par energy_isere » 29 sept. 2026, 20:40
Donald Trump réunit les dirigeants de l’IA pour discuter d’un encadrement
AFP avec Connaissance des Énergies le 29 septembre 2026
Donald Trump et le président de la Chambre des représentants Mike Johnson reçoivent mardi les principaux dirigeants de l’IA pour discuter de sa supervision, un dossier clivant dans le camp présidentiel.
« Un peu d’encadrement » par le Congrès
D’après CNN, Mark Zuckerberg, patron de Meta, Sundar Pichai, directeur général de Google, et Greg Brockman, président d’OpenAI, figurent parmi les participants attendus à la Maison Blanche. Dario Amodei, directeur général d’Anthropic, et Jensen Huang, patron de Nvidia, doivent également prendre part à la réunion, selon des sources proches du dossier. Elon Musk est aussi attendu à Washington, où il doit participer mardi au lancement d’un portail destiné à centraliser, avec l’appui de l’IA, différents services du gouvernement fédéral.
Mike Johnson a indiqué lundi à Fox Business que la supervision ferait partie des sujets discutés, alors que Donald Trump a jusqu’ici écarté officiellement toute régulation de l’IA. L’élu de Louisiane refuse des « limites strictes » ou un « moratorium » sur le développement de cette technologie, mais juge nécessaire « un peu d’encadrement » par le Congrès.
« Nous devons impliquer (les grands acteurs de l’IA) dans la discussion sur ce à quoi doivent ressembler ces garde-fous supposés, car ce sont eux qui en savent le plus » sur cette technologie, a déclaré Mike Johnson. Cette approche laisse une place centrale aux industriels dans la définition des règles.
82 % des Américains préoccupés par la vitesse de développement de l’IA
Les incidents signalés ces derniers mois par OpenAI, Anthropic, Google ou Meta ont relancé le débat sur la sûreté des modèles avancés et des agents autonomes. Selon un sondage publié par CNN et réalisé à la mi-septembre, 82 % des Américains se disent préoccupés par la vitesse de développement de l’intelligence artificielle. Le sujet prend aussi une dimension électorale à l’approche des législatives du 3 novembre. La Maison Blanche défend une ligne favorable à l’innovation américaine et redoute qu’une contrainte publique trop forte ne donne un avantage aux concurrents chinois.
L’appel lancé à la mi-septembre par Dario Amodei pour ralentir le rythme de développement a suscité de vives critiques chez les républicains, mais pas uniquement. Il a toutefois reçu le soutien de Sam Altman, patron d’OpenAI, de Demis Hassabis, dirigeant de Google DeepMind, d’Elon Musk et de Satya Nadella, directeur général de Microsoft.
Lina Khan, ancienne présidente de l’Agence fédérale américaine de protection des consommateurs durant le mandat de Joe Biden, a rappelé que les entreprises de l’IA pourraient s’exposer à des poursuites si elles commercialisaient un modèle mal maîtrisé, assimilable à un produit défectueux. Jensen Huang a pour sa part estimé la semaine dernière : « S’ils pensent qu’ils ont perdu le contrôle (sur leur IA), alors ne sortez pas de produits tant qu’ils ne sont pas sous contrôle ».
Au sein de l’écosystème, une première ligne rassemble ainsi Dario Amodei, Sam Altman et Demis Hassabis, favorables à une intervention politique pour mieux encadrer la course aux modèles. Une autre, plus proche de Donald Trump, inclut notamment Jensen Huang et Mark Zuckerberg, qui reprochent aux entreprises appelant à un ralentissement de chercher à limiter leur responsabilité en cas de défaillance d’une IA.
La consommation électrique et la localisation des data centers en question
Le développement de l’IA concerne directement les systèmes électriques, en raison des besoins des centres de données, des puces spécialisées et des raccordements associés. La consommation électrique mondiale des centres de données est passée à 485 TWh en 2025 et pourrait atteindre 950 TWh en 2030, selon le rapport d’avril 2026 de l’Agence internationale de l’énergie sur les liens entre IA et énergie.
L’AIE indique aussi que la consommation des centres de données spécifiquement orientés vers l’IA pourrait tripler d’ici à 2030. Aux États-Unis, cette croissance pèse déjà dans les arbitrages entre capacités de production, réseaux électriques, délais de raccordement et localisation des nouvelles infrastructures numériques.
Au Sénat, le chef de la majorité républicaine John Thune défend une « touche légère » de régulation, tout en estimant qu’« il faut au moins avoir un plan et des garde-fous ». Selon lui, Donald Trump n’est pas « vraiment campé sur sa position » hostile à la supervision de l’IA. Même si le dossier progresse au Congrès, aucune loi n’est attendue avant les élections du 3 novembre, la session parlementaire étant suspendue jusque début novembre.
https://www.connaissancedesenergies.org ... enu-260929
[quote][b][size=110] Donald Trump réunit les dirigeants de l’IA pour discuter d’un encadrement[/size][/b]
AFP avec Connaissance des Énergies le 29 septembre 2026
Donald Trump et le président de la Chambre des représentants Mike Johnson reçoivent mardi les principaux dirigeants de l’IA pour discuter de sa supervision, un dossier clivant dans le camp présidentiel.
[b]« Un peu d’encadrement » par le Congrès[/b]
D’après CNN, Mark Zuckerberg, patron de Meta, Sundar Pichai, directeur général de Google, et Greg Brockman, président d’OpenAI, figurent parmi les participants attendus à la Maison Blanche. Dario Amodei, directeur général d’Anthropic, et Jensen Huang, patron de Nvidia, doivent également prendre part à la réunion, selon des sources proches du dossier. Elon Musk est aussi attendu à Washington, où il doit participer mardi au lancement d’un portail destiné à centraliser, avec l’appui de l’IA, différents services du gouvernement fédéral.
Mike Johnson a indiqué lundi à Fox Business que la supervision ferait partie des sujets discutés, alors que Donald Trump a jusqu’ici écarté officiellement toute régulation de l’IA. L’élu de Louisiane refuse des « limites strictes » ou un « moratorium » sur le développement de cette technologie, mais juge nécessaire « un peu d’encadrement » par le Congrès.
« Nous devons impliquer (les grands acteurs de l’IA) dans la discussion sur ce à quoi doivent ressembler ces garde-fous supposés, car ce sont eux qui en savent le plus » sur cette technologie, a déclaré Mike Johnson. Cette approche laisse une place centrale aux industriels dans la définition des règles.
[b]82 % des Américains préoccupés par la vitesse de développement de l’IA[/b]
Les incidents signalés ces derniers mois par OpenAI, Anthropic, Google ou Meta ont relancé le débat sur la sûreté des modèles avancés et des agents autonomes. Selon un sondage publié par CNN et réalisé à la mi-septembre, 82 % des Américains se disent préoccupés par la vitesse de développement de l’intelligence artificielle. Le sujet prend aussi une dimension électorale à l’approche des législatives du 3 novembre. La Maison Blanche défend une ligne favorable à l’innovation américaine et redoute qu’une contrainte publique trop forte ne donne un avantage aux concurrents chinois.
L’appel lancé à la mi-septembre par Dario Amodei pour ralentir le rythme de développement a suscité de vives critiques chez les républicains, mais pas uniquement. Il a toutefois reçu le soutien de Sam Altman, patron d’OpenAI, de Demis Hassabis, dirigeant de Google DeepMind, d’Elon Musk et de Satya Nadella, directeur général de Microsoft.
Lina Khan, ancienne présidente de l’Agence fédérale américaine de protection des consommateurs durant le mandat de Joe Biden, a rappelé que les entreprises de l’IA pourraient s’exposer à des poursuites si elles commercialisaient un modèle mal maîtrisé, assimilable à un produit défectueux. Jensen Huang a pour sa part estimé la semaine dernière : « S’ils pensent qu’ils ont perdu le contrôle (sur leur IA), alors ne sortez pas de produits tant qu’ils ne sont pas sous contrôle ».
Au sein de l’écosystème, une première ligne rassemble ainsi Dario Amodei, Sam Altman et Demis Hassabis, favorables à une intervention politique pour mieux encadrer la course aux modèles. Une autre, plus proche de Donald Trump, inclut notamment Jensen Huang et Mark Zuckerberg, qui reprochent aux entreprises appelant à un ralentissement de chercher à limiter leur responsabilité en cas de défaillance d’une IA.
[b]La consommation électrique et la localisation des data centers en question[/b]
Le développement de l’IA concerne directement les systèmes électriques, en raison des besoins des centres de données, des puces spécialisées et des raccordements associés. La consommation électrique mondiale des centres de données est passée à 485 TWh en 2025 et pourrait atteindre 950 TWh en 2030, selon le rapport d’avril 2026 de l’Agence internationale de l’énergie sur les liens entre IA et énergie.
L’AIE indique aussi que la consommation des centres de données spécifiquement orientés vers l’IA pourrait tripler d’ici à 2030. Aux États-Unis, cette croissance pèse déjà dans les arbitrages entre capacités de production, réseaux électriques, délais de raccordement et localisation des nouvelles infrastructures numériques.
Au Sénat, le chef de la majorité républicaine John Thune défend une « touche légère » de régulation, tout en estimant qu’« il faut au moins avoir un plan et des garde-fous ». Selon lui, Donald Trump n’est pas « vraiment campé sur sa position » hostile à la supervision de l’IA. Même si le dossier progresse au Congrès, aucune loi n’est attendue avant les élections du 3 novembre, la session parlementaire étant suspendue jusque début novembre.
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