Risque de débordement militaire entre l' Occident et la Russie

Impact de la déplétion sur la géopolitique présente, passée et à venir.

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energy_isere
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Re: Risque de débordement militaire entre l' Occident et la Russie

Message par energy_isere »

Le Congrès américain adopte un nouveau paquet de sanctions contre la Russie

AFP •17/09/2026

Les députés américains ont approuvé de nouvelles sanctions contre la Russie et ses alliés pour leur rôle dans la guerre contre l'Ukraine, un texte soutenu par Donald Trump dont Kiev a salué l'adoption jeudi.

Déjà voté début août par le Sénat, le projet de loi, qui prévoit pour la première fois côté américain de s'en prendre à la flotte fantôme de la Russie, a recueilli les voix de 262 députés contre 159 mercredi soir à la Chambre des représentants.

Il constitue la première action de taille du Congrès américain contre Moscou depuis le retour au pouvoir du président républicain en janvier 2025.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a salué une adoption "symbolique" durant "la nuit d'une nouvelle attaque russe menée contre l'Ukraine avec des missiles notamment balistiques et des drones".

Il a dit voir dans ces mesures "un outil extrêmement puissant" pour forcer la Russie à la paix.

M. Zelensky s'était démené en faveur du projet, en particulier lors d'une visite à Washington en juillet.

Le texte adopté vise les secteurs russes de l'énergie et de la défense et s'en prend au président russe Vladimir Poutine et à d'autres hauts responsables.

Surtaxes douanières

Il donne surtout au président Trump le pouvoir d'imposer des droits de douane pouvant atteindre jusqu'à 100% sur les cinq principaux pays importateurs de gaz et de pétrole russes, dont la Chine et l'Inde.

New Delhi a réagi jeudi en affirmant qu'elle continuerait à s'approvisionner en pétrole "en diversifiant ses sources et en fonction de l'évolution du marché".

L'issue du vote de la Chambre a longtemps été incertain, les députés démocrates soutenant les mesures en faveur de l'Ukraine mais se montrant réticents à donner à Donald Trump les coudées franches sur les surtaxes douanières, son outil économique favori.

Début août, les sénateurs démocrates avaient de leur côté largement soutenu ces mesures, permettant le passage du projet par 86 voix contre 11.

Pour les soutiens du paquet, le renforcement des sanctions contre la Russie et ses alliés, même indirects, est nécessaire alors que Moscou multiplie les frappes sur l'Ukraine. Mercredi, une attaque de drone russe sur un bus dans le sud du pays a fait au moins 5 morts.

Ce projet de loi porte le nom de son principal créateur, le sénateur républicain Lindsey Graham, mort en juillet, farouche défenseur de l'Ukraine et pourfendeur de la Russie et de l'Iran, également visé par le texte.

M. Graham poussait en sa faveur depuis avril 2025, mais Donald Trump, préférant prendre des mesures lui-même plutôt que de donner du pouvoir au Congrès, avait freiné le projet jusqu'à ce qu'un accord au début de l'été permette son approbation par le Sénat.

La Chambre des représentants était pressée par le calendrier, les députés devant bientôt quitter Washington pour aller faire campagne pour les élections législatives de mi-mandat, organisées le 3 novembre.

"Une fois que le projet de loi aura été rapidement signé et entrera en vigueur, nous espérons que les Etats-Unis veilleront à sa stricte application afin de mettre fin aux flux financiers alimentant le trésor de guerre du Kremlin", a déclaré Svitlana Romanko, directrice de l'organisation pro-ukrainienne Razom We Stand.

"Chaque jour de retard, c'est un jour où nous devons enterrer davantage de personnes en Ukraine".
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... ab8b72d65d
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energy_isere
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Message par energy_isere »

Les Européens redoutent une escalade russe visant l’énergie et l’Otan

AFP avec Connaissance des Énergies le 21 septembre 2026

Face aux signaux militaires, hybrides et diplomatiques, l’Europe alerte sur un risque d’escalade russe contre l’Ukraine et ses soutiens.
lire https://www.connaissancedesenergies.org ... rde-260921
alain2908
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Message par alain2908 »

Un scénario très convaincant d'opération Russe de destabilisation de l'OTAN.
La prise de NARVA, petite ville estonienne à proximité de la Russie.
Comment l'OTAN réagirait ???

https://x.com/actfast/status/2102217740589342983
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kercoz
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Message par kercoz »

https://www.iris-france.org/la-republiq ... la-russie/

Depuis mars 2026, l’idée d’une hypothétique « République Populaire de Narva » à la frontière estonienne circule sur les réseaux russophones. Mèmes, drapeaux fictifs, blasons… tous les ingrédients sont là. Si ces provocations numériques ravivent les tensions entre la Russie et l’Estonie, cette mise en scène informationnelle pose une question : Narva pourrait-elle devenir un laboratoire de la guerre hybride menée par Moscou dans les États baltes ?
Narva, une frontière géopolitique sous tension

Depuis le début du mois de mars 2026, un narratif inhabituel circule dans l’espace numérique russophone. Sur Telegram, VK ou TikTok, plusieurs comptes évoquent l’apparition d’une prétendue « République Populaire de Narva », à l’instar des Républiques populaires de Donetsk et Lougansk à l’est de l’Ukraine. Drapeaux imaginaires, cartes stylisées, insignes pseudo-militaires et mèmes politiques composent l’iconographie d’un État fictif dont les contours rappellent immédiatement les entités séparatistes apparues dans l’espace post-soviétique depuis la fin de la guerre froide. À première vue, l’affaire pourrait prêter à sourire : quelques centaines d’abonnés, des visuels parfois ironiques et une esthétique volontairement provocatrice. Pourtant, ici, les fictions géopolitiques sont prises au sérieux à l’heure de la guerre d’Ukraine.

Narva n’est pas une ville comme les autres. Située à l’extrême est de l’Estonie, elle marque la frontière orientale de l’Union européenne et de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN). Son fleuve éponyme sépare la ville de la cité russe d’Ivangorod. Vestiges d’un passé impérial devenu aujourd’hui une ligne de fracture stratégique, deux forteresses médiévales se font face de part et d’autre de la rivière. Depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022, ce paysage frontalier s’est chargé d’une signification nouvelle. Narva est devenue l’un des points d’observation privilégiés des tensions entre la Russie et l’Occident. La ville compte environ 55 000 habitants et possède une particularité démographique majeure : sa population est massivement russophone. Selon les données du recensement estonien de 2021, à peine 2 % des habitants déclarent l’estonien comme langue maternelle. H..........////////////

95 % de la popu est russophone ....
et stigmatisée :

////// La question de la citoyenneté et les "passeports gris"Après l'effondrement de l'Union soviétique en 1991, l'Estonie a choisi de ne pas accorder automatiquement la citoyenneté aux personnes installées durant la période soviétique.Pour obtenir la nationalité estonienne, il faut passer un test de langue estonienne et d'histoire.Une partie importante de la population russophone possède encore un statut de non-citoyen (ou apatride, détenteurs d'un passeport gris), tandis que d'autres ont opté pour la nationalité russe.2. Les réformes linguistiques et scolairesL'Estonie mène une politique ferme de dérussification et de promotion de la langue nationale :Le gouvernement a acté la fin progressive de l'enseignement en langue russe dans les écoles publiques, avec une transition totale vers l'estonien d'ici 2030.L'ONU et des ONG comme Amnesty International ont parfois exprimé des inquiétudes, redoutant que ces exigences linguistiques strictes n'accentuent la marginalisation économique, les difficultés d'accès à l'emploi et l'exclusion sociale des jeunes russophones.À l'inverse, les autorités estoniennes soutiennent que la maîtrise de l'estonien est la clé d'une intégration réussie et d'une égalité des chances sur le marché du travail.3. Restrictions des droits politiquesDans le contexte géopolitique actuel, exacerbé par la guerre en Ukraine, l'Estonie perçoit l'influence de Moscou comme une menace existentielle directe.Le Parlement estonien a voté une révision constitutionnelle visant à restreindre le droit de vote des résidents non-européens (notamment les citoyens russes et les apatrides) aux élections locales.Cette mesure est perçue par les autorités comme une nécessité de sécurité nationale pour éviter l'ingérence d'un "État tiers" dans la politique locale. Pour une partie des résidents russophones visés, cela renforce un sentiment de rejet et d'exclusion citoyenne.........../////////
L'Homme succombera tué par l'excès de ce qu'il appelle la civilisation. ( Jean Henri Fabre / Souvenirs Entomologiques)
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Message par energy_isere »

Zelensky affirme que Trump a validé la production en Ukraine de missiles Patriot

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé vendredi que le président américain Donald Trump, après une série de revirements, lui avait fait savoir sa "décision finale" : il autorise l'Ukraine à produire des missiles de défense antiaérienne Patriot américains.

Publié le : 25/09/2026 FRANCE 24

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé, vendredi 25 septembre, que son homologue américain Donald Trump avait pris sa "décision finale" pour livrer à l'Ukraine les licences permettant de produire des missiles de défense antiaérienne Patriot que réclame Kiev face aux missiles balistiques russes.

Si ce projet se concrétise, il représenterait une avancée importante pour Kiev qui peine à se procurer suffisamment d'intercepteurs PAC-3 pour les systèmes Patriot, les seuls capables d'abattre ce genre de projectiles. Il s'agit toutefois d'un projet de long terme, sans impact immédiat sur la situation en Ukraine, confrontée depuis l'été à une forte recrudescence d'attaques aériennes russes et qui craint un hiver très difficile.

"Lors de notre dernière rencontre, le président Trump m'a confirmé que oui, il avait pris une décision finale : l'Ukraine recevra des licences pour la production de missiles Patriot", a-t-il dit dans un message vocal adressé à des journalistes, après avoir rencontré son homologue américain à New York cette semaine.

Volodymyr Zelensky avait estimé plus tôt cette semaine que le lancement de la production de missiles Patriot en Ukraine pourrait prendre "un an à un an et demi".

Il avait déclaré en juillet que le pays aurait besoin d'au moins 300 missiles Patriot pour passer l'hiver, saison pendant laquelle la Russie cible le système énergétique, plongeant des millions d'Ukrainiens dans le noir et le froid.

Des missiles balistiques russes destructeurs
Si Kiev réussit à intercepter la majorité des drones russes, les missiles balistiques, encore plus destructeurs, sont aussi beaucoup plus difficiles à contrer et la Russie les utilise de plus en plus souvent, notamment pour attaquer les grandes villes ukrainiennes.

Les intercepteurs PAC-3 pour les systèmes Patriot sont les seuls, selon Kiev, capables de détruire les missiles balistiques.

Ils sont très onéreux et difficiles à obtenir, et leur pénurie à l'échelle mondiale s'est encore aggravée depuis la guerre entre les États-Unis et l'Iran cette année.
......................................
https://www.france24.com/fr/europe/2026 ... es-patriot
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Message par energy_isere »

Soutien à l'Ukraine : la Suède envoie un système Patriot pour protéger le noeud logistique crucial de Rzeszow

Boursorama avec Media Services •06/10/2026

Située à une cinquantaine de kilomètres de la frontière ukrainienne, la ville de Pologne orientale est le carrefour logistique de l'aide à Kiev face à l'agression russe.

La Suède a annoncé mardi 6 octobre envoyer un système de défense sol-air Patriot en Pologne pour protéger une plaque tournante logistique de l'aide militaire et humanitaire à l'Ukraine.

Une centaine de militaires vont accompagner cet équipement de défense antiaérienne de conception américaine pour assurer la protection du site logistique de Rzeszow, a déclaré l'armée suédoise dans un communiqué. "Cette contribution vise à garantir le soutien militaire et humanitaire à l'Ukraine", a dit la ministre des Affaires étrangères Maria Malmer Stenergard au cours d'une conférence de presse. Le contingent militaire suédois arrivera début décembre, prenant le relais d'un détachement néerlandais.

La Suède a rompu avec deux siècles de non-alignement militaire à la suite de l'invasion de l'Ukraine par la Russie en février 2022 et est devenue membre de l'Otan en mars 2024. Des avions de combat suédois Gripen ont pris part l'an passé à une mission de l'alliance atlantique pour sécuriser l'espace aérien polonais.
.......................................
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 423fa522ae
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Message par energy_isere »

Zelensky réclame 70 milliards d'euros aux Européens pour financer la guerre

AFP avec Connaissance des Énergies le 16 octobre 2026

Sous pression de l'administration Trump, Volodymyr Zelensky a demandé vendredi à Bruxelles une aide européenne supplémentaire de 70 milliards d'euros pour 2027.

Une demande chiffrée devant les Vingt-Sept

Réuni avec les chefs d'État et de gouvernement de l'Union européenne vendredi 16 octobre, le président ukrainien a évalué à 155 milliards d'euros le coût de la guerre contre la Russie en 2027. « Nous avons besoin d'au moins 70 milliards d'euros de plus de votre part », a-t-il déclaré aux dirigeants européens.

Volodymyr Zelensky a présenté cette enveloppe comme « un montant réaliste » et demandé aux Vingt-Sept de réunir ce soutien financier, qu'il juge nécessaire pour « contenir la Russie ». La présidence ukrainienne a également indiqué que les discussions à Bruxelles portaient sur la défense aérienne, la résilience énergétique et la stabilité financière du pays.

Les frappes sur les raffineries russes irritent Washington

La demande ukrainienne intervient dans un climat de tension accrue avec Donald Trump. Le président américain a qualifié de « honte » la reprise des frappes ukrainiennes contre les raffineries russes, alors que ces installations constituent une source de revenus et de carburants pour l'effort de guerre de Moscou.

Donald Trump a aussi affirmé qu'« il est plus difficile de travailler avec Zelensky qu'avec Poutine ». Interrogé à Bruxelles sur la possibilité de devenir un bouc émissaire du président américain avant les élections de mi-mandat, Volodymyr Zelensky a répondu par un sourire et un silence, avant d'ajouter : « Voici ma réponse ».

Le président ukrainien a rappelé que son pays avait subi jeudi une attaque d'environ 1 000 drones. « 1 000 ! Mais la partie américaine affirme qu'il est difficile de parler avec Zelensky, qu'il est moins difficile de gérer Poutine, allons bon ! », a-t-il lancé devant la presse.

Malgré ces déclarations, Volodymyr Zelensky a dit vouloir maintenir un canal avec Washington. Il a indiqué que son équipe restait « en pourparlers avec l'équipe de négociation américaine » et que les deux parties conviendraient d'une rencontre « à un niveau ou à un autre ».

Bruxelles insiste sur l'aide et les sanctions

Les dirigeants européens ont assuré vendredi le président ukrainien de leur soutien. Le chancelier allemand Friedrich Merz avait toutefois prévenu dès jeudi que les Européens devraient « augmenter à nouveau les financements » afin de soutenir l'Ukraine sur la durée.

Le président du Conseil européen Antonio Costa a déclaré, aux côtés de Volodymyr Zelensky, que « ce n'est pas le moment de retirer notre soutien à l'Ukraine » ni « d'alléger les sanctions contre la Russie ». Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a ajouté que l'Union ne lèverait aucune sanction « tant que la Russie n'aura pas arrêté la guerre ».

Selon la Commission européenne, l'Union européenne et ses États membres avaient fourni 211,3 milliards d'euros de soutien global à l'Ukraine et aux Ukrainiens depuis le début de l'invasion russe à grande échelle jusqu'au 25 juin 2026. Ce total comprenait 3,8 milliards d'euros issus des revenus générés par les actifs russes immobilisés.

La Commission européenne a aussi prévu un prêt de soutien à l'Ukraine de 90 milliards d'euros pour 2026 et 2027, dont environ 60 milliards d'euros destinés à l'assistance militaire et 30 milliards d'euros à l'aide budgétaire générale. Pour 2026, le Conseil a rendu accessible jusqu'à 45 milliards d'euros d'assistance, dont 28,3 milliards d'euros pour les capacités industrielles de défense ukrainiennes.

Défense aérienne et connectivité restent prioritaires

Arrivé jeudi à Bruxelles, Volodymyr Zelensky a rencontré le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte. Le président ukrainien a insisté sur le besoin de missiles intercepteurs, en particulier contre les missiles balistiques, et de munitions pour les F-16, alors que les frappes russes contre les infrastructures ukrainiennes se multiplient avant l'hiver.

Interrogé sur la capacité des Européens à aider l'Ukraine à tenir durant la saison froide, il a répondu : « Oui, d'après les chiffres dont je dispose », sans fournir de détail. Plusieurs pays européens, dont la Grèce, disposent de batteries Patriot de fabrication américaine, considérées par Kiev comme les seules capables d'intercepter les missiles balistiques russes.

Volodymyr Zelensky a également appelé à maintenir la pression financière et diplomatique sur Moscou. Selon lui, Vladimir Poutine écoutera les États-Unis si Washington lui fait comprendre clairement qu'il doit choisir entre la paix et la poursuite des financements de guerre.

Kiev a par ailleurs déploré ne pas avoir été prévenu par ses alliés de certaines attaques russes imminentes. Volodymyr Zelensky a indiqué que les capacités de connexion satellitaire fournies par SpaceX, cruciales pour l'armée ukrainienne, n'avaient pas encore été totalement rétablies après des restrictions qu'il a qualifiées de « surprise très désagréable et dangereuse ».
https://www.connaissancedesenergies.org ... ens-261016
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Message par energy_isere »

Attaques de drones contre des navires marchands : l'Otan va déployer des moyens supplémentaires en mer Noire

Boursorama avec Media Services •20/10/2026

"Six attaques en dix jours, par des drones soupçonnés d'appartenir à la Russie, constituent une escalade dangereuse et inacceptable en mer Noire", a dénoncé l'UE.

L'Otan va déployer des moyens supplémentaires en mer Noire, notamment de surveillance, de reconnaissance et d'enquête, après une série d'attaques de drones contre des navires marchands, a annoncé une porte-parole de l'Alliance atlantique mardi 20 octobre.

Depuis début octobre, les incidents se multiplient au large de la Bulgarie et de la Roumani e, avec des attaques imputées à des drones russes, dans le cadre de la guerre menée par la Russie en Ukraine.

Les ambassadeurs de l'Otan se sont réunis sur le sujet mardi à Bruxelles. L'Alliance "enverra des moyens supplémentaires dans la région, notamment pour soutenir les activités de surveillance, de reconnaissance et d'enquête", a souligné la porte-parole de l'Otan, Allison Hart, à l'issue de cette réunion. "Nous continuerons à faire front commun et à veiller à ce que nous soyons prêts et capables de faire face à toute menace", a-t-elle assuré sur le réseau social X.

Un avion américain de patrouille maritime et de reconnaissance , le P-8 Poseidon, avait commencé à opérer au-dessus de la mer Noire à la demande de la Bulgarie, avait annoncé un peu plus tôt le Premier ministre bulgare Roumen Radev.

Drones russes

Les 6 et 13 octobre, quatre navires marchands ont été frappés par des drones dans la zone économique exclusive bulgare en mer Noire. Deux ont coulé et 21 marins sont portés disparus.

De son côté, la Roumanie a annoncé samedi avoir abattu deux drones russes au-dessus de la mer Noire.

La mer Noire constitue une artère maritime essentielle pour l'exportation mondiale de céréales, de ressources énergétiques et de matières premières pour l'industrie, ce qui rend sa stabilité vitale pour la sécurité alimentaire et énergétique internationale.

Avec l'intensification de ses attaques dans la région, la Russie pourrait provoquer une crise alimentaire mondiale, a dénoncé mardi la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas, en appelant Moscou à cesser d'entraver l'exportation des céréales ukrainiennes.

"Six attaques en dix jours , par des drones soupçonnés d'appartenir à la Russie, constituent une escalade dangereuse et inacceptable en mer Noire", a dénoncé Kaja Kallas, lors d'un débat avec les eurodéputés à Strasbourg.

La Roumanie et la Bulgarie sont membres de l'Union européenne et de l'Otan.
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