https://www.agenceecofin.com/actualites ... discussionÉgypte : un nouveau projet d’ammoniac vert de 5 milliards USD en discussion
Agence Ecofin 30 avril 2026
L’Égypte continue d’attirer des projets d’hydrogène et d’ammoniac verts portés par des industriels internationaux, même si plusieurs de ces initiatives restent au stade préparatoire et ne bénéficient pas encore d’engagements financiers fermes.
Le vendredi 24 avril, l’entreprise Hynfra a annoncé avoir présenté au ministre égyptien de l’Industrie un projet de production d’ammoniac vert à Ras Banas, dans le sud-est du pays. Baptisée Egypt Amun Green Ammonia, cette initiative est actuellement en phase de développement et bénéficie d’un soutien politique, selon le communiqué publié.
« Le site a été choisi pour son ensoleillement exceptionnel et ses vents forts et constants provenant de la mer Rouge, auxquels le projet aura un accès direct. Une capacité totale de 2 000 MW d’énergie renouvelable sera installée sur un site de 100 km² », a souligné l’annonce d’Hynfra.
L’installation combinant solaire et éolien est destinée à alimenter une unité de production hors réseau. La production initiale est estimée à 400 000 tonnes par an à partir de 2031, avec un potentiel d’extension à un million de tonnes.
Un financement à structurer
L’investissement est évalué à 5 milliards USD dans une première phase, pouvant atteindre 10 milliards USD à pleine capacité. Aucun détail n’est fourni à ce stade sur l’origine probable du financement, les acheteurs potentiels ou le calendrier précis de mise en œuvre.
Selon les promoteurs du projet, les discussions ont porté sur les hypothèses d’investissement et l’alignement avec la stratégie de transition énergétique de l’Égypte.
Cette annonce s’inscrit dans une série de projets similaires en cours d’étude dans le pays. Début avril, Abu Qir Fertilizers, Alexfert, Orascom Construction et UEG ont signé un protocole d’accord pour développer un hub d’hydrogène vert à Alexandrie. Ce projet prévoit des études de faisabilité pour une capacité de 500 MW, destinée à produire environ 480 tonnes d’ammoniac vert par jour, sans aucune précision sur l’investissement ni le calendrier.
Selon les autorités égyptiennes, le pays vise une production de 10 millions de tonnes d’hydrogène vert à long terme et souhaite capter 8 % du marché mondial. Lors de la COP27, plus de 83 milliards USD de protocoles d’accord avaient été annoncés pour des projets similaires.
Egypte
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https://www.agenceecofin.com/actualites ... etrolieresL’Égypte entend repenser ses modèles contractuels pour attirer les majors pétrolières
Agence Ecofin 08 mai 2026
Alors que l’Égypte fait face à des défis énergétiques majeurs, les autorités multiplient les initiatives visant à inverser la tendance. Le pays souhaite doubler sa production de brut d’ici la fin de la décennie, tandis que les découvertes se sont multipliées ces derniers mois.
Le ministère égyptien du Pétrole et des Ressources minérales entend mettre en œuvre de nouveaux modèles contractuels pour stimuler l’investissement étranger dans le secteur des hydrocarbures. L’annonce a été faite mardi 5 mai par le ministre Karim Badawi (photo), lors d’une réunion élargie avec les représentants des partenaires internationaux et les dirigeants du secteur pétrolier national.
Concrètement, le ministère envisage d’adopter deux types de contrats avancés à savoir les contrats IPM (Integrated Project Management) et LSTK (Lump Sum Turnkey). Ces modèles développés en collaboration avec des entreprises technologiques spécialisées, visent spécifiquement à soutenir l’exécution de forages horizontaux et de la fracturation hydraulique, deux techniques permettant d’optimiser la récupération des hydrocarbures dans des réservoirs complexes.
Le ministre a également annoncé des incitations spécifiques pour accélérer l’exploration dans des zones encore vierges et éloignées des infrastructures existantes, notamment en Méditerranée occidentale, dans la mer Rouge et dans le désert occidental.
Des arriérés qui ont paralysé tout un secteur
Selon des données publiées par le ministère égyptien du Pétrole, la dette accumulée envers les compagnies pétrolières internationales a atteint 6,1 milliards de dollars en juin 2024. Cette situation est associée à des années de pénuries de devises étrangères qui ont empêché la Banque centrale d’honorer les obligations contractuelles libellées en dollars.
Face à des paiements qui tardaient à venir, les compagnies internationales ont progressivement réduit leurs activités d’exploration et de production. L’Égypte a depuis entrepris de solder cette dette, la réduisant de 88 % en moins de deux ans, pour la ramener à 714 millions de dollars en avril 2026, a rapporté Egypt Today le 2 mai dernier.
Le recul des investissements s’est traduit mécaniquement par une baisse de la production. D’après les données du Middle East Economic Survey publiées en février 2025, la production gazière a chuté de 16 % en 2024 pour atteindre son niveau le plus bas en huit ans. Parallèlement, la production pétrolière tombait à 476 000 barils par jour, son plus bas niveau depuis la fin des années 1970.
Selon des chiffres d’Enerdata publiés en 2025, le gaz naturel assure 81 % de la production électrique du pays, mais la consommation nationale dépassait déjà la production de près de 2 milliards de pieds cubes par jour en 2024.
L’Agence internationale de l’énergie (AIE) estime que les importations de gaz naturel liquéfié (GNL) ont bondi de 188 % sur les onze premiers mois de 2025. L’Égypte se retrouve ainsi dans la position complexe d’un pays disposant de capacités d’exportation de 12,7 millions de tonnes par an, mais contraint d’importer massivement pour répondre à sa propre demande intérieure.