par energy_isere » il y a 47 minutes
Les pays membres ont déjà libéré trois quarts des 400 millions de barils annoncés en mars: l'AIE s'inquiète de l'approvisionnement en pétrole après la dégradation de la situation dans le détroit d'Ormuz
BFM Business TT avec AFP 21 juillet 2026
Fatih Birol relève que le raffinage n'a pas augmenté autant que les livraisons de brut, "ce qui signifie que les marchés des produits raffinés, notamment le diesel et l'essence, sont nettement plus tendus que ceux du brut", ce qui se ressent dans les prix à la pompe.
La dégradation de la situation autour du détroit d'Ormuz "accentue les inquiétudes concernant la sécurité d'approvisionnement" en pétrole et "l'incertitude" sur les perspectives du marché, a averti mardi le patron de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), Fatih Birol, tout en se réjouissant que des "facteurs d'amortissement" existent. Parmi ces facteurs figurent les "efforts majeurs de l'Arabie saoudite et des Emirats arabes unis" pour livrer du pétrole par d'autres routes que le détroit d'Ormuz, l'accroissement des exportations d'autres producteurs, "en particulier les États-Unis, le Brésil, le Venezuela et le Kazakhstan", ou encore les efforts de la Chine pour réduire ses importations, indique l'agence basée à Paris dans un communiqué.
La Chine a en effet "joué un rôle important dans la stabilisation des marchés en réduisant ses importations de pétrole brut de près de 50% par rapport à leur niveau d'avant-guerre", a observé le directeur exécutif de l'organisation créée en 1974 et chargée d'assurer la sécurité énergétique dans le monde.
Le plus important déblocage de stocks stratégiques de l'histoire de l'AIE en mars
La trentaine de pays qui en sont membres (Allemagne, Australie, Autriche, Belgique, Canada, France, Italie, Japon, Mexique, Turquie, États-Unis...) avaient annoncé en mars libérer 400 millions de barils pour amortir la crise entraînée par la guerre au Moyen-Orient. "Environ 290 millions de barils ont été libérés par les membres de l'AIE, et davantage continuent à arriver sur le marché", dit l'AIE mardi. Elle précise que ses membres détiennent toujours des volumes d'urgence "significatifs", comprenant "plus d'un milliard de barils détenus par les États".
Le déblocage de stocks stratégiques de mars a été le sixième et le plus important de l'histoire de l'AIE, qui a redit mardi qu'une réouverture "complète et sans condition" du détroit d'Ormuz serait "essentielle pour éviter une plus grande détérioration de la sécurité énergétique mondiale". Fatih Birol relève par ailleurs que le raffinage n'a pas augmenté autant que les livraisons de brut, "ce qui signifie que les marchés des produits raffinés, notamment le diesel et l'essence, sont nettement plus tendus que ceux du brut", ce qui se ressent dans les prix à la pompe.
Sur les marchés du gaz naturel, les autres producteurs, notamment États-Unis et Canada, ont compensé à hauteur d'environ 70% l'offre perdue, "mais davantage de retards dans la reprise des exportations du Golfe risquent de laisser les marchés tendus plus longuement", avertit-il, soulignant que "tous les importateurs" vont en ressentir les effets, "y compris l'Europe".
https://www.bfmtv.com/economie/entrepri ... 10414.html
[quote] [b]Les pays membres ont déjà libéré trois quarts des 400 millions de barils annoncés en mars: l'AIE s'inquiète de l'approvisionnement en pétrole après la dégradation de la situation dans le détroit d'Ormuz[/b]
BFM Business TT avec AFP 21 juillet 2026
Fatih Birol relève que le raffinage n'a pas augmenté autant que les livraisons de brut, "ce qui signifie que les marchés des produits raffinés, notamment le diesel et l'essence, sont nettement plus tendus que ceux du brut", ce qui se ressent dans les prix à la pompe.
La dégradation de la situation autour du détroit d'Ormuz "accentue les inquiétudes concernant la sécurité d'approvisionnement" en pétrole et "l'incertitude" sur les perspectives du marché, a averti mardi le patron de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), Fatih Birol, tout en se réjouissant que des "facteurs d'amortissement" existent. Parmi ces facteurs figurent les "efforts majeurs de l'Arabie saoudite et des Emirats arabes unis" pour livrer du pétrole par d'autres routes que le détroit d'Ormuz, l'accroissement des exportations d'autres producteurs, "en particulier les États-Unis, le Brésil, le Venezuela et le Kazakhstan", ou encore les efforts de la Chine pour réduire ses importations, indique l'agence basée à Paris dans un communiqué.
La Chine a en effet "joué un rôle important dans la stabilisation des marchés en réduisant ses importations de pétrole brut de près de 50% par rapport à leur niveau d'avant-guerre", a observé le directeur exécutif de l'organisation créée en 1974 et chargée d'assurer la sécurité énergétique dans le monde.
[b]Le plus important déblocage de stocks stratégiques de l'histoire de l'AIE en mars[/b]
La trentaine de pays qui en sont membres (Allemagne, Australie, Autriche, Belgique, Canada, France, Italie, Japon, Mexique, Turquie, États-Unis...) avaient annoncé en mars libérer 400 millions de barils pour amortir la crise entraînée par la guerre au Moyen-Orient. "Environ 290 millions de barils ont été libérés par les membres de l'AIE, et davantage continuent à arriver sur le marché", dit l'AIE mardi. Elle précise que ses membres détiennent toujours des volumes d'urgence "significatifs", comprenant "plus d'un milliard de barils détenus par les États".
Le déblocage de stocks stratégiques de mars a été le sixième et le plus important de l'histoire de l'AIE, qui a redit mardi qu'une réouverture "complète et sans condition" du détroit d'Ormuz serait "essentielle pour éviter une plus grande détérioration de la sécurité énergétique mondiale". Fatih Birol relève par ailleurs que le raffinage n'a pas augmenté autant que les livraisons de brut, "ce qui signifie que les marchés des produits raffinés, notamment le diesel et l'essence, sont nettement plus tendus que ceux du brut", ce qui se ressent dans les prix à la pompe.
Sur les marchés du gaz naturel, les autres producteurs, notamment États-Unis et Canada, ont compensé à hauteur d'environ 70% l'offre perdue, "mais davantage de retards dans la reprise des exportations du Golfe risquent de laisser les marchés tendus plus longuement", avertit-il, soulignant que "tous les importateurs" vont en ressentir les effets, "y compris l'Europe".
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