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par energy_isere » 26 sept. 2026, 15:32
Trois générateurs de vapeur venus du Japon sont arrivés à la centrale de Cruas-Meysse Le Dauphiné Libéré - 24 sept. 2026 Ces générateurs mesurent plus de 20 mètres de haut et pèsent 331 tonnes chacun. Crédit photo : Centrale de Cruas-Meysse Un chantier d'envergure commencera début 2027, avec le remplacement de trois générateurs à vapeur à la centrale nucléaire de Cruas, en Ardèche. Ce projet durera 4 mois et mobilisera près de 400 personnes. Arrivés par bateau depuis le Japon, ces trois générateurs mesurent plus de 20 mètres de haut et pèsent 331 tonnes chacun, soit l'équivalent d'un Airbus A350. Ces nouveaux équipements remplaceront ceux actuellement en service depuis près de 40 ans. Ils seront raccordés aux circuits de la centrale avant le lancement d'une phase d'essais et de contrôles pour vérifier leur bon fonctionnement.
EDF Information presse 26 août 2026 Dans les prochains jours, les 4 futurs générateurs de vapeur destinés à l’unité de production n°3 seront acheminés depuis le port de Fécamp, jusqu’à la centrale nucléaire de Paluel, lors de deux convois exceptionnels. Les 4 générateurs de vapeur de l’unité de production n°3 de la centrale nucléaire de Paluel seront remplacés dans le cadre de sa visite décennale qui débutera en juillet 2027. En prévision de ce remplacement, ces 4 composants seront livrés sur le site de Paluel depuis le port de Fécamp en 2 convois routiers exceptionnels début septembre. Les 4 générateurs de vapeur ont été fabriqués par l’entreprise Framatome dans son usine de Chalon-surSaône (71). Ils sont acheminés par voie fluviale jusqu’au port de Fos-sur-Mer (13) d’où ils prennent la mer jusqu’au port de Dieppe. Une fois arrivés à Dieppe, ils seront chargés par 2 sur une barge qui les transportera jusqu’au port de Fécamp. La dernière étape de leur voyage se fera par la route jusqu’à la centrale de Paluel en 2 convois distincts d’environ 80 mètres à plusieurs jours d’intervalle, prévus lors des semaines 36 et 37. ..........................
Fabriqué par Framatome à Saint-Marcel, près de Chalon-sur-Saône, chacun de ces générateurs mesure environ 22 mètres de haut et pèse près de 430 tonnes.
par energy_isere » 26 sept. 2026, 11:04
EDF veut revoir les limites thermiques pesant sur ses réacteurs fluviaux AFP avec Connaissance des Énergies le 26 septembre 2026 EDF plaide pour une adaptation des seuils environnementaux de température des cours d'eau après les arrêts estivaux liés aux canicules, selon Les Echos. Un cadre environnemental contraignant pour les centrales fluviales Le groupe, détenu intégralement par l'État, exploite 57 réacteurs nucléaires en France. Quarante-deux sont installés le long d'un fleuve ou d'une rivière afin d'assurer le refroidissement des installations, les autres étant situés sur le littoral. Les limites de température applicables à chaque site sont fixées par l'Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection. Elles visent à protéger les écosystèmes aquatiques contre l'échauffement provoqué par les rejets d'eau de refroidissement, avec pour conséquence possible une baisse de puissance ou un arrêt temporaire des réacteurs lorsque les seuils réglementaires sont menacés. Selon Les Echos, qui cite des sources proches du dossier, EDF souhaite que ces normes prennent davantage en compte les effets du réchauffement climatique. Au sujet de la centrale de Golfech, dans le Tarn-et-Garonne, l'une de ces sources affirme que « l'écosystème a déjà changé sur la Garonne, qui est le plus souvent déjà au maximum de 28 degrés ». Des arrêts de réacteurs durant les vagues de chaleur Les Echos indiquent que jusqu'à quinze réacteurs nucléaires d'EDF ont été simultanément arrêtés en France pendant l'été 2026 en raison des effets des fortes chaleurs. Sollicité, EDF n'a pas souhaité faire de commentaire dans l'immédiat. RTE a évalué à environ 10 TWh la baisse de production nucléaire induite par les canicules entre juin et août 2026. Le gestionnaire du réseau électrique précise toutefois que la production nucléaire française est restée proche des niveaux des étés précédents, à 83,7 TWh sur la période, grâce à une disponibilité élevée du parc en début de saison. Le même bilan de RTE fait état d'un recours accru aux centrales thermiques fossiles durant l'été 2026, à 4,1 TWh, contre 2,6 TWh sur la même période en 2025. RTE relie cette hausse à la combinaison d'une consommation plus élevée, de contraintes environnementales sur le parc nucléaire et d'une production hydraulique plus faible. Le refroidissement reste un enjeu majeur de consommation d'eau Le refroidissement des centrales électriques représente la troisième activité consommatrice d'eau douce en France, avec 12 % du total, derrière l'agriculture et l'eau potable. Cette donnée distingue l'eau consommée, qui ne retourne pas directement au milieu, de l'eau prélevée puis restituée. Dans les centrales dites en circuit ouvert, jusqu'à 100 % de l'eau prélevée peut être renvoyée vers le milieu naturel, selon EDF. Cette configuration peut cependant provoquer, en aval, un échauffement de 4 à 6 °C lors des périodes d'étiage. Les autres réacteurs disposent de tours de réfrigération, identifiables à leur panache de vapeur. Dans ce cas, 77 % de l'eau prélevée est restituée au milieu, avec un réchauffement limité à quelques dixièmes de degré, tandis que le solde est évacué sous forme de vapeur. L'ASNR prévoit déjà des dispositifs temporaires en conditions climatiques exceptionnelles sur certains sites, notamment lorsque RTE requiert un niveau minimal de puissance pour la sûreté du système électrique. À Golfech, l'arrêté encadrant l'exploitation fixe par exemple une limite estivale de 28 °C pour la température moyenne journalière de la Garonne en aval de la centrale, avec un second niveau de limites mobilisable sous conditions particulières.
par energy_isere » 14 sept. 2026, 23:43
Centrale nucléaire de Paluel : visite décennale terminée, le réacteur N°1 est reparti pour dix ans Mis à l’arrêt depuis le 2 janvier 2026 pour son grand carénage le réacteur N°1 de la centrale de Paluel a été reconnecté au réseau d’EDF samedi 12 septembre 2026. Une vue aérienne de la centrale nucléaire de Paluel en avril 2024. - Eliot Blondet / ABACAPRESS.COM 14 Septembre 2026 L’unité de production N°1 de la centrale nucléaire de Paluel a été reconnectée au réseau électrique national samedi 12 septembre 2026 à 8h17 indique EDF dans un communiqué de presse. Il s’agit du premier réacteur 1300 MW du parc nucléaire français à passer ce cap, 40 ans après sa première mise en service. La montée en puissance du réacteur s’effectuera de manière progressive, par paliers, avec la réalisation de contrôles requis. Au cours de cet arrêt de grand carénage (le 4e en 40 ans), plus de 30 000 activités ont été réalisées par les équipes d’EDF et plus de 130 partenaires industriels. L’objectif de ce réexamen périodique approfondi, étant d’amener les installations aux standards de sûreté des réacteurs de dernière génération comme l’EPR. Des épreuves réussies Trois contrôles réglementaires dont la réussite doit être validée par l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR), sont déterminants pour redémarrer le réacteur. Il s’agit d’abord du contrôle de la cuve du réacteur pour s’assurer de son état : l’ensemble des soudures ont été inspectées, millimètre par millimètre, avec un robot spécial en février 2026. L’épreuve hydraulique du circuit primaire a été réussie en mai 2026 ; enfin, l’enceinte du bâtiment réacteur a été mise sous pression, en juin 2026, pour contrôler sa résistance et son étanchéité. Plus de 105 modifications de l’installation ont été réalisées pour augmenter le niveau de sûreté des installations. Et, comme pour chaque arrêt pour maintenance, une partie du combustible a été renouvelée. C’est une véritable fierté d’avoir relevé un défi hors normes. Silvère Roger, Directeur de la centrale nucléaire de Paluel. Des visites décennales jusqu’en 2030 L’ASNR doit encore rendre un avis, comme le prévoit la réglementation française après tout arrêt décennal, quant à la poursuite d’exploitation de cette unité, pour les dix prochaines années. « C’est une véritable fierté pour toutes les équipes EDF du site, pour les équipes EDF nationales d’ingénierie et d’appui, et pour tous nos partenaires industriels, d’avoir relevé un défi hors normes en toute sûreté » commente Silvère Roger, le directeur de la centrale. Les trois autres unités de production de la centrale de Paluel doivent aussi passer leur visite décennale d’ici 2030.
par energy_isere » 02 sept. 2026, 22:58
L'invasion de méduses est terminée: tous les réacteurs de la centrale nucléaire de Gravelines ont été relancés BFM Business P.La. avec AFP 02 sept 2026 Tous les réacteurs de la plus grande centrale nucléaire d'Europe occidentale, située à Gravelines (Nord), qui avaient été arrêtés au mois d'août en raison d'arrivées massives de méduses ont été reconnectés au réseau, a indiqué EDF mercredi. L'unité de production n°4, déconnectée le 10 août "dans le cadre de la gestion d'un épisode d'arrivée massive de méduses" a été "reconnectée au réseau électrique national" ce lundi à 03h00, a précisé l'entreprise sur son site. La veille, à 02h00, l'unité de production n°3, arrêtée le 26 août après un autre afflux de méduses, a elle aussi été redémarrée. Et vendredi à 02h30, c'est le réacteur n°6, arrêté en même temps que le n°3, qui avait lui aussi été reconnecté au réseau. Cinq des six réacteurs sont donc désormais en fonctionnement, le dernier (n°5) étant à l'arrêt pour maintenance. La présence de méduses sur le littoral du Nord de la France est régulière et saisonnière. Mais le signalement de grands bancs dans ce secteur chaque été devient plus fréquent, en raison de nombreux facteurs, pour certains influencés par le changement climatique, avait rappelé un expert à l'AFP début août.
par energy_isere » 27 août 2026, 15:10
Plus de deux semaines après un premier épisode, une autre "arrivée massive de méduses" contraint EDF à arrêter de nouveau un réacteur de la centrale nucléaire de Gravelines BFM Business M. H. avec AFP 27 aout 2026 Déjà le 10 août dernier, un afflux massif de méduses avait contraint EDF à arrêter trois réacteurs de la centrale nucléaire de Gravelines. Une "nouvelle arrivée massive de méduses" a contraint EDF à remettre à l'arrêt un réacteur et à adapter la puissance d'un autre dans la centrale nucléaire de Gravelines, déjà touchée début août par ce phénomène, a indiqué le groupe jeudi. Mercredi vers 16 heures, les équipes de Gravelines "ont procédé, à titre préventif, à la mise à l'arrêt de l'unité de production n°3 en raison d'une nouvelle arrivée massive de méduses au niveau des systèmes de filtration de la station de pompage d'eau de mer", précise EDF sur son site. Ce réacteur avait été reconnecté au réseau le 18 août, un peu plus d'une semaine après avoir déjà été arrêté en raison d'un premier afflux de méduses. Des méduses présentes régulièrement dans le Nord Seuls deux réacteurs (les n°1 et n°6) sur les six de Gravelines fonctionnent normalement jeudi dans la plus grande centrale nucléaire d'Europe occidentale. La puissance d'un deuxième réacteur, le n°2, a mercredi "également été adaptée à titre préventif", selon EDF. Un autre réacteur, le n°4, est toujours à l'arrêt depuis le 10 août et la première arrivée massive de méduses, qui avait entraîné l'arrêt de trois réacteurs. Le dernier (n°5) est quant à lui arrêté pour maintenance. Un phénomène semblable d'arrivée massive de méduses s'était déjà produit en août 2025. Les réacteurs avaient progressivement été redémarrés au cours des deux semaines suivant l'incident. La présence de méduses sur le littoral du Nord de la France est régulière et saisonnière. Mais le signalement de grands bancs dans ce secteur chaque été devient plus fréquent, en raison de nombreux facteurs pour certains influencés par le changement climatique, avait rappelé un expert début août.
par energy_isere » 18 août 2026, 21:47
Méduses à la centrale nucléaire de Gravelines: un deuxième réacteur reconnecté AFP •18/08/2026 Deux des trois réacteurs de la centrale nucléaire de Gravelines (Nord) qui avaient été arrêtés la semaine dernière après un afflux massif de méduses sont désormais reconnectés, a annoncé EDF mardi. "A 03H55, l'unité de production n°3 de la centrale de Gravelines a été reconnectée au réseau électrique national", précise l'entreprise sur son site. "Les unités 1, 2, 3 et 6" de la centrale de Gravelines sont dorénavant en fonctionnement, y est-il aussi indiqué. Mais le réacteur n°4, mis à l'arrêt à l'arrivée des méduses, demeure interrompu, tandis que le 5 est en arrêt programmé pour maintenance. Trois des six réacteurs de la plus grande centrale d'Europe occidentale (les 2, 3, et 4) avaient été mis à l'arrêt le 10 août en raison de l'arrivée de plusieurs tonnes de méduses dans les stations de pompage qui puisent l'eau de mer pour refroidir les installations nucléaires. Le même phénomène était déjà survenu il y a un an exactement. Les réacteurs avaient progressivement été redémarrés au cours des deux semaines suivant l'incident. Jeudi, l'unité de production n°2 avait déjà pu être reconnectée au réseau électrique national, avait annoncé EDF. L'unité de production n°1 a cependant été arrêtée de jeudi à samedi, cette fois à cause d'un niveau d'eau trop bas dans un de ses générateurs de vapeur. "Cet événement n'a pas eu de conséquence sur la sûreté des installations, la sécurité du personnel et l'environnement", assure EDF. La présence de méduses sur le littoral du nord de la France est régulière et saisonnière. Mais le signalement de grands bancs dans ce secteur chaque été devient plus fréquent, avait rappelé un expert à l'AFP. Leur arrivée est cette année survenue en période de canicule, alors que la production nucléaire française était déjà perturbée par les fortes chaleurs. Le parc nucléaire d'EDF a atteint la semaine dernière un record d'indisponibilités, dites "environnementales", de 20,4%, sans conséquence toutefois pour l'alimentation électrique de la France.
par energy_isere » 13 août 2026, 00:25
Le parc nucléaire d’EDF atteint un record d’indisponibilités environnementales mercredi matin AFP avec Connaissance des Énergies le 12 août 2026 D’après des calculs AFP, les fortes chaleurs et l’arrivée de méduses à Gravelines ont porté mercredi matin les indisponibilités environnementales d’EDF à un record. Treize réacteurs concernés au pic du matin Peu avant 10h00 mercredi 12 août, la puissance indisponible pour « contraintes environnementales » ou « causes externes liées à l’environnement » a atteint 20,4% du parc nucléaire d’EDF, d’après des calculs réalisés à partir des données publiées par l’électricien depuis 2015. Le précédent pic portait sur 12 réacteurs dans la nuit du 14 au 15 juillet. Au total, 13 réacteurs étaient concernés mercredi matin. Huit tranches étaient totalement arrêtées, Bugey 3, Cattenom 1, Chooz 1 et 2, Golfech 2, Gravelines 2, 3 et 4, tandis que cinq autres fonctionnaient à puissance réduite, Saint-Alban 2, Tricastin 1 et 4, Gravelines 1 et 6. Gravelines concentre l’aléa lié aux méduses La majeure partie de la puissance manquante provient de Gravelines, plus grande centrale d’Europe occidentale, implantée sur le littoral de la mer du Nord. Cinq de ses six réacteurs ont été affectés par des indisponibilités fortuites, totales ou partielles, après l’arrivée de plusieurs tonnes de méduses dans les stations de pompage utilisées pour prélever l’eau de mer nécessaire au refroidissement. EDF a indiqué mardi que l’épisode avait déclenché l’arrêt automatique des unités 3 et 4, conduit à l’arrêt de l’unité 2 et à une réduction préventive à 50% de la puissance de l’unité 1, sans conséquence déclarée sur la sûreté, le personnel ou l’environnement. Selon EDF, la centrale de Gravelines dispose de six réacteurs à eau pressurisée de 900 MWe et a produit 32,27 TWh en 2025. Les unités 1 et 6 étaient revenues à pleine puissance autour de 10h00, tandis que Gravelines 5 restait en arrêt programmé pour maintenance. EDF avait présenté le 29 juin un dispositif renforcé de surveillance des méduses, avec un partenariat de 1,5 million d’euros sur trois ans avec France Pêche Durable et Responsable et un appui de la SNSM évalué à 30 000 euros par an. Chaleur, sécheresse et limites de rejet Hors Gravelines, les arrêts et baisses de charge sont liés aux fortes chaleurs et à la sécheresse, qui modifient la température ou le débit des cours d’eau utilisés par les centrales. Le parc nucléaire français compte 57 réacteurs, qui assurent environ 70% de la production nationale d’électricité, et tous sont installés en bord de fleuve ou de mer afin de refroidir les installations. Lorsque les débits diminuent ou que la température des cours d’eau augmente, EDF peut être amené à réduire ou interrompre la production afin de respecter les limites environnementales applicables aux rejets. Ces contraintes portent sur les effluents chimiques ou radioactifs, ainsi que sur l’échauffement supplémentaire provoqué par le rejet des eaux de refroidissement. La sensibilité du parc à ces paramètres environnementaux intervient alors que la disponibilité des tranches reste une variable centrale pour l’équilibre électrique. Dans son Bilan prévisionnel 2025, RTE indiquait que la cible de production communiquée par EDF pour 2026 et 2027 restait comprise entre 350 et 370 TWh, en incluant l’EPR de Flamanville. Pour Gravelines 2, la reconnexion au réseau était prévue mercredi à 23h00.
par energy_isere » 11 août 2026, 15:56
Des tours de refroidissement supplémentaires : comment EDF veut adapter la centrale nucléaire de Golfech aux canicules à répétition Louis Perin le 10/08/2026 Arrêtée une quatrième fois depuis le mois de juin, la centrale nucléaire de Golfech devient manifestement sensible aux épisodes caniculaires. La Garonne est en effet un cours d'eau sensible aux variations de température. En cause, la température du fleuve, déjà si élevée que les rejets d'eau échauffée de la centrale risqueraient de porter la température de la Garonne au-delà des seuils réglementaires fixés pour protéger ses écosystèmes, des limites qui ne doivent précisément pas être dépassées. Limite à 28° Le réacteur numéro deux n'aura fonctionné que 33 heures entre vendredi 7 et jeudi 8 août. C'est donc la quatrième fois qu'il est arrêté en 2026 à cause d'une température de l'eau de la Garonne trop élevée. En effet, la centrale ne peut légalement fonctionner avec une température de l'eau du fleuve au-delà de 28°. Un arrêté de 2006 précise qu'EDF peut "moduler la puissance de ses unités de production ou les mettre à l’arrêt temporairement lorsque la température moyenne journalière de la Garonne en aval de la centrale dépasse 28°C". Cependant, cette limite fixée par l'ASNR (Autorité de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection), n'est pas évaluée pour le fonctionnement des réacteurs mais pour préserver la faune et la flore de la Garonne. "Il n'y a pas de sujet de fonctionnement, précise EDF, cette limite est faite pour protéger l'environnement". 8,7 milliards d'investissements Face au dérèglement climatique et à la multiplication des épisodes caniculaires, EDF a annoncé un plan d'investissement de 8,7 milliards d'euros sur 15 ans pour adapter l'ensemble de l'appareil productif au changement climatique. Dans cette enveloppe, 4,3 milliards sont destinés au parc nucléaire, objectif : le rendre plus résilient, notamment face aux vagues de chaleur. La centrale de Golfech devrait en bénéficier avec un projet de construction de tours aéroréfrigérantes supplémentaires. Des tours supplémentaires Dans les cartons d'EDF, un dispositif éprouvé : des aéroréfrigérantes, permettant de refroidir l'eau de 3 à 7°. Une technologie déjà utilisée depuis une trentaine d'années dans la centrale de Civaux (Vienne). Quatre tours sont envisagées. "Grâce à ce dispositif, la centrale peut être amenée à restituer une eau de quelques degrés inférieure à la température prélevée. "Sur le site de Civaux, l'eau rejetée dans la Vienne est de 2° à 3° inférieure à celle prélevée", indiquait ainsi EDF à un instant donné, cet écart variant selon les conditions de température du cours d'eau et la production du moment. Le projet est à l'étude pour déployer le même système sur la centrale de Golfech, "qui serait la première à en bénéficier" dans le cadre de l'investissement massif d'EDF pour faire face au dérèglement climatique. L'impact des canicules sur le parc nucléaire français est toutefois à relativiser. Depuis 2000, EDF estime que les pertes dues aux canicules représentent 0,3 % en moyenne de la production annuelle. Dans un rapport publié en mars 2024, la Cour des comptes indique que les mises à l'arrêt de centrales seront multipliées par 3 ou 4 d'ici à 2050.
par energy_isere » 11 août 2026, 15:29
Un afflux de méduses contraint EDF à arrêter trois réacteurs de la centrale nucléaire de Gravelines Par Le Figaro avec AFP Publié le 11/08/2026 Un afflux massif de méduses dans les stations de pompage d'eau de mer de la centrale nucléaire de Gravelines (Nord) a contraint lundi EDF à arrêter trois de ses réacteurs, a annoncé mardi le groupe sur son site. Les réacteurs n°2, 3 et 4 ont été arrêtés et la puissance de l’unité de production n°1 a été réduite à 50%. Seul le réacteur n°6 fonctionne actuellement à 100%, le n°5 étant en arrêt programmé pour maintenance, a précisé EDF. «Cette situation n’entraîne aucune conséquence sur la sûreté des installations, la sécurité du personnel ou sur l’environnement», a encore assuré EDF.
par energy_isere » 04 août 2026, 11:04
Nucléaire : trois réacteurs à l'arrêt à Chooz et à Cattenom en raison de baisses du débit de rivières Par ailleurs, à Bugey, au Tricastin et à Saint-Alban, "quatre réacteurs sont concernés par de l'adaptation de puissance", a précisé EDF. Boursorama avec Media Services •03/08/2026
par energy_isere » 29 juil. 2026, 09:40
EDF relance un réacteur de Golfech après l’arrêt lié aux chaleurs AFP avec Connaissance des Énergies le 27 juillet 2026 EDF a reconnecté dimanche l’unité 2 de Golfech, près de Toulouse, arrêtée depuis le 9 juillet en raison des fortes chaleurs. Retour sur le réseau pour l’unité 2 L’unité de production n°2 de la centrale nucléaire de Golfech a été reconnectée au réseau électrique national le 26 juillet à 03h47, selon EDF. Le réacteur avait été mis à l’arrêt le 9 juillet à 11h30 afin de respecter les prescriptions environnementales applicables au site. Cette indisponibilité était liée à la température de la Garonne, fleuve dans lequel la centrale du Tarn-et-Garonne prélève de l’eau pour son fonctionnement et rejette une partie de ses eaux de refroidissement. EDF avait déjà interrompu cette même unité entre le 23 juin et le 3 juillet pour le même motif réglementaire. L’autre réacteur de Golfech, l’unité de production n°1, reste arrêté pour maintenance et remplacement du combustible, a indiqué l’électricien. Le site ne disposait donc plus de réacteur en production pendant l’arrêt de l’unité 2. Une contrainte thermique encadrée par arrêté L’arrêté du 18 septembre 2006 encadre les prélèvements d’eau et les rejets d’effluents de la centrale de Golfech. En situation climatique normale, la température moyenne journalière de la Garonne en aval du rejet, après mélange, doit rester inférieure à 28 °C. Lorsque cette limite risque d’être atteinte, la centrale peut être amenée, selon les besoins de RTE, à moduler la puissance de ses unités ou à les mettre temporairement à l’arrêt. EDF indique que l’eau restituée au fleuve l’est à une température légèrement plus élevée, de l’ordre de 0,2 °C en moyenne, avec un écart dépendant du niveau de puissance des installations. Le même arrêté prévoit un régime de situation climatique exceptionnelle, limité aux cas où RTE requiert un niveau minimal de fonctionnement de la centrale ou lorsque l’équilibre entre production et consommation le nécessite. Dans ce cadre, la température moyenne journalière en aval après mélange peut être portée jusqu’à 30 °C, avec des conditions spécifiques de suivi et de lâchers d’eau. Un site de deux réacteurs de 1 300 MWe La centrale de Golfech comprend deux réacteurs à eau pressurisée de 1 300 MWe chacun, intégrés au parc nucléaire français. EDF indique que le site a produit 11,4 TWh d’électricité en 2025. La centrale a été mise en service entre 1991 et 1994, selon EDF. L’électricien présente Golfech comme l’un des premiers employeurs du département, avec environ 1 000 salariés d’EDF et d’entreprises partenaires intervenant sur le site.
par energy_isere » 23 juil. 2026, 19:03
Nucléaire : Cattenom mise sur la chaleur des réacteurs pour chauffer 80 000 foyers, une première Olivier Mirguet Publié le 22 juillet 2026 Les collectivités mosellanes tentent de récupérer la chaleur fatale de la centrale nucléaire de Cattenom pour alimenter leur grand réseau à Thionville et dans la vallée de la Fensch. L’opération constituerait une première nationale, dans un territoire frontalier en quête de décarbonation. ..............
par energy_isere » 09 juil. 2026, 23:45
EDF arrête à nouveau le réacteur 2 de Golfech avec la canicule AFP avec Connaissance des Énergies le 9 juillet 202 EDF a annoncé jeudi l’arrêt du réacteur 2 de Golfech, l’autre unité du site étant déjà indisponible pour maintenance. La Garonne approche le seuil réglementaire Le réacteur 2 de la centrale nucléaire de Golfech, dans le Tarn-et-Garonne, a été mis à l’arrêt jeudi afin de limiter l’échauffement de la Garonne dans un contexte de fortes chaleurs, selon EDF. Le site, situé entre Toulouse et Agen, se trouve ainsi sans production nucléaire, le réacteur 1 étant déjà arrêté pour maintenance. EDF indique que les températures observées ces derniers jours ont provoqué une hausse marquée de la température du fleuve, attendue à 28 °C vendredi. Un arrêté du 18 septembre 2006 encadre les prélèvements et rejets du site et impose que la température moyenne journalière de la Garonne en aval de la centrale ne dépasse pas 28 °C après les rejets. La centrale prélève de l’eau dans la Garonne pour son fonctionnement, puis la restitue en grande partie au fleuve à une température plus élevée. EDF a précisé, lors du précédent arrêt de juin, que cet écart était en moyenne de 0,2 °C et dépendait du niveau de puissance des installations. Un précédent arrêt fin juin Le réacteur 2 avait déjà été stoppé le 23 juin pour respecter les limites thermiques applicables au site, avant un retour sur le réseau le 3 juillet. EDF avait alors indiqué que l’arrêt avait également permis de réaliser des opérations de maintenance, notamment sur un système d’instrumentation mesurant la puissance du réacteur. Les deux réacteurs à eau pressurisée de la centrale de Golfech ont chacun une puissance installée de 1,3 GW. Lors de l’épisode de chaleur de fin juin, EDF avait également arrêté deux autres réacteurs pour respecter les limites d’échauffement des fleuves concernés : un réacteur de la centrale du Bugey, dans l’Ain, en bordure du Rhône, et un réacteur de Nogent-sur-Seine, dans l’Aube, au bord de la Seine. Les restrictions thermiques ne relèvent pas de la sûreté nucléaire immédiate des réacteurs, mais de prescriptions environnementales encadrant les rejets d’eau réchauffée. Elles peuvent conduire EDF à moduler la puissance d’une unité ou à la mettre temporairement à l’arrêt lorsque les seuils fixés par les arrêtés applicables aux sites risquent d’être atteints.
par energy_isere » 27 juin 2026, 11:09
A Civaux, une centrale nucléaire qui défie les canicules AFP •27/06/2026 Dans la campagne poitevine assommée par une chaleur de 42°C, les panaches blancs de la centrale de Civaux (Vienne) s'élèvent dans le ciel: malgré la canicule qui perturbe ailleurs la production nucléaire, les deux réacteurs continuent de tourner normalement, grâce à un système de refroidissement unique en France. .........................
par energy_isere » 25 juin 2026, 14:42
Canicule : EDF arrête deux autres réacteurs, à Nogent-sur-Seine et au Bugey Par Le Figaro avec AFP 25 juin 2026 EDF a mis à l’arrêt jeudi le réacteur n°1 de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine (Aube), le 2e après celui de Golfech arrêté depuis lundi, et des baisses de production sont en cours ou à prévoir dans d’autres sites, a indiqué le groupe à l’AFP. Ce réacteur situé en bord de Seine est à l’arrêt depuis 9H15 jeudi pour «causes externes liées à l’environnement», afin de respecter les limites d’échauffement du fleuve, indique EDF sur son site d’informations réglementaires. «Jeudi 25 juin 2026 vers 10h30, l’unité de production n°1 de la centrale de Nogent-sur-Seine a été mise à l’arrêt, en raison de l’augmentation de la température de la Seine», explique l’entreprise. «A partir de ce mardi 23 juin 2026, en raison de la température de la Seine, la puissance du réacteur n°2 de la centrale de Nogent-sur-Seine est adaptée afin de respecter la réglementation relative aux rejets thermiques. Cette adaptation est réalisée pour limiter l’échauffement entre l’eau prélevée et l’eau rejetée dans la Seine et ainsi préserver la faune et la flore des milieux aquatiques», ajoute-t-elle ensuite. Dans la foulée, l’entreprise a indiqué qu’un troisième réacteur était mis à l’arrêt, cette fois-ci au Bugey (Ain). Et ce, en raison de la «température du Rhône qui devrait atteindre 26 degrés», ce jeudi. «Pour respecter la réglementation [...], en anticipation l’unité de production n°3 de la centrale nucléaire EDF du Bugey a été mise à l’arrêt le jeudi 25 juin 2026, à 10h15. L’unité de production n°2 est en arrêt programmé pour maintenance et les unités de production n° 4 et 5 sont connectées au réseau électrique national», indique l’entreprise.
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