[RC/CC] Gaz à effet de serre : le CH4 (méthane)

Discussions concernant les conséquences sur l'environnement de la course aux ressources.

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Rod
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Re: [RC/CC] Gaz à effet de serre : le CH4 (méthane)

Message par Rod »

en remplaçant le gaz russe par du GNL, çà ne va pas aller en s'arrangeant; hypocrisie quand tu nous tiens.....
moins vite, moins loin, moins souvent: le transport post PO
mobar
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Re: [RC/CC] Gaz à effet de serre : le CH4 (méthane)

Message par mobar »

Les fuites de méthane, il y en a toujours eu naturellement des millions de tonnes par an
Toute matière organique qui séjourne sous l'eau émet du méthane qui se retrouve dans l’atmosphère et finit par être transformé en vapeur d'eau et en CO2

Et tout le méthane qui est formé est biogénique, même le méthane qui est issu des gisements de gaz naturel!

*** modéré ***
https://youtu.be/0pK01iKwb1U
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Re: [RC/CC] Gaz à effet de serre : le CH4 (méthane)

Message par energy_isere »

Le Turkménistan pointé du doigt pour ses émissions de méthane :
Turkmenistan Emerges as Global Methane Super-Emitter in 2025
By Eurasianet - Nov 21, 2025,

- A UCLA project using Carbon Mapper data identified more than 3,100 methane plumes worldwide, with Turkmenistan dominating the highest-emitting sites.
- The country hosts 17 of the top 25 methane leaks, including the world’s two largest, both located in the Esenguly District on the Caspian Sea.
- Researchers excluded single-observation sites to ensure accuracy, noting that even more massive leaks may exist but were detected only once.

...............................
https://oilprice.com/Energy/Energy-Gene ... -2025.html
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Re: [RC/CC] Gaz à effet de serre : le CH4 (méthane)

Message par energy_isere »

Climat : ce site au Chili arrive en tête de la liste onusienne des 50 sites les plus émetteurs de méthane

Connaissance des Énergies avec AFP le 23 avril 2026

L'ONU a publié jeudi la liste des 50 sites d'origine humaine les plus émetteurs de méthane, puissant gaz à effet de serre, à la tête de laquelle figure une décharge chilienne et plusieurs sites d'exploitation de pétrole ou de gaz au Turkménistan.

Un site à près de 60 km de la capitale du Chili

Ces 50 plus importantes sources d'émission de méthane en date d'avril 2026 ont été recensées à l'aide d'une trentaine de satellites, détaille le programme des Nations unies pour l'environnement (UNEP) dans sa publication.

Le site d'origine humaine qui émet le plus de ce gaz (CH4), au pouvoir réchauffant 80 fois plus puissant que le CO2 sur une période de 20 ans, est un site d'enfouissement de déchets situé à une soixantaine de kilomètres au nord de la capitale du Chili, Santiago.

À lui seul, il émet en un an plus de 100 000 tonnes de ce gaz responsable, selon les scientifiques, d'au moins un quart du réchauffement climatique actuel.

Le Chili compte une autre décharge, cette fois localisée à une cinquantaine de kilomètres au sud de la capitale, dans le top 10 des sites responsables des plus importantes émissions.

4 des 10 sites les plus émetteurs localisés au Turkménistan

Le Turkménistan compte lui quatre des 10 sites les plus émetteurs, des installations liées à l'exploitation d'hydrocarbures. Parmi les autres sites fortement émetteurs de ce gaz qui réchauffe l'atmosphère, identifiés sur la base d'une période glissante de six mois, se trouvent en outre des installations liées à la production de charbon, notamment en Chine.

Si ces sites dans leur ensemble "ne représentent qu'une faible part des émissions mondiales totales", ils constituent "des priorités en matière de réduction" des émissions, explique l'Observatoire international des émissions de méthane (IMEO), organisme de l'UNEP.

Il précise que les satellites "ne détectent que les émissions de méthane les plus importantes". L'ONU avait annoncé en novembre 2022 le lancement d'un programme d'alerte baptisé "Methane alert and response system" (MARS), permettant d'alerter rapidement gouvernements et entreprises après la détection par des satellites de grosses fuites de méthane.

À date, le dispositif a permis d'"atténuer" les émissions de 41 "sources majeures de méthane". Au total, l'ONU estime que ces derniers ont émis 1,2 million de tonnes de méthane, ce qui correspond à un impact climatique "comparable à celui de près de 24 millions de voitures à essence utilisées pendant un an". "L'élimination de ces émissions" a un "impact positif concret pour le climat", estime encore l'ONU jeudi.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ane-260423
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Re: [RC/CC] Gaz à effet de serre : le CH4 (méthane)

Message par energy_isere »

Climat: une réunion internationale à Paris pour "accélérer" l'action mondiale sur la réduction du méthane

AFP •04/05/2026

La France a appelé lundi lors d'une conférence internationale à une action globale concertée pour réduire les émissions de méthane, un gaz à effet de serre accélérateur du changement climatique, qui se maintiennent à des niveaux "très élevés" selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

En présence de ministres, acteurs économiques et financiers, scientifiques, etc., cette conférence, dans le cadre de la présidence française du G7, doit permettre d'"accélérer la mise en œuvre de solutions efficaces pour réduire les émissions de méthane", a déclaré la ministre française de la Transition écologique Monique Barbut dans son discours d'ouverture.

"Bien sûr, l’action sur le méthane n’est pas le combat d’un seul acteur et personne ne peut le gagner seul", a ajouté la ministre en soulignant qu'il implique donc un "grand nombre d’acteurs publics et privés, des gouvernements, des entreprises, des investisseurs, des scientifiques", etc.

Inodore et invisible, le méthane est le principal composant du gaz naturel qui s’échappe notamment des gazoducs, des vaches et des décharges. Environ 580  millions de tonnes d'émissions sont rejetées chaque année dans le monde, dont 60% imputables à l’activité humaine, l'agriculture en tête, suivie de l'énergie, secteur qui concentre l'attention dans cette bataille climatique.

Doté d’un pouvoir de réchauffement bien supérieur à celui du CO2, le méthane est responsable d’environ 30% de la hausse de la température mondiale depuis la révolution industrielle, mais étant d'une durée de vie plus courte, sa réduction offre des " bénéfices climatiques significatifs à court terme ", souligne l'Agence internationale de l'énergie (AIE) dans son rapport annuel Global Methae tracker publié lundi.

Ces dernières années, les pays et les entreprises ont annoncé des engagements pour réduire le méthane couvrant "désormais plus de la moitié de la production mondiale de pétrole et de gaz". Cependant, les émissions liées aux énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz) se sont encore maintenus à des "niveaux très élevés" en 2025, traduisant "un important fossé en matière de mise en œuvre", a averti l'AIE.

En 2025, la production record des énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz) a été responsable de 35% des émissions de méthane d'origine humaine, un total estimé à 124 millions de tonnes, en légère hausse par rapport à 2024 (121 Mt), selon son rapport.

Dans l'industrie pétrogazière, le méthane s’échappe par des fuites au niveau de vannes, de gazoducs, ou lors d'opérations de dégazage direct dans l'air ou de torchage inefficace (combustion incomplète du gaz) sur des installations.

Mais "s’attaquer à ces problèmes est à notre portée", a souligné la ministre, alors que Paris entend obtenir plus d'engagements de l'industrie.

- Solution contre la crise énergétique -

Des solutions éprouvées, comme la détection et la réparation des fuites ou limiter le torchage , permettraient d'éviter 30% des émissions provenant des activités liées aux combustibles fossiles, "à coût nul", le gaz capturé pouvant être revendu.

Ainsi, dans le contexte des tensions sur les marchés de l'énergie liées à la guerre au Moyen-Orient, s'attaquer au méthane, "ce n’est pas seulement un problème climatique, c’est un enjeu évident de sécurité énergétique", a souligné Laurent Fabius, président de la COP21 en 2015 qui avait abouti à l'accord de Paris.

Selon l'AIE, la récupération de ce gaz gaspillé permettrait de fournir aux marchés 200 milliards de m3 de gaz annuellement. Soit le double des flux annuels qui transitent par le stratégique détroit d'Ormuz, verrouillé depuis le début de la guerre. Si cela prendra du temps pour déployer les équipements et infrastructures idoines, l'AIE estime que 15 milliards de m3 pourraient être libérables rapidement.

En attendant, l'AIE souligne que la plupart de la centaine de pays signataires de l'initiative internationale Global Methane Pledge lancée en 2021 n’a pas encore pris de mesures concrètes: les politiques actuelles diminueraient de 20% des émissions liées au pétrole et au gaz d’ici 2030, en deçà de l’objectif de –30% à l'échelle de l'économie par rapport à 2020.

Environ 70% des émissions de méthane du secteur fossile proviennent des 10 pays les plus émetteurs, la Chine en tête, suivie des États-Unis et de la Russie.

Il y a néanmoins des avancées, souligne l’AIE, qui salue l’amélioration continue de la surveillance satellitaire, permettant d’identifier plus finement les épisodes de "super-émissions " et d'introduire des mesures correctives.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... f78a98b3ae
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Re: [RC/CC] Gaz à effet de serre : le CH4 (méthane)

Message par Rod »

energy_isere a écrit : 04 mai 2026, 12:26
Climat: une réunion internationale à Paris pour "accélérer" l'action mondiale sur la réduction du méthane

AFP •04/05/2026

La France a appelé lundi lors d'une conférence internationale à une action globale concertée pour réduire les émissions de méthane, un gaz à effet de serre accélérateur du changement climatique, qui se maintiennent à des niveaux "très élevés" selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

En présence de ministres, acteurs économiques et financiers, scientifiques, etc., cette conférence, dans le cadre de la présidence française du G7, doit permettre d'"accélérer la mise en œuvre de solutions efficaces pour réduire les émissions de méthane", a déclaré la ministre française de la Transition écologique Monique Barbut dans son discours d'ouverture.

"Bien sûr, l’action sur le méthane n’est pas le combat d’un seul acteur et personne ne peut le gagner seul", a ajouté la ministre en soulignant qu'il implique donc un "grand nombre d’acteurs publics et privés, des gouvernements, des entreprises, des investisseurs, des scientifiques", etc.

Inodore et invisible, le méthane est le principal composant du gaz naturel qui s’échappe notamment des gazoducs, des vaches et des décharges. Environ 580  millions de tonnes d'émissions sont rejetées chaque année dans le monde, dont 60% imputables à l’activité humaine, l'agriculture en tête, suivie de l'énergie, secteur qui concentre l'attention dans cette bataille climatique.

Doté d’un pouvoir de réchauffement bien supérieur à celui du CO2, le méthane est responsable d’environ 30% de la hausse de la température mondiale depuis la révolution industrielle, mais étant d'une durée de vie plus courte, sa réduction offre des " bénéfices climatiques significatifs à court terme ", souligne l'Agence internationale de l'énergie (AIE) dans son rapport annuel Global Methae tracker publié lundi.

Ces dernières années, les pays et les entreprises ont annoncé des engagements pour réduire le méthane couvrant "désormais plus de la moitié de la production mondiale de pétrole et de gaz". Cependant, les émissions liées aux énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz) se sont encore maintenus à des "niveaux très élevés" en 2025, traduisant "un important fossé en matière de mise en œuvre", a averti l'AIE.

En 2025, la production record des énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz) a été responsable de 35% des émissions de méthane d'origine humaine, un total estimé à 124 millions de tonnes, en légère hausse par rapport à 2024 (121 Mt), selon son rapport.

Dans l'industrie pétrogazière, le méthane s’échappe par des fuites au niveau de vannes, de gazoducs, ou lors d'opérations de dégazage direct dans l'air ou de torchage inefficace (combustion incomplète du gaz) sur des installations.

Mais "s’attaquer à ces problèmes est à notre portée", a souligné la ministre, alors que Paris entend obtenir plus d'engagements de l'industrie.

- Solution contre la crise énergétique -

Des solutions éprouvées, comme la détection et la réparation des fuites ou limiter le torchage , permettraient d'éviter 30% des émissions provenant des activités liées aux combustibles fossiles, "à coût nul", le gaz capturé pouvant être revendu.

Ainsi, dans le contexte des tensions sur les marchés de l'énergie liées à la guerre au Moyen-Orient, s'attaquer au méthane, "ce n’est pas seulement un problème climatique, c’est un enjeu évident de sécurité énergétique", a souligné Laurent Fabius, président de la COP21 en 2015 qui avait abouti à l'accord de Paris.

Selon l'AIE, la récupération de ce gaz gaspillé permettrait de fournir aux marchés 200 milliards de m3 de gaz annuellement. Soit le double des flux annuels qui transitent par le stratégique détroit d'Ormuz, verrouillé depuis le début de la guerre. Si cela prendra du temps pour déployer les équipements et infrastructures idoines, l'AIE estime que 15 milliards de m3 pourraient être libérables rapidement.

En attendant, l'AIE souligne que la plupart de la centaine de pays signataires de l'initiative internationale Global Methane Pledge lancée en 2021 n’a pas encore pris de mesures concrètes: les politiques actuelles diminueraient de 20% des émissions liées au pétrole et au gaz d’ici 2030, en deçà de l’objectif de –30% à l'échelle de l'économie par rapport à 2020.

Environ 70% des émissions de méthane du secteur fossile proviennent des 10 pays les plus émetteurs, la Chine en tête, suivie des États-Unis et de la Russie.


Il y a néanmoins des avancées, souligne l’AIE, qui salue l’amélioration continue de la surveillance satellitaire, permettant d’identifier plus finement les épisodes de "super-émissions " et d'introduire des mesures correctives.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... f78a98b3ae
Et d'un autre coté, les terminaux GNL et autres méthaniers fleurissent aux 4 coin du monde :-({|= :-({|= :-({|=
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