économie russe

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Re: économie russe

par kercoz » Aujourd’hui, 16:34

Les russes ont bien plus de jardins potager que d'action et se contrefichent de la finance ...
https://resiliencealimentaire.org/les-c ... esiliente/

Ou le terme résilience prend son sens :


"""L’Union des Jardiniers de Russie estime que, sur la centaine de millions d’urbains que compte la Russie, soixante millions d’habitants pratiquent le jardinage à des fins de production alimentaire. [1] Même dans les plus grandes villes, dont Moscou et St Pétersbourg, plus de la moitié de la population dispose d’une parcelle cultivable : on les appelle habitants-jardiniers, ou datchniki. Dans les villes de province, telles Kazan, leur proportion peut atteindre 80% de la population[2] ! """""""

Re: économie russe

par alain2908 » Aujourd’hui, 15:38

Avec une focale un poil plus longue, on voit l'excellent impact de la guerre en Ukraine sur l'économie russe.
Image

Re: économie russe

par energy_isere » 18 juil. 2026, 23:00

Économie russe : l’indice de la bourse de Moscou a chuté de 27 % depuis le début de l’année

Guillaume Duval 18 juillet 2026

À 2 022 points le 16 juillet, l’indice MOEX de la bourse de Moscou retrouve désormais les points bas atteints en 2022 après la chute brutale causée par l’invasion de l’Ukraine et la rupture des relations économiques avec l’Occident.

Entre début 2022 et l’automne de cette même année, l’indice boursier russe avait perdu 50 % de sa valeur.

Pendant les années 2023 puis 2024, la bourse de Moscou s’était cependant nettement redressée, portée par le keynésianisme militaire mis en place avec un certain succès par le gouvernement de Vladimir Poutine.

L’Indice MOEX avait ainsi culminé de nouveau à 3 500 points en mai 2024, en hausse de 75 % depuis l’automne 2022.

C’était le moment où les médias dénonçaient « l’échec » des sanctions occidentales et pointaient la résilience impressionnante de l’économie russe.

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... abonnés
https://legrandcontinent.eu/fr/2026/07/ ... de-lannee/

Re: économie russe

par energy_isere » 18 juil. 2026, 10:20

Plus d'essence, pas de patience : dans la province russe, l'"horrible" pénurie de carburants

AFP •18/07/2026
lire https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 156c2b760b

Re: économie russe

par energy_isere » 17 juil. 2026, 00:08

Guerre en Ukraine : alors que ses capacités de raffinerie sont réduites, la Russie se tourne vers l’Inde pour l’essence

le 16/07/2026

Selon l’agence de presse Reuters, les principales compagnies énergétiques russes ont approché les raffineurs indiens pour obtenir davantage d’essence suite aux frappes ukrainiennes qui ont mis hors service une partie importante de la capacité de raffinage russe.

Moscou traverse actuellement sa pire crise de l’essence. Au moins une cargaison d’essence indienne a déjà fait route vers la Russie et d’autres sont attendues, près de 40 % de la capacité de raffinage russe ne devant pas être rétablie avant au moins deux mois s’il n’y a pas de nouvelles attaques, a déclaré l’une des sources au fait de la situation.

Les principales compagnies énergétiques russes ont approché les raffineurs indiens pour obtenir davantage d’essence après que les frappes ukrainiennes ont mis hors service une partie importante de la capacité de raffinage russe, ont déclaré mercredi à Reuters deux sources proches du dossier.

L’Inde est le principal acheteur de pétrole brut russe transporté par voie maritime. La tentative de Moscou de sécuriser l’approvisionnement en essence indienne constitue donc un revirement inhabituel dans les relations commerciales énergétiques entre les deux pays, soulignant l’ampleur des perturbations causées par les attaques ukrainiennes.

Le Ministre indien nie la vente de carburant à la Russie

Selon cette source, plusieurs entreprises, Rosneft (ROSN.MM), Gazprom Neft et Lukoil (LKOH.MM), ont contacté leurs homologues indiens, notamment des raffineries privées et publiques, et toute livraison serait acheminée par l’intermédiaire de négociants si des accords étaient conclus. Des sources au sein de trois raffineries publiques indiennes ont indiqué que des entreprises russes les avaient sollicitées pour obtenir davantage d’essence, mais qu’elles ne disposaient d’aucun excédent à exporter. Ces sources, ainsi que deux autres, ont requis l’anonymat pour aborder des sujets sensibles.

Les principales raffineries d’État indiennes, dont Indian Oil Corp (IOC.NS), Bharat Petroleum Corp (BPCL.NS) et Hindustan Petroleum Corp (HPCL.NS), Les trois compagnies pétrolières russes et le ministère russe de l’Énergie n’ont pas répondu aux courriels de Reuters sollicitant leurs commentaires. Le ministre indien du Pétrole, Hardeep Singh Puri, a déclaré en début de mois que les entreprises indiennes ne vendaient pas de carburant à la Russie, mais qu’il était possible que la Russie achète du carburant d’origine indienne auprès de négociants.
https://www.midilibre.fr/2026/07/16/gue ... 471423.php

Re: économie russe

par energy_isere » 09 juil. 2026, 00:36

La Russie bloque ses exportations de gazole face aux pénuries

AFP avec Connaissance des Énergies le 8 juillet 2026

Moscou a annoncé mercredi bloquer les ventes extérieures de gazole, nouvelle restriction face aux pénuries liées aux frappes ukrainiennes.

Une mesure destinée au marché intérieur

L'interdiction est entrée en application le 8 juillet, a indiqué le vice-Premier ministre russe Alexandre Novak lors d'une réunion présidée par Vladimir Poutine sur la crise d'approvisionnement. « Une interdiction d'exportation de gazole est entrée en vigueur aujourd'hui, ce qui permettra d'augmenter les approvisionnements sur le marché intérieur », a-t-il déclaré.

Novak a décrit une situation « compliquée » et a évoqué la nécessité d'importer des produits pétroliers pour pallier les volumes manquants. Vladimir Poutine a accusé l'Ukraine de chercher « à nuire à l'économie » russe et « à créer un climat de nervosité au sein de la société », tout en affirmant que « la marge de sécurité du réseau énergétique russe est très élevée ».

Les raffineries russes sous pression

Les autorités ukrainiennes ont intensifié depuis plusieurs mois les attaques contre des raffineries et des dépôts pétroliers russes, en réponse aux bombardements de Moscou contre l'Ukraine. Ces frappes ont régulièrement provoqué de vastes incendies sur des sites indispensables à l'approvisionnement en carburants routiers et aéronautiques.

La crise survient pendant une période de consommation élevée, liée à la saison estivale et aux besoins de transport. La Crimée, péninsule ukrainienne annexée par la Russie en 2014, figure parmi les territoires touchés par les restrictions et les ruptures d'approvisionnement.

La Russie demeure l'un des grands producteurs mondiaux de pétrole : l'Energy Information Administration américaine l'a classée au troisième rang mondial en 2025 pour la production de pétrole et autres liquides, avec 10,535 millions de barils par jour. Sur le segment export, les expéditions maritimes russes de diesel et de gazole avaient atteint environ 3,25 millions de tonnes en avril 2026, selon des données LSEG citées par Reuters fin juin.

Rationnement local et restrictions à l'export

Selon un décompte basé sur les déclarations d'autorités locales et de médias régionaux, près de 90 % des régions russes ont connu depuis juin un rationnement ou des pénuries de carburant. Certaines administrations ont plafonné les volumes vendus par client, tandis que d'autres ont interdit le remplissage de bidons afin de limiter la constitution de stocks privés.

Moscou avait déjà restreint l'exportation de certaines catégories d'essence automobile et de carburant d'aviation. Le gouvernement russe avait notamment étendu, par un décret publié le 2 avril 2026, les restrictions sur l'essence aux producteurs de produits pétroliers jusqu'au 31 juillet 2026, en invoquant le maintien de la stabilité du marché intérieur.

Le carburant d'aviation a également fait l'objet d'une décision séparée : le gouvernement russe a annoncé le 1er juin 2026 une interdiction temporaire d'exportation de kérosène d'aviation, issue d'un décret signé le 30 mai.
https://www.connaissancedesenergies.org ... nes-260708

Re: économie russe

par energy_isere » 07 juil. 2026, 00:24

Aeroflot prête à commander 90 monocouloirs MC‑21 pour accélérer la russification de sa flotte

Publié le 4 juillet 2026

Aeroflot s’apprête à franchir une nouvelle étape dans sa « russification » de flotte en finalisant l’achat de 90 monocouloirs MC‑21 auprès de l’avionneur public russe United Aircraft Corporation (OAK). Le contrat est déjà bouclé sur le plan technique et juridique ; il ne manque plus que l’arbitrage sur le financement avant une signature que United Aircraft Corporation espère « dans un avenir très proche ».

Un contrat prêt à signer pour 90 MC‑21
D’après le média russe Kommersant, Aeroflot et United Aircraft Corporation ont arrêté les principaux paramètres commerciaux d’un second contrat portant sur 90 MC‑21‑310, version moyen‑courrier équipée du moteur russe PD‑14. Le dirigeant d’OAK, Vadim Badeha, affirme que l’accord est « techniquement et juridiquement prêt » et que le groupe attend désormais la décision de financement pour pouvoir le signer. Ce nouveau lot viendrait s’ajouter aux 18 appareils déjà commandés par Aeroflot.

De son côté, le PDG d’Aeroflot, Sergey Aleksandrovsky, confirme que « pratiquement tous les termes du contrat pour la fourniture de 90 MC‑21 et leur maintenance ont été convenus » et que le taux de leasing sera aligné sur le modèle économique du groupe.

Une montée en puissance programmée jusqu’en 2033
Ce nouveau contrat s’inscrit dans un plan plus large de renouvellement de la flotte d’Aeroflot autour du MC‑21. Le groupe vise 108 appareils livrés d’ici 2030, puis environ 200 MC‑21 à l’horizon 2033, selon les déclarations de son PDG au Forum économique oriental et dans la presse russe. À terme, le MC‑21 doit constituer le cœur de la flotte moyen‑courrier de la compagnie nationale russe, en remplacement à la fois des Airbus A320/A321 et des Boeing 737‑800 encore exploités malgré les sanctions occidentales.
................................
https://www.air-journal.fr/2026-07-04-a ... 76067.html

Re: économie russe

par GillesH38 » 30 juin 2026, 13:43

avec les pénuries d'essence, les stations services russes se transforment en parkings pour voitures au réservoir vide ...

https://bsky.app/profile/geopolitis.bsk ... gt2wyses2v

Re: économie russe

par energy_isere » 30 juin 2026, 11:47

oui c'est la guerre menée par le commerce en ligne et la recherche des prix bas .......

Perso j'achète très rarement sur les commerces en ligne (moins de 1 % de mes achats en valeur)

Re: économie russe

par kercoz » 30 juin 2026, 11:41

On doit aussi etre en guerre, vers chez moi c'est pareil .....Ca fait un moment qu'il n'en reste plus beaucoup de petit commerces...plus un troquet terrasse, que des banques et des agences immo...petite super marché commencent a fermer aussi.

Re: économie russe

par energy_isere » 30 juin 2026, 10:33

En Russie, les petits commerçants paient le prix de la guerre en Ukraine

AFP •30/06/2026

Sur fond de dépenses colossales pour financer son offensive à grande échelle déclenchée en 2022 en Ukraine, les hausses d’impôts, une inflation tenace et des consommateurs aux aguets plombent l'activité de toutes les petites entreprises russes.
..........................
lire https://www.boursorama.com/actualite-ec ... b2e1e8baa2

Re: économie russe

par energy_isere » 24 juin 2026, 20:44

Pénurie de carburant en Russie : les frappes ukrainiennes sur les raffineries perturbent 53 régions

24 juin 2026

À la mi-2026, les frappes ukrainiennes contre les infrastructures russes de raffinage de pétrole ne constituent plus un épisode périphérique de la guerre, mais un facteur qui déstabilise en profondeur le marché russe des carburants.

Kyiv mène de façon systématique une politique de frappes ciblées contre les sites du complexe militaro-industriel russe et les secteurs stratégiques de l’économie du pays, dans le cadre de sa riposte à l’invasion à grande échelle de l’Ukraine lancée par la Russie en février 2022.

C’est ce qu’a souligné le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans son message publié à l’issue d’une attaque massive contre des sites à Moscou, en particulier la raffinerie de Kapotnia.

« Cette nuit, nos sanctions à longue portée ont de nouveau atteint la région de Moscou : pour la deuxième fois en une semaine, la raffinerie de Moscou a été frappée. Des objectifs ont également été touchés dans la région de Rostov et sur les territoires temporairement occupés de l’Ukraine. Il s’agit d’une réponse tout à fait juste aux frappes russes contre nos villes et nos communautés, et d’un nouveau résultat important du travail de nos soldats contre les installations qui alimentent la machine de guerre russe », est-il indiqué dans le message (source en russe) de Zelensky.

Les dommages subis par des unités clés, les incendies et l’arrêt de lignes de production ont provoqué de lourdes perturbations dans le raffinage et la logistique, entraînant des pénuries de carburant dans déjà 53 régions de Russie (source en russe), dont Moscou, Saint‑Pétersbourg, la région de la Volga, le Sud, la Sibérie, ainsi que la Crimée et d’autres territoires ukrainiens temporairement occupés.

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Baisse du raffinage et hausse des prix
Des sources internationales font état de la plus forte baisse de l’activité de raffinage depuis le début de la guerre. Selon l’agence Reuters (source en russe), fin mai, la plupart des grandes raffineries du centre de la Russie ont été contraintes de réduire ou d’arrêter leur activité.

Bloomberg estime (source en russe) la baisse des volumes de mai à 13 %, soit environ 700 000 barils par jour. L’Agence internationale de l’énergie confirme (source en russe) des pertes de capacités de distillation primaire de l’ordre de 500 000 barils par jour.

Dans ce contexte, les prix du kérosène d’aviation ont bondi de 41 % depuis le début de l’année, la quasi-totalité de cette hausse s’étant produite à la mi-mai. Les aéroports ont commencé à rationner le ravitaillement des avions, ce qui constitue un autre indicateur d’un dysfonctionnement systémique.
..........
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https://fr.euronews.com/2026/06/18/penu ... urbent-53-

Re: économie russe

par energy_isere » 16 juin 2026, 14:20

Tensions sur l'essence en Russie : Tatneft impose des limites d'achat dans toutes ses stations-services, une raffinerie frappée à Moscou

Boursorama avec Media Services •16/06/2026

Les capacités d'approvisionnement du pays en produits pétroliers sont affectées par les campagnes de frappes aériennes menées par les forces ukrainiennes sur de nombreux sites énergétiques, parfois loin de la ligne de front.

Pendant que l'Ukraine poursuit ce que Volodymyr Zelensky qualifie de "sanctions à longue portée" sur les installations énergétiques russes, le groupe pétrolier Tatneft a instauré des limites à l'achat d'essence dans l'ensemble ses stations-service. Cette annonce intervient sur fond de frappes ukrainiennes régulières sur des dépôts et raffineries en Russie qui font craindre de potentielles pénuries. Mardi 16 juin, une frappe de drone ukrainien menée dans le cadre d'une vaste attaque sur la capitale russe a endommagé la grande raffinerie de Kapotnya, située sur le territoire même de Moscou, à une quinzaine de kilomètres au sud-est du Kremlin. Ce site énergétique stratégique est détenu par le géant russe Gazprom.

30 litres d'essence par voiture

Du côté de Tatneft, la compagnie pétrolière a confirmé fixer désormais une limite de "30 litres d'essence et de 60 litres de gazole par personne" dans "toutes les stations-service" de son réseau. "On ne sait pas encore combien de temps cela va durer", a précisé l'opérateur qui s'est refusé à en expliquer les raisons. L'armée ukrainienne vise quasiment chaque semaine des raffineries, oléoducs et dépôts pétroliers en Russie, un effort visant à priver Moscou des revenus tirés de la vente d'hydrocarbures, qui servent notamment à financer son effort de guerre en Ukraine depuis 2022.

Signe de tensions dans ce secteur, la Russie, l'un des plus grands producteurs mondiaux de pétrole, a interdit l'exportation d'essence automobile jusqu'au 31 juillet et de carburant d'aviation jusqu'au 30 novembre, afin de garantir l'approvisionnement du marché intérieur. Début juin, le ministère russe de l'Energie avait indiqué, dans un communiqué, "des difficultés temporaires d'approvisionnement en carburant dans un certain nombre de régions du sud" en raison d'une "intensification des attaques aériennes de l'ennemi".
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 1267e75d32

Re: économie russe

par energy_isere » 06 juin 2026, 21:59

Le fonds souverain russe a perdu 64 milliards de dollars, les réserves d'or ont fondu de 65%... Moscou lorgne maintenant l'épargne des Russes pour rester à flot

Publié le 04/06 BFM Business Mathieu Jolivet

La flambée du pétrole offre un répit aux finances russes, mais le Fonds national de richesse continue de s'épuiser sous le poids d'une économie de guerre qui absorbe l'essentiel des nouvelles recettes énergétiques.

Le Forum économique international de Saint-Pétersbourg a ouvert ses portes hier. Vladimir Poutine le présente régulièrement comme le "Davos de l’Eurasie", vitrine de la puissance économique russe. Mais quelques heures avant son lancement, des drones ukrainiens ont frappé plusieurs infrastructures pétrolières à proximité de la ville. Un rappel que, pour Moscou, les revenus énergétiques restent plus que jamais le nerf de la guerre.

Au cœur de cette rente pétrolière et gazière se trouve le Fonds national de richesse, également appelé Fonds national de bien-être. Ce fonds souverain est alimenté par les recettes tirées des exportations d'hydrocarbures et constitue l'une des principales réserves financières du pays.

Au moment de l'invasion de l'Ukraine, en février 2022, le fonds représentait environ 175 milliards de dollars, soit l'équivalent d'un peu plus de 10% du PIB russe. Sa composante la plus stratégique, la partie liquide disponible pour financer rapidement les besoins de l'État, atteignait alors 112 milliards de dollars.

Quatre ans plus tard, début juin, cette réserve liquide n'est plus que de 48 milliards de dollars. Une fonte spectaculaire de 64 milliards qui s'explique en grande partie par les sanctions occidentales.

La flambée du pétrole

Depuis 2022, les pays européens ont largement cessé d'acheter du pétrole et du gaz russes. Moscou a certes trouvé de nouveaux débouchés, notamment en Chine et en Inde, mais au prix d'importantes remises commerciales. Ces nouveaux marchés permettent de préserver les volumes exportés, sans compenser totalement la perte de revenus. Résultat: le fonds souverain s'est progressivement vidé.

La flambée récente des prix du pétrole, provoquée par les tensions au Moyen-Orient et les risques pesant sur le détroit d'Ormuz, pourrait pourtant sembler une bonne nouvelle pour les finances russes.

En théorie, oui. Le budget fédéral russe est construit sur une hypothèse de prix du baril autour de 59 dollars. Au-delà de ce seuil, les recettes supplémentaires sont normalement reversées au Fonds national de richesse. Avec un pétrole ayant évolué entre 90 et 100 dollars le baril, les gains budgétaires potentiels sont considérables.

Selon plusieurs estimations, le surplus pourrait représenter entre 50 et 70 milliards de dollars si les cours se maintiennent durablement à ces niveaux. De quoi, en apparence, reconstituer une partie des réserves perdues.

Mais dans la pratique, ces recettes exceptionnelles servent avant tout à combler un déficit budgétaire creusé par plus de trois années de guerre. La hausse des revenus pétroliers ralentit l'érosion du fonds souverain, sans réellement permettre son rechargement.

Il y a encore un an, plusieurs économistes alertaient d'ailleurs sur le risque d'un épuisement des réserves disponibles du fonds d'ici à la fin de l'année 2026.

De 400 à 140 tonnes d'or

Car l'économie russe reste profondément marquée par l'effort militaire. Pendant deux ans, en 2023 et 2024, la croissance a été portée par une véritable économie de guerre. Les commandes publiques ont explosé, l'industrie de défense a tourné à plein régime et l'État a injecté massivement des capitaux dans le secteur militaire.

Mais depuis 2025, les premiers signes d'essoufflement apparaissent. Les revenus pétroliers ralentissent, les sanctions occidentales produisent davantage d'effets et le déficit budgétaire continue de se creuser.

Un constat que le ministre russe de l'Économie reconnaissait déjà il y a un an, lors du précédent Forum de Saint-Pétersbourg. Il estimait alors que la Russie se trouvait "au bord de la récession".

Face à cette situation, le Kremlin multiplie les sources de financement. Le fonds souverain a notamment commencé à vendre une partie de ses réserves d'or. Avant la guerre, il détenait près de 400 tonnes du métal précieux. Aujourd'hui, ces réserves ont fondu de 65% et sont tombées à environ 140 tonnes.

Le gouvernement a également activé le levier fiscal. En 2024, Vladimir Poutine a réformé l'impôt sur le revenu en renforçant sa progressivité afin de solliciter davantage les ménages les plus aisés et les entreprises dans l'effort de guerre.

Enfin, les autorités regardent avec attention l'épargne accumulée par les ménages russes. Pour se protéger contre une inflation très élevée, de nombreux Russes ont placé leur argent sur des comptes rémunérés à des taux particulièrement attractifs.

Alors que l'inflation commence désormais à refluer, certains observateurs estiment que le Kremlin pourrait être tenté de mobiliser une partie de cette épargne pour financer ses besoins.

Une stratégie qui ne serait toutefois pas sans risque. À l'approche des élections législatives prévues à l'automne 2026, toute mesure perçue comme une ponction de l'épargne pourrait fragiliser le contrat social sur lequel repose encore une partie de la stabilité politique du pays.

Derrière la vitrine du Forum de Saint-Pétersbourg, la Russie continue donc de bénéficier de sa rente énergétique. Mais cette manne suffit de moins en moins à masquer les fragilités financières d'une économie désormais largement tournée vers l'effort de guerre.
https://www.bfmtv.com/economie/internat ... 40733.html

Re: économie russe

par energy_isere » 01 juin 2026, 23:54

Après l'essence, la Russie interdit les exportations de kérosène jusqu'au 30 novembre

BFM Business1er juin 21026
Paul Louis avec Reuters

Cette décision vise à "assurer la stabilité du marché intérieur des carburants", a indiqué le gouvernement russe dans un communiqué.

Après l'essence, le gouvernement russe a annoncé ce lundi interdire les exportations de kérosène jusqu'au 30 novembre, alors que les frappes ukrainiennes contre les raffineries russes et d'autres infrastructures énergétiques se poursuivent.

La Russie exporte du kérosène principalement par chemin de fer vers l'Asie centrale, notamment au Kazakhstan, au Kirghizistan, au Tadjikistan et en Ouzbékistan. "Le but de cette décision est d'assurer la stabilité du marché intérieur des carburants", a indiqué le gouvernement russe dans un communiqué.

Comme le rappelle Bloomberg, la Russie ne compte par parmi les principaux acteurs du marché mondial du kérosène. En 2025, le pays a exporté en moyenne 30.000 barils par jour, soit moins de 2% de l'offre mondiale. Ses exportations ont par ailleurs baissé pour atteindre 28.000 barils au cours des quatre premiers mois de 2026.

Les exportations d'essence déjà restreintes

Cette annonce intervient alors que Moscou a déjà restreint ses exportations d'essence, mais n'a pas encore pris de mesures concernant le diesel, l'agence de presse Interfax ayant cependant rapporté la semaine dernière que des mesures étaient à l'étude.

La production de diesel en Russie a chuté d'environ 10% en mai, s'ajoutant à une baisse mensuelle de 10% en avril, les attaques de drones ukrainiens contre les raffineries les ayant contraintes à réduire ou à interrompre leur production, selon les données de Reuters publiées vendredi.

Là encore, cette décision d'interdire les exportations d'essence vise à préserver la stabilité du marché intérieur russe. Lorsque les prix mondiaux augmentent, les producteurs ont en effet intérêt à vendre à l’étranger, où les marges sont plus élevées. Cela réduit l’offre disponible sur le territoire russe, ce qui entraîne une hausse des prix domestiques à la pompe. Pour éviter une inflation excessive et des tensions sociales, le gouvernement intervient donc en limitant ou en bloquant les exportations d’essence.
https://www.bfmtv.com/economie/entrepri ... 10657.html

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