L'Irak

Impact de la déplétion sur la géopolitique présente, passée et à venir.

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L'Irak a exporté en avril 10 millions de barils de pétrole par Ormuz

Publié le 18/05/2026

L'Irak a exporté 10 millions de barils de pétrole le mois dernier via le détroit d'Ormuz, contre 93 millions de barils environ par mois avant la guerre des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran, a déclaré le ministre irakien du Pétrole.

Téhéran a en grande partie fermé le détroit d'Ormuz au trafic depuis les premières frappes israélo-américaines contre la République islamique le 28 février. Environ un cinquième du pétrole et gaz naturel liquéfié (GNL) mondial transite par ce bras de mer.

L'Irak a rouvert en mars une route d'exportation de son pétrole par l'oléoduc Kirkouk-Ceyhan grâce à un accord passé avec le gouvernement autonome régional du Kurdistan.

Selon le ministre irakien du Pétrole Bassim Mohamed, 200.000 barils ont transité par le port turc de Ceyhan. "Nous prévoyons de porter le total à 500.000 barils", a-t-il dit.

L'Irak souhaite augmenter sa capacité de production pour la porter à 5 millions de barils par jour, a-t-il ajouté.
https://www.boursier.com/actualites/reu ... 18296.html
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Bagdad annonce rétablir sa production pétrolière d'ici un à deux mois

AFP avec Connaissance des Énergies le 20 juin 2026

Selon l'agence officielle INA, Bagdad estime pouvoir rétablir, en un à deux mois, la production de pétrole au niveau d'avant-guerre.

Calendrier et relance des champs

« Nous pouvons revenir aux niveaux de production antérieurs d'ici un à deux mois », a déclaré vendredi 19 juin le porte‑parole du ministère du Pétrole, Salim Farhoud, cité par l'INA. Il a indiqué que la capacité de certains gisements, réduite depuis le début du conflit, commence à être relevée.

Avant les hostilités déclenchées fin février, l'Irak exportait environ 3,5 millions de barils par jour, une grande partie via le détroit d'Ormuz. Les réservoirs s'étant rapidement saturés, les autorités affirment avoir dû interrompre la production dans la plupart des champs et rediriger les volumes résiduels vers des itinéraires passant par la Turquie et la Syrie.

Flux d'exportation et dépendance budgétaire

Le ministère du Pétrole, par la voix de Bassem Khodeir, annonce une reprise des exportations « progressivement en fonction de la fluidité du trafic dans le détroit d'Ormuz ». Selon Bagdad, la voie maritime a commencé à rouvrir cette semaine à la suite d'un protocole d'accord signé entre Téhéran et Washington, dont les pourparlers de paix restent reportés.

En avril, les expéditions irakiennes via Ormuz sont tombées à 10 millions de barils, contre une moyenne mensuelle de 93 millions avant-guerre, d'après les autorités. Les recettes pétrolières représentent en temps normal près de 90 % des revenus de l'État irakien, un niveau de dépendance qui renforce l'enjeu budgétaire du redémarrage.

Contexte régional et contraintes de marché

Le blocage d'Ormuz et l'extension régionale des combats ont perturbé la production et les exportations de plusieurs grands producteurs, dont l'Irak, membre fondateur de l'Opep. En 2025, en moyenne 20 millions de barils par jour de brut et de produits pétroliers ont transité par Ormuz, selon l'Agence internationale de l'énergie, confirmant le rôle critique de ce goulet d'étranglement pour les flux mondiaux.

Parallèlement, sept pays de l'OPEP+ ont décidé un ajustement collectif de 188 kb/j à compter de juillet 2026, « afin de soutenir la stabilité du marché », d'après l'Opep le 16 juin 2026. Cette trajectoire de quotas servira de cadre au redressement irakien, qui devra rester compatible avec les engagements du groupe.

Avant la guerre, la production totale de pétrole de l'Irak, y compris les liquides associés, s'établissait autour de 4,5 mb/j en 2025, selon l'Energy Information Administration américaine en juillet 2025. Le ministère irakien vise à porter la capacité à 7 mb/j à l'horizon 2029, objectif conditionné à la disponibilité des débouchés d'exportation et à la stabilité régionale.

Selon les autorités, les volumes expédiés par Ormuz ont chuté à 10 millions de barils en avril, contre 93 millions en moyenne avant-guerre, un écart appelé à se résorber à mesure de la normalisation du trafic maritime.
https://www.connaissancedesenergies.org ... rre-260620
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Message par energy_isere »

L'Irak envisage toutes les options pour obtenir un quota plus élevé, y compris une sortie de l’Opep

Publié le 26/06/2026

L'Irak envisagera "toutes les options disponibles" si son quota de production au sein de l'Opep n'est pas augmenté de manière significative, y compris celle de quitter le cartel, ont dit Reuters des sources au fait de la politique pétrolière irakienne.

La perspective d'un départ de l'Irak, deuxième producteur de brut au sein de l'Opep derrière l'Arabie saoudite, constituerait un nouveau revers pour l'organisation, déjà fragilisée cette année par le retrait des Émirats arabes unis en mai.

L'Irak figure parmi les cinq membres fondateurs de l'Opep, créée en 1960 à Bagdad.

"L'Irak traverse une crise financière en raison de la guerre avec l'Iran et une hausse significative de son quota au sein de l(Opep doit être prise au sérieux", a dit à Reuters un haut responsable du ministère irakien du Pétrole.

L'option de quitter l'Opep a été étudiée, même si l'Irak entend bien rester membre de l'organisation avec un quota plus élevé, a-t-il ajouté.

"L'Arabie saoudite et les autres alliés de l'Opep doivent traiter cette question avec le plus grand sérieux. À défaut, l'Irak sera contraint d'envisager toutes les options disponibles", a-t-il déclaré.

Interrogé sur d'éventuelles discussions concernant une sortie de l'Opep, le responsable a répondu: "Il est encore prématuré de franchir cette étape".

L'Opep n'a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire.

Le ministère irakien du Pétrole a déclaré que les informations selon lesquelles Bagdad envisagerait de mettre fin à son adhésion à l'Opep ne reflétaient pas la position officielle du gouvernement irakien.

Le ministère a ajouté que l'Irak continuait de souligner l'importance de revoir les quotas de production pétrolière afin de s'assurer qu'ils correspondent aux capacités de production durables des États membres.

"L'Irak travaille à rétablir sa pleine capacité d'exportation de pétrole et vise à porter sa production à sept millions de barils par jour (bpj) au cours des prochaines années", avait dit pour sa part le porte-parole du gouvernement irakien Haider al Aboudi.

Depuis sa prise de fonctions en mai, le Premier ministre irakien Ali al-Zaidi a déclaré que la reconstruction de l'économie irakienne, l'attraction des investissements étrangers et la lutte contre la corruption seraient au cœur des priorités de son gouvernement.

Mercredi, il a déclaré que l'Irak souhaitait que l'Opep relève sa production pétrolière en fonction de sa capacité de production et de sa population, a rapporté l'agence de presse d'État INA.

Sept membres clés de l'Opep+ ont relevé leurs quotas de production d'avril à juin de près de 600.000 bpj.

L'Opep+ regroupe l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et des producteurs alliés, dont la Russie.
https://www.boursier.com/actualites/reu ... 20997.html
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90% de ses recettes sont tirées des exportations pétrolières: l'Irak signe un accord avec le géant américain Halliburton pour produire plus d'hydrocarbures

BFM Business CR avec AFP 05 juillet 2026

Le gouvernement irakien et l'entreprise américaine Halliburton, géante des services pour l'industrie pétrolière, ont signé un accord, ce dimanche 5 juillet, pour la gestion de deux champs pétroliers dans le sud du pays, qui cherche à augmenter sa production d'hydrocarbures.

L'Irak veut augmenter sa production de pétrole et de gaz. Pour y parvenir, le gouvernement a signé un accord avec l'entreprise américaine Halliburton, géante des services pour l'industrie pétrolière, ce dimanche 5 juillet, pour la gestion de deux champs pétroliers dans le sud du pays.

La compagnie d'État "Basra Oil Company a signé un accord d'exploitation conjoint avec la société américaine Halliburton pour les champs Bin Omar et Sinbad", situés dans la province de Bassorah, a précisé le ministère du Pétrole dans un communiqué.

Cet accord s'inscrit dans le cadre des ambitions de Bagdad "d'augmenter la production de pétrole et de gaz", a souligné le ministre du Pétrole, Bassem Khodeir, cité dans le texte.
Le but est d'extraire 150.000 barils par jour (bpj) de plus qu'actuellement du champ Bin Omar et de 80.000 à 100.000 de plus du champ Sinbad d'ici cinq ans, selon lui.

Les quotas de production relevés par l'Opep+

Cette annonce intervient au moment où l'Irak, aux côtés de l'Arabie saoudite, de la Russie et de quatre autres membres de l'Opep+, a décidé de relever à nouveau ses quotas de production de pétrole dimanche, sur fond de signaux encourageants concernant la navigation dans le détroit d'Ormuz après la guerre au Moyen-Orient.

Cette décision était soutenue par le nouveau gouvernement dirigé par Ali al-Zaïdi, alors que l'Irak tire 90% de ses recettes budgétaires des exportations de pétrole.

Convié mi-juillet à la Maison Blanche, Ali al-Zaïdi cherche à attirer les investisseurs après des années de conflits qui ont dévasté les infrastructures du pays, dont l'invasion américano-britannique de 2003 qui a renversé le pouvoir de Saddam Hussein.

Avant le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, l'Irak produisait environ quatre millions de barils par jour, et exportait en moyenne 3,5 millions de barils quotidiennement, principalement via le détroit d'Ormuz, par lequel transite habituellement un cinquième du pétrole mondial.
https://www.bfmtv.com/economie/internat ... 50272.html
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Gros projet de développement de champs pétroliers dans la région de Kirkourk pour ~25 milliards de dollars :
BP, ConocoPhillips Partner In Iraq’s Giant Oilfield

By Alex Kimani - Jul 17, 2026,

ConocoPhillips agreed to acquire a 42% stake in BP Plc’s development subsidiary covering four major oilfields in the Kirkuk region of northern Iraq, with the partnership aiming to rehabilitate and optimize production at a cost of ~$25 billion. The deal brings ConocoPhillips back to Iraq for the first time in over a decade, and aligns with Baghdad’s goal to expand U.S. energy investments. The Development and Production Contract (DPC) targets an initial phase aiming to extract more than 3 billion barrels of oil equivalent. Both firms expect the joint venture to function as an equity affiliate, requiring no significant upfront capital contributions from the companies while returns will link proportionally to incremental production volumes and costs. Current state operators Northern Oil Company and Northern Gas Company will retain their active roles.

Iraqi Prime Minister Ali Al-Zaidi recently pitched major energy deals to Western majors like ConocoPhillips and Chevron Corp.(NYSE:CVX) to counter the dominant presence of Chinese firms in Iraq's energy landscape. The century-old Kirkuk fields have suffered long-term output declines exacerbated by regional conflict.The super-giant Kirkuk oil field in northern Iraq is undergoing a major $25 billion redevelopment led by BP and ConocoPhillips to boost recoverable resources and production.
https://oilprice.com/Latest-Energy-News ... field.html
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L'Irak signe 48 accords américains pour sécuriser ses débouchés pétroliers

AFP avec Connaissance des Énergies le 18 juillet 2026

Bagdad a annoncé samedi 48 accords et partenariats conclus avec des entreprises américaines, surtout pétrolières, pendant la visite d’Ali al-Zaidi aux États-Unis.

Des contrats centrés sur l’énergie et les infrastructures

Le bureau du Premier ministre irakien Ali al-Zaidi a fait état de 48 accords, protocoles d'accord, accords de coopération et déclarations de partenariat signés avec des entreprises publiques et privées du secteur. Cette séquence s’est déroulée pendant la visite du chef du gouvernement irakien aux États-Unis, son premier déplacement à l’étranger depuis son entrée en fonction en avril.

Bagdad cite notamment des partenariats associant les ministères irakiens de l’Énergie et du Pétrole à ExxonMobil, KBR, GE Vernova, Shell et Halliburton. Le périmètre détaillé de chaque accord n’a pas été rendu public par le bureau du Premier ministre, qui présente l’ensemble comme un levier de relance pour une économie très dépendante des recettes pétrolières.

Un oléoduc vers la Syrie pour contourner Ormuz

L’un des volets les plus stratégiques concerne la remise en état d’un oléoduc entre l’Irak et la Syrie, déjà évoquée par Washington. L’objectif affiché est d’ouvrir une route supplémentaire pour le transport du brut irakien, alors que le verrouillage par l’Iran du détroit d'Ormuz a privé Bagdad de l’itinéraire par lequel transitait auparavant l’essentiel de ses exportations.

Le département d’État américain a salué le projet irako-syrien comme une infrastructure de portée bilatérale et régionale. Selon l’administration américaine, la conduite pourrait disposer, après réhabilitation, d’une capacité initiale de transport de 2 millions de barils par jour de brut.

La vulnérabilité irakienne reste élevée. Selon l’Agence internationale de l’énergie, la production de brut de l’Irak a atteint 1,96 million de barils par jour en juin 2026, contre un objectif implicite de 4,35 millions de barils par jour pour le pays au sein de l’OPEP+.

Starlink et les grands groupes américains dans le paquet d’accords

Le bureau d’Ali al-Zaidi a aussi annoncé un accord avec Starlink, afin de permettre à l’opérateur de développer son réseau internet par satellite en Irak. Ce volet technologique s’ajoute aux partenariats énergétiques, dans un pays où les infrastructures et les services publics restent fragilisés par plusieurs décennies de conflits et par une corruption endémique.

La visite à Washington a été marquée par l’appui politique de Donald Trump. Le président américain a salué une « formidable alchimie » avec Ali al-Zaidi, qu’il a qualifié de « champion », dans un contexte de reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Bagdad cherche un équilibre entre Washington et Téhéran

Ali al-Zaidi, ancien homme d’affaires arrivé au pouvoir avec le soutien du président américain, s’est engagé à redynamiser une économie irakienne dont environ 90% des recettes dépendent des exportations de pétrole. La fermeture d’Ormuz et la guerre au Moyen-Orient ont fortement réduit la capacité de Bagdad à monétiser son brut sur les marchés internationaux.

Le Premier ministre est aussi soumis à des pressions pour désarmer les groupes armés irakiens proches de l’Iran. Ces formations sont accusées d’avoir conduit des centaines d’attaques contre des infrastructures américaines en Irak pendant la guerre déclenchée fin février par les frappes israélo-américaines contre l’Iran.

L’Irak demeure un espace de rivalité indirecte entre les États-Unis et l’Iran. Les gouvernements irakiens successifs ont dû préserver une relation fonctionnelle avec ces deux partenaires ennemis, alors que la nouvelle série d’accords renforce la présence économique américaine dans les secteurs irakiens de l’énergie, des infrastructures et des télécommunications.
https://www.connaissancedesenergies.org ... dad-260718
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