Effet du changement climatique en France

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Re: Effet du changement climatique en France

par GillesH38 » 27 sept. 2026, 10:12

surtout qu'il y a eu très peu de tempêtes tropicales sur l'Atlantique nord cette année (et toujours aucun ouragan)

https://www.nhc.noaa.gov

Re: Effet du changement climatique en France

par kercoz » 27 sept. 2026, 09:02

Par curiosité j'ai posé une question a GoGol et c'est l' IA qui m'a répondu: ""Anticyclone des Açores attracteur renforcé canicule""

//////Aperçu IA L'expression « attracteur renforcé » appliquée à l'anticyclone des Açores fait référence à la théorie des systèmes dynamiques et du chaos en climatologie. Les régimes de temps (comme un blocage de hautes pressions) agissent comme des pôles de stabilité temporaires — ou « attracteurs » — vers lesquels l'atmosphère converge.Sous l'effet du changement climatique, la fréquence, l'intensité et la persistance de l'anticyclone des Açores augmentent, ce qui en fait un moteur puissant et récurrent (un attracteur renforcé) du déclenchement des canicules en Europe.🧠 1. Pourquoi parle-t-on d'un « attracteur renforcé » ?En temps normal, la circulation atmosphérique oscille entre plusieurs régimes (flux d'ouest perturbé, blocage, etc.). Le réchauffement global modifie la donne en élargissant la cellule de Hadley (circulation tropicale).Extension géographique : L'anticyclone des Açores ne reste plus confiné à son archipel ; il s'étend de plus en plus fréquemment vers le nord (golfe de Gascogne, France, îles Britanniques).Persistance accrue : Le système thermodynamique de l'Europe de l'Ouest bascule plus facilement et plus durablement vers cet état de hautes pressions. L'atmosphère reste littéralement « piégée » dans cette configuration géométrique instaurée par l'anticyclone.🌡️ 2. Le mécanisme qui transforme l'Europe en fournaiseLorsque cet attracteur anticyclonique se renforce et s'installe, il pilote les vagues de chaleur extrêmes via trois leviers majeurs :L'effet « couvercle » (Subsidence) : Au cœur de l'anticyclone, l'air subit un mouvement descendant. En descendant, cet air se comprime et se réchauffe de manière adiabatique. Cela dissipe les nuages, maximise l'ensoleillement et plaque la chaleur au sol, créant un véritable dôme de chaleur.La situation de blocage : L'anticyclone agit comme un bouclier massif qui barre la route aux perturbations de l'océan Atlantique. Privée de l'air marin frais pour ventiler le continent, la chaleur s'accumule jour après jour.La « pompe à chaleur » saharienne : Très souvent, le flanc est de cet anticyclone (parfois combiné à une petite dépression au large du Portugal) crée un puissant flux de sud. Ce flux aspire l'air brûlant et sec du Sahara pour le propulser directement sur la péninsule Ibérique et la France.En résumé, l'anticyclone des Açores est devenu une configuration météo vers laquelle l'atmosphère tend à revenir de plus en plus souvent en été. Ce comportement d'attracteur renforcé explique la multiplication des étés précoces, ultra-secs et caniculaires observés ces dernières années sur le continent européen.Souhaitez-vous approfondir un aspect particulier de cette dynamique ? Je peux :Vous expliquer en détail le fonctionnement mathématique d'un attracteur chaotique en météorologie (comme l'attracteur de Lorenz).Analyser le lien entre l'extension de la cellule de Hadley et le comportement récent de l'anticyclone.Faire un focus sur les caractéristiques spécifiques des canicules de l'été 2026 en Europe.Indiquez-moi simplement le numéro de votre choix pour continuer !WikipédiaAnticyclone des Açores - Wikipédia... mais qui s'humidifient rapidement en passant au-dessus de l'océan Atlantique, ainsi que des vents d'ouest, les vents dominants...Figaro NautismeAnticyclone des Açores : le grand chef d'orchestre de nos étés ...16 juil. 2026 — Le verrou des canicules. L'anticyclone des Açores n'est pas à lui seul responsable des canicules. Mais il peut jouer un rôle déter...alertes-meteo.comSituation de blocage météo - alertes-meteo.com16 sept. 2026 — Mécanisme physique de la situation de blocage Une situation de blocage se produit lorsqu'un anticyclone s'étire selon un axe nord-Tout afficher Vérifiez les réponses de l'IA, car elle peut faire des erreurs

Re: Effet du changement climatique en France

par energy_isere » 26 sept. 2026, 22:23

Perso je désapprouve complétement les actions de Greenpeace contre le nucléaire en France et ailleurs. Heureusement qu'on a le nucléaire civil en France.

Re: Effet du changement climatique en France

par kercoz » 26 sept. 2026, 22:10

https://reporterre.net/Proces-et-amende ... ace-France

On parle beaucoup des agissements peu démocratiques des pays que l'on combat ...La lutte pour alerter sur notre aveuglement face aux risque en cours est soigneusement mise au sol et menottée sans aucun ménagement:
""""""""""Procès et amendes à foison : la répression judiciaire s'intensifie contre Greenpeace France

Procès, amendes à foison... La répression judiciaire s’intensifie contre Greenpeace France et ses militants, dont deux comparaîtront le 25 septembre. Autopsie d’un système visant à affaiblir financièrement l’ONG pour la « réduire au silence ».

Un nouveau procès de l’activisme antinucléaire va s’ouvrir vendredi 25 septembre au tribunal de Nanterre. Guillaume, 41 ans, et Albin, 36 ans, activistes à Greenpeace France, vont comparaître [1] après avoir interpellé Emmanuel Macron et Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique au Sommet mondial sur l’énergie nucléaire le 10 mars 2026, à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).

« Énergie nucléaire = insécurité énergétique » et « L’énergie nucléaire alimente la guerre menée par la Russie » [2] ont pu lire en anglais des dirigeants du monde entier et les téléspectateurs de BFMTV sur les deux banderoles que les militants, en impeccable costume-cravate, ont déployées à la hâte avant d’être embarqués par les services de sécurité de l’Élysée.

« La probabilité de réussite était infime », raconte Guillaume à Reporterre. Pour déjouer la surveillance des « 1 900 forces de l’État » présentes sur place, les deux hommes se sont introduits la veille dans le mégacomplexe culturel et ont passé la nuit cachés dans un local technique. Une organisation millimétrée pour délivrer au plus grand nombre un message simple : « Le nucléaire n’est pas à la hauteur des enjeux climatiques et nous place en situation de vulnérabilité et de dépendance vis-à-vis de la Russie de Vladimir Poutine », dénonce Guillaume.
Un militant de Greenpeace France brandit une pancarte sur laquelle est inscrit « Le nucléaire alimente la guerre menée par la Russie », aux côtés d’Emmanuel Macron (à g.) et de Rafael Grossi (au centre), lors du Sommet sur l’énergie nucléaire, le 10 mars 2026. © Abdul Saboor / Pool / AFP

Greenpeace France documente depuis plusieurs années les relations commerciales — importation d’uranium naturel, exportation d’uranium de retraitement — que la France continue d’entretenir avec la filière nucléaire russe, au risque de financer indirectement la guerre en Ukraine. Cette situation touche Albin personnellement : « Je suis allé à Zaporijia [où se trouve la plus grande centrale nucléaire d’Ukraine, sous contrôle russe depuis mars 2022] il y a quelques années, avant que la guerre ne soit déclarée. J’y ai côtoyé des Ukrainiens. Aujourd’hui, on ne peut plus y aller, car elle se trouve sur la ligne de front. »

Lire aussi : La souveraineté nucléaire française n’existe pas sans la Russie

Quelle peine la justice infligera-t-elle à ces activistes ? Ils sont poursuivis pour « usage de faux » en raison des tours de cou qu’ils portaient, semblables à des accréditations officielles. Les peines encourues pour ce délit peuvent s’élever à trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende, et jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende si le faux imite un document délivré par une administration (carte d’identité, passeport, carte Vitale, etc.). La peine peut être augmentée jusqu’à sept ans de prison et 100 000 euros d’amende si le faux document sert à faciliter la commission d’un crime ou à procurer l’immunité à son auteur.
Une série de procès

Ce procès s’inscrit dans un contexte où Greenpeace France endure une répression judiciaire croissante. Le 8 septembre, la cour d’appel de Grenoble a rejeté la demande d’EDF, qui réclamait 138 766 euros au titre des pertes salariales et 59 707 euros pour le préjudice d’exploitation à la suite d’une action de l’ONG menée à la centrale du Tricastin (Drôme) en février 2020. Elle a toutefois confirmé la condamnation de Greenpeace France à payer 50 000 euros à EDF pour un « préjudice moral ».

En première instance, en septembre 2021, le tribunal correctionnel de Valence avait enjoint l’ONG à verser plus de 123 000 euros à EDF en dommages et intérêts.

Lire aussi : Greenpeace en procès : les craintes des antinucléaires jugées « légitimes »

Le 17 septembre à Dunkerque s’est déroulée une audience sur intérêts civils à la suite d’une intrusion d’activistes dans la centrale de Gravelines (Nord) en 2024, pour alerter sur la vulnérabilité de la centrale au changement climatique et à la montée du niveau des mers. EDF y a réclamé 289 958 euros pour le préjudice matériel, 500 000 euros pour le préjudice moral et 15 000 euros pour ses frais d’avocat. La décision sera rendue en décembre.

Jugés en juin 2025 par le tribunal correctionnel de Dunkerque pour cette même action, plusieurs activistes s’étaient vu infliger 800 euros d’amende chacun et Greenpeace France avait été condamnée à 30 000 euros d’amende.

La série va se poursuivre jusqu’à la fin de l’année. Le 5 octobre, quatre militants doivent comparaître devant le tribunal correctionnel de Dunkerque pour avoir bloqué pendant cinq heures, le 2 mars dans le port de Dunkerque, un cargo qu’ils soupçonnaient d’acheminer de l’uranium russe.
« Une volonté claire : taper au portefeuille pour dissuader »

EDF apparaît comme un acteur majeur de cet acharnement. « Avant l’action menée à la centrale de Cattenom [en Moselle] en octobre 2017, EDF ne demandait jamais de dommages et intérêts, observe Apolline Cagnat, responsable juridique à Greenpeace France. Depuis, le groupe a totalement changé de stratégie juridique et a commencé à demander des sommes exorbitantes avec une volonté claire : taper au portefeuille pour dissuader. »

Ainsi, pour quatre actions de l’ONG dans les centrales de Cruas en 2017, Tricastin en 2020, Flamanville en 2022 et Gravelines en 2024, l’électricien a réclamé en tout plus de 3,6 millions d’euros de dommages et intérêts, selon les calculs de l’ONG. Un montant à comparer à son budget annuel qui s’établissait à 31 millions d’euros fin 2025, selon Le Monde.
///////////////

Re: Effet du changement climatique en France

par energy_isere » 16 sept. 2026, 22:15

France: près de 8.000 décès en excès après un été de canicules quasi continues

AFP •16/09/2026

L'été le plus chaud jamais vécu par l'Hexagone depuis 1900, avec sa succession presque ininterrompue de canicules, a fait près de 8.000 morts en excès, selon des données provisoires des autorités sanitaires.

Lors du plus long épisode de chaleur jamais enregistré sur le territoire, du 27 juillet au 20 août, au moins 817 décès excédentaires - qu'on ne peut pas encore imputer à la chaleur avec certitude - ont été comptabilisés par Santé publique France (SpF), qui a livré mercredi son nouveau bilan.

Cette troisième vague de chaleur de l'été, qui a frappé près de 90% de la population hexagonale, a été moins meurtrière que les deux précédentes.

Les 817 décès de plus qu'attendu s'ajoutent aux 5.764 morts estimées du 17 juin au 2 juillet, aux 1.243 du 3 au 20 juillet et aux 95 lors d'un bref pic de chaleur avant l'été, du 24 au 28 mai.

Ce bilan est cependant voué à s'alourdir: les chiffres doivent encore être consolidés - leur collecte n'est pas terminée - et il ne prend pas en compte l'été entier - la période de surveillance va du 1er juin au 15 septembre

"Cet été 2026 a été complètement inédit, avec des épisodes de canicule presque en continu", a souligné auprès de l'AFP Guillaume Boulanger, responsable de l'unité qualité des milieux de vie, du travail et santé des populations à SpF. D'ordinaire, les jours de canicule représentent "autour de 5% de l'été", cette année, "on sera nettement au-dessus", a-t-il prédit.

L'été 2026 a été, selon Météo-France, le plus chaud depuis 1900, devant les étés 2003, dont le lourd impact sanitaire, avec ses 15.000 morts, avait fait l'effet d'un électrochoc, mais aussi 2022.

.......................................
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 8b1736b9a1

Re: Effet du changement climatique en France

par energy_isere » 07 sept. 2026, 23:09

40,3 °C en septembre : la France bat un nouveau record de chaleur

7 sept 2026

Avec 40,3 °C enregistrés le 06 septembre à Lavaur, dans le Tarn, la France a battu son record national de chaleur pour un mois de septembre. Quelques jours après avoir annoncé l’été le plus chaud jamais mesuré dans le pays, Météo-France constate que les températures restent exceptionnellement élevées dans le Sud.

La barre des 40 °C a de nouveau été franchie en France, indique Le Monde. Selon Météo-France, 40,3 °C ont été relevés dimanche à Lavaur, dans le Tarn. Un nouveau record pour un mois de septembre, qui efface celui enregistré à Pissos, dans les Landes, le 12 septembre 2022, avec 40,2 °C.

Mais Lavaur n’est pas la seule ville à avoir connu des températures exceptionnellement élevées. Plusieurs records locaux ont également été battus au cour de la journée, avec 39,6 °C à Salindres - dans le Gard -, 39,2 °C à Albi, 37,4 °C à Agen ou encore 34 °C à Aurillac. Dimanche, six départements du Sud et du Sud-Est (Ardèche, Aude, Drôme, Gard, Hérault, Vaucluse) ont par ailleurs été placés en vigilance orange canicule.

Après un été historique, une chaleur qui se prolonge

Cette nouvelle vague de chaleur intervient quelques jours seulement après l'annonce d'un été 2026 présenté comme "l'été le plus chaud jamais enregistré" en France par la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut.

Par ailleurs, cette chaleur tardive a aussi des conséquences concrètes sur le terrain. Météo-France maintient en effet un risque élevé de feux de forêt "sur une bonne partie des régions méditerranéennes". Les pluies tombées à la fin du mois d'août n'ont pas suffi à mettre fin à la sécheresse, laissant les végétaux et les sols particulièrement exposés.
https://actu.orange.fr/france/40-3-c-en ... rLDCC.html

Re: Effet du changement climatique en France

par kercoz » 06 sept. 2026, 22:49

Ca c'est la france:
https://reporterre.net/Chasses-de-parto ... a-se-loger

"""Alors que leur saison se termine dans quelques jours, les jeunes femmes décrivent un été difficile. Elles sont habituées à la chaleur et à un travail rude : 35 à 40 °C, accroupies toute la journée dans les vignes. Mais à cela s’ajoutent des conditions de logement qui se sont sérieusement dégradées cette année. Pour la plupart étrangers, les saisonniers du Banyuls ont l’habitude de dormir dans leur camion ou leur tente pour la saison. Leur employeur n’a pas l’obligation légale de les loger.

« Il y a une stigmatisation de ces travailleurs »

« Il y a quelques années, nous étions accueillies dans un camping. Puis ils ont gagné une étoile et n’ont plus voulu de nous », raconte Juliane, qui fait les vendanges de Banyuls depuis près de vingt ans. « Alors, on a pris l’habitude de stationner sur un parking mais, cette année, la municipalité y a interdit les véhicules trop gros, c’était ciblé contre nous », dénonce Maria.

Les saisonniers, entre 50 et 100 — mais dont le nombre reste difficile à estimer tant ils sont éparpillés entre différentes exploitations et différents lieux de couchage — tentent alors de stationner là où ils peuvent. « La police municipale nous réveille la nuit pour nous dire de partir. Certains d’entre nous dorment en ayant peur », poursuit Maria.""""

Re: Effet du changement climatique en France

par GillesH38 » 06 sept. 2026, 22:22

Jeuf a écrit : 05 sept. 2026, 15:47
GillesH38 a écrit : 05 sept. 2026, 01:53
Jeuf a écrit : 04 sept. 2026, 13:38
il y en aura de pires.



Je me demande , entre autres, si
l'évaporation par les forêts a rafraichi (il a bien plu en hiver, il y a de l'eau en profondeur que vont chercher les grandes plantes, les arbres étaient verts pour la plupart) et évité des 45-50°C.
Quand il n'y aura plus rien à évaporer, pourquoi pas 50°C, et des forêts, pour celles qui ne brûlent pas, devenues collection de bois mort debout.
est ce quelqu'un connaît l'explication de pourquoi on a eu plutôt des étés frais et pluvieux entre 2010 et 2015 ?
quel rapport?
ça ne change rien à la tendance
on a eu chaud en 2019, 2022 et 2025, on a eu très chaud en 26
les étés 23 et 24 ont était mieux mais ça on n'aura plus rien de tel dans dix ans
et peut-être dès à présent
le rapport c'est que le phénomène ayant conduit à des étés frais et pluvieux il y a 15 ans (durée inférieure aux "30 ans" canoniques qui définissent "le climat" ) , pourrait se reproduire dans l'avenir, en tout cas je ne vois pas de raison fondamentale pour que ça ne soit pas le cas.

Re: Effet du changement climatique en France

par Jeuf » 05 sept. 2026, 15:47

GillesH38 a écrit : 05 sept. 2026, 01:53
Jeuf a écrit : 04 sept. 2026, 13:38
préparer l'été prochain comme s'il allait être le même".
il y en aura de pires.



Je me demande , entre autres, si
l'évaporation par les forêts a rafraichi (il a bien plu en hiver, il y a de l'eau en profondeur que vont chercher les grandes plantes, les arbres étaient verts pour la plupart) et évité des 45-50°C.
Quand il n'y aura plus rien à évaporer, pourquoi pas 50°C, et des forêts, pour celles qui ne brûlent pas, devenues collection de bois mort debout.
est ce quelqu'un connaît l'explication de pourquoi on a eu plutôt des étés frais et pluvieux entre 2010 et 2015 ?
quel rapport?
ça ne change rien à la tendance
on a eu chaud en 2019, 2022 et 2025, on a eu très chaud en 26
les étés 23 et 24 ont était mieux mais ça on n'aura plus rien de tel dans dix ans
et peut-être dès à présent

Re: Effet du changement climatique en France

par GillesH38 » 05 sept. 2026, 01:53

Jeuf a écrit : 04 sept. 2026, 13:38
préparer l'été prochain comme s'il allait être le même".
il y en aura de pires.



Je me demande , entre autres, si
l'évaporation par les forêts a rafraichi (il a bien plu en hiver, il y a de l'eau en profondeur que vont chercher les grandes plantes, les arbres étaient verts pour la plupart) et évité des 45-50°C.
Quand il n'y aura plus rien à évaporer, pourquoi pas 50°C, et des forêts, pour celles qui ne brûlent pas, devenues collection de bois mort debout.
est ce quelqu'un connaît l'explication de pourquoi on a eu plutôt des étés frais et pluvieux entre 2010 et 2015 ?

Re: Effet du changement climatique en France

par kercoz » 04 sept. 2026, 16:52

Les paysans pleurnichent et se prennent pour des fonctionnaires ...le choix de la monoculture et de l'élevage intensif est un CHOIX qu'ils ne veulent plus assumer .....Les élevages de 500vaches qui tiennent au maïs réclament des bassines alors qu'avec 300vaches et de la culture fourragère de printemps
https://www.produire-bio.fr/articles-pr ... limatique/
ils n'auraient aucun problème .

Arreter de subventionner le ma¨s qui pousse en été .
"Par ailleurs, avec une capacité de production en moyenne supérieure aux cultures fourragères et surtout un faible coût à la tonne de matière sèche récoltée, les prairies naturelles et temporaires restent la base de la production de fourrages. Le prix de revient d’une tonne de matière sèche se situe autour de 20 à 25 €/tonne de MS* pour une prairie naturelle ou temporaire pâturée, de 75 €* pour une prairie temporaire enrubannée, de 55 €* pour une prairie temporaire fanée, de 105 €* pour un méteil fourrager ensilé, et jusqu’à 190 à 220 €** selon l’année pour l’achat d’un foin issu de prairie temporaire.

Il n’y a rien de moins cher que de l’herbe pâturée pour l’alimentation des ruminants, et cela se vérifie chaque année ! Avant toute autre chose, il faut donc tout mettre en place pour s’assurer d’avoir de belles prairies. Toutefois les cultures fourragères peuvent apporter des solutions intéressantes pour adapter son système au changement climatique et le sécuriser davantage, en particulier face aux épisodes récurrents de sécheresse.

Les méteils fourragers y figurent en bonne place : ils se sont largement développés du fait de leur productivité et de la valeur alimentaire du fourrage obtenu. Ces mélanges céréales-protéagineux permettent de produire des stocks de bonne heure au printemps, mais ils peuvent aussi être pâturés. De nombreuses cultures dérobées, semées en fin d’été-automne ou au printemps, peuvent aussi permettre une intéressante production fourragère complémentaire.
Les méteils fourragers

Les méteils fourragers augmentent la période d’implantation de cultures fourragères à l’automne et peuvent ainsi venir compléter des cultures dérobées fourragères. S’ils sont implantés à l’automne et récoltés au printemps, ils permettent de constituer des stocks avant la période sèche. Les méteils fourragers doivent être semés au cours du mois d’octobre : un semis après le 15 novembre pénalise la production. Voyons les différentes stratégies possibles pour en produire.
Deux stratégies possibles pour la production de méteils fourragers

Selon le type d’aliment recherché, en priorité du tonnage ou de la valeur alimentaire, la stratégie sera différente. Si on cherche à obtenir un aliment qui comporte une bonne valeur alimentaire, on optera plutôt pour une coupe précoce, qui se fera au détriment du tonnage. Si on souhaite privilégier le volume produit, on prévoira une récolte « classique », à un stade plus tardif, au détriment de la valeur alimentaire.""""

Re: Effet du changement climatique en France

par Jeuf » 04 sept. 2026, 13:38

préparer l'été prochain comme s'il allait être le même".
il y en aura de pires.



Je me demande , entre autres, si
l'évaporation par les forêts a rafraichi (il a bien plu en hiver, il y a de l'eau en profondeur que vont chercher les grandes plantes, les arbres étaient verts pour la plupart) et évité des 45-50°C.
Quand il n'y aura plus rien à évaporer, pourquoi pas 50°C, et des forêts, pour celles qui ne brûlent pas, devenues collection de bois mort debout.

Re: Effet du changement climatique en France

par energy_isere » 04 sept. 2026, 10:00

La France a connu son "été le plus chaud", le gouvernement veut muscler l'adaptation

AFP •03/09/2026

La France a connu son été "le plus chaud" jamais enregistré, poussant le gouvernement a essayer de muscler son plan d'adaptation du pays face à des extrêmes climatiques appelés à se répéter.

"Nous avons vécu l'été le plus chaud jamais enregistré depuis le début des mesures en 1900", a annoncé la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, lors de la présentation du bilan climatique de l'été, qui pour les météorologues court de juin à août, au siège de Météo-France près de Paris.

L'été a été marqué par une température moyenne sur 24h00 de 24,0°C, soit +3,6°C par rapport aux normales 1991-2020, et devant les étés 2003 et 2022, précise l'établissement public.

Cette chaleur, accompagnée de sécheresses et d'incendies, n'a pas épargné les voisins de la France : l'été 2026 a aussi été le plus chaud jamais enregistré au Royaume-Uni ainsi qu'en Belgique, selon les agences météorologiques locales.

"Electrochoc"

La France a connu trois vagues de chaleur dont l'une, fin juin, a atteint un record d'intensité et une autre, de fin juillet au mois d'août, a égalé avec 23 jours le record de la plus longue vague jamais enregistrée en France, qui datait de 1983.

Le pays a subi un nombre de jours en vague de chaleur "inédit" cet été avec 53 jours, a relevé la PDG de Météo-France Virginie Schwarz.

Le pays a aussi subi pendant cette période des incendies extrêmes, comme celui qui a dévasté une partie de la Gironde. "Fin août, les feux de forêt avaient déjà brûlé six fois plus de surfaces par rapport à la moyenne des vingt dernières années", a souligné Monique Barbut.

Santé publique France a de son côté dénombré quelque 7.300 morts, selon un bilan encore provisoire des victimes des fortes températures cette année établi au 19 août.

"L'été 2026 restera dans l'histoire, mais la question que nous devons nous poser à présent est de savoir de quelle manière il le restera", a souligné Monique Barbut.

"Comme le premier d'une longue série qui continuera à battre des records. Ou comme un moment qui nous aura permis d'être à la hauteur des enjeux d'adaptation et d'atténuation", c'est-à-dire de baisse des émissions de gaz à effet de serre, a-t-elle commenté, appelant à un "électrochoc".

"Préparer l'été prochain"

"Personne n'était mieux préparé que nous" en Europe, a affirmé la ministre, alors que le gouvernement a été critiqué par les oppositions et par certaines ONG pour son "inaction" dès le début de l'été.

Examens scolaires perturbés par les chaleurs accablantes, réacteurs nucléaires à l'arrêt, récoltes menacées : les chaleurs ont eu des effets multiples. Le ministre de l'Economie Roland Lescure a reconnu "un impact absolument terrifiant" des canicules à répétition.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu avait chargé fin juillet Monique Barbut - qui a failli démissionner en raison de son opposition à la loi d'urgence agricole - de lui présenter de nouvelles mesures pour "accélérer" la mise en œuvre du Plan national d'adaptation au changement climatique.

Elle a promis jeudi des conclusions "d'ici la fin du mois de septembre", avec un plan de financement sur cinq ans.

Parmi les pistes retenues, la ministre a évoqué auprès des Echos l'idée d'un relèvement du plafond du Livret A, de 23.000 à 30.000 euros afin de dégager des marges de financement supplémentaires permettant à la Caisse des dépôts d'accorder des prêts de long terme destinés à financer l'adaptation au changement climatique.

Mais, a souligné la ministre, "ce n'est pas une taxe : il ne s'agit pas de demander aux Français de payer un impôt supplémentaire".

Cette proposition" a été accueillie favorablement par la Caisse des Dépôts (...) mais n’a pas encore été arbitrée par Matignon, ni approuvée par Bercy", précise le quotidien économique.

"On ne va pas subir les événements, attendre qu'ils arrivent pour prendre des décisions", a-t-elle martelé, appelant à "préparer l'été prochain comme s'il allait être le même".

"Nous n'aurons pas rénové toutes les écoles d'ici l'été prochain", mais "nous pouvons a minima y faire installer des volets et des brasseurs d'air", a indiqué Monique Barbut, reconnaissant "un certain nombre de situations auxquelles nous devrons porter plus d'attention".

"De même, nous n'aurons pas diversifié les essences de toutes nos forêts d'ici à la prochaine canicule. Mais nous pouvons, d'ici là, imaginer des solutions rapides pour faciliter l'accès des pompiers", a ajouté la ministre, promettant des annonces sur ce sujet à la mi-septembre.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 12c44bef7b

Re: Effet du changement climatique en France

par energy_isere » 02 sept. 2026, 22:15

Canicules et sécheresse coûteront 0,1 point de croissance cette année

AFP •02/09/2026

Les vagues de canicule et la sécheresse en France cette année coûteront 0,1 point de croissance à l'économie française en 2026, en raison de la baisse de la production agricole, selon les calculs de Bercy, un impact qui devrait affecter la prévision de croissance de 0,7% du gouvernement sur l'année.

Lors d'une audition mercredi par la mission parlementaire sur le coût de la canicule, présidée par le député Eric Coquerel (LFI), des représentants de la Direction générale du Trésor ont donné leur estimation de l'impact des événements climatiques de l'été sur l'activité.

Selon eux, la valeur ajoutée agricole, qui mesure la richesse créée par la production, devrait baisser de 8% cette année. C'est environ la moitié de l'effet de la canicule de 2003, où elle avait reculé d'environ 15%.

L'Institut national de la statistique (Insee), auditionné en même temps par la mission parlementaire, a aussi chiffré à 0,1 point de produit intérieur brut (PIB) l'impact des vagues de chaleur de cet été, en-deçà du coût de la canicule de 2003, qui avait été de 0,3 point de croissance.

L'Insee a précisé cependant que l'impact des canicules était "déjà intégré dans les données et la croissance très décevante qu'on a eue sur le premier semestre". Il a révisé vendredi en baisse ses chiffres du PIB aux premier et deuxième trimestres, à respectivement -0,2% et 0,0%.

"Il n'y a pas d'impact vraiment supplémentaire à attendre sur la fin de l'année", a souligné Dorian Roucher, responsable du département de la conjoncture de l'Insee, rappelant que l'institut "compte la production agricole au moment où ça pousse et non pas au moment où on récolte".

Maïs, fourrage et légumes affectés

Dans le détail, les vagues de chaleur et la sécheresse de 2026 "ont considérablement affecté certaines productions agricoles, en particulier le maïs avec -35% de production prévue en 2026 par rapport à 2025", a précisé le ministère de l'Economie. Les prairies ont été aussi, "très touchées, avec une pousse cumulée inférieure d'un tiers à la normale au 10 août".

Ces effets s'ajoutent à ceux du conflit au Moyen-Orient sur l'agriculture, alors que la hausse du prix du gaz a renchéri le coût des engrais azotés et que le commerce mondial d'engrais a été perturbé par la fermeture du détroit d'Ormuz.

Les rendements du blé sont en revanche "très proches de la normale" car "le blé a été récolté très tôt", a indiqué l'Insee.

Les légumes, eux, ont été très affectés, entraînant une "très forte hausse du prix des légumes frais", de l'ordre de 14%, a poursuivi Dorian Roucher. "On estime que c'est 0,1 point d'inflation sur les 2,4% (d'inflation en août) qui vient directement de ces légumes frais", a-t-il dit.

Des travaux publics à la peine

Si les canicules ont eu aussi "de nombreux autres effets sectoriels et localisés", hors agriculture, leurs effets "au plan macroéconomique devraient être plus limités", estime le ministère de l'Economie.

L'Insee a aussi indiqué que des secteurs comme le bâtiment avaient pu souffrir de la chaleur, mais que le plus gros impact concernait l'agriculture.

Un tiers des entreprises de travaux publics ont ainsi déclaré avoir été contraintes dans leur activité par les aléas climatiques au mois de juillet. Mais cette perturbation est intervenue "dans un contexte qui était globalement dégradé", et avec des possibilités de rattrapage par la suite, d'où un impact moindre, a estimé Dorian Roucher.

La ministre de la Transition écologique Monique Barbut avait indiqué mi-août que les canicules à répétition de l'été pourraient coûter à la France "de l'ordre de 10 à 15 milliards d'euros de coûts directs et indirects", ce qui inclut des destructions de stocks, de patrimoine et d'autres effets plus larges, au-delà du manque à gagner pour la croissance.

Outre l'effet attendu sur la croissance, cet impact canicules et sécheresse affectera les finances publiques. En pleine préparation d'un budget difficile pour 2027, qui doit être présenté le 30 septembre, le gouvernement a déjà prévenu que son objectif de déficit public à 5% du PIB cette année serait difficilement atteignable.
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Re: Effet du changement climatique en France

par energy_isere » 02 sept. 2026, 21:28

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Vagues de chaleur en France : une série exceptionnelle en 2026 ( AFP / Nalini LEPETIT-CHELLA )

source : https://www.boursorama.com/actualite-ec ... f8871c6cde

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