Effet du changement climatique en France

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Re: Effet du changement climatique en France

par kercoz » Hier, 22:49

Ca c'est la france:
https://reporterre.net/Chasses-de-parto ... a-se-loger

"""Alors que leur saison se termine dans quelques jours, les jeunes femmes décrivent un été difficile. Elles sont habituées à la chaleur et à un travail rude : 35 à 40 °C, accroupies toute la journée dans les vignes. Mais à cela s’ajoutent des conditions de logement qui se sont sérieusement dégradées cette année. Pour la plupart étrangers, les saisonniers du Banyuls ont l’habitude de dormir dans leur camion ou leur tente pour la saison. Leur employeur n’a pas l’obligation légale de les loger.

« Il y a une stigmatisation de ces travailleurs »

« Il y a quelques années, nous étions accueillies dans un camping. Puis ils ont gagné une étoile et n’ont plus voulu de nous », raconte Juliane, qui fait les vendanges de Banyuls depuis près de vingt ans. « Alors, on a pris l’habitude de stationner sur un parking mais, cette année, la municipalité y a interdit les véhicules trop gros, c’était ciblé contre nous », dénonce Maria.

Les saisonniers, entre 50 et 100 — mais dont le nombre reste difficile à estimer tant ils sont éparpillés entre différentes exploitations et différents lieux de couchage — tentent alors de stationner là où ils peuvent. « La police municipale nous réveille la nuit pour nous dire de partir. Certains d’entre nous dorment en ayant peur », poursuit Maria.""""

Re: Effet du changement climatique en France

par GillesH38 » Hier, 22:22

Jeuf a écrit : 05 sept. 2026, 15:47
GillesH38 a écrit : 05 sept. 2026, 01:53
Jeuf a écrit : 04 sept. 2026, 13:38
il y en aura de pires.



Je me demande , entre autres, si
l'évaporation par les forêts a rafraichi (il a bien plu en hiver, il y a de l'eau en profondeur que vont chercher les grandes plantes, les arbres étaient verts pour la plupart) et évité des 45-50°C.
Quand il n'y aura plus rien à évaporer, pourquoi pas 50°C, et des forêts, pour celles qui ne brûlent pas, devenues collection de bois mort debout.
est ce quelqu'un connaît l'explication de pourquoi on a eu plutôt des étés frais et pluvieux entre 2010 et 2015 ?
quel rapport?
ça ne change rien à la tendance
on a eu chaud en 2019, 2022 et 2025, on a eu très chaud en 26
les étés 23 et 24 ont était mieux mais ça on n'aura plus rien de tel dans dix ans
et peut-être dès à présent
le rapport c'est que le phénomène ayant conduit à des étés frais et pluvieux il y a 15 ans (durée inférieure aux "30 ans" canoniques qui définissent "le climat" ) , pourrait se reproduire dans l'avenir, en tout cas je ne vois pas de raison fondamentale pour que ça ne soit pas le cas.

Re: Effet du changement climatique en France

par Jeuf » 05 sept. 2026, 15:47

GillesH38 a écrit : 05 sept. 2026, 01:53
Jeuf a écrit : 04 sept. 2026, 13:38
préparer l'été prochain comme s'il allait être le même".
il y en aura de pires.



Je me demande , entre autres, si
l'évaporation par les forêts a rafraichi (il a bien plu en hiver, il y a de l'eau en profondeur que vont chercher les grandes plantes, les arbres étaient verts pour la plupart) et évité des 45-50°C.
Quand il n'y aura plus rien à évaporer, pourquoi pas 50°C, et des forêts, pour celles qui ne brûlent pas, devenues collection de bois mort debout.
est ce quelqu'un connaît l'explication de pourquoi on a eu plutôt des étés frais et pluvieux entre 2010 et 2015 ?
quel rapport?
ça ne change rien à la tendance
on a eu chaud en 2019, 2022 et 2025, on a eu très chaud en 26
les étés 23 et 24 ont était mieux mais ça on n'aura plus rien de tel dans dix ans
et peut-être dès à présent

Re: Effet du changement climatique en France

par GillesH38 » 05 sept. 2026, 01:53

Jeuf a écrit : 04 sept. 2026, 13:38
préparer l'été prochain comme s'il allait être le même".
il y en aura de pires.



Je me demande , entre autres, si
l'évaporation par les forêts a rafraichi (il a bien plu en hiver, il y a de l'eau en profondeur que vont chercher les grandes plantes, les arbres étaient verts pour la plupart) et évité des 45-50°C.
Quand il n'y aura plus rien à évaporer, pourquoi pas 50°C, et des forêts, pour celles qui ne brûlent pas, devenues collection de bois mort debout.
est ce quelqu'un connaît l'explication de pourquoi on a eu plutôt des étés frais et pluvieux entre 2010 et 2015 ?

Re: Effet du changement climatique en France

par kercoz » 04 sept. 2026, 16:52

Les paysans pleurnichent et se prennent pour des fonctionnaires ...le choix de la monoculture et de l'élevage intensif est un CHOIX qu'ils ne veulent plus assumer .....Les élevages de 500vaches qui tiennent au maïs réclament des bassines alors qu'avec 300vaches et de la culture fourragère de printemps
https://www.produire-bio.fr/articles-pr ... limatique/
ils n'auraient aucun problème .

Arreter de subventionner le ma¨s qui pousse en été .
"Par ailleurs, avec une capacité de production en moyenne supérieure aux cultures fourragères et surtout un faible coût à la tonne de matière sèche récoltée, les prairies naturelles et temporaires restent la base de la production de fourrages. Le prix de revient d’une tonne de matière sèche se situe autour de 20 à 25 €/tonne de MS* pour une prairie naturelle ou temporaire pâturée, de 75 €* pour une prairie temporaire enrubannée, de 55 €* pour une prairie temporaire fanée, de 105 €* pour un méteil fourrager ensilé, et jusqu’à 190 à 220 €** selon l’année pour l’achat d’un foin issu de prairie temporaire.

Il n’y a rien de moins cher que de l’herbe pâturée pour l’alimentation des ruminants, et cela se vérifie chaque année ! Avant toute autre chose, il faut donc tout mettre en place pour s’assurer d’avoir de belles prairies. Toutefois les cultures fourragères peuvent apporter des solutions intéressantes pour adapter son système au changement climatique et le sécuriser davantage, en particulier face aux épisodes récurrents de sécheresse.

Les méteils fourragers y figurent en bonne place : ils se sont largement développés du fait de leur productivité et de la valeur alimentaire du fourrage obtenu. Ces mélanges céréales-protéagineux permettent de produire des stocks de bonne heure au printemps, mais ils peuvent aussi être pâturés. De nombreuses cultures dérobées, semées en fin d’été-automne ou au printemps, peuvent aussi permettre une intéressante production fourragère complémentaire.
Les méteils fourragers

Les méteils fourragers augmentent la période d’implantation de cultures fourragères à l’automne et peuvent ainsi venir compléter des cultures dérobées fourragères. S’ils sont implantés à l’automne et récoltés au printemps, ils permettent de constituer des stocks avant la période sèche. Les méteils fourragers doivent être semés au cours du mois d’octobre : un semis après le 15 novembre pénalise la production. Voyons les différentes stratégies possibles pour en produire.
Deux stratégies possibles pour la production de méteils fourragers

Selon le type d’aliment recherché, en priorité du tonnage ou de la valeur alimentaire, la stratégie sera différente. Si on cherche à obtenir un aliment qui comporte une bonne valeur alimentaire, on optera plutôt pour une coupe précoce, qui se fera au détriment du tonnage. Si on souhaite privilégier le volume produit, on prévoira une récolte « classique », à un stade plus tardif, au détriment de la valeur alimentaire.""""

Re: Effet du changement climatique en France

par Jeuf » 04 sept. 2026, 13:38

préparer l'été prochain comme s'il allait être le même".
il y en aura de pires.



Je me demande , entre autres, si
l'évaporation par les forêts a rafraichi (il a bien plu en hiver, il y a de l'eau en profondeur que vont chercher les grandes plantes, les arbres étaient verts pour la plupart) et évité des 45-50°C.
Quand il n'y aura plus rien à évaporer, pourquoi pas 50°C, et des forêts, pour celles qui ne brûlent pas, devenues collection de bois mort debout.

Re: Effet du changement climatique en France

par energy_isere » 04 sept. 2026, 10:00

La France a connu son "été le plus chaud", le gouvernement veut muscler l'adaptation

AFP •03/09/2026

La France a connu son été "le plus chaud" jamais enregistré, poussant le gouvernement a essayer de muscler son plan d'adaptation du pays face à des extrêmes climatiques appelés à se répéter.

"Nous avons vécu l'été le plus chaud jamais enregistré depuis le début des mesures en 1900", a annoncé la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, lors de la présentation du bilan climatique de l'été, qui pour les météorologues court de juin à août, au siège de Météo-France près de Paris.

L'été a été marqué par une température moyenne sur 24h00 de 24,0°C, soit +3,6°C par rapport aux normales 1991-2020, et devant les étés 2003 et 2022, précise l'établissement public.

Cette chaleur, accompagnée de sécheresses et d'incendies, n'a pas épargné les voisins de la France : l'été 2026 a aussi été le plus chaud jamais enregistré au Royaume-Uni ainsi qu'en Belgique, selon les agences météorologiques locales.

"Electrochoc"

La France a connu trois vagues de chaleur dont l'une, fin juin, a atteint un record d'intensité et une autre, de fin juillet au mois d'août, a égalé avec 23 jours le record de la plus longue vague jamais enregistrée en France, qui datait de 1983.

Le pays a subi un nombre de jours en vague de chaleur "inédit" cet été avec 53 jours, a relevé la PDG de Météo-France Virginie Schwarz.

Le pays a aussi subi pendant cette période des incendies extrêmes, comme celui qui a dévasté une partie de la Gironde. "Fin août, les feux de forêt avaient déjà brûlé six fois plus de surfaces par rapport à la moyenne des vingt dernières années", a souligné Monique Barbut.

Santé publique France a de son côté dénombré quelque 7.300 morts, selon un bilan encore provisoire des victimes des fortes températures cette année établi au 19 août.

"L'été 2026 restera dans l'histoire, mais la question que nous devons nous poser à présent est de savoir de quelle manière il le restera", a souligné Monique Barbut.

"Comme le premier d'une longue série qui continuera à battre des records. Ou comme un moment qui nous aura permis d'être à la hauteur des enjeux d'adaptation et d'atténuation", c'est-à-dire de baisse des émissions de gaz à effet de serre, a-t-elle commenté, appelant à un "électrochoc".

"Préparer l'été prochain"

"Personne n'était mieux préparé que nous" en Europe, a affirmé la ministre, alors que le gouvernement a été critiqué par les oppositions et par certaines ONG pour son "inaction" dès le début de l'été.

Examens scolaires perturbés par les chaleurs accablantes, réacteurs nucléaires à l'arrêt, récoltes menacées : les chaleurs ont eu des effets multiples. Le ministre de l'Economie Roland Lescure a reconnu "un impact absolument terrifiant" des canicules à répétition.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu avait chargé fin juillet Monique Barbut - qui a failli démissionner en raison de son opposition à la loi d'urgence agricole - de lui présenter de nouvelles mesures pour "accélérer" la mise en œuvre du Plan national d'adaptation au changement climatique.

Elle a promis jeudi des conclusions "d'ici la fin du mois de septembre", avec un plan de financement sur cinq ans.

Parmi les pistes retenues, la ministre a évoqué auprès des Echos l'idée d'un relèvement du plafond du Livret A, de 23.000 à 30.000 euros afin de dégager des marges de financement supplémentaires permettant à la Caisse des dépôts d'accorder des prêts de long terme destinés à financer l'adaptation au changement climatique.

Mais, a souligné la ministre, "ce n'est pas une taxe : il ne s'agit pas de demander aux Français de payer un impôt supplémentaire".

Cette proposition" a été accueillie favorablement par la Caisse des Dépôts (...) mais n’a pas encore été arbitrée par Matignon, ni approuvée par Bercy", précise le quotidien économique.

"On ne va pas subir les événements, attendre qu'ils arrivent pour prendre des décisions", a-t-elle martelé, appelant à "préparer l'été prochain comme s'il allait être le même".

"Nous n'aurons pas rénové toutes les écoles d'ici l'été prochain", mais "nous pouvons a minima y faire installer des volets et des brasseurs d'air", a indiqué Monique Barbut, reconnaissant "un certain nombre de situations auxquelles nous devrons porter plus d'attention".

"De même, nous n'aurons pas diversifié les essences de toutes nos forêts d'ici à la prochaine canicule. Mais nous pouvons, d'ici là, imaginer des solutions rapides pour faciliter l'accès des pompiers", a ajouté la ministre, promettant des annonces sur ce sujet à la mi-septembre.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 12c44bef7b

Re: Effet du changement climatique en France

par energy_isere » 02 sept. 2026, 22:15

Canicules et sécheresse coûteront 0,1 point de croissance cette année

AFP •02/09/2026

Les vagues de canicule et la sécheresse en France cette année coûteront 0,1 point de croissance à l'économie française en 2026, en raison de la baisse de la production agricole, selon les calculs de Bercy, un impact qui devrait affecter la prévision de croissance de 0,7% du gouvernement sur l'année.

Lors d'une audition mercredi par la mission parlementaire sur le coût de la canicule, présidée par le député Eric Coquerel (LFI), des représentants de la Direction générale du Trésor ont donné leur estimation de l'impact des événements climatiques de l'été sur l'activité.

Selon eux, la valeur ajoutée agricole, qui mesure la richesse créée par la production, devrait baisser de 8% cette année. C'est environ la moitié de l'effet de la canicule de 2003, où elle avait reculé d'environ 15%.

L'Institut national de la statistique (Insee), auditionné en même temps par la mission parlementaire, a aussi chiffré à 0,1 point de produit intérieur brut (PIB) l'impact des vagues de chaleur de cet été, en-deçà du coût de la canicule de 2003, qui avait été de 0,3 point de croissance.

L'Insee a précisé cependant que l'impact des canicules était "déjà intégré dans les données et la croissance très décevante qu'on a eue sur le premier semestre". Il a révisé vendredi en baisse ses chiffres du PIB aux premier et deuxième trimestres, à respectivement -0,2% et 0,0%.

"Il n'y a pas d'impact vraiment supplémentaire à attendre sur la fin de l'année", a souligné Dorian Roucher, responsable du département de la conjoncture de l'Insee, rappelant que l'institut "compte la production agricole au moment où ça pousse et non pas au moment où on récolte".

Maïs, fourrage et légumes affectés

Dans le détail, les vagues de chaleur et la sécheresse de 2026 "ont considérablement affecté certaines productions agricoles, en particulier le maïs avec -35% de production prévue en 2026 par rapport à 2025", a précisé le ministère de l'Economie. Les prairies ont été aussi, "très touchées, avec une pousse cumulée inférieure d'un tiers à la normale au 10 août".

Ces effets s'ajoutent à ceux du conflit au Moyen-Orient sur l'agriculture, alors que la hausse du prix du gaz a renchéri le coût des engrais azotés et que le commerce mondial d'engrais a été perturbé par la fermeture du détroit d'Ormuz.

Les rendements du blé sont en revanche "très proches de la normale" car "le blé a été récolté très tôt", a indiqué l'Insee.

Les légumes, eux, ont été très affectés, entraînant une "très forte hausse du prix des légumes frais", de l'ordre de 14%, a poursuivi Dorian Roucher. "On estime que c'est 0,1 point d'inflation sur les 2,4% (d'inflation en août) qui vient directement de ces légumes frais", a-t-il dit.

Des travaux publics à la peine

Si les canicules ont eu aussi "de nombreux autres effets sectoriels et localisés", hors agriculture, leurs effets "au plan macroéconomique devraient être plus limités", estime le ministère de l'Economie.

L'Insee a aussi indiqué que des secteurs comme le bâtiment avaient pu souffrir de la chaleur, mais que le plus gros impact concernait l'agriculture.

Un tiers des entreprises de travaux publics ont ainsi déclaré avoir été contraintes dans leur activité par les aléas climatiques au mois de juillet. Mais cette perturbation est intervenue "dans un contexte qui était globalement dégradé", et avec des possibilités de rattrapage par la suite, d'où un impact moindre, a estimé Dorian Roucher.

La ministre de la Transition écologique Monique Barbut avait indiqué mi-août que les canicules à répétition de l'été pourraient coûter à la France "de l'ordre de 10 à 15 milliards d'euros de coûts directs et indirects", ce qui inclut des destructions de stocks, de patrimoine et d'autres effets plus larges, au-delà du manque à gagner pour la croissance.

Outre l'effet attendu sur la croissance, cet impact canicules et sécheresse affectera les finances publiques. En pleine préparation d'un budget difficile pour 2027, qui doit être présenté le 30 septembre, le gouvernement a déjà prévenu que son objectif de déficit public à 5% du PIB cette année serait difficilement atteignable.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... f8871c6cde

Re: Effet du changement climatique en France

par energy_isere » 02 sept. 2026, 21:28

Image
Vagues de chaleur en France : une série exceptionnelle en 2026 ( AFP / Nalini LEPETIT-CHELLA )

source : https://www.boursorama.com/actualite-ec ... f8871c6cde

Re: Effet du changement climatique en France

par energy_isere » 18 juil. 2026, 11:46

Canicules à répétition: l'économie française frappée de plein fouet
Le troisième épisode de canicule à frapper le pays depuis la fin mai touche à sa fin. Les températures extrêmes enregistrées ont de nouveau mis à mal la quasi-totalité des secteurs de l’économie. La France paie une adaptation trop lente face au changement climatique.

RFI le : 15/07/2026 Par :Jeanne Bartoli

Il est encore trop tôt pour évoquer des chiffres consolidés, mais l'évidence a été rappelée récemment par le gouverneur de la Banque de France, Emmanuel Moulin : les épisodes caniculaires ont « clairement » un effet « négatif sur la croissance ». Après trois vagues de chaleur successives, aucun secteur ne semble avoir été épargné.

Agriculture, tourisme et BTP en première ligne

La France est d'autant plus touchée que plusieurs secteurs, poids lourds de l'économie, comme l'agriculture ou le tourisme, sont particulièrement soumis aux aléas climatiques. Le principal syndicat agricole français, la FNSEA, a ainsi alerté jeudi 9 juillet sur « une situation d'une gravité inédite », réclamant au Premier ministre Sébastien Lecornu « un plan de soutien exceptionnel » pour l'agriculture française. Les récoltes de maïs devraient être fortement affectées par les canicules. Les éleveurs ont aussi payé un lourd tribut avec « 9 127 tonnes d'animaux morts », principalement des volailles, « prises en charge par l'État » lors de la canicule de juin, selon la ministre de l'Agriculture Annie Genevard.

Autre secteur touché, le tourisme, notamment dans les grandes villes. Les Français ont en effet réduit massivement leurs déplacements pendant ces épisodes de canicule selon une étude du laboratoire de recherche de l’opérateur de transport Transdev. Du côté du commerce, les soldes d’été ont été prolongées d’une semaine pour compenser la faible fréquentation.

Des surcoûts pour les entreprises qui s'adaptent à la dernière minute

Face à l'intensité des vagues de chaleur, certains secteurs ont dû prendre des mesures de dernière minute pour adapter le travail de leurs salariés, entrainant des surcoûts. « Il faut préserver les salariés, c'est une priorité. Cela veut dire que vous ne faites pas vos sept heures par jour et même s'il y a un report des heures, il faut revoir les plannings, et parfois si l'on veut tenir ses engagements sur les chantiers, on est obligés de prendre de la main d'oeuvre supplémentaire », explique Thierry Leblanc, président de la Fédération du bâtiment de Gironde.

De nombreuses entreprises font également face à des surcoûts d’exploitation pour rafraîchir les bâtiments ou leurs serveurs informatiques avec des factures d’électricité et d’eau en hausse. Des coûts de maintenance et de réparation qui devraient également s'envoler alors que les infrastructures énergétiques et de transport ont été mises à mal par les chaleurs extrêmes.

Le 12 juillet, EDF évoquait trois réacteurs nucléaires à l'arrêt et huit à puissance réduite en France. La vague de chaleur a mis le réseau sous tension et fragilisé certaines infrastructures vieillissantes. De son côté, la SNCF a dû se résoudre à supprimer de nombreux trains alors que le réseau routier a lui aussi été mis à l’épreuve, la chaleur allant jusqu'à faire fondre le bitume sur certaines routes.

Le réchauffement climatique : un facteur de baisse de compétitivité

Face à ces épisodes de chaleur, les salariés ont également dû s'adapter : retard dans les transports, fatigue persistante, nuits écourtées, garde d'enfants lorsque certaines écoles ont fermé leurs portes, ont participé à une baisse de productivité. Selon une étude d'Allianz Trade publiée en mai dernier, au-delà de 30°C, chaque degré supplémentaire entraîne une baisse de la production horaire d'environ 3 % en moyenne. Les auteurs de l’étude n’évoquent pas les conséquences avec des températures au-delà de 35 degrés.

Selon la même étude, entre 2026 et 2030, les vagues de chaleur pourraient entraîner des pertes économiques équivalentes à 206 milliards d’euros en France. Cela ferait de la France l’un des pays les plus touchés au monde avec le Japon et l’Italie.

Dans son 8ᵉ rapport annuel, publié le 9 juillet et intitulé « La France face à ses responsabilités », le Haut Conseil pour le climat alerte sur l’urgence de changer d’échelle dans les politiques climatiques pour protéger la population française face au changement climatique et à la dépendance vis-à-vis des énergies fossiles.
https://www.rfi.fr/fr/%C3%A9conomie/202 ... lein-fouet

Re: Effet du changement climatique en France

par energy_isere » 17 juil. 2026, 23:35

Paris est la ville d’Europe où l’on risque le plus de mourir de chaleur : une étude pointe ce qui manque sous ses rues

par Brice L. 16 juillet 2026,
......................
lire https://sciencepost.fr/paris-est-la-vil ... -ses-rues/

Re: Effet du changement climatique en France

par mobar » 13 août 2025, 15:33

https://www.climato-realistes.fr/feu-de ... -sinistre/
Image
L’attribution systématique des feux au réchauffement climatique est contre-productive car elle accrédite dans l’opinion le caractère inéluctable et croissant des feux de forêt et conduit à rechercher de fausses bonnes solution dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Re: Effet du changement climatique en France

par kercoz » 13 août 2025, 15:28

Pour les pb de surchauffe des batiments, je constate que l'inertie thermique conserve son efficacité pleine env 8 jours ..apres ça baisse : 25 degré le matin au Rdc et 28 au 1er ....par contre je suis allé sur Wiki pour la stratification....je pensais à 1degré pour 2m et c'est bien plus important : 1degré par metre :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Stratific ... n_d'un_lac
""""Dans le cas de l'air dans un bâtiment, l'air chaud est moins dense que l’air froid : l’air chaud monte et l’air froid stagne au niveau du sol. La variation de température peut atteindre 1 °C par mètre de hauteur (ainsi, pour une hauteur de 10 mètres entre le sol et le plafond, on peut constater une différence de température de 10 °C). """""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""
Wiki étudie surtout le cas du chauffage, ...mais pour une clim "naturelle" ...il me semble qu' un étage avec cage escalier ouverte devient vraiment intéressant.
Le paysage rurbain pullule de préfabriqués sans étage et ne nécessitant pas de murs porteurs ...donc sans inertie . Ce qui impose des clim.

Re: Effet du changement climatique en France

par mobar » 13 août 2025, 15:02

Les blaireaux qui partaient étouffer en Espagne ou au Maroc tous les étés vont pouvoir rester en France pour leurs vacances! :lol:

Re: Effet du changement climatique en France

par kercoz » 13 août 2025, 09:50

Il faudrait un suivi des prix immobiliers en Bretagne ...histoire de rigoler.

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