par energy_isere » 14 févr. 2026, 15:42
suite de ce post du 23 aout 2025 :
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Fer de Zanaga : au Congo, le départ de Glencore ouvre la porte à un nouvel investisseur
Agence Ecofin 11 fevrier 2026
Au Congo, la future mine de fer Zanaga devrait produire 12 millions de tonnes de minerai de fer par an lors de sa première phase, pour un investissement de 1,9 milliard USD. ZIOC, son propriétaire, mène depuis quelques mois les démarches pour avancer vers la décision finale d’investissement.
Zanaga Iron Ore Company (ZIOC), junior minière basée dans les îles Vierges britanniques, prévoit de céder le contrôle majoritaire de sa future mine de fer Zanaga, en République du Congo. Elle a en effet annoncé, mardi 10 février, la signature d’un protocole d’accord avec la société d’investissement privée Red Arc Minerals (RAM), pour céder jusqu’à 87,5 % du projet en échange d’un montant total de 150 millions USD. Cette opération intervient près d’un an après le retrait définitif du groupe minier suisse Glencore, autrefois partenaire clé de ZIOC sur cet actif.
Avancer vers la décision finale d’investissement
Longtemps présent au capital de Zanaga, Glencore a progressivement organisé son retrait, vendant sa participation entre 2022 et mars 2025. Environ douze mois plus tard, c’est désormais Red Arc Minerals qui se positionne sur le projet. Cette société qui entend se spécialiser dans le développement de gisements de minerai de fer, a été cofondée par Mick Davis, homme d’affaires britannico-sud-africain, ancien dirigeant du groupe minier anglo-suisse Xstrata, fusionné en 2013 avec Glencore.
Selon les termes du protocole d’accord, la prise de participation de RAM se fera progressivement, avec un premier versement de 25 millions USD, lui assurant 20 % des parts de Zanaga. Une deuxième tranche, estimée à 125 millions USD, pourra être exercée dans les 18 mois suivants, portant la participation totale de RAM à 87,5 %. ZIOC conserverait alors le reste et bénéficierait d’une redevance de 1 % sur les recettes futures de la mine.
« Je suis heureux d’annoncer la signature d’un accord contraignant avec Red Arc Minerals […]. Cette transaction représente une accélération majeure de la stratégie de croissance de la Société, en fournissant le capital non dilutif nécessaire pour faire progresser le projet Zanaga à travers la phase de préproduction et jusqu’à une décision d’investissement finale », a déclaré Martin Knauth, PDG de ZIOC.
Pour ZIOC, cette transaction pourrait faciliter l’avancement des travaux à Zanaga en amont de la décision finale d’investissement (FID). La société prévoit notamment d’affecter la première tranche du financement à la réalisation de l’étude d’ingénierie préliminaire (FEED), ainsi qu’aux autres travaux nécessaires pour franchir cette étape clé. Une fois la FID annoncée, ZIOC envisage de financer les travaux de construction au prorata de la participation qu’elle conservera dans Zanaga.
Cela impliquerait donc que Red Arc Minerals supporte l’essentiel des dépenses d’investissement, compte tenu de sa position majoritaire, si l’accord venait à être finalisé. L’opération demeure toutefois conditionnée à la conclusion d’un accord juridiquement contraignant et à l’obtention de l’ensemble des autorisations réglementaires requises, y compris l’approbation des actionnaires de ZIOC. Les deux parties indiquent viser une formalisation des termes d’ici le 31 mai 2026.
Jusqu’à 30 millions de tonnes de fer par an
À ce stade, les motivations exactes de Red Arc Minerals pour cette opération restent à préciser. Il convient toutefois de souligner que les deux parties sont déjà liées via la société de capital-investissement new-yorkaise Heeney Capital, actionnaire indirect de ZIOC et également cofondatrice de Red Arc Minerals. D’autres points restent à clarifier, notamment la gestion opérationnelle du projet en cas de finalisation de la transaction.
Quoi qu’il en soit, un accord final permettrait à Red Arc Minerals d’intégrer dans son portefeuille un actif minier stratégique, avec une capacité de production initiale de 12 millions de tonnes de minerai de fer par an, extensible à 30 millions de tonnes lors d’une seconde phase. L’investissement initial pour la construction est estimé à 1,94 milliard USD, avec une valeur actuelle nette (VAN) après impôt de 3,68 milliards USD.
Ces dynamiques s’inscrivent par ailleurs dans un contexte d’émergence de plusieurs nouveaux projets africains appelés à alimenter le marché mondial du minerai de fer. Outre le mégaprojet Simandou, récemment entré en phase de développement en Guinée, l’australien Genmin avance sur le projet Baniaka au Gabon. D’autres pays comme le Cameroun se positionnent également avec de nouveaux sites de production. Reste à voir comment Zanaga parviendra à s’insérer dans cette dynamique, dans un contexte où l’excédent du marché devrait s’accentuer sous l’effet de Simandou d’ici 2027, selon SP Global.
En attendant, ZIOC poursuit ses manœuvres afin d’optimiser le profil économique et stratégique de Zanaga. Dans cette optique, la société a annoncé en août 2025 son intention de réviser le plan de développement du projet, en vue de produire un concentré de minerai de fer destiné à l’élaboration de boulettes de fer bas carbone. Les résultats des tests associés à cette réorientation sont encore attendus, tandis qu’aucun accord d’enlèvement n’a été annoncé, à ce stade, concernant la future production.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... vestisseur
suite de ce post du 23 aout 2025 : http://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopic.php?p=2415556#p2415556
[quote] [b][size=120]Fer de Zanaga : au Congo, le départ de Glencore ouvre la porte à un nouvel investisseur[/size][/b]
Agence Ecofin 11 fevrier 2026
Au Congo, la future mine de fer Zanaga devrait produire 12 millions de tonnes de minerai de fer par an lors de sa première phase, pour un investissement de 1,9 milliard USD. ZIOC, son propriétaire, mène depuis quelques mois les démarches pour avancer vers la décision finale d’investissement.
Zanaga Iron Ore Company (ZIOC), junior minière basée dans les îles Vierges britanniques, prévoit de céder le contrôle majoritaire de sa future mine de fer Zanaga, en République du Congo. Elle a en effet annoncé, mardi 10 février, la signature d’un protocole d’accord avec la société d’investissement privée Red Arc Minerals (RAM), pour céder jusqu’à 87,5 % du projet en échange d’un montant total de 150 millions USD. Cette opération intervient près d’un an après le retrait définitif du groupe minier suisse Glencore, autrefois partenaire clé de ZIOC sur cet actif.
[b]Avancer vers la décision finale d’investissement[/b]
Longtemps présent au capital de Zanaga, Glencore a progressivement organisé son retrait, vendant sa participation entre 2022 et mars 2025. Environ douze mois plus tard, c’est désormais Red Arc Minerals qui se positionne sur le projet. Cette société qui entend se spécialiser dans le développement de gisements de minerai de fer, a été cofondée par Mick Davis, homme d’affaires britannico-sud-africain, ancien dirigeant du groupe minier anglo-suisse Xstrata, fusionné en 2013 avec Glencore.
Selon les termes du protocole d’accord, la prise de participation de RAM se fera progressivement, avec un premier versement de 25 millions USD, lui assurant 20 % des parts de Zanaga. Une deuxième tranche, estimée à 125 millions USD, pourra être exercée dans les 18 mois suivants, portant la participation totale de RAM à 87,5 %. ZIOC conserverait alors le reste et bénéficierait d’une redevance de 1 % sur les recettes futures de la mine.
« Je suis heureux d’annoncer la signature d’un accord contraignant avec Red Arc Minerals […]. Cette transaction représente une accélération majeure de la stratégie de croissance de la Société, en fournissant le capital non dilutif nécessaire pour faire progresser le projet Zanaga à travers la phase de préproduction et jusqu’à une décision d’investissement finale », a déclaré Martin Knauth, PDG de ZIOC.
Pour ZIOC, cette transaction pourrait faciliter l’avancement des travaux à Zanaga en amont de la décision finale d’investissement (FID). La société prévoit notamment d’affecter la première tranche du financement à la réalisation de l’étude d’ingénierie préliminaire (FEED), ainsi qu’aux autres travaux nécessaires pour franchir cette étape clé. Une fois la FID annoncée, ZIOC envisage de financer les travaux de construction au prorata de la participation qu’elle conservera dans Zanaga.
Cela impliquerait donc que Red Arc Minerals supporte l’essentiel des dépenses d’investissement, compte tenu de sa position majoritaire, si l’accord venait à être finalisé. L’opération demeure toutefois conditionnée à la conclusion d’un accord juridiquement contraignant et à l’obtention de l’ensemble des autorisations réglementaires requises, y compris l’approbation des actionnaires de ZIOC. Les deux parties indiquent viser une formalisation des termes d’ici le 31 mai 2026.
Jusqu’à 30 millions de tonnes de fer par an
À ce stade, les motivations exactes de Red Arc Minerals pour cette opération restent à préciser. Il convient toutefois de souligner que les deux parties sont déjà liées via la société de capital-investissement new-yorkaise Heeney Capital, actionnaire indirect de ZIOC et également cofondatrice de Red Arc Minerals. D’autres points restent à clarifier, notamment la gestion opérationnelle du projet en cas de finalisation de la transaction.
Quoi qu’il en soit, un accord final permettrait à Red Arc Minerals d’intégrer dans son portefeuille un actif minier stratégique, avec une capacité de production initiale de 12 millions de tonnes de minerai de fer par an, extensible à 30 millions de tonnes lors d’une seconde phase. L’investissement initial pour la construction est estimé à 1,94 milliard USD, avec une valeur actuelle nette (VAN) après impôt de 3,68 milliards USD.
Ces dynamiques s’inscrivent par ailleurs dans un contexte d’émergence de plusieurs nouveaux projets africains appelés à alimenter le marché mondial du minerai de fer. Outre le mégaprojet Simandou, récemment entré en phase de développement en Guinée, l’australien Genmin avance sur le projet Baniaka au Gabon. D’autres pays comme le Cameroun se positionnent également avec de nouveaux sites de production. Reste à voir comment Zanaga parviendra à s’insérer dans cette dynamique, dans un contexte où l’excédent du marché devrait s’accentuer sous l’effet de Simandou d’ici 2027, selon SP Global.
En attendant, ZIOC poursuit ses manœuvres afin d’optimiser le profil économique et stratégique de Zanaga. Dans cette optique, la société a annoncé en août 2025 son intention de réviser le plan de développement du projet, en vue de produire un concentré de minerai de fer destiné à l’élaboration de boulettes de fer bas carbone. Les résultats des tests associés à cette réorientation sont encore attendus, tandis qu’aucun accord d’enlèvement n’a été annoncé, à ce stade, concernant la future production.
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https://www.agenceecofin.com/actualites-industries/1102-135669-fer-de-zanaga-au-congo-le-depart-de-glencore-ouvre-la-porte-a-un-nouvel-investisseur