économie russe

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Re: économie russe

par energy_isere » 01 juin 2026, 23:54

Après l'essence, la Russie interdit les exportations de kérosène jusqu'au 30 novembre

BFM Business1er juin 21026
Paul Louis avec Reuters

Cette décision vise à "assurer la stabilité du marché intérieur des carburants", a indiqué le gouvernement russe dans un communiqué.

Après l'essence, le gouvernement russe a annoncé ce lundi interdire les exportations de kérosène jusqu'au 30 novembre, alors que les frappes ukrainiennes contre les raffineries russes et d'autres infrastructures énergétiques se poursuivent.

La Russie exporte du kérosène principalement par chemin de fer vers l'Asie centrale, notamment au Kazakhstan, au Kirghizistan, au Tadjikistan et en Ouzbékistan. "Le but de cette décision est d'assurer la stabilité du marché intérieur des carburants", a indiqué le gouvernement russe dans un communiqué.

Comme le rappelle Bloomberg, la Russie ne compte par parmi les principaux acteurs du marché mondial du kérosène. En 2025, le pays a exporté en moyenne 30.000 barils par jour, soit moins de 2% de l'offre mondiale. Ses exportations ont par ailleurs baissé pour atteindre 28.000 barils au cours des quatre premiers mois de 2026.

Les exportations d'essence déjà restreintes

Cette annonce intervient alors que Moscou a déjà restreint ses exportations d'essence, mais n'a pas encore pris de mesures concernant le diesel, l'agence de presse Interfax ayant cependant rapporté la semaine dernière que des mesures étaient à l'étude.

La production de diesel en Russie a chuté d'environ 10% en mai, s'ajoutant à une baisse mensuelle de 10% en avril, les attaques de drones ukrainiens contre les raffineries les ayant contraintes à réduire ou à interrompre leur production, selon les données de Reuters publiées vendredi.

Là encore, cette décision d'interdire les exportations d'essence vise à préserver la stabilité du marché intérieur russe. Lorsque les prix mondiaux augmentent, les producteurs ont en effet intérêt à vendre à l’étranger, où les marges sont plus élevées. Cela réduit l’offre disponible sur le territoire russe, ce qui entraîne une hausse des prix domestiques à la pompe. Pour éviter une inflation excessive et des tensions sociales, le gouvernement intervient donc en limitant ou en bloquant les exportations d’essence.
https://www.bfmtv.com/economie/entrepri ... 10657.html

Re: économie russe

par energy_isere » 22 mai 2026, 09:52

En Russie, près de 25 % des capacités de raffinage à l'arrêt à la suite d'attaques de drones

LT (avec Reuters) Publié le 22 mai 2026

Les installations russes touchées représentent 83 millions de tonnes de capacités annuelles de raffinage. La liste des sites visés illustre l’ampleur de la vulnérabilité russe face au attaques de drones menées par l'Ukraine.

Les infrastructures énergétiques du Golfe ne sont plus les seules à tourner au ralenti. Les frappes ukrainiennes contre les infrastructures énergétiques russes changent d’échelle. En quelques jours, une série d’attaques de drones a contraint plusieurs grandes raffineries du centre de la Russie à ralentir fortement leur activité, voire à arrêter totalement leur production. Un choc industriel majeur pour Moscou, qui fragilise l’approvisionnement intérieur en carburants, réduit les recettes budgétaires du Kremlin et ravive les tensions sur un marché pétrolier mondial déjà sous pression géopolitique autour du détroit d’Ormuz.

Selon des sources industrielles et des données officielles, les installations touchées représentent 83 millions de tonnes de capacités annuelles de raffinage, soit environ un quart des capacités russes. Leur poids dans la production de carburants est encore plus critique : elles assurent « plus de 30 % pour l’essence et d’environ 25 % pour le diesel » de la production nationale estime Reuters.

La liste des sites visés illustre l’ampleur de la vulnérabilité russe. Parmi eux figurent la raffinerie de Kirishi, près de Saint-Pétersbourg, celle de Moscou, mais aussi des complexes situés à Nijni Novgorod, Riazan ou Iaroslavl. L’une des plus importantes installations du pays, Kirishi, capable de traiter 20 millions de tonnes par an, est « complètement à l’arrêt depuis le 5 mai », selon plusieurs sources. Autre pilier du raffinage russe, la raffinerie NORSI, exploitée à Nijni Novgorod, a été attaquée le 20 mai. « On ignore encore si NORSI a pu maintenir une partie de ses activités. »

Impact budgétaire

Ces nouvelles perturbations interviennent alors que Moscou tente déjà de contenir les effets des précédentes frappes ukrainiennes sur son appareil énergétique. Depuis le début de l’année, Kyiv a multiplié les opérations ciblant raffineries, dépôts pétroliers et oléoducs. L’objectif est double : réduire les capacités logistiques et industrielles de la Russie tout en amputant les revenus tirés des hydrocarbures, essentiels au financement de l’effort de guerre.

L’impact budgétaire est loin d’être marginal. Les taxes sur le pétrole et le gaz représentent environ un quart des recettes fédérales russes. La baisse des capacités de raffinage complique également l’équation intérieure pour le Kremlin, qui cherche à éviter toute flambée des prix des carburants sur son marché domestique. C’est dans ce contexte que le gouvernement russe a prolongé jusqu’à fin juillet l’interdiction d’exporter de l’essence.

Pour le marché mondial du pétrole, cette dégradation progressive des infrastructures russes ajoute une nouvelle couche d’incertitude. La Russie demeure l’un des principaux producteurs mondiaux d’hydrocarbures derrière les États-Unis et l’Arabie saoudite. Mais les difficultés croissantes du raffinage peuvent désorganiser les flux de produits pétroliers, notamment de diesel, dont Moscou reste un fournisseur majeur pour plusieurs grandes économies importatrices.

C’est notamment le cas de l’Inde et de la Chine, premier importateur mondial d’énergie, qui absorbent une part significative des exportations russes. Plus largement, plusieurs économies émergentes restent exposées aux flux de produits pétroliers russes, en particulier sur le segment du diesel, en étant notamment alimentées par la flotte fantôme russe.
https://www.latribune.fr/article/entrep ... -de-drones

Re: économie russe

par alain2908 » 12 mai 2026, 09:33

energy_isere a écrit : 24 avr. 2026, 19:56 PIB russe en recul, inflation : la banque centrale de Russie abaisse encore son taux directeur sur fond de difficultés économiques

je suis impressionné par le différentiel entre le taux d'inflation et le taux directeur de la banque centrale.

y a quasiment 9 % d'écart, ce que j'ai du mal à imaginer dans un pays comme le notre et à comprendre tout court.

Re: économie russe

par energy_isere » 12 mai 2026, 00:36

La mise en service du moyen-courrier russe MC-21 encore reportée

11 mai 2026

La certification et les premières livraisons du Yakovlev MC-21-310 sont désormais attendues au plus tôt en 2027. L’information émane des récentes déclarations du directeur général de Rostec, Sergueï Tchemezov, rapportées par la presse russe dans le cadre d’une réunion avec le président Vladimir Poutine. Environ un tiers des vols d’essais de certification ont été réalisés à ce stade. L’objectif est d’achever la certification au premier trimestre 2027, avant le lancement de la production en série....
https://www.journal-aviation.com/actual ... 60511.html

Re: économie russe

par energy_isere » 02 mai 2026, 15:28

Guerre en Ukraine : l'économie russe recule, pour la première fois depuis trois ans
Le PIB russe a reculé de 0,3 % sur les trois premiers mois de 2026. Les signaux économiques comme les déclarations des autorités ne laissent pas entendre qu'il s'agit d'un simple trou d'air.

Par Alice Barbier Publié le 1 mai 2026 lesechos.fr

Après -1,8 % en janvier, -1,1 % en février, +1,8 % en mars. A première vue, les chiffres officiels pour le PIB, en recul de 0,3 % sur l'ensemble du premier trimestre, peuvent donner le sentiment que la Russie a eu un simple et rapide passage à vide en début d'année. La presse légitimiste a d'ailleurs parfois titré sur le fait qu'en glissement annuel, de mars 2025 à mars 2026, le PIB a progressé de 1,8 %.

D'autres rappellent qu'en 2023, selon le très officiel organe Rosstat, le PIB trimestriel s'était contracté de 1,9 % en glissement annuel. La croissance avait dû ensuite être révisée à la hausse, avec un très fort rebond, atteignant au total en fin d'année, toujours selon les données officielles, +3,6 %.

Elle était alors portée par une explosion des dépenses publiques dans le secteur militaro-industriel, une hausse des salaires et des rémunérations, mirobolantes parfois, pour ceux qui signaient un contrat avec l'armée pour aller se battre en Ukraine.

Hausse de la TVA

Enfin, certains analystes économiques rappellent que la forte contraction de l'économie en janvier 2026 pourrait être liée à un effet d'anticipation des acteurs économiques face à la hausse de la TVA, passée de 18 % à 20 % au 1er janvier : ces derniers auraient anticipé certaines opérations pour éviter le couperet.

Reste que les données officielles du premier trimestre signent tout de même une dynamique en berne, et peut-être un tournant : c'est la première fois que l'économie russe se contracte depuis trois ans. Et le tableau serait en réalité plus sombre, juge le renseignement militaire suédois. Dans un communiqué publié fin avril, il a assuré que la Russie embellirait ses performances économiques afin d'« apparaître plus résiliente qu'elle ne l'est en réalité ».

Poutine demande des mesures
..............................
https://www.lesechos.fr/monde/europe/gu ... ns-2229641

Re: économie russe

par energy_isere » 24 avr. 2026, 19:56

PIB russe en recul, inflation : la banque centrale de Russie abaisse encore son taux directeur sur fond de difficultés économiques

Boursorama avec Media Services •24/04/2026

Vladimir Poutine a lui même sonné l'alerte quant au ralentissement de l'économie russe, dont le PIB a même reculé de 1,8% en début d'année.


Après les avertissements lancés par le chef du Kremlin, la Banque centrale de Russie (BCR) a abaissé vendredi 24 avril son taux directeur de 0,5 point, à 14,5%, dans un contexte de difficultés économiques dues au coût de l'offensive en Ukraine et aux sanctions occidentales. La BCR a évoqué dans un communiqué justifiant sa décision un affaiblissement général de la croissance et une "incertitude significative concernant l'environnement extérieur et les paramètres de politique budgétaire".

Vladimir Poutine s'est inquiété mi-avril d'une économie en berne, avec un Produit intérieur brut (PIB) en baisse de 1,8% en janvier-février, et a demandé "des propositions de mesures supplémentaires" pour relancer la croissance. La banque centrale a dit s'attendre à un taux directeur moyen compris entre 14 et 14,5% cette année et entre 8 et 10% en 2027. Elle estime aussi que l'inflation annuelle devrait atteindre entre 4,5 et 5,5% en 2026. Les statistiques économiques russes font toutefois l'objet de doutes, émis par plusieurs services de renseignements dont le "Must" suédois, qui a récemment accusé Moscou de truquer ses données pour afficher une économie plus résiliente qu'en réalité.

La BCR a par ailleurs indiqué continuer de tabler sur une prévision de croissance du PIB pour 2026 comprise entre 0,5 et 1,5%. En 2025, le PIB russe avait augmenté de 1%, un rythme de croissance bien plus lent qu'en 2024. La BCR avait maintenu un taux directeur à près de 20% pendant deux ans, alors que l'économie russe bénéficiait de l'explosion des dépenses militaires liées à l'offensive à grande échelle en Ukraine lancée en février 2022.

Les tensions au Moyen-Orient à la rescousse des caisses russes

Mais ces dépenses colossales ont également fait grimper l'inflation, pesant sur la croissance du PIB, tandis que les entreprises ont dénoncé les coûts d'emprunt élevés. La BCR a progressivement abaissé son taux directeur en 2025 à la faveur d'un ralentissement de l'inflation passée de 9,5% en 2024 à environ 5,6% l'an dernier. La guerre au Moyen-Orient a apporté à Moscou un certain répit financier. Selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), la Russie a presque doublé ses revenus provenant des exportations de pétrole en mars. Mais des problèmes structurels, tels que les pénuries de main-d'oeuvre, la volatilité de la monnaie, une inflation tenace et un climat d'investissement morose, continuent de freiner la croissance.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 09dfe30134

Re: économie russe

par energy_isere » 16 avr. 2026, 00:12

Economie russe dans le rouge : Poutine sonne l'alarme et réclame des "mesures supplémentaires"

Boursorama avec Media Services •15/04/2026

La croissance de la Russie a subi un coup de frein massif en 2025, passant à 1% contre 4,3% l'année précédente. Désormais, l'activité développée pour soutenir l'effort de guerre en Ukraine ne suffit plus à maintenir l'économie du pays à flot.

L'économie russe a commencé 2026 dans le négatif, et le Kremlin sonne l'alerte. Vladimir Poutine s'est alarmé mercredi 15 avril d'un déclin en début d'année de l'économie russe, qui continue de pâtir de la coûteuse offensive en Ukraine et des sanctions occidentales. Le Produit intérieur brut (PIB) de la Russie a diminué de 1,8% en janvier-février, a annoncé le président russe lors d'une réunion consacrée aux questions économiques.

Les indicateurs sont "non seulement inférieurs aux attentes des experts et analystes, mais aussi aux prévisions du gouvernement et de la Banque centrale", a-t-il déclaré. Vladimir Poutine a demandé "des propositions de mesures supplémentaires afin de relancer la croissance de l'économie" russe. Les marges de manoeuvre de l'Etat sont limitées.

Supérieur à 50 milliards d'euros au premier trimestre 2026, soit l'équivalent de 1,9% du PIB, le déficit budgétaire dépasse déjà les prévisions pour l'année entière. Les dépenses militaires colossales au profit de l'armée russe engagée dans le conflit en Ukraine ne suffisent plus à tirer l'économie. En 2025, le PIB russe avait augmenté de 1%, un rythme de croissance bien plus lent qu'en 2024 (4,3%). Les recettes tirées des exportations d'hydrocarbures ont plongé de 45,4% en janvier-mars par rapport à la même période de l'année précédente, selon les données du ministère russe des Finances publiées début avril.

Fin mars, la Banque centrale de Russie (BCR) avait abaissé son taux directeur de 15,5% à 15%. "L’économie se rapproche d'une trajectoire de croissance équilibrée", a indiqué la BCR dans un communiqué, notant que la hausse des prix a ralenti en février après une accélération en janvier liée à des facteurs ponctuels. En février, la banque centrale avait déjà abaissé son taux directeur de 16% à 15,5%.

Tensions au Moyen-Orient : une manne de quelle ampleur ?

La BCR avait maintenu un taux directeur à près de 20% pendant deux ans, alors que l'économie russe bénéficiait de l'explosion des dépenses militaires liées à l'offensive à grande échelle en Ukraine lancée en février 2022. Mais ces dépenses colossales ont également fait grimper l'inflation, pesant sur la croissance du produit intérieur brut (PIB), tandis que les entreprises ont dénoncé les coûts d'emprunt élevés mis en place pour freiner l'inflation. La BCR a progressivement abaissé son taux directeur en 2025 pour contenir l'augmentation des prix, parvenant à un taux d'inflation annuel à environ 5,6% sur 2025 contre 9,5% en 2024. La Russie peut cependant espérer tirer parti de la crise énergétique provoquée par la guerre au Moyen-Orient et la fermeture par l'Iran du détroit d'Ormuz, passage stratégique où transite un cinquième du pétrole mondial, qui a fait flamber le prix du baril.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... cea1926a8b

Re: économie russe

par energy_isere » 21 mars 2026, 12:32

Comment la Russie utilise les pavillons africains pour protéger ses exportations pétrolières

Agence Ecofin 19 mars 2026

Depuis le durcissement des sanctions contre Moscou, les flux pétroliers russes s’adaptent en exploitant des failles du transport maritime, rendant leur traçabilité et leur encadrement plus complexes.

La Russie s’appuie de plus en plus sur les registres de navires africains pour maintenir sa flotte fantôme et continuer d’exporter du pétrole malgré les sanctions américaines. Ce qui apparaissait comme des tactiques ponctuelles d’évasion des sanctions s’est transformé en un mécanisme structuré visant à préserver ses revenus énergétiques. C’est ce que révèle le Robert Lansing Institute dans une étude qui documente l’ampleur et la systématisation de ces pratiques.

Selon cette analyse, plus de la moitié des cas documentés de fausses immatriculations en mer sont liés à des juridictions africaines. Dans le détail, 83 navires ont revendiqué une immatriculation aux Comores, tandis qu’au Cameroun, le tonnage du registre maritime a augmenté de 126 % en un an, en grande partie sous l’effet de l’arrivée de pétroliers associés à cette flotte.

Des sanctions américaines confrontées à des limites opérationnelles

Pour les États-Unis, ces registres compliquent plusieurs dimensions clés de l’application des sanctions : le suivi des routes maritimes, l’identification des bénéficiaires effectifs, la vérification des assurances et l’application de sanctions secondaires. Plus ces navires opèrent sous des pavillons offrant une transparence limitée, plus il devient difficile d’imposer des coûts financiers directs à Moscou.

Ainsi, la Russie ne se contente pas de maintenir ses exportations. Elle met en évidence les limites des dispositifs de sanctions, en s’appuyant sur des failles dans les systèmes d’immatriculation maritime et dans la gouvernance du transport maritime international.

Certains registres africains s’inscrivent de plus en plus dans une logique commerciale. Ils offrent des environnements caractérisés par une supervision limitée, des structures de propriété peu transparentes et le recours aux pavillons de complaisance, ce qui dilue la responsabilité des États du pavillon. Pour les opérateurs liés à la Russie, l’enjeu est d’exploiter ces marges du système maritime international pour maintenir leurs activités.

Le phénomène s’inscrit aussi dans le fonctionnement de registres souvent ouverts à des armateurs étrangers et opérant comme des services commerciaux. Dans ce cadre, les exigences de contrôle peuvent varier, facilitant les changements rapides de pavillon et l’intégration de navires dans des circuits plus difficiles à tracer, notamment lorsqu’ils changent fréquemment d’identité ou d’opérateur.

Le Togo, entre pavillon de complaisance et hub régional de redistribution

Le Togo apparaît également dans cet écosystème. Selon le Robert Lansing Institute, le pays dispose d’un registre accessible et est associé à des pratiques de pavillons de complaisance. Il est par ailleurs identifié comme une plateforme de redistribution de carburants à bas coût en Afrique, un point soulevé en 2025 par Aliko Dangote, qui alertait sur les effets de ces flux sur les marchés régionaux et sur la concurrence qu’ils exercent.

Dans ce contexte, le recours à des pavillons africains constitue un levier opérationnel pour la flotte fantôme russe. Une fois immatriculés sous juridiction étrangère, les navires deviennent plus difficiles à cibler, toute action nécessitant l’implication de l’État du pavillon et une coopération administrative souvent longue.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... etrolieres

Re: économie russe

par energy_isere » 08 mars 2026, 13:56

La Russie vend 9 tonnes de ses réserves souveraines d'or en janvier pour financer l'effort de guerre en Ukraine
La Russie aurait vendu 71 % de l’or de son fonds souverain depuis 2022 pour financer la guerre en Ukraine. Un signal fort sur la gestion des réserves d’État.

Par Victor KOSTIK le : 7 mars, 2026

Une liquidation massive de l’or du fonds souverain russe

Depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine, la structure financière du Fonds national de richesse russe (NWF) a profondément évolué. Les données attribuées au ministère russe des Finances indiquent une réduction spectaculaire de la part d’or détenue par ce fonds stratégique.

Entre le printemps 2022 et le début de l’année 2025, les avoirs en réserves d’or de la Russie au sein du NWF auraient chuté d’environ 71 %. L’ampleur de cette contraction dépasse une simple gestion de portefeuille. Elle reflète une mobilisation directe de cette réserve pour soutenir les finances publiques.

La hausse des dépenses militaires, combinée à une volatilité accrue des recettes issues du pétrole et du gaz, pousse l’État russe à convertir progressivement une partie de ses actifs stratégiques en liquidités. Les sanctions internationales compliquent l’accès à plusieurs circuits financiers occidentaux, ce qui renforce l’intérêt des actifs facilement mobilisables.

Dans ce contexte, l’or devient un levier budgétaire immédiat.

L’or, actif stratégique lorsque l’accès aux devises se ferme

Les réserves internationales d’un État remplissent habituellement une fonction de stabilisation face aux chocs économiques. Leur efficacité dépend pourtant d’un élément déterminant : leur capacité à être mobilisées rapidement.

Au début du conflit ukrainien, une part importante des actifs financiers russes détenus à l’étranger a été gelée. Cette situation a modifié la hiérarchie des actifs jugés utiles en période de tension.

L’or détenu par un État possède une caractéristique essentielle : il peut être vendu ou échangé via des circuits alternatifs lorsque les marchés financiers traditionnels deviennent moins accessibles. Sa nature physique limite également les risques de gel d’actifs comparés aux obligations ou aux réserves en devises.

Dans ces conditions, le stock d’or ne représente plus seulement une garantie financière à long terme. Il devient une ressource directement mobilisable pour soutenir la trésorerie publique.

Une stratégie de réserve transformée en outil budgétaire

Au fil des dernières années, Moscou avait déjà modifié la composition de ses réserves souveraines. Les autorités financières avaient progressivement réduit l’exposition aux monnaies occidentales pour renforcer la place du yuan et de l’or.

Cette orientation visait initialement à protéger les réserves nationales contre d’éventuelles sanctions. L’évolution récente montre une autre dimension de cette stratégie : la possibilité de transformer rapidement ces actifs en liquidités lorsque les finances publiques se tendent.

La vente d’or permet de monétiser une réserve stratégique sans dépendre des marchés obligataires internationaux. Cette mécanique offre une source de financement directe, particulièrement utile lorsque l’accès aux capitaux étrangers se restreint.

Les statistiques du World Gold Council confirment les ventes russes

Les données publiées le 3 mars 2026 par le World Gold Council apportent un éclairage supplémentaire sur les mouvements récents des banques centrales.

Selon ces statistiques, la Banque de Russie a été le plus important vendeur net d’or en janvier 2026, avec une cession estimée à 9 tonnes. Cette opération la place largement en tête des ventes officielles enregistrées ce mois-là.

Le rapport mentionne également d’autres ajustements dans les réserves souveraines. La Banque nationale de Bulgarie a réduit ses stocks d’environ 2 tonnes, transfert réalisé vers la Banque centrale européenne après l’adoption officielle de l’euro par le pays le 1er janvier 2026. Cette étape marque l’entrée de la Bulgarie comme 21ᵉ État membre de la zone euro.

Les statistiques indiquent également une réduction d’environ une tonne dans les réserves du Kazakhstan et du Kirghizistan.

Ces chiffres illustrent un ralentissement ponctuel de l’accumulation d’or par les banques centrales après plusieurs années d’achats records. La base des acheteurs reste toutefois large, ce qui confirme la place stratégique de l’or dans la gestion des réserves monétaires.

Un matelas financier qui se réduit progressivement

La création du Fonds national de richesse russe répondait à une logique de stabilisation économique. Ce fonds devait amortir les cycles des matières premières, en particulier la dépendance du pays aux revenus pétroliers et gaziers.

La réduction massive de la part d’or dans ce fonds indique que ce matelas budgétaire est désormais utilisé pour soutenir l’économie et les dépenses publiques.

La Russie conserve encore d’importantes réserves globales. L’attention des marchés se concentre surtout sur la portion réellement mobilisable à court terme.

La trajectoire actuelle suggère que Moscou utilise progressivement ses marges financières accumulées au cours des années précédentes.

Le paradoxe d’un prix de l’or en hausse… qui facilite les ventes

L’évolution récente du cours de l’or introduit une dimension paradoxale dans cette stratégie.

La progression du prix du métal a augmenté la valeur comptable des réserves détenues par plusieurs États. Cette hausse peut également rendre les ventes plus attractives : un volume identique d’or génère davantage de liquidités lorsque les prix montent.

Pour la Russie, cette dynamique permet de compenser partiellement certaines pertes liées aux sanctions économiques. Le stock d’or gagne de la valeur, tandis que chaque tonne vendue rapporte davantage de ressources financières.

La hausse des prix joue donc un double rôle : valoriser les réserves existantes et faciliter leur transformation en liquidités.

Ce que cette situation révèle pour les investisseurs

Les périodes de tensions géopolitiques rendent la finance souveraine beaucoup plus concrète. Les investisseurs ne se limitent plus au volume total des réserves d’un pays.

La composition, la localisation et la convertibilité des actifs deviennent des indicateurs déterminants. Une réserve n’a de valeur stratégique que si elle peut être mobilisée rapidement.

L’évolution de la politique russe rappelle une réalité souvent négligée en période de stabilité : même les actifs considérés comme intouchables peuvent être utilisés lorsque la pression budgétaire s’intensifie.
https://www.bdor.fr/actualites-or/la-ru ... en-ukraine

Re: économie russe

par energy_isere » 14 févr. 2026, 01:35

Russie: la banque centrale abaisse son taux directeur à 15,5% sur fond de ralentissement économique

Boursorama avec AFP •13/02/2026

La Banque centrale de Russie (BCR) a abaissé vendredi son taux directeur de 16% à 15,5% dans un contexte de ralentissement de la croissance, l'économie russe subissant les conséquences de l'offensive en Ukraine et des sanctions occidentales.

"L'économie continue de retrouver une trajectoire de croissance équilibrée", a dit la BCR dans un communiqué, notant toutefois qu'en janvier la hausse des prix s'est "considérablement accélérée en raison de facteurs ponctuels".

Elle estime néanmoins que "les mesures sous-jacentes de la hausse actuelle des prix n'ont pas beaucoup changé. Une fois que l'effet des facteurs ponctuels se sera estompé, la désinflation se poursuivra", a-t-elle dit.

La BCR évaluera la nécessité d'une nouvelle baisse du taux directeur lors de ses prochaines réunions, "en fonction de la pérennité du ralentissement de l'inflation et de l'évolution" concernant les prévisions d’inflation, a-t-elle détaillé.

En décembre dernier, la Banque centrale avait abaissé son taux directeur de 16,5% à 16%.

La BCR avait maintenu un taux directeur à près de 20% pendant deux ans alors que l'explosion des dépenses militaires liées au lancement de l'offensive à grande échelle contre l'Ukraine en février 2022 avait d'abord stimulé l'économie, mais aussi engendré une flambée de l'inflation et rendu le coût de l'emprunt prohibitif.

Elle a progressivement abaissé son taux directeur en 2025, répondant au mécontentement des entreprises concernant le coût élevé de l'emprunt qui freine les investissements et sape l'économie.

Ces efforts pour contenir l'augmentation des prix ont été suivis d'une forte diminution du taux d'inflation annuel en 2025, à environ 5,6% contre 9,5% en 2024, tandis que la croissance était proche de zéro au troisième trimestre.

La BCR vise un taux d'inflation annuel de 4% en 2027.

Le Kremlin cherche à mettre à contribution les citoyens et les entreprises pour résorber un déficit budgétaire qui avoisine les 50 milliards de dollars depuis le début de l'année.

Vladimir Poutine a notamment approuvé l'augmentation de la TVA de 20 à 22% à partir de 2026.

Avec une économie tournée vers la guerre depuis le début du conflit, les dépenses militaires ont continué d'augmenter avec 3% de plus en 2025 par rapport à 2024, soit environ 7% du produit intérieur brut (PIB), selon une estimation du Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI).

Les revenus des hydrocarbures, poumon économique de la Russie affectée par les sanctions internationales et la baisse des prix mondiaux, ont en revanche touché en 2025 leur plus bas niveau depuis 2020.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... cc76f926b2

Re: économie russe

par energy_isere » 04 févr. 2026, 00:05

L'économie russe a officiellement décroché: Vladimir Poutine déclare que la croissance n'a été que de 1% en 2025 (contre 4,3% un an plus tôt)

BFM Business J. Br. avec AFP 03 fev 2026

Vladimir Poutine a déclaré ce mercredi que la croissance russe avait ralenti à 1% en 2025. Une mauvaise nouvelle qui était attendu depuis des mois.

"Je tiens à souligner que le PIB de la Russie a crû de 1% l'an passé. C'est plus bas que la tendance constatée précédemment, comme nous en sommes bien conscients: en 2023 et 2024, la croissance était de 4,1% et 4,3%, respectivement", a affirmé M. Poutine lors d'une réunion du gouvernement.

L'économie russe avait tenu le choc jusqu'à présent depuis le début de la guerre en Ukraine avec une croissance de 3,6% en 2023 (avec un fort rebond tiré par les dépenses publiques) et la mise en place d'une économie industrielle centrée sur la guerre avec encore 4,3% de croissance en 2024 (données officielles de la Banque mondiale).

Mais les sanctions internationales semblent avoir commencé à porter leurs fruits en 2025. En novembre dernier, l'agence des statistiques Rosstat a indiqué que la croissance économique russe était en net ralentissement à 0,6% au troisième trimestre 2025 sur un an. La Banque centrale de Russie a de son côté de nouveau abaissé ses prévisions de croissance, tablant désormais sur une croissance comprise entre 0,5 et 1% pour 2025, après l'avoir précédemment estimée à entre 1% et 2%. En 2024, elle avait été de 4%, soit entre quatre et huit fois plus élevée.

Au-delà des sanctions, ce sont aussi les dépenses militaires colossales du pays qui, après avoir tiré l'économie, ont fini par freiner l'activité en alimentant l'inflation, laquelle se situe autour de 8%. Un niveau qui rend le coût d'emprunt prohibitif et freine l'investissement des entreprises.
https://www.bfmtv.com/economie/internat ... 30791.html

Re: économie russe

par energy_isere » 29 janv. 2026, 10:00

Le russe Lukoil sous sanctions dit avoir signé un accord pour la vente de ses actifs à l'étranger à Carlyle

Boursorama avec AFP •29/01/2026

Le géant pétrolier russe Lukoil, qui est sanctionné par les Etats-Unis, a annoncé jeudi avoir conclu un "accord" avec l'américain Carlyle portant sur la vente de ses actifs à l'étranger.

Le deuxième groupe pétrolier russe a dit dans un communiqué avoir "conclu un accord avec la société d'investissement américaine Carlyle pour la vente de Lukoil International GmbH".

Lukoil précise toutefois que l'accord ne comprend pas les actifs situés au Kazakhstan.

Dans son communiqué, Lukoil explique encore que l'accord reste soumis "à la réalisation de plusieurs conditions suspensives".

La société "poursuit également ses négociations avec d'autres acquéreurs potentiels", indique le groupe.

Lukoil International GmbH a dû être mise en vente "en raison des mesures restrictives prises par certains pays à l'encontre de la société et de ses filiales", poursuit-il, sans détailler.

Fin octobre 2025, pour faire pression sur la Russie en guerre contre l'Ukraine, les Etats-Unis ont inscrit Lukoil et Rosneft, le numéro un du pétrole russe, sur leur liste noire des entités sanctionnées, un registre suivi par de nombreux pays.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 30ce05604f

Re: économie russe

par energy_isere » 28 janv. 2026, 00:52

COMMENT LES SANCTIONS ONT MIS L'AVIATION RUSSE À GENOUX - avions volés, sécurité au rabais... vidéo 13 mn https://www.youtube.com/watch?v=mMwV1y1v0lo

Xavier Tytelman
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138 179 vues 26 janv. 2026 #Ukraine #Russie #guerreukraine
Avions volés, sécurité aérienne en chute libre, projets irréalistes: le transport aérien russe ne survit que grâce au soutien de la Russie et à l'annulation de toutes les normes internationales. Je fais le point sur les différents aspects de la crise dans l'aviation russe et sur ses conséquences, jusqu'à la hausse du prix de nos billets d'avions !

Re: économie russe

par mobar » 18 janv. 2026, 09:21

kercoz a écrit : 18 janv. 2026, 07:55 C'est en sciant que Léonard ....
.., et que scie ma tante en avait ce serait mon oncle! :lol:

Re: économie russe

par kercoz » 18 janv. 2026, 07:55

Si les États-Unis redeviennent le principal fournisseur du Venezuela en naphta, cela pourrait leur donner un nouveau moyen de pression. Si Donald Trump ne peut pas empêcher la société pétrolière publique, PDVSA (Petróleos de Venezuela SA), de conclure un accord avec un fournisseur américain, il peut en revanche retirer l'autorisation donnée à Vitol ou Trafigura d'acheminer du naphta américain au Venezuela...

C'est en sciant que Léonard ....

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