https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 921829bf6eUrgence nationale sur le réseau électrique : Donald Trump interdit l'achat et l'installation de matériel notamment chinois
Boursorama avec Media Services •27/08/2026
"L'objectif est de protéger le réseau et les systèmes électriques américains", a indiqué la Maison Blanche.
Transformateurs, onduleurs, batteries, logiciels... Donald Trump a décrété mercredi 26 août l'état d'urgence nationale sur le réseau électrique américain, qui interdit l'achat et l'installation d'équipements venus de pays sous embargo américain sur les armes. De fait, seule la Chine est concernée par la mesure.
Le décret, qui ne cite aucun pays, interdit d'acheter ou d'installer ces produits auprès de fournisseurs d'un État sous embargo ou sanctions américaines sur le commerce des armes. Or aucun pays de cette liste n'exporte d'équipements de réseau vers les États-Unis, à l'exception de la Chine. "L'objectif est de protéger le réseau et les systèmes électriques américains", a indiqué la Maison Blanche à l' AFP , sans préciser quels pays seraient désignés. Les règles d'application sont attendues sous 120 jours.
Le procédé n'est pas inédit. Un décret comparable du président Trump en mai 2020 ne nommait aucun pays. L'arrêté d'application, sept mois plus tard, visait explicitement les équipements venus de Chine.
Onduleurs chinois
Sont concernés les transformateurs, les onduleurs, les systèmes de stockage par batteries et les automates industriels, ainsi que les logiciels et accès à distance associés. Le secrétaire à l'Énergie pourra imposer des conditions sur des équipements déjà installés, jusqu'à leur retrait.
Le décret invoque la croissance des centres de données, de l'intelligence artificielle et de la production de défense, qui a accru les besoins en électricité des États-Unis.
Le régulateur américain des télécommunications, la FCC, avait restreint fin juillet l'importation d'onduleurs étrangers , après une décision comparable de la Commission européenne en mai.
Une analyse du département de l'Énergie publiée en janvier avait toutefois conclu, après inspection de 30 onduleurs chinois, à l'absence de preuve définitive de matériel malveillant dissimulé.
Politique Etats-Unienne de l' énergie
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Re: Politique Etats-Unienne de l' énergie
https://actu.orange.fr/monde/ils-suiven ... rDbQr.html"Ils suivent la couleur de l'argent" : pourquoi Donald Trump perd sa bataille contre les énergies vertes
Energie. Le président des Etats-Unis assiste au boom des renouvelables, malgré ses efforts pour l'entraver. Le Texas, pourtant profondément républicain, mène le mouvement.
publié le 31 août , Baptiste Langlois, L'Express
Un milliardaire, un parcours de golf et un combat perdu contre un parc éolien. Il n’en fallait pas plus pour déclencher une hostilité tenace. Pour ne pas dire carrément viscérale. Cette histoire, celle de l’échec de Donald Trump à empêcher, dans les années 2000 et 2010, la construction de 11 éoliennes au large d’Aberdeen (Ecosse) face à son 18 trous, le Trump International Golf Links, compte pour beaucoup dans son aversion pour les énergies renouvelables. Depuis son retour au pouvoir, le président des Etats-Unis mène une guerre contre ces filières, qu’il cherche à saboter par tous les moyens. L'éolien et le solaire en tête. Dans son esprit, la domination énergétique ne sera possible qu’avec les énergies fossiles et le nucléaire.
Une stratégie contrariée ces derniers mois. Certes, Donald Trump a déboursé de rondelettes sommes auprès de TotalEnergies et de RWE (respectivement 1 et 1,2 milliard de dollars) pour l’abandon de projets éoliens en mer. Mais un juge fédéral a, en parallèle, ordonné au Pentagone de lever le gel imposé à l'examen de douzaines de projets terrestres. Plus largement, le président républicain assiste en réalité au boom des énergies vertes dans son pays. D’après le US Grid Outlook 2026 de S&P, les Etats-Unis devraient ajouter plus de 90 gigawatts (GW) de nouvelles capacités cette année. Dont 51 GW de solaire et 13 d’éolien. Toutes les autres sources cumulées - gaz, géothermie, hydroélectricité et nucléaire - ne dépasseraient pas les 10 GW additionnels. "Cela met en évidence l'orientation claire du marché vers les énergies renouvelables", constate l’agence.
Plusieurs raisons expliquent cette dynamique. En premier lieu, le colossal besoin en énergie des centres de données. Selon une analyse de BloombergNEF, près de 20 % de la consommation électrique du pays sera dédiée à ces infrastructures en 2035. Comme L’Express le racontait avant l’été, les géants de l'intelligence artificielle (IA) explorent toutes les pistes pour sécuriser d’immenses quantités d’électrons. Bien que les centrales à gaz restent souvent l’option numéro un, "leur coût a fortement augmenté, et les contraintes sur les chaînes d'approvisionnement ont allongé les délais de livraison des turbines, pointe S&P. A l'inverse, les projets renouvelables bénéficient de coûts bas et stables, d'une absence de volatilité liée aux prix des combustibles, et de délais de développement plus courts. Cette réalité explique pourquoi l'investissement penche en faveur des renouvelables, même sur des marchés qui ont besoin de capacité pilotable".
La fin de certaines aides a aussi accéléré le mouvement. "Les développeurs étaient fortement incités à faire avancer leurs projets avant l'extinction de crédits d'impôt, poussant des investissements à être anticipés", indique Timothy Fox, directeur général chez ClearView Energy Partners. La tentaculaire One Big Beautiful Bill, loi budgétaire votée l’an dernier, a en effet créé une course contre la montre en encourageant les opérateurs à démarrer la construction de leur projet au plus tard le 4 juillet dernier, afin de garder leurs subventions - tous n’ont pas réussi. "Selon l’Agence fédérale d'information sur l'énergie (EIA), les ajouts sur le réseau devraient être encore plus importants en 2027 pour le solaire et les batteries de stockage", anticipe Thibault Michel, chercheur au centre énergie et climat de l’Institut français des relations internationales (Ifri).
La stratégie tous azimuts du Texas
Aucun Etat n'incarne mieux le paradoxe du pays autour des renouvelables que le Texas. Profondément républicain et Maga compatible, il est le cœur battant des hydrocarbures américains, qui vont enregistrer de nouveaux records cette année. Pour alimenter un data center géant, Amazon a d’ailleurs confirmé pendant l'été y financer une centrale à gaz massive - hors réseau - dont la consommation pourrait dépasser celle de l’Autriche ou de la Roumanie ! Mais le Texas ne boude pas pour autant le solaire ni l’éolien. Loin de là. La production d'électrons issue des centrales photovoltaïques va dépasser celle du charbon pour la première fois cette année. En 2025, l’Etat a généré à lui seul plus d’un quart de toute l'électricité éolienne américaine. Et il mène le train sur les prochaines infrastructures. D'après l'EIA, le Texas installera, en 2026, 40 % des nouvelles capacités solaires du pays, et 53 % du stockage par batteries.
Cette approche énergétique tous azimuts - "all of the above" - n'entre pas totalement en contradiction avec la position trumpiste, estime Thibault Michel. "Pour beaucoup de républicains du Texas, mettre fin au soutien financier de l’éolien et du solaire est une bonne chose : c’est au marché de prioriser ce qui doit être mis en place. Or, les projets renouvelables y sont rentables depuis longtemps, ce qui explique leur déploiement", détaille le chercheur. Il y a bien eu des tentatives de certains élus texans pour limiter les projets verts. Mais elles ont échoué face à la pression de citoyens et de représentants de l’industrie, venus témoigner de l’importance locale de ces sources d’énergie. "Le gouverneur Greg Abbott reste très prudent sur le sujet, ajoute Thibault Michel. Défenseur historique du pétrole et du gaz, mais pragmatique, il a appris à apprécier les avantages de disposer de solaire et de l’éolien dans la production d’électricité."
De quoi pousser la Maison-Blanche à réviser son opposition dogmatique ? "Le Texas est un bon rappel que les énergies renouvelables ne relèvent pas toujours de la politique climatique, mais souvent d'économie, conclut Timothy Fox. L'Etat dispose de ressources exceptionnelles, de terres abondantes, d'un cadre réglementaire relativement léger et d'un marché de l'électricité qui récompense la production à bas coût. Il est peut-être politiquement rouge, mais les développeurs suivent la couleur de l'argent." Businessman accompli, Donald Trump devrait le savoir mieux que quiconque.
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Re: Politique Etats-Unienne de l' énergie
https://www.connaissancedesenergies.org ... ain-260924Trump pousse l’idée d’un arrêt des exportations américaines de gazole
AFP avec Connaissance des Énergies Mis à jour le 24 septembre 2026 18h20
Avec des prix du gazole à des niveaux record avant les élections de mi-mandat, Donald Trump soutient l’hypothèse d’un arrêt des exportations américaines.
Une réponse politique à un carburant sous tension
Le président américain a indiqué mardi vouloir examiner rapidement une interdiction des exportations de gazole, alors que le prix moyen du diesel a atteint 6,53 dollars le gallon, soit 3,78 litres, selon l’Association automobile américaine AAA. Ce niveau dépasse nettement les 3,76 dollars relevés au début de la guerre au Moyen-Orient, fin février.
Le sujet pèse sur la campagne républicaine avant les élections législatives de début novembre. Le gazole alimente une large partie du transport routier et des engins agricoles, notamment les camions et tracteurs, ce qui en fait un intrant direct pour les coûts logistiques, alimentaires et industriels.
La ligne n’apparaît pas arrêtée au sein du camp présidentiel, mais plusieurs responsables républicains défendent une restriction des ventes à l’étranger. « J'ai moi aussi plaidé en ce sens. J'ai dit : « Ne vendons pas notre gazole à l'étranger » », a déclaré Donald Trump, en promettant une décision « rapidement ».
Un effet baissier jugé possible mais temporaire aux États-Unis
Pour les analystes, une interdiction pourrait d’abord accroître les volumes disponibles sur le marché intérieur américain. Jorge Leon, analyste chez Rystad Energy, estime qu’une hausse de l’offre domestique ferait baisser les prix du gazole à court terme.
Les États-Unis restent exportateurs nets de gazole. Selon Morgan Stanley, leurs exportations nettes atteignent 1,2 million de barils par jour en moyenne sur les douze derniers mois, avec 1,4 million de barils par jour expédiés à l’étranger et 0,2 million de barils par jour importés, notamment pour approvisionner la côte est.
Les données de l’Energy Information Administration publiées le 31 août 2026 situent les exportations américaines de distillats à 1,432 million de barils par jour en juin 2026. Le golfe du Mexique représentait alors 1,311 million de barils par jour, confirmant le poids de cette zone de raffinage dans les flux sortants.
La contrainte logistique limiterait cependant la portée d’une interdiction. Morgan Stanley estime que les capacités de stockage de produits raffinés autour du golfe du Mexique seraient saturées en environ trois semaines, ce qui forcerait ensuite les raffineries à réduire leurs cadences.
Des arbitrages défavorables pour l’essence et le kérosène
Une baisse de charge des raffineries ne toucherait pas seulement le gazole. Jorge Leon avertit qu’un marché saturé en diesel réduirait aussi la production d’essence et de carburant d’aviation, deux coupes issues des mêmes unités de raffinage.
Dans son Short-Term Energy Outlook de septembre 2026, l’EIA prévoyait déjà que les stocks américains de distillats tomberaient sous 100 millions de barils en septembre et resteraient inférieurs au bas de la fourchette 2021-2025 pendant une grande partie de 2027. L’agence attribuait cette tension à une production mondiale de distillats inférieure aux niveaux de 2025 et à des exportations américaines élevées depuis février.
La mesure pourrait donc déplacer la pression entre carburants plutôt que supprimer la tension du marché. Selon l’analyse rapportée par Rystad Energy, le gazole baisserait probablement aux États-Unis, tandis que l’essence et le kérosène d’aviation deviendraient plus chers.
L’Europe serait exposée à un nouveau choc d’offre
Hors des États-Unis, une restriction des ventes américaines réduirait l’offre disponible. Helge André Martinsen et Tobias Ingebrigtsen, analystes chez DNB Carnegie, estiment que les prix à la pompe pourraient alors fortement augmenter, car les raffineries mondiales fonctionnent déjà presque à plein régime.
Importer davantage de brut ne suffirait pas à compenser, selon ces analystes, si les capacités de raffinage disponibles restent contraintes. L’Europe serait particulièrement exposée, après avoir accru sa dépendance au gazole américain dans un marché où l’offre est déjà affaiblie.
Cette vulnérabilité intervient alors que des produits raffinés du Moyen-Orient sont rendus indisponibles par les perturbations du transport maritime liées à la guerre. Les attaques ukrainiennes contre des raffineries russes ont aussi conduit Moscou, acteur important du marché du gazole, à instaurer un moratoire sur ses exportations.
En France, un arrêt des flux américains vers l’Europe pèserait directement sur le prix à la pompe. Le cabinet Bersingéco estime qu’un tel scénario pourrait porter le litre de gazole à environ 3,9 euros dans les stations françaises.
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Re: Politique Etats-Unienne de l' énergie
et quelques heures plus tard :
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 8d490f1e6dUSA: des industriels appellent Trump à ne pas bloquer les exportations de diesel
AFP •24/09/2026 22:19
Plus d'une trentaine d'organisations représentant le secteur pétrolier américain ainsi que des chambres de commerce fédérale et locales ont appelé Donald Trump à ne pas interdire les exportations de diesel américain, estimant que cela entraînerait une hausse des prix et des problèmes d'approvisionnement.
Le chef de l'Etat s'est déclaré mardi favorable à une interdiction des exportations de diesel américain, alors que les prix des carburants ont flambé en raison de la guerre au Moyen-Orient.
"Nous vous pressons de rejeter les appels à interdire ou à limiter les exportations de diesel et d'autres produits" pétroliers, ont écrit ces organisations, dans une lettre adressée mercredi au président et rendue publique jeudi.
Selon les signataires, une telle décision "provoquerait une production inférieure de carburant, des approvisionnements plus tendus et une hausse des coûts pour les foyers américains, les agriculteurs et les chauffeurs routiers".
Ils affirment que les raffineries du pays "tournent à pleine capacité pour alimenter les Etats-Unis et pour aider à stabiliser le marché mondial des carburants".
Ils ajoutent qu'elles produisent davantage que la demande aux Etats-Unis ce qui permet d'en exporter en Amérique latine et en Europe.
Par conséquent, d'après eux, une interdiction d'exportation laisserait également un vide que les concurrents des raffineurs américains s'empresseraient de combler.
Andy Lipow, analyste de Lipow Oil Associates, a expliqué à l'AFP que les raffineurs, faute de capacités de stockage pour absorber l'excédent, seraient contraints de réduire ou de suspendre leur production de gazole mais, ce faisant, ils "produiraient également moins d'essence, de kérosène et d'autres produits pétroliers".
"Cela pourrait entraîner des pénuries d'essence et des prix supérieurs à la pompe", a-t-il prévenu.
Parmi les signataires figurent la Chambre de commerce des Etats-Unis et de plusieurs Etats, ainsi que l'American Petroleum Institute (API) ou encore des associations professionnelles d'industriels du gaz et du pétrole dans des Etats et des régions très impliqués dans ce secteur (Texas, Oklahoma, Louisiane, etc).
Le sujet est hautement politique aux Etats-Unis, où la flambée des prix à la pompe fait craindre aux Républicains une défaite lors des élections législatives de mi-mandat, début novembre.
Le gallon (3,78 litres) de diesel a atteint un record historique mardi à 6,53 dollars en moyenne, contre 3,69 dollars un an plus tôt, selon l'association automobile américaine (AAA).