Jeuf a écrit : 19 nov. 2024, 11:27
GillesH38 a écrit : 19 nov. 2024, 10:56
Et sinon ceux qui prétendent que le monde "doit" aller dans telle ou telle direction, respecter certaines limites globales, etc... et qui veulent imposer des règles pour y arriver (ce que je ne fais pas pour ma part),
Tu n'es pas confronté à des situation de conflit (et d'ailleurs moi non plus) et tu n'imagine par ce que c'est.
Prenons un autre cas : si tu avais un voisin qui accumulait, dans un jardin juste en surplomb
du tiens, un tas de chose dont il se débarrasse, dont des matières organiques et où il viderait des vieux fond de bidons de pesticides. Ce qui ne génère aucun effet visible et immédiat sur la santé des gens autour. Dont tu le laisserai faire?
je ne vois pas l'objection là, évidemment que les pesticides sont dommageables et qu'on peut évaluer leurs effets, sinon si il n'y en avait pas, ce ne serait pas un problème. Il est donc tout à fait possible de s'appuyer sur des critères de santé publique pour justifier l'action.
je n'ai jamais dit que les critères devaient être "visibles et immédiats". En fait je n'ai même rien dit
du tout sur les critères, j'ai juste demandé qu'on précise lesquels on prend, c'est tout. Pour les pesticides je vois assez bien quel genre de problème ça pose.
En revanche là comme partout, on aura toujours la notion de
coût bénéfice. Dans l''exemple
du voisin, le complément d'information est qu'il existe d'autres comportements qui ont un surcout négligeable (les amener à la déchetterie ou à une jardinerie) en ayant un bénéfice clair. On est bien dans un cas où on compare deux solutions et où on évalue le bénéfice net de l'une et de l'autre. Mais si il s'agit de répandre le même pesticide utile contre un ravageur qui pourrait déclencher une famine, évidemment que le problème n'est pas le même et la conclusion peut être différente.
Je ne vois pas d'exemple d'action concrète à faire qui ne puisse pas être motivée par une analyse de type
coût bénéfice. Il faut néanmoins préciser dans chaque cas comment on les évalue c'est à dire préciser la "fonction de
coût" (ou de dommage) qu'on utilise.
Jeuf a écrit : 19 nov. 2024, 11:27tu as
du boulot si tu veux réfuter toutes ces potentielles décisions politique pas étayée par de la science parfaite, vu qu'on pourra toujours nier ou minimiser les effets
du mercure (commençons par le mercure, oui) dilué dans l'océan sur la santé.
D'ailleurs, est-ce que tu défends l'idée de mettre de limites à des rejets de mercure dans l'environnement?
oui bien évidemment si on sait mesurer les impacts sanitaires
du mercure et qu'on montre qu'ils sont excessifs (je suppose que c'est le cas). Le travail a déjà dû etre fait d'ailleurs puisqu'on a fixé des normes, on a
du prendre des données pour ça.
La question de discuter de la valeur des limites est une question qui vient APRES le problème de la fonction de dommage, après c'est juste de faire des estimations numériques correctes de ces dommages, avec des mesures les meilleures possibles, mais avant de faire ça il faut d'abord se mettre d'accord que ce qu'on considère comme "dommages".
Zan, zendegi, azadi. Il parait que " je propage la haine du Hamas", mais aussi des juifs et d'Israël.