par energy_isere » 01 oct. 2026, 10:06
"On est de retour à plus de 90% des volumes d'avant-guerre" : où va tout le pétrole qui transite à nouveau par le détroit d'Ormuz ?
Si la situation entre l'Iran et les Etats-Unis semble toujours coincée, le trafic pétrolier, lui, reprend au large de côtes omanaises selon plusieurs experts. Mais, pour l'instant, l'Europe n'en bénéficie pas.
le 30/09/2026 franceinfo
C'est un nouveau paradoxe. Ou presque. Alors que les prix à la pompe atteignent des records en France, paradoxalement, la situation s'améliore très nettement dans le détroit d'Ormuz. En effet, en septembre, les exportations de pétrole brut des pays du Golfe ont ainsi atteint plus de 80 % de leur niveau d'avant-guerre. Et même plus de 90%, si l'on exclut du calcul l'Iran qui n'exporte plus du tout de pétrole depuis le blocus américain de l'été.
C'est donc du jamais vu depuis le début du conflit entre l'Iran et les Etats-Unis : les tankers circulent dans le détroit, la nuit, à bas bruit, le long des côtes omanaises, selon les constatations de plusieurs sociétés spécialisées dans le suivi des navires.
Six pétroliers chaque jour en moyenne
"Ce sont souvent des convois de plusieurs navires, environ quatre à six navires, qui passent en gros à la queue leu leu. Donc évidemment, ils éteignent leur signal lorsqu'ils arrivent vers l'entrée du détroit. On sait désormais que tout le personnel doit aussi éteindre tout type d'appareils électroniques, que ce soit ordinateur, téléphone mobile... pour éviter justement d'envoyer des signaux que pourraient capter les Iraniens", décrypte ainsi Homayoun Falakshahi, responsable de l'analyse pétrolière chez Kpler.
Selon cette entreprise qui fournit des données en temps réel et des analyses sur les marchés mondiaux des matières premières, notamment le pétrole brut et les produits raffinés, six pétroliers en moyenne par jour franchissent le détroit sous bonne escorte.
"On estime que c'est principalement la protection de la marine américaine qui permet le passage de ces bateaux"
Homayoun Falakshahi, responsable de l'analyse pétrolière chez Kpler à franceinfo
Actuellement, ce sont plus de neuf millions et demi de barils transitent par Ormuz chaque jour, selon Kpler, et un peu moins d'après d'autres sites de suivi de navires. Ajoutez à cela environ quatre millions de barils via les oléoducs saoudiens et émiratis et vous arrivez à quelque treize millions de barils exportés par les pays du Golfe. Soit "plus de 90% des volumes d'avant-guerre", souffle le spécialiste.
Mais alors, où va tout ce pétrole ? Pas en Europe, mais de l'autre côté de la planète : en Asie. "C'est principalement parce que les raffineurs chinois se mettent à acheter en masse à nouveau", analyse Homayoun Falakshahi. Les précieux barils sont en effet vendus en priorité à la Chine, historiquement le principal client du pétrole produit par les pays du Golfe.
https://www.franceinfo.fr/monde/iran/on ... 16410.html
[quote] [b]"On est de retour à plus de 90% des volumes d'avant-guerre" : où va tout le pétrole qui transite à nouveau par le détroit d'Ormuz ?[/b]
Si la situation entre l'Iran et les Etats-Unis semble toujours coincée, le trafic pétrolier, lui, reprend au large de côtes omanaises selon plusieurs experts. Mais, pour l'instant, l'Europe n'en bénéficie pas.
le 30/09/2026 franceinfo
C'est un nouveau paradoxe. Ou presque. Alors que les prix à la pompe atteignent des records en France, paradoxalement, la situation s'améliore très nettement dans le détroit d'Ormuz. En effet, en septembre, les exportations de pétrole brut des pays du Golfe ont ainsi atteint plus de 80 % de leur niveau d'avant-guerre. Et même plus de 90%, si l'on exclut du calcul l'Iran qui n'exporte plus du tout de pétrole depuis le blocus américain de l'été.
C'est donc du jamais vu depuis le début du conflit entre l'Iran et les Etats-Unis : les tankers circulent dans le détroit, la nuit, à bas bruit, le long des côtes omanaises, selon les constatations de plusieurs sociétés spécialisées dans le suivi des navires.
[b]Six pétroliers chaque jour en moyenne[/b]
"Ce sont souvent des convois de plusieurs navires, environ quatre à six navires, qui passent en gros à la queue leu leu. Donc évidemment, ils éteignent leur signal lorsqu'ils arrivent vers l'entrée du détroit. On sait désormais que tout le personnel doit aussi éteindre tout type d'appareils électroniques, que ce soit ordinateur, téléphone mobile... pour éviter justement d'envoyer des signaux que pourraient capter les Iraniens", décrypte ainsi Homayoun Falakshahi, responsable de l'analyse pétrolière chez Kpler.
Selon cette entreprise qui fournit des données en temps réel et des analyses sur les marchés mondiaux des matières premières, notamment le pétrole brut et les produits raffinés, six pétroliers en moyenne par jour franchissent le détroit sous bonne escorte.
[i]"On estime que c'est principalement la protection de la marine américaine qui permet le passage de ces bateaux"[/i]
Homayoun Falakshahi, responsable de l'analyse pétrolière chez Kpler à franceinfo
Actuellement, ce sont plus de neuf millions et demi de barils transitent par Ormuz chaque jour, selon Kpler, et un peu moins d'après d'autres sites de suivi de navires. Ajoutez à cela environ quatre millions de barils via les oléoducs saoudiens et émiratis et vous arrivez à quelque treize millions de barils exportés par les pays du Golfe. Soit "plus de 90% des volumes d'avant-guerre", souffle le spécialiste.
Mais alors, où va tout ce pétrole ? Pas en Europe, mais de l'autre côté de la planète : en Asie. "C'est principalement parce que les raffineurs chinois se mettent à acheter en masse à nouveau", analyse Homayoun Falakshahi. Les précieux barils sont en effet vendus en priorité à la Chine, historiquement le principal client du pétrole produit par les pays du Golfe.
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https://www.franceinfo.fr/monde/iran/on-est-de-retour-a-plus-de-90-des-volumes-d-avant-guerre-ou-va-tout-le-petrole-qui-transite-a-nouveau-par-le-detroit-d-ormuz_8216410.html