par energy_isere » 22 août 2026, 17:11
Niger : le canadien Zimar va investir 1,9 milliard $ dans un complexe de raffinage
Agence Ecofin 17 aout 2026
Producteur de pétrole depuis 2011 et exportateur de brut depuis janvier 2024, le Niger reste confronté à des pénuries récurrentes de carburants, liées notamment aux capacités limitées de son unique raffinerie et à la diminution des approvisionnements informels en provenance du Nigeria.
Le Niger va se doter d’une nouvelle raffinerie de pétrole de 100 000 barils par jour. Le gouvernement nigérien a signé, samedi 15 août, un accord avec le groupe canadien Zimar Inc pour construire cette unité et un complexe pétrochimique, pour un investissement total estimé à 1,9 milliard de dollars.
« La durée totale de l’accord a été fixée à 16 ans, dont trois ans pour la construction et treize ans pour l’exploitation », a déclaré le ministre nigérien des Affaires étrangères, Bakary Yaou Sangaré, indiquant que le projet sera implanté à Dosso, une ville située dans le Sud-ouest du pays.
Le montage retenu est celui d’un partenariat public-privé (PPP) de type Build, Operate and Transfer (BOT/Construire, Exploiter et Transférer). Ainsi, Zimar financera et développera l’infrastructure énergétique, l’exploitera pendant la période convenue, avant d’en transférer la propriété à l’État nigérien.
Le groupe canadien spécialisé dans l’ingénierie, la planification d’investissements et l’exécution de projets industriels dans le secteur des hydrocarbures dispose de quatre mois pour mobiliser les financements et finaliser l’ingénierie détaillée, tandis que le bouclage financier devrait intervenir dans un délai de douze mois à compter de la signature de l’accord, selon M. Sangaré.
L’accord intervient près de deux ans après la signature d’un mémorandum d’entente relatif à ce projet en octobre 2024. Entre-temps, le Niger avait ordonné une révision du protocole, entraînant certaines modifications des caractéristiques de la raffinerie avant la signature de l’accord définitif. Le projet a notamment évolué vers une raffinerie classique, abandonnant l’option modulaire retenue initialement.
Réduire la dépendance aux produits raffinés importés
Producteur de pétrole depuis le début des années 2010 et exportateur de brut depuis janvier 2024, principalement vers la Chine, le Niger cherche à développer ses ressources pétrolières, que les autorités évaluent à environ 853 millions de barils, avec un potentiel estimé à 2,7 milliards de barils dans le bassin de Kafra.
« La signature de l’accord (…) traduit la volonté du Niger de diversifier ses partenaires, de transformer davantage les ressources sur son territoire, de renforcer ses capacités industrielles, de créer de la valeur ajoutée et d’ouvrir de nouvelles perspectives économiques pour notre pays », a souligné M. Sangaré.
Le Niger dispose actuellement d’une seule raffinerie de brut, située dans la région de Zinder (sud). Opérationnelle depuis janvier 2012, la Société de raffinage de Zinder (SORAZ) a une capacité de production de 20 000 barils par jour. Combinée au net recul du carburant de contrebande en provenance du Nigeria découlant de la fin des subventions des produits énergétiques décidée par Abuja, la capacité de raffinage limitée du Niger crée des pénuries récurrentes de carburants, notamment d’essence et de gasoil.
Dans le même temps, la consommation nationale a été renforcée par une politique de réduction des prix instaurée ces dernières années par les autorités. Face aux tensions d’approvisionnement du marché en produits pétroliers raffinés, la question de l’accélération de la construction d’une seconde raffinerie s’est posée avec insistance ces dernières années. La future unité de Dosso pourrait par ailleurs approvisionner les pays voisins.
« Cette raffinerie mettra fin à la dépendance du Niger vis-à-vis des approvisionnements provenant de l’extérieur. Dès sa mise en service, les carburants qui feront fonctionner les camions, les tracteurs et les groupes électrogènes du Niger seront des produits nigériens — raffinés sur le sol nigérien, à partir de brut nigérien, par des Nigériens », a indiqué le PDG du groupe Zimar, Benjamin Day Marc, cité par l’agence de presse officielle nigérienne ANP.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... -raffinage
[quote] [b][size=110]Niger : le canadien Zimar va investir 1,9 milliard $ dans un complexe de raffinage[/size][/b]
Agence Ecofin 17 aout 2026
Producteur de pétrole depuis 2011 et exportateur de brut depuis janvier 2024, le Niger reste confronté à des pénuries récurrentes de carburants, liées notamment aux capacités limitées de son unique raffinerie et à la diminution des approvisionnements informels en provenance du Nigeria.
Le Niger va se doter d’une nouvelle raffinerie de pétrole de 100 000 barils par jour. Le gouvernement nigérien a signé, samedi 15 août, un accord avec le groupe canadien Zimar Inc pour construire cette unité et un complexe pétrochimique, pour un investissement total estimé à 1,9 milliard de dollars.
« La durée totale de l’accord a été fixée à 16 ans, dont trois ans pour la construction et treize ans pour l’exploitation », a déclaré le ministre nigérien des Affaires étrangères, Bakary Yaou Sangaré, indiquant que le projet sera implanté à Dosso, une ville située dans le Sud-ouest du pays.
Le montage retenu est celui d’un partenariat public-privé (PPP) de type Build, Operate and Transfer (BOT/Construire, Exploiter et Transférer). Ainsi, Zimar financera et développera l’infrastructure énergétique, l’exploitera pendant la période convenue, avant d’en transférer la propriété à l’État nigérien.
Le groupe canadien spécialisé dans l’ingénierie, la planification d’investissements et l’exécution de projets industriels dans le secteur des hydrocarbures dispose de quatre mois pour mobiliser les financements et finaliser l’ingénierie détaillée, tandis que le bouclage financier devrait intervenir dans un délai de douze mois à compter de la signature de l’accord, selon M. Sangaré.
L’accord intervient près de deux ans après la signature d’un mémorandum d’entente relatif à ce projet en octobre 2024. Entre-temps, le Niger avait ordonné une révision du protocole, entraînant certaines modifications des caractéristiques de la raffinerie avant la signature de l’accord définitif. Le projet a notamment évolué vers une raffinerie classique, abandonnant l’option modulaire retenue initialement.
[b]Réduire la dépendance aux produits raffinés importés[/b]
Producteur de pétrole depuis le début des années 2010 et exportateur de brut depuis janvier 2024, principalement vers la Chine, le Niger cherche à développer ses ressources pétrolières, que les autorités évaluent à environ 853 millions de barils, avec un potentiel estimé à 2,7 milliards de barils dans le bassin de Kafra.
« La signature de l’accord (…) traduit la volonté du Niger de diversifier ses partenaires, de transformer davantage les ressources sur son territoire, de renforcer ses capacités industrielles, de créer de la valeur ajoutée et d’ouvrir de nouvelles perspectives économiques pour notre pays », a souligné M. Sangaré.
Le Niger dispose actuellement d’une seule raffinerie de brut, située dans la région de Zinder (sud). Opérationnelle depuis janvier 2012, la Société de raffinage de Zinder (SORAZ) a une capacité de production de 20 000 barils par jour. Combinée au net recul du carburant de contrebande en provenance du Nigeria découlant de la fin des subventions des produits énergétiques décidée par Abuja, la capacité de raffinage limitée du Niger crée des pénuries récurrentes de carburants, notamment d’essence et de gasoil.
Dans le même temps, la consommation nationale a été renforcée par une politique de réduction des prix instaurée ces dernières années par les autorités. Face aux tensions d’approvisionnement du marché en produits pétroliers raffinés, la question de l’accélération de la construction d’une seconde raffinerie s’est posée avec insistance ces dernières années. La future unité de Dosso pourrait par ailleurs approvisionner les pays voisins.
« Cette raffinerie mettra fin à la dépendance du Niger vis-à-vis des approvisionnements provenant de l’extérieur. Dès sa mise en service, les carburants qui feront fonctionner les camions, les tracteurs et les groupes électrogènes du Niger seront des produits nigériens — raffinés sur le sol nigérien, à partir de brut nigérien, par des Nigériens », a indiqué le PDG du groupe Zimar, Benjamin Day Marc, cité par l’agence de presse officielle nigérienne ANP.
[/quote]
https://www.agenceecofin.com/actualites/1708-140911-niger-le-canadien-zimar-va-investir-1-9-milliard-dans-un-complexe-de-raffinage