Malgré la guerre, l'Ukraine commémore les 40 ans de la catastrophe de Tchernobyl
AFP Video •26/04/2026
Des habitants commémorent les 40 ans de la pire catastrophe nucléaire civile de l'Histoire sur la place principale de Slavoutytch, une ville construite en 1986 pour accueillir les déplacés de l'explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl.
Ukraine : un important feu de forêt dans la zone radioactive de Tchernobyl après la chute d’un drone
Un drone a provoqué l’incendie ce vendredi, alors qu’un cessez-le-feu entre les belligérants peine à être respecté. L’ancienne centrale nucléaire est fragilisée depuis le début de la guerre en Ukraine en 2022.
Par Le Parisien Le 8 mai 2026
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« À 15h00 (14h00 en France) la surface estimée de l’incendie, qui s’est déclaré après le crash de deux drones dans la réserve naturelle de Tchernobyl, est d’environ 1 180 ha (12 km carrés) », a indiqué dans l’après-midi le directeur de la réserve Denis Nesterov sur Facebook.
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Le samedi 26 avril 1986, à Tchernobyl, en Ukraine, a eu lieu le plus grave accident nucléaire à ce jour. Au total, l’équivalent de 30 000 fois l’ensemble des rejets radioactifs émis par les installations nucléaires en exploitation dans le monde en 1986 a été libéré. 40 ans après : le bilan.
Un drone russe frappe un site de stockage de combustible nucléaire usagé près de la centrale de Tchernobyl
Un drone russe a endommagé, dans la nuit de samedi à dimanche, le bâtiment du centre de stockage centralisé du combustible nucléaire usé (CSCNU), près de la centrale de Tchernobyl, a fait savoir l’agence atomique d’Etat ukrainienne sur Telegram, précisant que « la situation radiologique sur le site rest[ait] dans les limites normales ».
« Le bâtiment de réception des conteneurs a été partiellement détruit (il ne contenait pas de combustible nucléaire usé) », a également fait savoir l’agence, ajoutant : « Le foyer d’incendie, d’une superficie de 40 mètres carrés, a été rapidement localisé et entièrement maîtrisé. » On ne déplore aucun blessé, selon la même source.
« Cette nouvelle attaque contre une infrastructure nucléaire a une fois de plus montré au monde entier le vrai visage du régime du Kremlin, qui met délibérément en danger la sécurité nucléaire et radiologique », a par ailleurs accusé l’agence.
15:19 Frappes près de la centrale de Tchernobyl : l’incident est « profondément inquiétant », selon l’AIEA
Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a affirmé dimanche que « l’incident est profondément inquiétant car il s’est produit sur un site contenant de larges quantités de matériel nucléaire entreposées à quelques mètres seulement du bâtiment attaqué. », selon un communiqué de l’agence sur X.
« Ce n’est pas la première fois que les forces russes mettent les installations nucléaires ukrainiennes en danger », a réagi sur la plateforme X le ministre des affaires étrangères ukrainien, Andriï Sybiga, qualifiant les « menaces envers la sûreté nucléaire » émanant de Moscou de « systématiques, délibérées et inacceptables »
Après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, la Biélorussie juge « propres » d’anciennes zones contaminées
Le régime autoritaire d’Alexandre Loukachenko estime que certaines zones contaminées par les retombées radioactives de l’accident de Tchernobyl sont désormais saines. Elles seront officiellement réhabilitées le 1er janvier 2027.
Ouest-France Cécile Réto Modifié le 20/10/2026
Le dictateur commençait à s’impatienter. Dès son accession au pouvoir, huit ans après l’accident nucléaire de Tchernobyl, le 26 avril 1986, le tyrannique président biélorusse Alexandre Loukachenko s’était empressé de minimiser les effets de la catastrophe. Son pays a pourtant été le plus meurtri par l’explosion d’un réacteur de la centrale ukrainienne, située tout près de sa frontière : 23 % du territoire biélorusse a été contaminé par les retombées radioactives.
Quarante ans après la catastrophe de Tchernobyl, la Biélorussie poursuit la réévaluation de ses territoires exposés aux retombées radioactives. Le gouvernement biélorusse a annoncé le retrait de plusieurs villes et localités de la liste officielle des zones contaminées, à la suite d'une vaste campagne d'analyses scientifiques menée ces dernières années.
La décision a été formalisée par un décret signé par le Premier ministre Alexandre Tourtchine, actualisant le zonage radiologique du pays sur la base des résultats des études réalisées entre 2021 et 2025. Ces travaux, conduits par les ministères des Ressources naturelles et de la Santé, ont reposé sur des prélèvements de sols, des mesures de radioactivité et une évaluation de l'exposition des populations.
Gomel et plusieurs localités retirées de la liste
Parmi les principales villes concernées figure Gomel, longtemps considérée comme l'une des zones les plus touchées par les conséquences de l'accident nucléaire de 1986. Les villes de Louninets et Ivie, la commune urbaine de Lelchitsy, ainsi que 173 autres localités, ne figureront plus sur la liste officielle des territoires contaminés.
Les autorités estiment que l'évolution des indicateurs radiologiques permet désormais de modifier leur statut administratif, tout en précisant que cette évolution ne signifie pas une disparition totale de toute radioactivité résiduelle.
Une nouvelle carte applicable en 2027
Le nouveau classement entrera en vigueur le 1er janvier 2027. À cette date, la Biélorussie comptera encore 1.845 localités et 33 sites officiellement répertoriés comme contaminés, où vivent près de 364.200 habitants.
Afin d'accompagner cette transition, le gouvernement a indiqué que plusieurs dispositifs d'aide et prestations destinés aux populations concernées resteront maintenus jusqu'en juin 2027, afin d'assurer une adaptation progressive au nouveau régime administratif.