serveurs informatiques 77 milliards de kilowattsheures/an

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Re: serveurs informatiques 77 milliards de kilowattsheures/an

par energy_isere » Aujourd’hui, 11:46

«C’est le plus gros contrat de notre histoire» : Bull sélectionné par l’Europe pour fournir une AI factory à 388 millions d’euros en Finlande
Le fabricant français Bull (ex-Eviden) a été choisi par l’Europe pour fournir un supercalculateur d’IA d’une valeur de 387,8 millions d’euros. Co-développée avec l’américain AMD, cette AI factory sera déployée en 2027 en Finlande. Un signal fort pour Bull, alors que l’Europe a lancé son appel à projet pour des infrastructures encore plus puissantes, les gigafactories d’IA.

Marion Garreau Publié le 31 août 2026 usinenouvelle.com

Bull (ex-Eviden) confirme sa percée sur le marché de l’IA. L’unique fabricant européen de supercalculateurs, historiquement positionné sur le marché du calcul haute performance, a été sélectionné par l’Europe* pour fournir une AI factory à la Finlande. Une machine à 387,8 millions d’euros.

«C’est le plus gros contrat de notre histoire», a réagi Emmanuel Le Roux, le directeur général de Bull, du nom de l’ancienne marque informatique française, ressuscitée à l’occasion du rachat par l’Etat en mars des activités supercalcul d’Eviden, filiale du groupe Atos.

«Ce sera la plus grosse AI factory européenne implémentée jusqu’alors, une machine plus importante encore qu’Alice Recoque», a poursuivi auprès de L’Usine Nouvelle le dirigeant, en référence au second supercalculateur exaflopique d’Europe, dont le chantier doit démarrer cette année en France et que va aussi équiper Bull.

Une infrastructure parmi les plus sobres au monde

Le supercalculateur Lumi-AI – qui sera déployé courant 2027 dans le centre de données du Centre finlandais pour la science (CSC), à Kajaani – a été conçu par Bull en partenariat avec AMD. Le groupe américain des puces, challenger du leader Nvidia, fournira les cartes graphiques (GPU) et les microprocesseurs (CPU). Preuve que sur les semi-conducteurs, la quête de souveraineté de l’Europe patine encore.

Mais la machine intégrera tout de même une nouvelle technologie de Bull, commercialisée début 2026 : le système réseau, qui permet l’interconnexion des processeurs. De quoi valider sa stratégie sur la chaîne de valeur, alors que cette brique technologique est aujourd’hui dominée par Nvidia.

Le supercalculateur Lumi-AI va également intégrer une autre technologie brevetée par Bull : son système de refroidissement liquide direct, qui utilise de l’eau chaude pour refroidir le système. De quoi augmenter la quantité de chaleur récupérable, qui viendra alimenter le réseau de chauffage urbain de Kajaani. «Alimenté exclusivement par de l’électricité renouvelable et hébergé dans une installation répondant aux normes environnementales les plus exigeantes, Lumi-AI figurera parmi les infrastructures d’IA à grande échelle les plus sobres en énergie au monde», écrit le communiqué.

Décupler la puissance de calcul disponible en Europe

Lumi-AI va permettre à l’Europe de se doter d’une septième AI factory sur son sol. Au total, le programme piloté par la structure EuroHPC, sous tutelle de la Commission européenne, doit en faire émerger 13, dans le but de décupler la puissance de calcul disponible sur le territoire et de favoriser le développement de l’IA.

Et une seconde vague doit succéder à la première : la Commission européenne a lancé en août son appel à projet afin de créer jusqu’à sept AI gigafactories, des infrastructures de calcul encore plus puissantes. Et sur lesquelles Bull espère bien se positionner, à travers différents consortiums actuellement à l’étude.

* Précisément, Bull a été sélectionné par la structure EuroHPC JU (une entreprise publique-privée créée par l’Union européenne) et par le consortium Lumi AI Factory, qui réunit la Finlande, la République tchèque, le Danemark, l’Estonie, la Norvège et la Pologne.
https://www.usinenouvelle.com/electroni ... QS37Y.html

Re: serveurs informatiques 77 milliards de kilowattsheures/an

par energy_isere » 29 août 2026, 14:39

Data centers : face à l’afflux de demandes, l’Espagne veut conditionner l’accès au réseau électrique à des critères de souveraineté numérique

L’Espagne veut profiter de l’afflux de projets de data centers pour sélectionner les infrastructures les plus vertueuses. Un projet de décret royal - soumis à consultation - prévoit d’imposer aux centres de plus de 1 MW des exigences en matière d’énergie renouvelable, d’efficacité énergétique et hydrique, mais aussi de souveraineté. Le respect de certaines exigences conditionnera leur accès au réseau électrique.

Thibault Caudron Publié le 28 août 2026
....................
https://www.usine-digitale.fr/informati ... NWVX4.html

Re: serveurs informatiques 77 milliards de kilowattsheures/an

par energy_isere » 27 août 2026, 23:10

Future ZAD en préparation ?
"C’est 10 à 15 fois plus gros qu’un data center classique" : la contestation s’organise contre un gigantesque projet de centre de données pour l’IA

Mathieu Caillaud Publié le 27/08/2026

Le projet dédié à l’Intelligence Artificielle vient de franchir une étape décisive. Le 29 juillet, le préfet de Seine-et-Marne a autorisé la construction des premières infrastructures du site à Fouju, près de Melun en Seine-et-Marne. Mais pour ses opposants, le combat ne fait que commencer. Une mobilisation est prévue ce samedi.


"C’est le gigantisme du projet qui pose problème. C’est 10 à 15 fois plus gros qu’un data center classique." Pour Jean-François Dupont, de France Nature Environnement Seine-et-Marne, le futur Campus IA de Fouju, près de Melun, est d’abord une affaire de démesure. Le projet prévoit à terme onze data centers et jusqu’à 1 400 mégawatts de puissance électrique. Une capacité comparable à celle d'un réacteur nucléaire de type EPR. Le projet, dont l'investissement annoncé atteint 50 milliards d'euros, vient d'être autorisé par le préfet de Seine-et-Marne. Mais ses opposants veulent désormais faire monter la mobilisation.

Outre une pétition qui a recueilli plus de 50.000 signatures, une rencontre citoyenne est organisée ce samedi 29 août à l’Espace Saint-Jean, à Melun, de 10 heures à 17 heures, par le collectif Stop Campus IA. France Nature Environnement, la Confédération paysanne. Plusieurs élus doivent également y participer.

"Un non-sens écologique"

Pour les agriculteurs mobilisés contre le projet depuis la première heure, l'inquiétude est la destruction de terres agricoles. "Ce projet est un non-sens écologique", estime Pauline Isambert, élue à la Confédération paysanne Île-de-France et initiatrice de la mobilisation chez les agriculteurs.

Le campus doit occuper une emprise d'environ 90 hectares, dont 70 hectares qui sont principalement des champs céréaliers. "On est pour installer des paysans, et contre toute forme d’artificialisation", affirme Pauline Isambert.

L'enjeu est d'autant plus sensible en Île-de-France que les terres agricoles sont soumises à une forte pression foncière. Mais avant même l’annonce du projet, le schéma directeur régional d’Île-de-France prévoyait cette artificialisation de 70 hectares.

Une consommation électrique gargantuesque

Le campus doit accueillir onze centres de données destinés notamment au calcul intensif pour entraîner l'Intelligence Artificielle. Sa puissance électrique pourra atteindre à terme 1 400 MW. Le raccordement au réseau sera cependant progressif : RTE prévoit un premier palier de 240 MW d’ici fin 2027, puis 700 MW avant fin 2029, avec une infrastructure conçue pour permettre à terme une montée jusqu’à 1 400 MW.

Cette consommation est au cœur de la contestation de FNE. "Cela entraîne des risques industriels et sanitaires importants", estime Jean-François Dupont. Pour les opposants, l'autre conséquence de cette consommation massive est la chaleur produite par les serveurs.

La création d’un îlot de chaleur ?

Les équipements informatiques doivent être refroidis en permanence. Dans un premier temps, le dispositif fonctionnera principalement par air.

"La chaleur va être rejetée dans l’air, avec le risque de création d’îlots de chaleur. On estime que ces data centers vont produire l’équivalent de chaleur de 200.000 foyers. Or, Melun est à plus de 10 km, trop loin pour récupérer cette chaleur." Le porteur du projet évoque notamment des pistes de récupération pour des serres agricoles. Mais FNE estime que ces solutions ne permettront de valoriser qu'une petite partie de la chaleur produite.

Inquiétude partagée également par la Confédération paysanne : "L’Université de Cornell, en Angleterre, a mesuré qu’un data center fait monter la température de 2 degrés en moyenne toute l’année dans un rayon de 10km autour. Que dire de 11 data centers ?" Aucune étude spécifique n’est pour l’instant venue confirmer ces inquiétudes pour le futur site de Fouju.

Des PFAS et des groupes électrogènes

Autre inquiétude : le projet prévoit plus de 600 groupes électrogènes de secours, une fois les 11 data centers installés. Ils doivent garantir la continuité de l'alimentation électrique en cas de panne. Le dossier prévoit leur fonctionnement avec un carburant de type fuel et un important stockage sur le site. "Tout cela va dégager du CO2 et du bruit, sans compter le risque industriel d’incendie", affirme Jean-François Dupont.

FNE alerte également sur les fluides frigorigènes utilisés dans les systèmes de refroidissement. Selon les données reprises par l'association dans sa pétition, environ 514 tonnes de fluides frigorigènes seraient utilisées chaque année, avec une estimation de 15 tonnes de fuites annuelles de substances classées parmi les PFAS.

La question de l'eau

Pour la Confédération paysanne, le dossier pose également la question de la ressource en eau. "Dans la deuxième phase du projet, ils vont quand même pomper dans la nappe phréatique pour refroidir les machines, alors qu’on nous avait dit le contraire. C’est ce qui est prévu dans l’arrêté préfectoral", affirme Pauline Isambert.

La consommation d'eau est devenue un sujet particulièrement sensible dans une région où les restrictions peuvent être renforcées lors des épisodes de sécheresse, comme cet été. Là encore, les opposants demandent des garanties sur les volumes réellement prélevés et sur les périodes durant lesquelles ces prélèvements pourront être effectués.

Des habitants "perplexes"

Au-delà des enjeux environnementaux, Jean-François Dupont décrit une population locale encore peu mobilisée. "Les élus ont été d’accord pour soutenir le projet, au vu des retombées économiques, car on leur a promis monts et merveilles. Ce sont des petits villages, et pour les habitants, ce qui domine, c’est la perplexité et le fatalisme." C'est précisément ce sentiment que les opposants veulent tenter de faire évoluer lors de la rencontre de samedi.

La conseillère régionale Céline Malaisé, présidente du groupe Gauche communiste, écologiste et citoyenne, soutient également la mobilisation. Dans un communiqué publié le 26 août, elle dénonce un projet "hors normes" et appelle à poursuivre la contestation. Elle estime notamment que la rapidité du calendrier du projet est préoccupante et se dit prête à soutenir d'éventuels recours en justice.

"Ça va trop vite"

Pour Pauline Isambert, le problème est aussi démocratique. "Ça va trop vite et on n’a pas été concerté", affirme-t-elle. L'enquête publique s'est déroulée du 30 avril au 30 mai, soit 31 jours. Elle portait simultanément sur plusieurs volets du projet, notamment l'autorisation environnementale et les permis de construire. La commission d'enquête a finalement rendu des avis favorables sans réserve, avant l'autorisation préfectorale du 29 juillet. "L’enquête publique a été bâclée. Elle a duré un mois, c’est trop court pour un projet de cette envergure. Les habitants n’ont pas eu le temps de se rendre compte de l’ampleur et des risques du projet."

Des recours en préparation

L'autorisation préfectorale ne met donc pas un terme à la contestation. Les opposants qui envisagent des recours avec d’autres associations devant la Cour d’appel de Paris, veulent profiter de la journée de samedi pour élargir la mobilisation. "La réunion publique du 29 août va permettre de réunir ces habitants qui sont inquiets. On veut lutter contre ce fatalisme et étendre la mobilisation", explique-t-il.

Le projet, lui, est désormais entré dans une phase concrète, présenté par ses promoteurs comme une infrastructure stratégique pour développer les capacités françaises et européennes en intelligence artificielle, largement soutenu par le gouvernement. Contactés par mail, les porteurs du projet n'ont pas donné suite à nos sollicitations.

À Fouju, les opposants posent une autre question : jusqu'où peut-on aller pour développer les infrastructures de l'Intelligence Artificielle, et à quel prix environnemental ?
https://france3-regions.franceinfo.fr/p ... 07471.html

Re: serveurs informatiques 77 milliards de kilowattsheures/an

par energy_isere » 25 août 2026, 18:24

Le projet du data center de Microsoft près de Mulhouse reçoit un avis favorable, il doit occuper environ 35 hectares

BFM Alsace L.C. avec AFP 24 aout2026

Le commissaire chargé de l'enquête publique a rendu un avis favorable à la construction d'un centre de données de Microsoft dans le Haut-Rhin, publié lundi 24 août.

Le projet à deux milliards d'euros, contesté par des associations écologistes qui dénoncent sa consommation en énergie et en eau, doit sortir de terre à partir de 2029 dans les communes de Petit-Landau et Hombourg, à l'est de Mulhouse.

Une création de 200 emplois directs

Dédié à l'intelligence artificielle, il doit occuper une surface d'environ 35 hectares au bord du Rhin, actuellement constituée de terres agricoles. Microsoft estime qu'il entraînera la création d'environ 200 emplois directs une fois mis en route.

Le commissaire enquêteur estime qu'il répond "aux besoins numériques de plus en plus importants de l'ensemble de la population et du monde professionnel", justifiant sa consommation électrique, estimée au maximum à 1.500 gigawattheures par an, soit l'équivalent de la consommation moyenne de 375.000 foyers français.

Il relève que "le projet va utiliser principalement de l'électricité décarbonée", et que "Microsoft ne bénéficiera pas d'un accès prioritaire à la ressource électrique au détriment des habitants du secteur".

Il s'est dit convaincu que le projet, qui doit consommer chaque année quelque 5.000 mètres cubes d'eau prélevés sur le réseau d'eau potable, "ne provoquera pas de coupures d'eau et ne dégradera pas la ressource pour les habitants". Le data center ne sera pas connecté à la nappe phréatique d'Alsace ni au Rhin.

Une réserve sur le bruit

La seule réserve émise par l'enquêteur concerne le bruit émis par le centre. Microsoft est invité à en mesurer le niveau une fois le site mis en service et à prendre des mesures s'il est excessif.

L'essor mondial de l'intelligence artificielle (IA), et la demande en puissance de calcul qui va avec, alimente une expansion massive des data centers, dont l'implantation fait parfois l'objet de rejets localement. Pour ce projet, les contributions citoyennes à l'enquête publique étaient à 80% défavorables.
https://www.bfmtv.com/alsace/le-projet- ... 40704.html

Re: serveurs informatiques 77 milliards de kilowattsheures/an

par energy_isere » 24 août 2026, 23:15

Un des plus grands centres de données IA d'Europe à 11 milliards d'euros ouvre dans le Brandebourg

Par Laura Fleischmann Publié le 24/08/2026

Lübbenau : un ancien site de centrale électrique devient un immense centre de données d'IA, possible début d'une nouvelle ère pour la Lausitz.

En plein cœur de la Lusace, l'un des plus grands centres de données d'IA d'Europe est en train de voir le jour. L'entreprise Schwarz Digits, qui comme les enseignes de discount Lidl et Kaufland appartient au groupe Schwarz, a investi 11 milliards d'euros dans la reconversion d'une ancienne centrale électrique à Lübbenau. Environ 100 000 processeurs graphiques (GPU) doivent y être installés afin, par exemple, de garantir un entraînement rapide des modèles d'IA.

Pour la ville, le projet pourrait marquer le tournant tant attendu de l'ère post-charbon.

Le site sort de terre à toute vitesse. Environ tous les trois mois, un nouveau bâtiment doit être achevé. Fin 2027, les premières salles de serveurs doivent entrer en service. Parmi les clients figure par exemple la police du Bade-Wurtemberg. Mais les propres données du groupe Schwarz, notamment issues des paiements et des commandes, seront également stockées ici, sur une surface de 13 hectares.

"Chaque nuit, nous traitons un milliard de décisions d'IA rien qu'au sein du groupe", expliquait Rolf Schumann en novembre 2025. Il est l'un des deux directeurs généraux de Schwarz Digits. À chaque décision d'achat, par exemple dans les magasins Lidl ou Kaufland, des données sensibles sont générées.

Selon le Süddeutsche Zeitung, Schumann affirme: "Ce sont des données que je ne confierais jamais à des tiers". "Ici, nous créons l'infrastructure indépendante et sécurisée qui permet aux entreprises et aux citoyens de garder le contrôle de leurs données et de façonner notre avenir numérique de manière autonome."

Critiques sur l'impact climatique

Ailleurs, notamment aux États-Unis, les citoyens s'opposent régulièrement aux centres de données d'IA. Mi-juillet, 142 manifestations ont eu lieu en une seule journée dans 42 États. Le reproche: ces centres seraient trop gourmands en énergie, trop bruyants et consommeraient trop d'eau.

Sur le site de Lübbenau, beaucoup de choses doivent se passer autrement, et cela signifie aussi: de manière plus respectueuse du climat. Au lieu de pomper en permanence de l'eau pour le refroidissement, le complexe de bâtiments a été conçu de façon à n'être rempli d'eau qu'une seule fois.

L'eau provenant du réseau, comme l'explique sur place Stefan Hees, responsable du département Datacenter & Computerservice chez Schwarz Digits, reste dans un circuit fermé et ne peut pas s'évaporer. Un remplissage complémentaire n'est donc pas nécessaire.

Pour laisser filtrer le moins de bruit possible vers l'extérieur, le bâtiment est spécialement isolé. De plus, il est situé à bonne distance des habitations. Le niveau sonore réel ne sera toutefois connu qu'une fois le projet achevé, car les serveurs peuvent être très bruyants.
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https://fr.euronews.com/my-europe/2026/ ... s-le-brand

Re: serveurs informatiques 77 milliards de kilowattsheures/an

par energy_isere » 23 août 2026, 15:59

"On n'en veut pas !" : un projet de data center à 4,5 milliards d'euros sème la colère dans l'Oise
Alors que la construction d'un data center pour un géant du numérique est en projet dans l'Oise, les riverains craignent de subir des effets négatifs sur leur quotidien.

Par Adrien Deschepper Publié le 20 août 2026

« Si ce projet ne se fait pas ici, il se fera en Allemagne et ce serait désastreux. C’est un sujet d’intérêt national ». Face aux riverains, le porteur de projet du data center de Rantigny, dans l’Oise, a tenté d’expliquer l’importance de créer une telle infrastructure en France, pays qui en compte déjà pourtant au moins 300. Nombreux sont les habitants des environs à en avoir peur. Car ici, au beau milieu de la campagne, pourraient sortir de terre d’ici 2029, le long de la RD1016 entre Creil et Clermont, deux immenses bâtiments, utilisés pour stocker dans des serveurs informatiques dopés à l’IA, tout un tas de données numériques (vidéos, photos, articles mais aussi informations administratives de l’Etat, des services publics, des industriels…) pour un exploitant dont l’identité est volontairement gardée secrète (vraisemblablement l’hyperscaleur Microsoft, ndlr). Un investissement privé colossal de 4,5 milliards d’euros !
... abonnés
https://actu.fr/hauts-de-france/rantign ... 85939.html
"Notre village, il est mort" : dans l'Oise, l'implantation de deux data centers alarme les riverains
Lors d'une dernière réunion publique à Rantigny, mercredi, à propos de ces deux data centers nouvelle génération dédiés à l'intelligence artificielle, de nombreux habitants ont montré leur opposition.

.......
À Rantigny, près de Creil, dans l'Oise, deux data centers nouvelle génération dédiés à l'intelligence artificielle, d'une puissance informatique de 96 Mw chacun, doivent voir le jour sur une ancienne friche industrielle d'ici 2029. Mercredi 19 août dans la soirée, une dernière réunion publique a été organisée dans le village de 2 500 habitants, dont beaucoup sont venus montrer leur opposition au projet porté par la SCI Alyssa, pour un coût estimé à 4,5 milliards d'euros.

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https://www.franceinfo.fr/societe/repor ... 54452.html

Re: serveurs informatiques 77 milliards de kilowattsheures/an

par energy_isere » 02 août 2026, 01:37

Datacenters : le passage au 800 volts pourrait rebattre les cartes de l'électrification
L'explosion des besoins énergétiques liés à l'intelligence artificielle pousse les opérateurs de datacenters à repenser leur architecture électrique, alors que la puissance des racks est passée de moins de 50 kW à 200-600 kW et pourrait atteindre environ 1 MW d'ici la fin de la décennie. Selon McKinsey, cette montée en densité rend les systèmes traditionnels en courant alternatif moins adaptés et favorise l'émergence d'architectures en courant continu de 800 volts.

Valentin Aufrand Publié le 31/07/2026

Cette transition n'est déjà plus théorique puisque Nvidia prépare son écosystème Vera Rubin à l'ère des datacenters 800 VDC, avec plus de vingt partenaires travaillant sur les composants et systèmes électriques nécessaires aux futures "AI factories". A ces niveaux de puissance, l'enjeu est considérable puisque le 800V permet de réduire le courant, les pertes électriques et les besoins en cuivre. McKinsey estime qu'une architecture reposant sur des transformateurs à semi-conducteurs pourrait réduire de 15 à 18% les investissements hors informatique et de 8 à 10% les coûts énergétiques.

Pour les investisseurs, ce basculement pourrait redistribuer les profits vers les semi-conducteurs de puissance en SiC et GaN, les convertisseurs, protections DC, busways, connecteurs et systèmes intégrés de puissance et de refroidissement, au détriment de certains équipements AC traditionnels. Mais la convergence pourrait dépasser largement les datacenters, car l'automobile a déjà industrialisé les architectures 800V pour les véhicules électriques, développant des compétences dans les onduleurs, modules de puissance, isolation, commutation et gestion thermique qui peuvent désormais être transférées vers l'infrastructure IA.

Réciproquement, les volumes d'investissement attendus dans les datacenters pourraient accélérer l'industrialisation des technologies haute tension et des semi-conducteurs de puissance, avec des retombées potentielles pour les véhicules électriques, la recharge rapide, les renouvelables et les entraînements industriels. Le 800V pourrait ainsi devenir moins une technologie propre aux datacenters qu'une nouvelle plateforme commune à plusieurs marchés de l'électrification.
https://www.zonebourse.com/actualite-bo ... d8db89f126

Re: serveurs informatiques 77 milliards de kilowattsheures/an

par energy_isere » 26 juil. 2026, 12:07

La facture s’alourdit pour le projet de data center d’Oracle au Nouveau-Mexique... et révèle le vrai prix de la course aux infrastructures d’IA

Entre surcoûts imprévus, contentieux juridiques et pression citoyenne, l’expansion des infrastructures IA entre dans une phase où le défi n’est plus seulement technologique ou financier, mais aussi environnemental, social et réglementaire.

Thibault Caudron Publié le 21 juillet 2026
.................
lire https://www.usine-digitale.fr/informati ... FLZRA.html

Re: serveurs informatiques 77 milliards de kilowattsheures/an

par energy_isere » 21 juil. 2026, 14:09

Corée, Chine, Japon... À court de terrains et d’eau douce, l’industrie du data center se tourne vers l’océan dans les pays d’Asie avec des projets portés par Samsung, HiCloud ou Hitachi

Entre la barge nearshore de Samsung, les navires reconvertis de MOL et Hitachi, et le module sous-marin de HiCloud déjà opérationnel en Chine, la prochaine vague de data centers pourrait bien se jouer loin de la terre ferme... si l’équation économique est validée.

Thibault Caudron Publié le 11 juillet 2026

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Le data center flottant (FDC) de Samsung Heavy Industries

Après avoir saturé les zones périurbaines, l’industrie des data centers regarde désormais vers le large, et même sous la surface. C’est notamment le cas de Samsung Heavy Industries, la branche construction navale du groupe coréen, qui investit massivement dans le secteur de l’intelligence artificielle, et qui a annoncé la commercialisation d’un data center flottant (Floating Data Center ou “FDC”) d’ici le deuxième trimestre 2028.

Une alternative à la terre ferme pour répondre à une demande exponentielle

Portée surtout par les systèmes d’IA et le cloud, le marché mondial des data centers pourrait doubler d’ici 2030, avec une capacité énergétique d’environ 200 gigawatts et des investissements de 3000 milliards de dollars. Le hic, c’est qu’ils ont besoin de vastes emprises foncières, d’une électricité abordable et de volumes d’eau considérables pour le refroidissement. Autant de ressources qui deviennent de plus en plus difficiles à obtenir à proximité des grandes agglomérations.

Aux États-Unis comme en Europe, la contestation citoyenne contre la prolifération des data centers d’IA s’intensifie même, retardant voire bloquant des projets entiers. L’installation en mer pourrait donc permettre de contourner à la fois la pénurie de foncier disponible et la lenteur des procédures d’urbanisme, tout en offrant un accès immédiat à une source de refroidissement naturelle.

Les défis techniques du data center en mer

Pour son projet, Samsung Heavy Industries construit une barge entièrement nouvelle, d’une capacité de 50 MW, intégrant une salle serveurs, un système de production d’électricité embarqué et des réservoirs de gaz naturel liquéfié. La première unité construite fera office de démonstrateur technologique, avant toute production en série. Si le projet est validé, la première génération de navires de cet type restera amarrée près des côtes et raccordée au réseau électrique terrestre, avant d’envisager des installations véritablement offshore dotées de leur propre source d’énergie.

La viabilité économique du concept reste toutefois à démontrer. L’eau salée est corrosive, les tempêtes constituent une menace permanente pour les infrastructures, et l’acheminement de la fibre optique et de l’électricité jusqu’à une barge amarrée engendre des coûts et des risques supplémentaires. Pour anticiper ces contraintes, Samsung a signé un accord de développement conjoint avec Supermicro afin de valider le comportement de systèmes d’IA déployés en environnement fluvial et maritime.

En Chine, un data center immergé alimenté par l’éolien offshore

La Chine, elle, dispose déjà d’un premier data center installé à 35 mètres sous la mer, non loin de Shanghai. Mis en service en mai 2026 et porté par HiCloud Technology aux côtés de China Telecom, de l’énergéticien Shenergy et du groupe d’infrastructures CCCC, ce projet évalué à 226 millions de dollars héberge environ 2000 serveurs dédiés à l’IA, au traitement de données et au support de la 5G. Il tire plus de 95% de son électricité d’un parc éolien offshore de plus de 200 turbines, ce qui en fait le premier data center sous-marin au monde fonctionnant intégralement à l’énergie éolienne.

Grâce à un refroidissement passif assuré par l’eau de mer, l’installation affiche un PUE inférieur à 1,15, contre une moyenne industrielle proche de 1,5, soit une réduction de 22,8% de la consommation par rapport à un site terrestre équivalent. En plus sans consommer une goutte d’eau douce, un avantage décisif face au stress hydrique croissant. Microsoft avait déjà exploré le concept entre 2013 et 2024 avec son projet Natick, qui avait montré des taux de défaillance inférieurs à ceux observés à terre. Il ne s’était pourtant pas suivi d’une industrialisation, essentiellement pour des raisons économiques et de de complexité de maintenance.

Mitsui OSK Lines et Hitachi jouent la carte du recyclage de navires

Samsung et HiCloud ne sont pas seuls sur ce créneau. Un consortium japonais réunissant Mitsui OSK Lines (MOL) et Hitachi a choisi une troisième voie. Les deux groupes veulent installer des équipements de data centers sur des navires existants reconvertis, avec un objectif de mise en service dès 2027.

Cette approche présente plusieurs avantages. L’investissement initial est réduit grâce à la réutilisation des systèmes de bord (climatisation, prise d’eau, production électrique). De plus, la surface disponible peut être considérable puisqu’un un navire transporteur de véhicules offre par exemple environ 54 000 m² de plancher, l’équivalent d’un des plus grands data centers terrestres du Japon. Le projet promet aussi des délais de construction réduits, environ un an contre trois ans pour un site terrestre classique.
https://www.usine-digitale.fr/informati ... EPORI.html

Re: serveurs informatiques 77 milliards de kilowattsheures/an

par energy_isere » 21 juil. 2026, 14:02

13 milliards de dollars, un gigawatt : Meta bâtit son premier data center au Canada

Dotée d’abondantes réserves de gaz naturel, bien moins cher qu’aux États-Unis, et d’un climat continental qui permet de réduire les coûts de refroidissement, la province canadienne de l’Alberta attire les géants technologiques, à l’instar du nouveau projet présenté par Meta.

Thibault Caudron Publié le 10 juillet 2026

“Hello, Sturgeon County!“ : c’est par ces mots que Meta a officialisé son entrée sur le sol canadien avec un data center d’une capacité d’un gigawatten Alberta, pour un investissement annoncé à 13 milliards de dollars canadiens. Ce sera le 33e du groupe dirigé par Mark Zuckerberg à l’échelle mondiale et son plus vaste projet en dehors des États-Unis.

La construction doit s’étaler sur deux à trois ans et mobiliser jusqu’à 3 000 travailleurs au pic du chantier, pour environ 300 emplois pérennes une fois le site opérationnel. Ce projet s’inscrit dans la trajectoire d’investissement de Meta, dont le budget de dépenses doit approcher les 145 milliards de dollars, aux côtés d’autres méga-chantiers comme celui au Texas.

Pourquoi l’Alberta séduit les géants de l’IA

Meta n’est pas le premier hyperscaler à fouler le sol de l’Alberta. Et pour cause : la province dispose de réserves abondantes de gaz naturel, vendu nettement moins cher que l’autre côté de la frontière, et son climat continental permet de réduire les coûts de refroidissement des infrastructures. Le gouvernement provincial, qui courtise depuis des années la Silicon Valley, autorise en outre les porteurs de projets à construire leurs propres sources d’énergie pour contourner les limites de capacité du réseau existant.

Le gouvernement fédéral canadien a d’ailleurs présenté le mois dernier une stratégie IA misant sur le réseau électrique propre du pays, largement alimenté par des énergies renouvelables. Meta, elle, assure vouloir injecter suffisamment d’énergie propre dans le réseau pour couvrir 100% de la consommation de son site et financer intégralement les nouvelles infrastructures, au bénéfice, selon elle, de l’ensemble des consommateurs albertains.

La question de l’alimentation gargantuesque en eau et en électricité

Une fois pleinement opérationnel, le campus consommera autant d’électricité qu’environ 800 000 foyers. Meta s’est donc associé à l’entreprise albertaine Pembina Pipeline, pour construire le Greenlight Electricity Centre, une centrale électrique au gaz naturel dédiée dans le comté de Sturgeon. Sa mise en service est prévue fin 2030 avec consommation estimée à 150 millions de pieds cubes de gaz par jour. En attendant, c’est Capital Power qui fournira 250 mégawatts via son parc de centrales existantes.

Sur la question de l’eau, Meta affirme accorder “une priorité absolue à la gestion responsable de l’eau et s’est fixé pour objectif mondial d’avoir un bilan hydrique positif d’ici 2030“. Le futur data center utilisera d’ailleurs un système de refroidissement liquide en circuit fermé économe en eau, doté d’un dispositif de refroidissement à sec. “Nous estimons que notre consommation annuelle d’eau liée à l’exploitation sera inférieure à celle d’un terrain de golf type ou d’une exploitation de colza de 50 acres dans la région“ prétend même le géant américain...
https://www.usine-digitale.fr/big-tech/ ... TRZEM.html

Re: serveurs informatiques 77 milliards de kilowattsheures/an

par energy_isere » 15 juil. 2026, 17:39

Les besoins de l’IA générative transforment les data centers de nouvelle génération en eldorado pour les start-up de batteries

L’explosion des besoins énergétiques liés à l’IA redessine un pan entier du secteur des batteries. Longtemps focalisées sur la voiture électrique, plusieurs start-up spécialistes du stockage d’énergie se tournent désormais vers le marché des data centers.

Thibault Caudron Publié le 5 juillet 2026

“La batterie est devenue un élément essentiel, et non plus simplement souhaitable, des data centers“, a déclaré Mukesh Chatter, CEO d’Alsym Energy, au Financial Times. Sa start-up spécialisée dans les batteries sodium-ion a d’ailleurs connaît d’ailleurs une nette accélération des demandes dans ce secteur depuis plusieurs mois. “Les batteries sodium-ion pourraient restituer l’énergie plus rapidement que les modèles traditionnels au lithium-ion, ce qui les rendrait adaptées à la compensation des fluctuations liées à l’IA“.

Le sodium-ion, une alternative crédible au lithium

Contrairement à l’architecture des data centers traditionnels, les clusters dédiés à l’IA sont plus proches des supercalculateurs, car ils doivent fonctionner en parfaite synchronisation et avec une forte utilisation de leurs ressources. Des dizaines voire des centaines de milliers d’unités de calcul consomment de l’énergie quasiment au même instant, puis s’arrêtent en simultané. Des variations avec de grands pics qui peuvent atteindre plusieurs dizaines de mégawatts en une seule milliseconde.

Les batteries sodium-ion suscitent donc un intérêt croissant car elles pourraient restituer l’énergie plus rapidement que les modèles au lithium-ion, une qualité précieuse pour absorber des changements de charge aussi brutaux. Le sodium est en plus l’un des éléments les plus abondants sur Terre, quand l’extraction du lithium reste concentrée dans quelques pays et exposée à des tensions géopolitiques. Ces batteries peuvent se aussi passer de métaux critiques comme le cobalt ou le nickel.

Un nouveau relais de croissance face au ralentissement du marché des véhicules électriques
Ce virage arrive à point nommé pour l’industrie des batteries, dont la demande côté véhicules électriques est freinée par un ralentissement de la production et une concurrence chinoise agressive. C’est le cas de QuantumScape, développeur américain de batteries à électrolyte solide soutenu par Volkswagen, qui négocierait avec des équipementiers de data centers. Son CEO, Siva Sivaram, juge ce marché nettement plus rentable et susceptible d’accélérer l’accès de l’entreprise à la rentabilité.

De son côté, la start-up britannique Nyobolt met en avant la capacité de sa technologie à laisser les hyperscalers exploiter leurs clusters à pleine puissance sans dépasser les limites de raccordement, au risque, sinon, de devoir brider leurs charges de travail, une limitation pouvant coûter des millions de dollars par minute.

Un marché stratégique sur fond de saturation des réseaux électriques

Un autre aspect déterminant est le fait que dans de nombreux pays, les réseaux électriques sont déjà sous tension, avec des files d’attente de plusieurs années pour un raccordement, énergies renouvelables et gros consommateurs industriels se disputant une capacité limitée.

Cette dynamique s’est accentuée fin 2025, après que plusieurs poids lourds du secteur comme Nvidia, OpenAI, Microsoft ou xAI ont alerté sur les risques de perturbations énergétiques liés aux serveurs d’IA de dernière génération, selon une analyste de BNEF.

Le cabinet estime toutefois que ce segment du lissage de charge ne représentera qu’une fraction modeste du marché global du stockage d’énergie, où les géants établis comme LG Energy Solution ou CATL garderaient l’avantage grâce à des gammes déjà matures et une production plus rapide à augmenter.
https://www.usine-digitale.fr/informati ... TTOGY.html

Re: serveurs informatiques 77 milliards de kilowattsheures/an

par energy_isere » 15 juil. 2026, 09:54

Une première aux Etats-Unis : New York décrète un moratoire sur les data-centers

Boursorama avec Media Services •15/07/2026

L'idée d'un gel des constructions a émergé à la fin de l'année 2025, défendue notamment par le sénateur Bernie Sanders.


Face à l'appétit vorace des poids-lourds de la tech, l'Etat de New York va cesser de délivrer, pendant un an, des permis de construire pour de nouveaux centres de données de grande envergure (d'une capacité d'au moins 50 mégawatts). Cette décision constitue une première du genre pour un Etat américain, tandis que les initiatives se multiplient à travers le pays.

Ce moratoire, signé mardi 14 juillet par la gouverneure Kathy Hochul et qui prend effet immédiatement, doit donner à l'Etat le temps de mieux encadrer ce secteur en pleine expansion avec l'essor de l'intelligence artificielle (IA). Les responsables politiques américains, globalement favorables au secteur de la tech et aux investissements qu'il génère, sont soumis à la pression d'électeurs qui ne veulent pas de telles infrastructures près de chez eux. Des dizaines de villes et de comtés ont ainsi instauré des restrictions locales.

"New York va montrer l'exemple"
Un moratoire avait ainsi été adopté en avril dans le Maine (nord-est), avant d'être bloqué par la gouverneure Janet Mills, au motif qu'il aurait empêché la construction d'un "data center" dans une ville touchée par la fermeture d'une usine. "Alors que le développement des centres de données menace de faire grimper les factures d'eau et d'électricité, de puiser dans nos ressources naturelles et de créer de l'incertitude pour les New-Yorkais, il est de ma responsabilité d'agir et de montrer la voie" , a justifié Kathy Hochul dans un communiqué.

"New York va montrer l'exemple en mettant en place les normes les plus strictes du pays pour le développement des centres de données, en veillant à ce que, lorsque les entreprises réussissent grâce à New York, les New-Yorkais en bénéficient aussi", ajoute-t-elle.

Foncier, eau, énergie : des consommations XXL qui posent question
Les dépenses pour la construction de centres de données aux États-Unis ont explosé ces dernières années, ces infrastructures bénéficiant de dizaines de milliards de dollars d'investissements.

Les détracteurs des "data centers" pointent leur forte consommation électrique, leur utilisation massive d'eau à des fins de refroidissement, les nuisances sonores qu'ils génèrent ou encore le nombre relativement limité d'emplois créés. Leurs partisans soutiennent, au contraire, que bloquer leur développement nuit à l'emploi et laisse le champ libre à la Chine dans la course à l'IA.

Selon une étude publiée fin juin par l'assureur-crédit Allianz Trade, les émissions des centres de données ont atteint 286 millions de tonnes de CO2 en 2025 et pourraient monter jusqu'à 643 millions de tonnes d'ici à 2030. D'après cette étude, près de 70% des émissions mondiales sont concentrées aux Etats-Unis et en Chine. Les besoins en eau augmentent également rapidement: les centres de données auraient consommé quelque 814 milliards de litres en 2025, un volume susceptible de passer à 1.800 milliards d'ici à la fin de la décennie, toujours selon Allianz Trade.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... b425274d20

Re: serveurs informatiques 77 milliards de kilowattsheures/an

par energy_isere » 11 juil. 2026, 00:24

. Coup de tonnerre : le projet d’un puissant data center retardé en raison de l’absence d’étude d’impact environnemental

10 juillet 2026

Le projet du puissant data center aux abords de Valence va être retardé. La justice administrative l’a suspendu ce vendredi 10 juillet 2026 en raison d’une absence d’étude d’impact environnemental.

Le projet du puissant data center dans la banlieue de Valence ne verra finalement pas le jour tout de suite. La justice administrative a suspendu ce vendredi 10 juillet 2026 le permis de construire d’un puissant centre de données d’intelligence artificielle près de la ville en l’absence d’étude d’impact environnemental.

Le 18 décembre 2025, le maire d’Alixan avait délivré un permis de construire sur le site de Rovaltain, qui jouxte la gare TGV de Valence, dans la Drôme, pour un data center d’une puissance initiale de 40 mégawatts susceptible d’être portée à 80 mégawatts, à la start-up marseillaise Sesterce.

Les riverains montent au créneau
Une annonce qui avait déplu à certains riverains, Le collectif Assez Datacenters Rovaltain, qui regroupe des riverains et des associations de défense de l’environnement, dont Les Amis de la Terre et Attac, avait ainsi saisi le tribunal administratif en invoquant des risques environnementaux et de nuisances "extrêmement élevés".

Selon son estimation, le projet, outre les nuisances sonores, est susceptible de provoquer une augmentation des températures dans un périmètre de 200 mètres autour du site.

Des effets dommageables sur l'environnement
Le juge des référés du tribunal administratif de Grenoble l’a donc suspendu, dans l’attente d’un jugement de fond, notamment au regard du risque "de produire des effets dommageables sur l’environnement", qui aurait dû faire l’objet d’une étude avant toute autorisation de construire. Le fonctionnement de tels centres de données "nécessite d’importantes capacités d’alimentation électrique" et une "puissance thermique nominale encore supérieure", a souligné le juge dans sa décision.

Une étude d'impact environnemental demandée
Il aurait donc fallu une étude d’impact environnemental pour "évaluer les effets susceptibles d’être produits [...] sur les milieux naturels, les ressources, les nuisances, les émissions ou les risques", a-t-il ajouté.

Ce dernier a également invoqué une possible "non-conformité aux règles de l’urbanisme" et "un doute sérieux sur la légalité du permis de construire".
https://france3-regions.franceinfo.fr/a ... 85099.html

Re: serveurs informatiques 77 milliards de kilowattsheures/an

par energy_isere » 12 juin 2026, 17:15

La France accélère l’implantation de giga data centers pour l’IA

AFP avec Connaissance des Énergies le 12 juin 2026 à 13h02

Approuvés par certains mais contestés par d’autres, les très grands centres de données vont se multiplier en France, dopés par l’attrait pour l’IA générative, au risque d’exacerber les tensions locales.

Investissements record et besoins de puissance inédits

Un an après une première annonce de 109 milliards d’euros d’investissements liés à l’IA, une nouvelle vague de 93 milliards d’euros a été enregistrée la semaine dernière, portée notamment par des projets de « giga » centres de données dans les Hauts-de-France. En janvier, le gouvernement a évalué la puissance électrique recherchée par les projets en cours à 28,6 GW, dont 5,8 GW déjà sécurisés par un site et assortis d’engagements de raccordement.

Cette dynamique se reflète dans les files d’attente réseau : selon RTE, les droits d’accès au réseau de transport attribués atteignaient fin 2025 environ 30 GW, dont 14 GW pour des centres de données. Dans l’Indre, le maire de Châteauroux, Gil Avérous, soutient l’éventuelle implantation du premier centre détenu en propre par Google en France, y voyant « l’occasion de renforcer [la] desserte électrique et de permettre l’implantation de nouvelles industries ». Pour ce territoire, RTE évoque un investissement de 300 millions d’euros et la construction d’environ 90 kilomètres de ligne.

Acceptabilité locale, extension géographique et risques perçus

Longtemps concentrés en Île-de-France, à Marseille et dans le Nord, les projets gagnent désormais des sites ruraux ou périurbains. « Avec la vague des data centers liés à l’IA, il n’y a pas forcément besoin d’être proche des métropoles pour entraîner des modèles et on voit arriver des projets de plusieurs centaines de mégawatts sur des sites de plusieurs dizaines d’hectares, souvent en zone rurale ou périurbaine, avec des émissions carbone qui viennent contrecarrer les stratégies environnementales locales », observe l’urbaniste Cécile Diguet.

Les oppositions locales se structurent. Le collectif marseillais « Le nuage était sous nos pieds » dénombre une trentaine de groupes mobilisés. Aux Pennes-Mirabeau, près de Marseille, l’opérateur japonais Telehouse projette « Cézanne », un site de 70 MW. Rescapé de l’incendie de 2016, Philippe Chabeaudy alerte : « Le choix d’implantation est incompréhensible. Pour refroidir les serveurs, le data center va rejeter l’équivalent de la chaleur produite par 70 000 chauffages électriques de 1 000 watts alors qu’il se trouve à 85 mètres d’une pinède. »

Contraintes environnementales, controverses juridiques et positionnements de la filière

Si l’électricité française est majoritairement décarbonée, les centres de données s’appuient sur des groupes électrogènes de secours, souvent au gazole. RTE indique que la production d’électricité a été décarbonée à plus de 95 % en 2025, niveau qui alimente les arguments d’accueil de nouveaux usages électro-intensifs. Lou Welgryn, coprésidente de Data for Good, alerte toutefois : « On assiste à une fuite en avant sur l’implantation des centres de données, sans réelle stratégie autre que de reproduire le gigantisme du modèle américain. »

La trajectoire de demande interroge : selon l’Agence de la transition écologique, la consommation d’électricité des centres de données pourrait être multipliée par 3,7 en France d’ici 2035 si les usages numériques se poursuivent au rythme actuel. Sur le terrain réglementaire, des critiques émergent. À Wissous (Essonne), trois associations attaquent en justice ce qu’elles estiment être un « saucissonnage » destiné à contourner l’évaluation environnementale. « L’impulsion politique très forte pour attirer les investissements se traduit par une législation de plus en plus permissive », juge Maxime Colin, de France Nature Environnement Île-de-France, évoquant des textes récents réduisant certaines possibilités d’information du public.

Les responsables écologistes mettent aussi en cause l’occupation du foncier et l’ordre de priorité des usages électriques. En Centre-Val de Loire, l’élu régional Jérémie Godet estime que le projet de 195 ha près de Châteauroux, soit « 279 terrains de football », avec une puissance d’1,2 à 1,3 GW « n’est pas compatible avec la transition écologique » et interroge la cohérence avec l’ambition de « souveraineté numérique ». À l’inverse, la filière affirme jouer la transparence : pour Michaël Reffay, délégué général de France Datacenter, « il n’y a jamais eu de volonté de la filière de forcer la main des élus, qui sont très désireux d’accueillir des milliards d’investissements ». Il soutient qu’un data center « est bien moins contraignant qu’une usine de méthanisation » et qu’« EDF en a besoin comme relais de croissance ».

Pour Maxime Efoui-Hess, du Shift Project, la trajectoire actuelle « revient à prioriser l’électricité pour les centres de données alors même que d’autres usages comme les véhicules électriques sont appelés à se développer ». En parallèle, RTE recense fin 2025 environ 14 GW de droits d’accès déjà réservés à des centres de données, illustrant la vitesse de concrétisation des projets.
https://www.connaissancedesenergies.org ... res-260612

Re: serveurs informatiques 77 milliards de kilowattsheures/an

par energy_isere » 10 juin 2026, 11:07

"Vallée de l'IA" : comment la région Hauts-de-France se positionne comme la destination incontournable pour les investisseurs

Boursorama avec Media Services •10/06/2026

Collectivité locale, État et acteurs économiques locaux jouent "en équipe" pour attirer les investisseurs.

Position géographique avantageuse, foncier accessible, énergie décarbonée... Les atouts de la région Hauts-de-France y attirent des investissements colossaux pour des projets de centres de données. De quoi laisser entrevoir l'apparition d'"une vallée de l'IA" dans cette région autrefois industrielle.

Quarante-cinq milliards d'euros ont été promis par le japonais SoftBank Group pour construire trois centres de données d'une puissance de calcul inédite d'un gigawatt chacun dans la région d'ici 2031. À elle seule, cette annonce représente près de la moitié de la moisson nationale d'investissements étrangers lors du dernier sommet Choose France début juin. D'autres investisseurs se profilent : l'opérateur européen Data4, appartenant au canadien Brookfield, prévoit jusqu'à 30 milliards d'euros pour construire deux autres méga-centres de données dans le Nord.

Xavier Bertrand, président LR des Hauts-de-France et candidat à l'élection présidentielle de 2027, veut marquer le coup avec un sommet de l'IA organisé vendredi à Lille. Présenté comme "l'acte II français" de l'intelligence artificielle après le sommet de Paris l'an dernier, il rassemblera de nombreux experts et dirigeants économiques. "On est à fond sur le sujet" de l'IA , résume-t-il, interrogé par l' AFP .

"Clair et cash"

Si l'Île-de-France concentre actuellement la majorité des infrastructures françaises, les Hauts-de-France présentent beaucoup d'atouts pour héberger ces énormes sites très énergivores. À commencer par sa position géographique au cœur du "FLAP" (Francfort, Londres, Amsterdam, Paris) , les principaux nœuds de connectivité en Europe, et son énergie décarbonée grâce au nucléaire, relève Data4.

C'est aussi "l'un des rares territoires en France (...) qui dispose de friches industrielles très importantes" et réutilisables et ce, avec un coût de l'immobilier logistique "plus faible" que dans les pays voisins , souligne auprès de l' AFP Mathieu Jaud de la Jousselinière, de la société de conseil EY. Ce dernier se dit aussi "frappé" par la "très belle énergie collective" des pouvoirs publics et des acteurs économiques locaux pour attirer des investisseurs.

"Avec la collectivité locale et l'État, on joue en équipe", confirme Xavier Bertrand. "On sait répondre plus vite qu'ailleurs" et "quand on est clair et cash, on gagne du temps et de la confiance" .

La vitesse d'exécution des projets, déjà observée pour les méga-usines de batteries pour véhicules électriques sorties de terre ces dernières années dans les Hauts-de-France, est un facteur clé. Trois sites de la région bénéficient depuis 2025 d'une offre de raccordement accélérée au réseau très haute tension de RTE, en vue d'accueillir des centres de données de grande puissance.

Quant à l'acceptabilité sociale de ces projets, ce n'est "pas un sujet" dans la région, du fait de sa culture "autour de la valeur travail" et de sa tradition industrielle, estime Mathieu Jaud de la Jousselinière.

De son côté, France nature environnement déplore "le manque de débat de fond alors que l'enjeu est énorme". "On n'a aucune information sur les impacts de ces centres, faute de réunions publiques de concertation" en amont des projets, souligne le président régional, Thierry Dereux.

Le surplus de chaleur généré par les centres de données "devra être reversé dans des réseaux de chaleur" urbains, précise Xavier Bertrand, comme pour devancer les critiques environnementales.

Peu d'emplois directs

L'écart entre le gigantisme des investissements et leurs retombées en matière d'emplois amène également à s'interroger. Les trois "data centers" de SoftBank devraient générer seulement 900 emplois directs. Par rapport à d'autres industries comme l'automobile, les centres de données, "c'est quand même moins intégré" au tissu économique local, reconnaît Alexandre Bernard, directeur EY pour le Nord de la France.

Car une grande partie des investissements ira dans la consommation d'énergie, et dans l'achat des puces conçues et fabriquées ailleurs dans le monde, relève-t-il.

Mais pour Xavier Bertrand, ces centres ne sont qu'une première étape devant permettre à terme de créer d'autres emplois. "C'est de l'infrastructure utile et une plus-value pour nos entreprises", tranche-t-il.

Il dit négocier "l'accès à des données souveraines" et un "accès privilégié" à ces gigantesques puissances de calcul pour les entreprises et universités du territoire.

Qu'est-ce que ces centres de données vont générer en "traction réelle" pour bâtir une filière intégrée autour de l'IA dans la région, "je l'ignore", commente plus prudemment Mathieu Jaud de la Jousselinière. "Mais ce qui est certain, c'est qu'il faut jouer la carte à fond".
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... b8f5a87208

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