au attaques de drones menées par l'Ukraine. Les infrastructures énergétiques du Golfe ne sont plus les seules à tourner au ralenti. Les frappes ukrainiennes contre les infrastructures énergétiques russes changent d’échelle. En quelques jours, une série d’attaques de drones a contraint plusieurs grandes raffineries du centre de la Russie à ralentir fortement leur activité, voire à arrêter totalement leur production. Un choc industriel majeur pour Moscou, qui fragilise l’approvisionnement intérieur en carburants, réduit les recettes budgétaires du Kremlin et ravive les tensions sur un marché pétrolier mondial déjà sous pression géopolitique autour du détroit d’Ormuz. Selon des sources industrielles et des données officielles, les installations touchées représentent 83 millions de tonnes de capacités annuelles de raffinage, soit environ un quart des capacités russes. Leur poids dans la production de carburants est encore plus critique : elles assurent « plus de 30 % pour l’essence et d’environ 25 % pour le diesel » de la production nationale estime Reuters. La liste des sites visés illustre l’ampleur de la vulnérabilité russe. Parmi eux figurent la raffinerie de Kirishi, près de Saint-Pétersbourg, celle de Moscou, mais aussi des complexes situés à Nijni Novgorod, Riazan ou Iaroslavl. L’une des plus importantes installations du pays, Kirishi, capable de traiter 20 millions de tonnes par an, est « complètement à l’arrêt depuis le 5 mai », selon plusieurs sources. Autre pilier du raffinage russe, la raffinerie NORSI, exploitée à Nijni Novgorod, a été attaquée le 20 mai. « On ignore encore si NORSI a pu maintenir une partie de ses activités. » Impact budgétaire Ces nouvelles perturbations interviennent alors que Moscou tente déjà de contenir les effets des précédentes frappes ukrainiennes sur son appareil énergétique. Depuis le début de l’année, Kyiv a multiplié les opérations ciblant raffineries, dépôts pétroliers et oléoducs. L’objectif est double : réduire les capacités logistiques et industrielles de la Russie tout en amputant les revenus tirés des hydrocarbures, essentiels au financement de l’effort de guerre. L’impact budgétaire est loin d’être marginal. Les taxes sur le pétrole et le gaz représentent environ un quart des recettes fédérales russes. La baisse des capacités de raffinage complique également l’équation intérieure pour le Kremlin, qui cherche à éviter toute flambée des prix des carburants sur son marché domestique. C’est dans ce contexte que le gouvernement russe a prolongé jusqu’à fin juillet l’interdiction d’exporter de l’essence. Pour le marché mondial du pétrole, cette dégradation progressive des infrastructures russes ajoute une nouvelle couche d’incertitude. La Russie demeure l’un des principaux producteurs mondiaux d’hydrocarbures derrière les États-Unis et l’Arabie saoudite. Mais les difficultés croissantes du raffinage peuvent désorganiser les flux de produits pétroliers, notamment de diesel, dont Moscou reste un fournisseur majeur pour plusieurs grandes économies importatrices. C’est notamment le cas de l’Inde et de la Chine, premier importateur mondial d’énergie, qui absorbent une part significative des exportations russes. Plus largement, plusieurs économies émergentes restent exposées aux flux de produits pétroliers russes, en particulier sur le segment du diesel, en étant notamment alimentées par la flotte fantôme russe.
par alain2908 » 12 mai 2026, 09:33
energy_isere a écrit : 24 avr. 2026, 19:56 PIB russe en recul, inflation : la banque centrale de Russie abaisse encore son taux directeur sur fond de difficultés économiques
par energy_isere » 12 mai 2026, 00:36
La mise en service du moyen-courrier russe MC-21 encore reportée 11 mai 2026 La certification et les premières livraisons du Yakovlev MC-21-310 sont désormais attendues au plus tôt en 2027. L’information émane des récentes déclarations du directeur général de Rostec, Sergueï Tchemezov, rapportées par la presse russe dans le cadre d’une réunion avec le président Vladimir Poutine. Environ un tiers des vols d’essais de certification ont été réalisés à ce stade. L’objectif est d’achever la certification au premier trimestre 2027, avant le lancement de la production en série....
par energy_isere » 02 mai 2026, 15:28
Guerre en Ukraine : l'économie russe recule, pour la première fois depuis trois ans Le PIB russe a reculé de 0,3 % sur les trois premiers mois de 2026. Les signaux économiques comme les déclarations des autorités ne laissent pas entendre qu'il s'agit d'un simple trou d'air. Par Alice Barbier Publié le 1 mai 2026 lesechos.fr Après -1,8 % en janvier, -1,1 % en février, +1,8 % en mars. A première vue, les chiffres officiels pour le PIB, en recul de 0,3 % sur l'ensemble du premier trimestre, peuvent donner le sentiment que la Russie a eu un simple et rapide passage à vide en début d'année. La presse légitimiste a d'ailleurs parfois titré sur le fait qu'en glissement annuel, de mars 2025 à mars 2026, le PIB a progressé de 1,8 %. D'autres rappellent qu'en 2023, selon le très officiel organe Rosstat, le PIB trimestriel s'était contracté de 1,9 % en glissement annuel. La croissance avait dû ensuite être révisée à la hausse, avec un très fort rebond, atteignant au total en fin d'année, toujours selon les données officielles, +3,6 %. Elle était alors portée par une explosion des dépenses publiques dans le secteur militaro-industriel, une hausse des salaires et des rémunérations, mirobolantes parfois, pour ceux qui signaient un contrat avec l'armée pour aller se battre en Ukraine. Hausse de la TVA Enfin, certains analystes économiques rappellent que la forte contraction de l'économie en janvier 2026 pourrait être liée à un effet d'anticipation des acteurs économiques face à la hausse de la TVA, passée de 18 % à 20 % au 1er janvier : ces derniers auraient anticipé certaines opérations pour éviter le couperet. Reste que les données officielles du premier trimestre signent tout de même une dynamique en berne, et peut-être un tournant : c'est la première fois que l'économie russe se contracte depuis trois ans. Et le tableau serait en réalité plus sombre, juge le renseignement militaire suédois. Dans un communiqué publié fin avril, il a assuré que la Russie embellirait ses performances économiques afin d'« apparaître plus résiliente qu'elle ne l'est en réalité ». Poutine demande des mesures ..............................
par energy_isere » 24 avr. 2026, 19:56
PIB russe en recul, inflation : la banque centrale de Russie abaisse encore son taux directeur sur fond de difficultés économiques Boursorama avec Media Services •24/04/2026 Vladimir Poutine a lui même sonné l'alerte quant au ralentissement de l'économie russe, dont le PIB a même reculé de 1,8% en début d'année. Après les avertissements lancés par le chef du Kremlin, la Banque centrale de Russie (BCR) a abaissé vendredi 24 avril son taux directeur de 0,5 point, à 14,5%, dans un contexte de difficultés économiques dues au coût de l'offensive en Ukraine et aux sanctions occidentales. La BCR a évoqué dans un communiqué justifiant sa décision un affaiblissement général de la croissance et une "incertitude significative concernant l'environnement extérieur et les paramètres de politique budgétaire". Vladimir Poutine s'est inquiété mi-avril d'une économie en berne, avec un Produit intérieur brut (PIB) en baisse de 1,8% en janvier-février, et a demandé "des propositions de mesures supplémentaires" pour relancer la croissance. La banque centrale a dit s'attendre à un taux directeur moyen compris entre 14 et 14,5% cette année et entre 8 et 10% en 2027. Elle estime aussi que l'inflation annuelle devrait atteindre entre 4,5 et 5,5% en 2026. Les statistiques économiques russes font toutefois l'objet de doutes, émis par plusieurs services de renseignements dont le "Must" suédois, qui a récemment accusé Moscou de truquer ses données pour afficher une économie plus résiliente qu'en réalité. La BCR a par ailleurs indiqué continuer de tabler sur une prévision de croissance du PIB pour 2026 comprise entre 0,5 et 1,5%. En 2025, le PIB russe avait augmenté de 1%, un rythme de croissance bien plus lent qu'en 2024. La BCR avait maintenu un taux directeur à près de 20% pendant deux ans, alors que l'économie russe bénéficiait de l'explosion des dépenses militaires liées à l'offensive à grande échelle en Ukraine lancée en février 2022. Les tensions au Moyen-Orient à la rescousse des caisses russes Mais ces dépenses colossales ont également fait grimper l'inflation, pesant sur la croissance du PIB, tandis que les entreprises ont dénoncé les coûts d'emprunt élevés. La BCR a progressivement abaissé son taux directeur en 2025 à la faveur d'un ralentissement de l'inflation passée de 9,5% en 2024 à environ 5,6% l'an dernier. La guerre au Moyen-Orient a apporté à Moscou un certain répit financier. Selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), la Russie a presque doublé ses revenus provenant des exportations de pétrole en mars. Mais des problèmes structurels, tels que les pénuries de main-d'oeuvre, la volatilité de la monnaie, une inflation tenace et un climat d'investissement morose, continuent de freiner la croissance.
par energy_isere » 16 avr. 2026, 00:12
Economie russe dans le rouge : Poutine sonne l'alarme et réclame des "mesures supplémentaires" Boursorama avec Media Services •15/04/2026 La croissance de la Russie a subi un coup de frein massif en 2025, passant à 1% contre 4,3% l'année précédente. Désormais, l'activité développée pour soutenir l'effort de guerre en Ukraine ne suffit plus à maintenir l'économie du pays à flot. L'économie russe a commencé 2026 dans le négatif, et le Kremlin sonne l'alerte. Vladimir Poutine s'est alarmé mercredi 15 avril d'un déclin en début d'année de l'économie russe, qui continue de pâtir de la coûteuse offensive en Ukraine et des sanctions occidentales. Le Produit intérieur brut (PIB) de la Russie a diminué de 1,8% en janvier-février, a annoncé le président russe lors d'une réunion consacrée aux questions économiques. Les indicateurs sont "non seulement inférieurs aux attentes des experts et analystes, mais aussi aux prévisions du gouvernement et de la Banque centrale", a-t-il déclaré. Vladimir Poutine a demandé "des propositions de mesures supplémentaires afin de relancer la croissance de l'économie" russe. Les marges de manoeuvre de l'Etat sont limitées. Supérieur à 50 milliards d'euros au premier trimestre 2026, soit l'équivalent de 1,9% du PIB, le déficit budgétaire dépasse déjà les prévisions pour l'année entière. Les dépenses militaires colossales au profit de l'armée russe engagée dans le conflit en Ukraine ne suffisent plus à tirer l'économie. En 2025, le PIB russe avait augmenté de 1%, un rythme de croissance bien plus lent qu'en 2024 (4,3%). Les recettes tirées des exportations d'hydrocarbures ont plongé de 45,4% en janvier-mars par rapport à la même période de l'année précédente, selon les données du ministère russe des Finances publiées début avril. Fin mars, la Banque centrale de Russie (BCR) avait abaissé son taux directeur de 15,5% à 15%. "L’économie se rapproche d'une trajectoire de croissance équilibrée", a indiqué la BCR dans un communiqué, notant que la hausse des prix a ralenti en février après une accélération en janvier liée à des facteurs ponctuels. En février, la banque centrale avait déjà abaissé son taux directeur de 16% à 15,5%. Tensions au Moyen-Orient : une manne de quelle ampleur ? La BCR avait maintenu un taux directeur à près de 20% pendant deux ans, alors que l'économie russe bénéficiait de l'explosion des dépenses militaires liées à l'offensive à grande échelle en Ukraine lancée en février 2022. Mais ces dépenses colossales ont également fait grimper l'inflation, pesant sur la croissance du produit intérieur brut (PIB), tandis que les entreprises ont dénoncé les coûts d'emprunt élevés mis en place pour freiner l'inflation. La BCR a progressivement abaissé son taux directeur en 2025 pour contenir l'augmentation des prix, parvenant à un taux d'inflation annuel à environ 5,6% sur 2025 contre 9,5% en 2024. La Russie peut cependant espérer tirer parti de la crise énergétique provoquée par la guerre au Moyen-Orient et la fermeture par l'Iran du détroit d'Ormuz, passage stratégique où transite un cinquième du pétrole mondial, qui a fait flamber le prix du baril.
par energy_isere » 21 mars 2026, 12:32
Comment la Russie utilise les pavillons africains pour protéger ses exportations pétrolières Agence Ecofin 19 mars 2026 Depuis le durcissement des sanctions contre Moscou, les flux pétroliers russes s’adaptent en exploitant des failles du transport maritime, rendant leur traçabilité et leur encadrement plus complexes. La Russie s’appuie de plus en plus sur les registres de navires africains pour maintenir sa flotte fantôme et continuer d’exporter du pétrole malgré les sanctions américaines. Ce qui apparaissait comme des tactiques ponctuelles d’évasion des sanctions s’est transformé en un mécanisme structuré visant à préserver ses revenus énergétiques. C’est ce que révèle le Robert Lansing Institute dans une étude qui documente l’ampleur et la systématisation de ces pratiques. Selon cette analyse, plus de la moitié des cas documentés de fausses immatriculations en mer sont liés à des juridictions africaines. Dans le détail, 83 navires ont revendiqué une immatriculation aux Comores, tandis qu’au Cameroun, le tonnage du registre maritime a augmenté de 126 % en un an, en grande partie sous l’effet de l’arrivée de pétroliers associés à cette flotte. Des sanctions américaines confrontées à des limites opérationnelles Pour les États-Unis, ces registres compliquent plusieurs dimensions clés de l’application des sanctions : le suivi des routes maritimes, l’identification des bénéficiaires effectifs, la vérification des assurances et l’application de sanctions secondaires. Plus ces navires opèrent sous des pavillons offrant une transparence limitée, plus il devient difficile d’imposer des coûts financiers directs à Moscou. Ainsi, la Russie ne se contente pas de maintenir ses exportations. Elle met en évidence les limites des dispositifs de sanctions, en s’appuyant sur des failles dans les systèmes d’immatriculation maritime et dans la gouvernance du transport maritime international. Certains registres africains s’inscrivent de plus en plus dans une logique commerciale. Ils offrent des environnements caractérisés par une supervision limitée, des structures de propriété peu transparentes et le recours aux pavillons de complaisance, ce qui dilue la responsabilité des États du pavillon. Pour les opérateurs liés à la Russie, l’enjeu est d’exploiter ces marges du système maritime international pour maintenir leurs activités. Le phénomène s’inscrit aussi dans le fonctionnement de registres souvent ouverts à des armateurs étrangers et opérant comme des services commerciaux. Dans ce cadre, les exigences de contrôle peuvent varier, facilitant les changements rapides de pavillon et l’intégration de navires dans des circuits plus difficiles à tracer, notamment lorsqu’ils changent fréquemment d’identité ou d’opérateur. Le Togo, entre pavillon de complaisance et hub régional de redistribution Le Togo apparaît également dans cet écosystème. Selon le Robert Lansing Institute, le pays dispose d’un registre accessible et est associé à des pratiques de pavillons de complaisance. Il est par ailleurs identifié comme une plateforme de redistribution de carburants à bas coût en Afrique, un point soulevé en 2025 par Aliko Dangote, qui alertait sur les effets de ces flux sur les marchés régionaux et sur la concurrence qu’ils exercent. Dans ce contexte, le recours à des pavillons africains constitue un levier opérationnel pour la flotte fantôme russe. Une fois immatriculés sous juridiction étrangère, les navires deviennent plus difficiles à cibler, toute action nécessitant l’implication de l’État du pavillon et une coopération administrative souvent longue.
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