par energy_isere » 11 avr. 2026, 15:09
Guerre au Moyen-Orient : le prix de l'essence fait bondir l'inflation aux Etats-Unis
Malgré le cessez-le-feu en Iran, les cours du pétrole restent élevés et la hausse des prix à la pompe fait grimper l'inflation aux Etats-Unis.
Par Les Echos Publié le 10 avr. 2026
L'impact de la guerre en Iran était attendu, il apparaît désormais dans les statistiques économiques aux Etats-Unis. L'inflation a ainsi accéléré à 3,3 % en mars, selon des données officielles publiées ce vendredi, contre un rythme annuel de 2,4 % en février.
Un reflet de l'envolée des prix à la pompe consécutive à la guerre au Moyen-Orient. En mars, les prix de l'essence ont effet grimpé de 21,2 %. Un bond très important, qui n'avait pas été observé depuis 1967, comme le souligne le service statistique américain.
Des chiffres anticipés par les marchés
Le blocage du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, par où transite d'ordinaire 20 % du pétrole et du gaz utilisés dans le monde, commence donc à affecter le pouvoir d'achat des Américains. Bien qu'étant le premier producteur mondial de pétrole, et exportateurs nets, les Etats-Unis subissent eux aussi l'envolée des cours du baril sur les marchés.
Par ailleurs, même en excluant les prix volatils de l'énergie et de l'alimentation, l'inflation continue d'augmenter (+2,6 % contre +2,5 % un mois plus tôt). Des chiffres anticipés par les marchés, selon le consensus publié par MarketWatch, mais qui pourraient peser sur l'activité économique.
L'exécutif américain, élu notamment sur la promesse de redresser le pouvoir d'achat, cherche à rassurer en promettant que les perturbations économiques sur le sol national seront temporaires. L'accélération de l'inflation est aussi scrutée de près par la banque centrale américaine (Fed), censée contenir la hausse des prix autour de 2 %. Un chiffre qu'elle n'a plus atteint depuis cinq ans en raison d'une succession de chocs (pandémie de Covid-19, guerre en Ukraine, droits de douane).
Dernier choc en date : la guerre au Moyen-Orient. Le mois dernier, le président de la Fed, Jerome Powell, avait expliqué que ce conflit risquait de repousser le moment où l'inflation serait canalisée aux Etats-Unis.
Loin du cauchemar de 2022
Et selon Heather Long, économiste de la banque Navy Federal Credit Union, « ce n'est que le début ». Elle pronostique une augmentation des coûts d'alimentation et de transport en avril.
Mais les économistes s'accordent pour dire que le scénario de 2022 ne se reproduira pas. L'inflation avait alors frôlé les 10 % dans le contexte de la guerre en Ukraine. ING anticipe plutôt une inflation transitoire. « Le choc d'offre est cette fois-ci sans doute bien moins important, se concentrant, dans le cas des Etats-Unis, sur les coûts de l'essence et des autres carburants plutôt que sur l'ensemble des biens et de l'énergie ».
Le ralentissement de la demande (3 % de croissance des salaires en 2026, contre +6 % en 2022) éloigne aussi, à ce stade, le risque d'une inflation généralisée. Natixis relativise également le rebond des prix, en pointant une inflation sous-jacente (hors prix volatiles, tels que l'énergie et l'alimentaire) « moins élevée que prévu » en mars, qui restera selon leurs dires dans une fourchette de 2,6 % à 2,9 % sur les prochains mois. A condition que la situation ne s'enflamme pas dans le Golfe.
https://www.lesechos.fr/monde/etats-uni ... is-2225768
[quote] [b][size=120]Guerre au Moyen-Orient : le prix de l'essence fait bondir l'inflation aux Etats-Unis[/size][/b]
Malgré le cessez-le-feu en Iran, les cours du pétrole restent élevés et la hausse des prix à la pompe fait grimper l'inflation aux Etats-Unis.
Par Les Echos Publié le 10 avr. 2026
L'impact de la guerre en Iran était attendu, il apparaît désormais dans les statistiques économiques aux Etats-Unis. L'inflation a ainsi accéléré à 3,3 % en mars, selon des données officielles publiées ce vendredi, contre un rythme annuel de 2,4 % en février.
Un reflet de l'envolée des prix à la pompe consécutive à la guerre au Moyen-Orient. En mars, les prix de l'essence ont effet grimpé de 21,2 %. Un bond très important, qui n'avait pas été observé depuis 1967, comme le souligne le service statistique américain.
[b]Des chiffres anticipés par les marchés[/b]
Le blocage du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, par où transite d'ordinaire 20 % du pétrole et du gaz utilisés dans le monde, commence donc à affecter le pouvoir d'achat des Américains. Bien qu'étant le premier producteur mondial de pétrole, et exportateurs nets, les Etats-Unis subissent eux aussi l'envolée des cours du baril sur les marchés.
Par ailleurs, même en excluant les prix volatils de l'énergie et de l'alimentation, l'inflation continue d'augmenter (+2,6 % contre +2,5 % un mois plus tôt). Des chiffres anticipés par les marchés, selon le consensus publié par MarketWatch, mais qui pourraient peser sur l'activité économique.
L'exécutif américain, élu notamment sur la promesse de redresser le pouvoir d'achat, cherche à rassurer en promettant que les perturbations économiques sur le sol national seront temporaires. L'accélération de l'inflation est aussi scrutée de près par la banque centrale américaine (Fed), censée contenir la hausse des prix autour de 2 %. Un chiffre qu'elle n'a plus atteint depuis cinq ans en raison d'une succession de chocs (pandémie de Covid-19, guerre en Ukraine, droits de douane).
Dernier choc en date : la guerre au Moyen-Orient. Le mois dernier, le président de la Fed, Jerome Powell, avait expliqué que ce conflit risquait de repousser le moment où l'inflation serait canalisée aux Etats-Unis.
[b]Loin du cauchemar de 2022[/b]
Et selon Heather Long, économiste de la banque Navy Federal Credit Union, « ce n'est que le début ». Elle pronostique une augmentation des coûts d'alimentation et de transport en avril.
Mais les économistes s'accordent pour dire que le scénario de 2022 ne se reproduira pas. L'inflation avait alors frôlé les 10 % dans le contexte de la guerre en Ukraine. ING anticipe plutôt une inflation transitoire. « Le choc d'offre est cette fois-ci sans doute bien moins important, se concentrant, dans le cas des Etats-Unis, sur les coûts de l'essence et des autres carburants plutôt que sur l'ensemble des biens et de l'énergie ».
Le ralentissement de la demande (3 % de croissance des salaires en 2026, contre +6 % en 2022) éloigne aussi, à ce stade, le risque d'une inflation généralisée. Natixis relativise également le rebond des prix, en pointant une inflation sous-jacente (hors prix volatiles, tels que l'énergie et l'alimentaire) « moins élevée que prévu » en mars, qui restera selon leurs dires dans une fourchette de 2,6 % à 2,9 % sur les prochains mois. A condition que la situation ne s'enflamme pas dans le Golfe.
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https://www.lesechos.fr/monde/etats-unis/guerre-au-moyen-orient-le-prix-de-lessence-fait-bondir-linflation-aux-etats-unis-2225768