par energy_isere » 08 août 2026, 18:34
La fusion nucléaire vit son « moment SpaceX » : cette entreprise privée américaine a levé à elle seule deux fois plus que toute l’Europe réunie
Guillaume AIGRON 4 août 2026
Une nouvelle levée de fonds à faire pâlir toute la Silicon Valley pour le « roi de la fusion nucléaire » dans le secteur privé !
La start-up américaine Commonwealth Fusion Systems (CFS), née dans les couloirs du MIT en 2018, vient d’annoncer un tour de table supplémentaire d’un milliard de dollars (environ 850 millions d’euros).
Cela va porter le total des fonds réunis depuis sa création à quatre milliards de dollars (près de 3,4 milliards d’euros), soit environ 30 % de tout ce qui a été investi dans les start-up privées de fusion nucléaire à travers le monde à ce jour !
Publiée le lundi 3 août 2026 depuis Devens dans le Massachusetts, l’annonce s’accompagne d’un communiqué signé par Bob Mumgaard, PDG cofondateur de la boîte, qui n’hésite pas à parler d’un « impact civilisationnel » à venir. Ambitieux ? Peut-être. Mais un rapide tour d’horizon de ce que CFS a construit en huit ans montre que les investisseurs qui misent gros sur son projet ne sont pas des rêveurs.
Commonwealth Fusion Systems la pépite de la fusion nucléaire qui affole la Silicon Valley
Une start-up née dans les laboratoires les plus prestigieux du monde
Direction Devens, une petite ville industrielle du Massachusetts, sur une ancienne base militaire réhabilitée en campus technologique, où Commonwealth Fusion Systems a installé son siège en 2021, sur une soixantaine d’hectares.
Le site se situe à moins d’une heure de route du Massachusetts Institute of Technology (MIT), l’un des cinq meilleurs instituts scientifiques et technologiques au monde depuis un siècle. C’est de son Plasma Science and Fusion Center (PSFC) que CFS est directement issue, en 2018.
L’histoire est celle de cinq chercheurs et ingénieurs qui décident de faire sortir du monde universitaire des travaux menés depuis les années 1970. Le PSFC était déjà à l’époque le fer de lance mondial de la « fusion à haut champ magnétique », une approche différente des tokamaks géants type ITER : plutôt que de fabriquer une machine énorme avec des aimants relativement faibles, le centre a tenté le pari inverse d’une machine plus compacte mais avec des aimants beaucoup plus puissants.
À la tête de la nouvelle société, un jeune docteur du MIT, Bob Mumgaard, entouré de son directeur de thèse Dennis Whyte, du physicien Martin Greenwald et des deux ingénieurs Brandon Sorbom et Zach Hartwig. Le pari technologique est audacieux mais les investisseurs suivent : 200 millions de dollars lors d’un premier tour de table en 2018, avec des noms comme Bill Gates, Google, Temasek (le fonds souverain de Singapour) et l’italien ENI.
Aujourd’hui, huit ans plus tard, CFS emploie plus de 1 500 personnes sur son campus de Devens, où elle construit son démonstrateur baptisé SPARC. Un site industriel massif qui accueille chaque année des dizaines d’investisseurs, de responsables politiques et de journalistes venus voir de près à quoi ressemble ce que Bob Mumgaard n’hésite pas à qualifier de « chemin le plus rapide au monde vers l’énergie de fusion commerciale ».
Une levée de fonds record qui matérialise la crédibilité du projet
Le milliard de dollars levé le 3 août porte le total des fonds réunis par CFS depuis sa création à quatre milliards de dollars, une somme considérable pour une entreprise scientifique qui n’a encore rien produit commercialement. Comme dit en introduction de cet article, c’est environ 30 % de tous les capitaux privés investis dans la fusion nucléaire depuis les origines de la filière, tous acteurs confondus.
Le communiqué de CFS insiste sur un point : cette nouvelle vague d’investisseurs n’est pas la même que les précédentes. Aux fonds de capital-risque et aux géants de la tech qui avaient soutenu la boîte au début (Google, NVIDIA, Salesforce, Bill Gates via Breakthrough Energy Ventures) s’ajoutent désormais des fonds de pension, des fonds souverains, des fonds d’infrastructures et des grands industriels. Autrement dit, des investisseurs institutionnels beaucoup plus prudents, qui exigent des retours financiers moins spéculatifs et plus prévisibles.
Leur arrivée dans le capital de CFS marque le passage de la fusion nucléaire du statut de pari technologique risqué à celui de secteur d’investissement mature. Un tournant historique.
Un pari technologique très différent d’ITER
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https://media24.fr/2026/08/04/la-fusion ... pe-reunie/
[quote] [b]La fusion nucléaire vit son « moment SpaceX » : cette entreprise privée américaine a levé à elle seule deux fois plus que toute l’Europe réunie[/b]
Guillaume AIGRON 4 août 2026
Une nouvelle levée de fonds à faire pâlir toute la Silicon Valley pour le « roi de la fusion nucléaire » dans le secteur privé !
[color=#FF0000]La start-up américaine Commonwealth Fusion Systems (CFS), née dans les couloirs du MIT en 2018, vient d’annoncer un tour de table supplémentaire d’un milliard de dollars (environ 850 millions d’euros).[/color]
Cela va porter le total des fonds réunis depuis sa création à quatre milliards de dollars (près de 3,4 milliards d’euros), soit environ 30 % de tout ce qui a été investi dans les start-up privées de fusion nucléaire à travers le monde à ce jour !
Publiée le lundi 3 août 2026 depuis Devens dans le Massachusetts, l’annonce s’accompagne d’un communiqué signé par Bob Mumgaard, PDG cofondateur de la boîte, qui n’hésite pas à parler d’un « impact civilisationnel » à venir. Ambitieux ? Peut-être. Mais un rapide tour d’horizon de ce que CFS a construit en huit ans montre que les investisseurs qui misent gros sur son projet ne sont pas des rêveurs.
Commonwealth Fusion Systems la pépite de la fusion nucléaire qui affole la Silicon Valley
Une start-up née dans les laboratoires les plus prestigieux du monde
Direction Devens, une petite ville industrielle du Massachusetts, sur une ancienne base militaire réhabilitée en campus technologique, où Commonwealth Fusion Systems a installé son siège en 2021, sur une soixantaine d’hectares.
Le site se situe à moins d’une heure de route du Massachusetts Institute of Technology (MIT), l’un des cinq meilleurs instituts scientifiques et technologiques au monde depuis un siècle. C’est de son Plasma Science and Fusion Center (PSFC) que CFS est directement issue, en 2018.
L’histoire est celle de cinq chercheurs et ingénieurs qui décident de faire sortir du monde universitaire des travaux menés depuis les années 1970. Le PSFC était déjà à l’époque le fer de lance mondial de la « fusion à haut champ magnétique », une approche différente des tokamaks géants type ITER : plutôt que de fabriquer une machine énorme avec des aimants relativement faibles, le centre a tenté le pari inverse d’une machine plus compacte mais avec des aimants beaucoup plus puissants.
À la tête de la nouvelle société, un jeune docteur du MIT, Bob Mumgaard, entouré de son directeur de thèse Dennis Whyte, du physicien Martin Greenwald et des deux ingénieurs Brandon Sorbom et Zach Hartwig. Le pari technologique est audacieux mais les investisseurs suivent : 200 millions de dollars lors d’un premier tour de table en 2018, avec des noms comme Bill Gates, Google, Temasek (le fonds souverain de Singapour) et l’italien ENI.
Aujourd’hui, huit ans plus tard, CFS emploie plus de 1 500 personnes sur son campus de Devens, où elle construit son démonstrateur baptisé SPARC. Un site industriel massif qui accueille chaque année des dizaines d’investisseurs, de responsables politiques et de journalistes venus voir de près à quoi ressemble ce que Bob Mumgaard n’hésite pas à qualifier de « chemin le plus rapide au monde vers l’énergie de fusion commerciale ».
Une levée de fonds record qui matérialise la crédibilité du projet
Le milliard de dollars levé le 3 août porte le total des fonds réunis par CFS depuis sa création à quatre milliards de dollars, une somme considérable pour une entreprise scientifique qui n’a encore rien produit commercialement. Comme dit en introduction de cet article, c’est environ 30 % de tous les capitaux privés investis dans la fusion nucléaire depuis les origines de la filière, tous acteurs confondus.
Le communiqué de CFS insiste sur un point : cette nouvelle vague d’investisseurs n’est pas la même que les précédentes. Aux fonds de capital-risque et aux géants de la tech qui avaient soutenu la boîte au début (Google, NVIDIA, Salesforce, Bill Gates via Breakthrough Energy Ventures) s’ajoutent désormais des fonds de pension, des fonds souverains, des fonds d’infrastructures et des grands industriels. Autrement dit, des investisseurs institutionnels beaucoup plus prudents, qui exigent des retours financiers moins spéculatifs et plus prévisibles.
Leur arrivée dans le capital de CFS marque le passage de la fusion nucléaire du statut de pari technologique risqué à celui de secteur d’investissement mature. Un tournant historique.
Un pari technologique très différent d’ITER
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https://media24.fr/2026/08/04/la-fusion-nucleaire-vit-son-moment-spacex-cette-entreprise-privee-americaine-a-leve-a-elle-seule-deux-fois-plus-que-toute-leurope-reunie/