Politique des Energies Renouvelables en France

Ce forum ne traite pas du «grand jeu» mais des réactions plus locales au pic pétrolier, à l'échelle du pays, des régions, ou des villes.

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Re: Politique des Energies Renouvelables en France

Message par GillesH38 »

faudrait savoir, tu disais juste au dessus que l'hydrogène vert ne serait pas cher si on créait assez de monnaie .... :roll:
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Re: Politique des Energies Renouvelables en France

Message par mobar »

L'hydrogène vert ne sera une richesse que quand on disposera des moyens pour l'utiliser et quand son utilisation permettra de financer son développement
A quoi ça servirait de créer une énergie que personne ne peut, ne veut ou ne sait utiliser?
Les fossiles tout le monde sait, veut et peut les utiliser en générant de bénéfices et tant qu"il y en a à foison, cela restera ainsi! :-"

CQFD
https://youtu.be/0pK01iKwb1U
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Re: Politique des Energies Renouvelables en France

Message par GillesH38 »

mobar a écrit : 06 avr. 2025, 10:17 L'hydrogène vert ne sera une richesse que quand on disposera des moyens pour l'utiliser et quand son utilisation permettra de financer son développement
A quoi ça servirait de créer une énergie que personne ne peut, ne veut ou ne sait utiliser?
Les fossiles tout le monde sait, veut et peut les utiliser en générant de bénéfices et tant qu"il y en a à foison, cela restera ainsi! :-"

CQFD
je vois pas ce que tu veux dire, l'hydrogène vert, ça s'utilise comme l'hydrogène gris, qu'on utilise déjà, pour les engrais, la carbochimie.... ça a les mêmes propriétés chimiques.
C'est juste le prix qui est différent.
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Re: Politique des Energies Renouvelables en France

Message par mobar »

Qu'il soit vert, blanc, bleu ou gris l'hydrogène est une ressource marginale et encore plus quand il s'agit de l'utiliser comme énergie

Les EnR vont continuer à croitre avec des croissances à deux chiffres et l'hydrogène ne s'imposera comme complément, moyen de stockage ou carburant que quand elles auront marginalisé les fossiles, pas avant des décennies !

Et ce n'est pas une question de prix ou de cout mais de contexte, d'infrastructures, de réseaux, de procédés industriels, de règlementations et d'écosystèmes de production

Les EnR ne dépasseront pas le pétrole avant 2050, il est donc illusoire de croire que l'hydrogène vert se sera développé d'ici là!
Peut être en sera t'il autrement en 2100 ou en 2150!

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Re: Politique des Energies Renouvelables en France

Message par GillesH38 »

mobar a écrit : 06 avr. 2025, 12:05 Qu'il soit vert, blanc, bleu ou gris l'hydrogène est une ressource marginale et encore plus quand il s'agit de l'utiliser comme énergie

Les EnR vont continuer à croitre avec des croissances à deux chiffres et l'hydrogène ne s'imposera comme complément, moyen de stockage ou carburant que quand elles auront marginalisé les fossiles, pas avant des décennies !

Et ce n'est pas une question de prix ou de cout
c'est d'autant moins une question que ça deviendra pas cher du tout quand on en aura besoin, n'est ce pas ?

Sinon, j'aime bien les projections mais j'aime encore plus quand on les teste par rapport à la réalité, tu as fait l'exercice pour les prédictions passées de l'AIE ?
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Re: Politique des Energies Renouvelables en France

Message par mobar »

Les prévisions, elles sont valables seulement si les conditions du passé se prolongent dans l'avenir

Comme il y a toujours des éléments imprévisibles qui se produisent, TOUTES les prévisions sont fausses à une certaine échéance et plus on s'éloigne dans le futur plus on a de probabilité pour qu'elles soient sans intérêt

Mais comme on n'a pas d'autre possibilité que de se baser sur le passé et sur des évènements connus, tout le monde fait avec!

Concernant les énergies fossiles on est sur qu'elles seront abandonnées un jour que se soit parce quelles seront épuisées ou parce qu'elles auront été remplacées par des énergies plus compétitives n'est pas important, ce qui est important c'est que ça ne se produira pas demain ni après demain mais dans plusieurs décennies et probablement quand tous ceux qui postent ici seront morts et enterrés!

Donc concernant la fin des fossiles il est urgent d'attendre, avant de prendre des décisions qui seraient liées à leur disparition! :-" :lol: :lol:
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Message par GillesH38 »

mobar a écrit : 07 avr. 2025, 08:32 Les prévisions, elles sont valables seulement si les conditions du passé se prolongent dans l'avenir

Comme il y a toujours des éléments imprévisibles qui se produisent, TOUTES les prévisions sont fausses à une certaine échéance et plus on s'éloigne dans le futur plus on a de probabilité pour qu'elles soient sans intérêt

Mais comme on n'a pas d'autre possibilité que de se baser sur le passé et sur des évènements connus, tout le monde fait avec!

Concernant les énergies fossiles on est sur qu'elles seront abandonnées un jour que se soit parce quelles seront épuisées ou parce qu'elles auront été remplacées par des énergies plus compétitives n'est pas important,
si c'est un peu important, parce que dans le 2e cas l'alternative sera moins chère et dans le premier elle sera plus, voire beaucoup plus chère.

C'est quand même marrant que ça a l'air de te poser plein de problèmes que les banquiers te prélèvent quelques dixièmes de % de ton revenu mais aucun problème si ton pouvoir d'achat est amputé de plusieurs dizaines de % ....
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Re: Politique des Energies Renouvelables en France

Message par mobar »

Une solution nouvelle est très souvent plus chère qu'une solution installée et déjà amortie, c'est le cas des EnR et des fossiles

Quand la rentabilité se renversera on le constatera immédiatement et probablement cela s'étalera sur des décennies et ne concernera que certaines applications avant de se généraliser
Toutes tes remarques sont ineptes et ridicules, la diligence a mis des années à être remplacée par l'autobus et ça ne s'est pas produit partout en même temps

Ce sera pareil pour les fossiles, les premiers à les supprimer seront ceux qui n'en produisent pas, les derniers seront ceux qui en disposent plus qu'il ne peuvent en consommer, et ceux là les braderont quand les alternatives pointeront le bout de leur nez!

Les quantités qui restent à découvrir sont inconnues et peuvent être bien supérieures à celles qui sont prouvées, toute prospective sur le sujet est pure spéculation
https://youtu.be/0pK01iKwb1U
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Message par kercoz »

https://www.mediapart.fr/journal/ecolog ... production

Électricité : les renouvelables victimes de la surproduction

Parce que la production d’électricité est en surcapacité durable, RTE, le gestionnaire du réseau d’électricité, propose de ralentir le rythme d’installation du solaire et de l’éolien terrestre. La France est pourtant en retard sur ses objectifs.
L'Homme succombera tué par l'excès de ce qu'il appelle la civilisation. ( Jean Henri Fabre / Souvenirs Entomologiques)
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Message par energy_isere »

Energie: le gouvernement veut lever le pied sur l'éolien terrestre et le solaire

Connaissance des Énergies avec AFP le 03 février 2026

La prochaine feuille de route énergétique de la France prévoit moins d'éolien terrestre et de solaire que prévu parce que l'électrification avance moins vite que prévu, a déclaré le ministre de l'Economie Roland Lescure mardi.

Attendue depuis deux ans et demi, la sortie de ce document stratégique pour les 10 ans à venir a été retardée en raison de divisions politiques sur le partage entre nucléaire et renouvelables, mais devrait être dévoilée dans les prochains jours, selon le ministre.

Interrogé sur RMC BFMTV sur la publication de la prochaine Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), le ministre a mis en avant le besoin d'"investissements majeurs dans le nucléaire", dans "six nouveaux réacteurs nucléaires".

Il a également évoqué des "investissements majeurs dans ce qu'on appelle l'éolien offshore, l'éolien marin avec derrière des filières industrielles qui produisent".

"Donc il faut équilibrer tout ça: du nucléaire, de l'éolien marin, - du terrestre également, du solaire (...) sans doute moins qu'initialement prévu", a-t-il ajouté sans avancer de chiffre.

Selon lui, la France est tenue de lever le pied sur le déploiement des énergies solaire et éolienne terrestre "parce qu'on électrifie moins" en France, "on consomme moins d'électricité qu'on avait prévu".

Ce constat a été dressé par le gestionnaire du réseau électrique à haute tension RTE, qui relève dans son bilan prévisionnel publié en décembre que la France accuse aujourd'hui un "retard" dans la dynamique d'électrification.

Or, souligne RTE, elle "dispose de l'avantage quasi-unique en Europe d'une production d'électricité particulièrement abondante et déjà décarbonée à 95%", grâce aux renouvelables et surtout au nucléaire, qui représente un atout considérable pour l'aider à réduire ses dépendances aux énergies fossiles importées (pétrole et gaz), qui pèsent lourd dans sa balance commerciale chaque année.

Le gouvernement a dans la foulée de ce rapport promis d'accompagner la publication de la PPE d'un "grand plan autour de l'électrification des usages" (mobilité, bâtiment, industrie), mais attendait l'adoption du Budget avant d'ouvrir ce chapitre. Selon Roland Lescure, celui-ci sera publié dans les toutes prochaines semaines.

"On va annoncer aussi avec le Premier ministre (Sébastien Lecornu) un grand plan d'électrification pour qu'à la fois on puisse investir dans l'offre, mais aussi investir dans la demande", a-t-il assuré sur RMC BFMTV.

"C'est vraiment une question de jours" pour la PPE "et de semaines pour le plan d'électrification. On veut consulter tout le monde", a-t-il dit.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ire-260203

Les zecolos vont encore hurler.
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Message par energy_isere »

Les filières renouvelables ont rapporté plus de 2,1 milliards d'euros de recettes fiscales locales en 2024

Connaissance des Énergies avec AFP le 17 février 2026

Les énergies renouvelables en France ont rapporté plus de 2,1 milliards d'euros en retombées fiscales locales en 2024, principalement au profit des communes et communautés de communes, selon une étude du Syndicat des énergies renouvelables (SER) publiée mardi.

« Plus de la moitié » sont des retombées fiscales directes

Elles génèrent "des recettes fiscales importantes, régulières et structurantes, qui soutiennent le développement de politiques publiques locales, notamment dans les territoires ruraux", fait valoir le SER.

Cette étude inédite, menée avec le cabinet Colombus Consulting, spécialisé dans l'énergie, se focalise sur 2024, dernière année dont les chiffres sont consolidés, a expliqué Nicolas Goldberg, expert en énergie au sein du cabinet.

Plus le parc installé "va se développer, plus ces recettes vont augmenter", a souligné Jules Nyssen, président du SER, alors que les énergies renouvelables sont amenées à poursuivre leur déploiement en France.

Sur les plus de 2,1 milliards d'euros reversés en 2024 aux communes, communautés de communes, départements et régions, "plus de la moitié", soit 1,2 milliard d'euros, sont des "retombées fiscales directes", a précisé M. Goldberg.

Des recettes qui profitent principalement au bloc communal

Concernant le solde, 443 millions d'euros proviennent de la fiscalité des entreprises liées à ces filières (emplois, foncier, contribution économique locale) et 462 millions d'euros de la fiscalité indirecte, essentiellement liée à la génération d'une part de TVA ensuite reversée aux collectivités, du fait de l'installation et de la maintenance des équipements.

Ces recettes "profitent d'abord au bloc communal" (77%), indique le SER, et cette part atteint même 91% si l'on ne prend en compte que la fiscalité directe. De plus, note le SER, cette fiscalité "est indépendante de la démographie et repose avant tout sur le foncier", ce qui constitue "une véritable opportunité de développement pour les territoires à faible densité".

L'organisation veut avec cette étude répondre aux critiques contre les énergies renouvelables dans la classe politique, dont certains membres les accusent de peser sur les finances publiques.

Parmi ces énergies renouvelables, la première d'entre elles en France, l'hydroélectricité, est la principale contributrice en matière de fiscalité locale directe avec 594 millions d'euros en 2024, suivie de l'éolien terrestre (212 millions) et du solaire (132,6 millions).

Les autres sont les énergies marines renouvelables, la géothermie, le bois énergie et le chauffage domestique au bois, le biométhane et les biocarburants, la valorisation des déchets et l'aérothermie (pompes à chaleur).
https://www.connaissancedesenergies.org ... 024-260217
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Message par energy_isere »

Energie renouvelable : le gouvernement veut accompagner l'essor du biométhane en France en prolongeant un dispositif de soutien

Boursorama avec Media Services •26/06/2026

"Nous soutenons une énergie renouvelable qui crée de la valeur dans nos territoires, renforce notre souveraineté énergétique tout en nous permettant d'atteindre nos objectifs climatiques", a affirmé Maud Bregeon, la ministre déléguée à l'Energie, dans une déclaration à l'AFP jeudi 25 juin.

Objectif : tripler les capacités d'ici 2030. Le gouvernement veut accompagner le développement du biométhane en France, élément clé de sa feuille de route énergétique à côté de l'électrification, en prolongeant un dispositif de soutien. Il a présenté jeudi 25 juin, lors d'une réunion avec les acteurs, un projet de décret visant à prolonger la trajectoire du dispositif de certificats de production de biogaz (CPB) au-delà de 2028.

"En sécurisant les perspectives de développement du biométhane, nous soutenons une énergie renouvelable qui crée de la valeur dans nos territoires, renforce notre souveraineté énergétique tout en nous permettant d'atteindre nos objectifs climatiques", a affirmé Maud Bregeon, la ministre déléguée à l'Energie, dans une déclaration à l'AFP. "C'est aussi une étape importante pour permettre au biométhane de prendre toute sa place dans notre mix énergétique, conformément aux engagements pris par le Premier ministre lors de la présentation de la troisième Programmation pluriannuelle de l'énergie" (PPE3), la feuille de route énergétique de la France, a-t-elle ajouté.

Conforter notre souveraineté énergétique

Les CPB sont un mécanisme de financement extrabudgétaire destiné à soutenir le développement du biométhane en France, qui représente une alternative au gaz d'origine fossile. Ce dispositif impose depuis le 1er janvier 2026 aux fournisseurs de gaz d'incorporer du biométhane dans leurs offres à destination des consommateurs, à hauteur de 4% pour 2028. Mais la trajectoire au-delà de cette échéance, qui conditionne les décisions d'investissement, était attendue depuis plus d'un an par les acteurs du secteur. Energéticiens, gestionnaires de réseaux, producteurs de biogaz et fabricants de méthaniseurs réclamaient de la visibilité pour engager leurs projets.

Le biométhane, contrairement au gaz naturel, n'est pas extrait du sous-sol terrestre mais est produit par méthanisation de matières organiques. Il est issu d'effluents d'élevage, de déchets organiques voire de boues des stations d'épuration dans des méthaniseurs puis injecté dans le réseau de gaz naturel. Le processus permet aussi de produire du digestat, composé des résidus solides et employé comme engrais dans l'agriculture, ce qui permet de réduire la facture des agriculteurs. La méthanisation représente "une opportunité de diversification et de sécurisation des revenus des exploitations, tout en créant de la valeur dans les territoires ruraux et en confortant notre souveraineté énergétique", souligne Bercy.

Leader en Europe

La France est leader en Europe. Elle s'est hissée en 2025 au premier rang de la production de biométhane sur le vieux continent, avec des capacités équivalentes à la consommation annuelle d'environ 1 million de foyers, selon le Panorama des gaz renouvelables 2025 publié en avril. Elle dispose aujourd'hui de 830 sites d'injection de biométhane dans les réseaux pour une capacité de production supérieure à 16 TWh par an, souligne la filière.

Le registre des capacités d’injection recense ainsi près de 900 projets supplémentaires, représentant un potentiel de 19  TWh par an, soit plus que la production actuelle. "Dans ce contexte, l'objectif fixé par la PPE3, qui prévoit d’atteindre 44 TWh de biométhane injecté dans les réseaux à horizon 2030, apparaît pleinement accessible", estime-t-elle.

"Fournir une molécule sur le long terme à un prix stable"

Pour atteindre cet objectif, le projet de décret prévoit une prolongation de la trajectoire des CPB sur la période 2029-2041, avec un taux d'incorporation proposé constant au-delà de 2032, mais ayant vocation ensuite à être revu à la hausse à partir de 2032. Dans le même temps, le soutien aux nouvelles installations de plus petite taille sera à l’avenir assuré par un appel d’offre simplifié, précise Bercy.

Mais toutes les installations, quel que soit le niveau de production, peuvent être soutenues par le dispositif des CPB, "qui devient le levier central du développement de la filière", souligne Bercy. "On a en Europe un déficit structurel de fourniture de gaz puisque la majeure partie de notre gaz est importée", explique Pierre Chambon, directeur générale d'Engie gaz renouvelable. "Le biométhane à court terme est dans le futur est un élément stratégique" car il répond à une "triple souveraineté", énergétique, agricole et industrielle, a-t-il souligné lors d'une journée de présentation en juin. Il permet "de fournir une molécule sur le long terme à un prix stable", a-t-il relevé.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 828875c387
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Re: Politique des Energies Renouvelables en France

Message par energy_isere »

Ils craignent que Marine Le Pen ne coupe tout si elle est élue: les développeurs d'énergies renouvelables se ruent sur les contrats publics avant la présidentielle

BFM Business 27 oct 2026

Craignant que Marine Le Pen mette un coup d’arrêt aux nouveaux projets éoliens et solaires en cas de victoire à la présidentielle, les promoteurs français des énergies renouvelables se précipitent pour décrocher des contrats garantis par l’État. Une hausse de l'offre qui fait chuter les prix, dans un secteur déjà fragilisé par le ralentissement de la demande d’électricité et les suppressions d'emploi.


Est-ce la dernière ligne droite pour les développeurs français du secteur des énergies renouvelables ? C'est en tout cas ce que laissent penser la précipitation de ces derniers pour obtenir des contrats garantis par l'État, rapporte Bloomberg. En cause, les récents sondages qui donnent Marine Le Pen largement en tête avant les présidentielles.

Cette dernière s'est engagée à mettre un terme aux nouveaux projets éoliens et solaires et a critiqué les milliards d’euros que la France consacre au soutien aux énergies renouvelables. Craignant un risque de gel de nouveaux projets, les développeurs (qui portent les projets de construction d'éoliennes ou de panneaux photovoltaïques) se livrent une bataille acharnée avant l'échéance.

En France le processus est encadré: l'État propose des contrats et ils se positionnent. Ainsi, la dernière vente aux enchères consacrée aux grands parcs solaires a enregistré près de six fois plus d’offres que de places disponibles. Concrètement, les candidats proposent un prix, et comme ils sont nombreux à être concurrence, cela les encourage à proposer le tarif le plus bas.

Les candidats retenus, parmi lesquels EDF et Reden Solar, se sont ainsi engagés à vendre de l’électricité à des prix inférieurs de 23% en moyenne à ceux de l’appel d’offres de l’année dernière. Une vente aux enchères consacrée à des projets de plus petite envergure a également vu son nombre de souscriptions exploser, ce qui a fait baisser les prix de 15%.

Morosité du secteur

Les investisseurs acceptent des niveaux de prix "qui restent intéressants, avant de devoir éventuellement faire face à une période sans appels d’offres", a déclaré Frank Demaille, directeur général de Reden, qui a remporté 20% des 931 mégawatts attribués lors de l’appel d’offres pour des parcs solaires au sol au début du mois.

Ces baisses de prix viennent s'ajouter à la morosité du secteur, qui procède déjà à des suppressions d'emplois et à des réductions de coûts après des années d'expansion rapide.

"Cela exerce une pression sur nos marges de développement et de construction", s'inquiète Thomas de Moussac, directeur général et cofondateur de Mexens SAS, l'un des gagnants de contrat lors du dernier appel d’offres.

Éviter une surproduction

S'inspirant de la stratégie de Donald Trump, Marine Le Pen s'en prend depuis des années au secteur des énergies renouvelables, reprochant aux subventions – qui ont dépassé les 6 milliards d’euros l’année dernière – ainsi qu’à la politique énergétique globale d'Emmanuel Macron d’appauvrir les Français et de ruiner l’économie.

La capacité solaire française s’est développée rapidement sous la présidence d'Emmanuel Macron, après que l’invasion de l’Ukraine par la Russie a fait grimper les prix de l’énergie à des niveaux record en 2022, tandis que des problèmes techniques ont fortement réduit la production nucléaire en France.

Le contexte a depuis changé. La demande en électricité reste modérée, la production d’énergies renouvelables a augmenté et les réacteurs d’EDF ont repris du service, ce qui a incité le gouvernement à revoir à la baisse certains de ses objectifs en matière d’énergies vertes afin d’éviter une surproduction. Ce revirement se répercute désormais sur l’ensemble du secteur.

Des projets qui pourraient générer des recettes pour l'État

Lors du dernier appel d’offres, les grands projets solaires ont obtenu des contrats à un prix moyen de 61 euros par mégawattheure, ce qui correspond à peu près au niveau des contrats de gros pour 2029 et 2030 sur la Bourse européenne de l’énergie. Le gouvernement verse une aide aux promoteurs lorsque les prix du marché descendent en dessous de ce seuil, tandis que les entreprises versent une contribution à l’État lorsque les prix le dépassent.

Avec des tarifs aussi bas, ces projets pourraient donc ne nécessiter que peu, voire aucune subvention si les prix se maintiennent à des niveaux proches de ceux actuels, et pourraient même générer des recettes pour l’État s’ils augmentent.

La ministre de l’Énergie, Maud Bregeon, a déclaré que la baisse des prix aux enchères montrait que le secteur gagnait en compétitivité. D’autres appels d’offres dans le domaine des énergies renouvelables sont prévus dans les mois à venir, a-t-elle indiqué, ajoutant que les résultats d’un appel d’offres pour l’éolien terrestre, qui seront dévoilés prochainement, sont "encourageants".
https://www.bfmtv.com/economie/entrepri ... 70452.html
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