https://www.agenceecofin.com/actualites ... -le-maniocBioéthanol : le Nigeria accélère la structuration d’une filière basée sur le manioc
Agence Ecofin 02 oct 2026
Premier producteur mondial de manioc, le Nigeria cherche depuis plusieurs années à diversifier les débouchés de cette culture au-delà de l’agroalimentaire. La filière des biocarburants apparaît comme une voie de valorisation émergente qui permet la production de bioéthanol destiné au secteur énergétique.
Le 29 septembre dernier, NNPC New Energy Limited, filiale de la compagnie pétrolière publique nigériane NNPC et la société 3D HighTech Systems ont signé un protocole d’accord avec l’agence fédérale chargée du développement et de la gestion des ressources en eau dans le bassin des fleuves Ogun et Oshun (OORBDA), pour la mise en œuvre d’un projet de production de bioéthanol dans l’État de Lagos.
D’un coût total annoncé de 256 millions d’euros (environ 290 millions $), le projet prévoit la construction d’une usine de production de bioéthanol à base de manioc sur un site de 200 hectares dans la zone d’Itokin. Pour assurer son approvisionnement en matière première, l’OORBDA prévoit également de mettre à disposition 15 000 hectares destinés à la culture à grande échelle du tubercule dans les États de Lagos, Ogun, Osun et Oyo.
Selon les responsables du projet, la production de bioéthanol de la future usine sera destinée au mélange avec l’essence Premium Motor Spirit (PMS), utilisée comme carburant pour les véhicules à moteur à essence.
Une nouvelle brique dans l’écosystème nigérian
L’annonce de ce nouveau projet intervient alors qu’Abuja cherche déjà à structurer une véritable chaîne de valeur du bioéthanol à base de manioc. En janvier 2026, par exemple, le ministère fédéral du Budget et de la Planification économique annonçait vouloir intégrer environ 14 millions de petits exploitants à cette filière dans le cadre du Cassava Bioethanol Value Chain Development Project.
Pour rallier les producteurs à cette nouvelle dynamique, les autorités nigérianes misent sur le modèle dit de la triple hélice, dans lequel universités, industrie et État sont appelés à coopérer afin de diffuser des variétés de manioc à haut rendement, d’attirer des capitaux privés, de faciliter l’accès aux technologies et d’améliorer l’environnement productif. Ce partenariat de transfert de connaissances vise à transformer la filière en un véritable moteur d’innovation et de création de valeur.
Un cadre favorable à l’investissement
Dans le cadre de la Politique nationale des biocarburants adoptée en 2007, Abuja prévoyait déjà un objectif d’incorporation de 10 % d’éthanol dans l’essence à l’horizon 2020, qui n’a pas été atteint. Près de deux décennies plus tard, cette ambition revient dans l’agenda énergétique nigérian.
En mai 2026, l’Autorité nigériane de régulation du secteur pétrolier intermédiaire et aval (NMDPRA) a engagé, avec NNPC Retail et l’Organisation nigériane de normalisation (SON), les travaux préparatoires du programme pilote E10. Celui-ci doit permettre de tester, dans des stations-service sélectionnées, un mélange composé de 10 % de bioéthanol et de 90 % d’essence, tout en évaluant les conditions techniques, réglementaires et logistiques nécessaires à son déploiement à plus grande échelle.
D’après la NMDPRA, la consommation domestique d’essence a atteint en moyenne 56,74 millions de litres par jour en octobre 2025, dont près de 49 % provenaient des importations. Dans ce contexte, le ministère du Budget et de la Planification économique estime que la mise en œuvre du Projet de développement de la chaîne de valeur du bioéthanol de manioc, pourrait permettre au Nigeria de réaliser plus de 3 000 milliards de nairas (environ 2,1 milliards USD) d’économies annuelles en devises, grâce à l’incorporation du bioéthanol au carburant (PMS).
Ces différentes initiatives contribuent ainsi à créer progressivement les conditions de l’émergence d’un marché nigérian du bioéthanol. Reste désormais à transformer les ambitions publiques et les projets annoncés en capacités industrielles opérationnelles, avec un approvisionnement régulier en manioc et un cadre permettant effectivement l’incorporation du bioéthanol dans l’essence.
Nigéria
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Re: Nigéria
Gros projet dans le bioéthanol au Nigéria :
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Re: Nigéria
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 87b1c7c7d3Dangote: la période de souscription à l'entrée en Bourse de la méga-raffinerie de pétrole prolongée
Boursorama avec AFP •13/10/2026
La période de souscription à l'entrée en Bourse de la méga-raffinerie de pétrole nigériane appartenant à Aliko Dangote, l'homme le plus riche d'Afrique, a été prolongée de deux semaines, a-t-il annoncé lundi après une visite de parlementaires kenyans sur le site près de Lagos.
Cette période devait s'achever mardi, elle se poursuivra jusqu'au 27 octobre.
La raffinerie Dangote Petroleum Refinery vise une levée de 1,6 milliard de dollars (1,4 milliard d'euros) afin de doubler ses capacités actuelles pour atteindre 1,4 million de barils par jour, ce qui en ferait la plus grande raffinerie du monde, dépassant celle de Jamnagar en Inde.
Lever des fonds ne représente qu'une partie d'un plan plus vaste, a indiqué Aliko Dangote, l'objectif étant aussi de donner aux Nigérians et aux Africains ordinaires la possibilité de détenir une participation dans la raffinerie, selon lui.
"Nous allons prolonger la date car nous voulons que beaucoup de nos frères et soeurs africains participent", a déclaré l'homme d'affaires aux journalistes, soulignant que la souscription à l'entrée en Bourse avait déjà permis de lever "plus de trois, quatre fois" le montant visé.
"Il ne s'agit pas du montant, il s'agit du nombre de personnes que nous voulons voir participer", a-t-il insisté.
Avec sa capacité de 700.000 barils par jour, la raffinerie dépasse la demande intérieure en carburant du Nigeria, le pays le plus peuplé d'Afrique avec ses plus de 240 millions d'habitants. Elle a commencé à exporter ses carburants à l'étranger il y a quelques mois.
La compagnie assure que la raffinerie est devenue le plus important fournisseur externe de carburant aviation pour l'Europe.
Située en périphérie de Lagos, la raffinerie est devenue un élément majeur de l'empire économique de Dangote, qui s'étend du ciment et du sucre à la production d'engrais.
Dangote veut également de construire une raffinerie de pétrole d'une capacité de 700.000 barils par jour en Afrique de l'Est, à Lamu, sur la côte kényane. La première pierre a été posée fin septembre.
L'Afrique importe actuellement plus de 70% de ses carburants raffinés.
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Re: Nigéria
https://www.connaissancedesenergies.org ... ars-261027TotalEnergies cède à Vaaris sa part dans Renaissance au Nigeria
AFP avec Connaissance des Énergies le 27 octobre 2026
TotalEnergies a annoncé le 27 octobre la vente par sa filiale nigériane de 10% de Renaissance à Vaaris pour 800 millions de dollars.
Une transaction de 800 millions de dollars
TotalEnergies EP Nigeria, filiale du groupe français au Nigeria, a bouclé la transaction annoncée en janvier avec le consortium nigérian Vaaris. Dans un communiqué, TotalEnergies précise que « TotalEnergies EP Nigeria (TEPNG) a finalisé la cession de sa participation non-opérée de 10% dans les licences de la (coentreprise) Renaissance à Vaaris pour un montant total de 800 millions de dollars ».
TotalEnergies garde les licences gazières
Le groupe indique qu'il « conserve un intérêt économique entier dans les trois licences gazières » de Renaissance. Ces licences assurent actuellement la moitié de l'approvisionnement en gaz de Nigeria LNG, port méthanier exportateur de gaz naturel liquéfié situé sur le golfe de Guinée, près de Port-Harcourt, dans le sud du Nigeria.
Renaissance exploite des hydrocarbures dans le sud du Nigeria
Ancienne filiale de Shell, Renaissance a été cédée début 2024 par le groupe britannique à un ensemble d'entreprises nigérianes et exploite des hydrocarbures dans la région. En janvier, TotalEnergies indiquait que la coentreprise, auparavant appelée SPDC JV, réunissait Nigerian National Petroleum Corporation Ltd (55%), Renaissance Africa Energy Company Ltd (30%, opérateur), TEPNG (10%) et Agip Energy and Natural Resources Nigeria (5%), avec 18 licences dans le delta du Niger.
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Re: Nigéria
suite de 2 posts au dessus.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ant-261027Raffinerie au Nigéria : l'homme le plus riche d'Afrique estime avoir levé « plus de trois ou quatre fois » l’objectif initial
AFP avec Connaissance des Énergies le 27 octobre 2026
Homme le plus riche d'Afrique, le milliardaire nigérian Aliko Dangote mise sur un actionnariat populaire africain pour accélérer les grands projets industriels du continent à l'occasion de l'entrée en Bourse de sa méga-raffinerie.
Un investissement de 16 milliards de dollars
Le milliardaire nigérian Aliko Dangote, fondateur du groupe Dangote et homme le plus riche d’Afrique, propose des actions à 0,4 dollar l’unité pour l’entrée en Bourse de sa raffinerie au Nigeria. La souscription doit s’achever le 27 octobre, après une prolongation de plusieurs semaines.
La raffinerie traite actuellement 700 000 barils par jour, ce qui en fait déjà la plus grande installation du continent. Les fonds levés doivent financer un doublement de capacité et viser le premier rang mondial. Dangote estime avoir levé « plus de trois ou quatre fois » l’objectif initial de 1,6 milliard de dollars. Il présente l’opération comme « L'entrée en Bourse du peuple » et dit vouloir « faire en sorte que les Africains, en général, fassent partie intégrante de cette raffinerie ».
La raffinerie a représenté un investissement total de 16 milliards de dollars. Lors de son inauguration, Dangote a assuré « ouvrir la voie à un nouveau chapitre dans le parcours industriel de l'Afrique ».
Devenir la première entreprise africaine à atteindre 100 milliards de dollars d’ici 2030
En septembre, au Kenya, l’industriel a déclaré à l’AFP : « D'ici 2030, la majorité des pays africains seront autosuffisants » en carburants. Il a ajouté : « Peu importe où il est raffiné, mais cela doit se faire sur le continent africain ». Le dirigeant de 69 ans, dont la fortune est estimée à plus de 35,7 milliards de dollars, veut faire du groupe Dangote la première entreprise africaine à atteindre 100 milliards de dollars d’ici 2030. Le magazine Time l’a désigné parmi les 100 personnalités les plus influentes au monde en 2026.
Aliko Dangote descend, par sa mère, de la famille Dantata, dont Alhassan Dantata était considéré comme l’un des commerçants les plus riches d’Afrique au début du XXe siècle. Originaire de Kano, dans le nord du Nigeria, il a étudié à l’université Al-Azhar du Caire avant de lancer à 20 ans ses activités dans le ciment, le riz et le sucre.
Le groupe Dangote s’est développé dans le ciment, le sucre et les engrais avant de construire de grandes unités industrielles pour contrôler la chaîne de production. Tony Elumelu, chef d’entreprise et philanthrope nigérian, a décrit Dangote dans Time : « Il est infatigable, résilient et visionnaire ». Le milliardaire, père de trois filles biologiques et d’un fils adoptif impliqués dans les affaires familiales, décrit son entreprise comme un « passe-temps ». Sa Fondation Dangote finance des programmes dans l’éducation, la santé et l’aide d’urgence, dont une assistance aux victimes de l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest.
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Re: Nigéria
https://www.boursier.com/actions/actual ... 97277.htmlTotalEnergies : renforce son partenariat avec SAPETRO au Nigéria
Par Jean-Baptiste André Publié le 30/10/2026 Boursier.com
TotalEnergies a signé un accord de cession visant à vendre à South Atlantic Petroleum Limited (" SAPETRO ") une participation de 40% dans le bloc offshore OPL257 au Nigéria. À l'issue de cette transaction, TotalEnergies détiendra une participation opérée de 50% dans le bloc OPL257, aux côtés de SAPETRO (40%) et de Conoil (10%).
Le bloc OPL257 est situé à 150 kilomètres au large du Nigéria. Il est adjacent au bloc PPL261, dans lequel TotalEnergies (24%) et ses partenaires, dont SAPETRO, ont découvert en 2005 le gisement d'Egina South qui s'étend sur les deux blocs. Une campagne d'appréciation sera menée dans les prochains mois sur la partie du gisement située dans le bloc OPL257, en vue du développement potentiel d'Egina South par raccordement au FPSO Egina situé à environ 30 kilomètres.
"TotalEnergies se réjouit de compter SAPETRO comme partenaire sur le bloc OPL257 ainsi que sur le bloc adjacent PPL261. Le renforcement de notre partenariat ouvre la voie à une campagne d'appréciation rapide puis, en cas de succès, au développement d'Egina South", a déclaré Mike Sangster, Directeur Afrique de la branche Exploration-Production de TotalEnergies. "Pour TotalEnergies, cela s'inscrit dans notre stratégie visant à développer des ressources à bas coûts et à faibles émissions, tout en tirant parti d'installations existantes".
La finalisation de la transaction est soumise aux conditions habituelles, notamment l'approbation du régulateur.
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Re: Nigéria
https://www.agenceecofin.com/actualites ... teur-localNigeria : Eni poursuit son retrait du pétrole onshore au profit d’un opérateur local
Agence Ecofin 28 oct 2026
Eni redessine progressivement son portefeuille nigérian autour des projets en eaux profondes et les infrastructures gazières. Le groupe entend ainsi concentrer ses moyens sur des actifs susceptibles de soutenir durablement sa production et sa création de valeur.
Eni poursuit son désengagement du pétrole à terre au Nigeria. Le groupe italien a finalisé lundi 26 octobre, la vente de sa filiale Agip Energy and Natural Resources (AENR) à Apex Global Energy, une société détenue par Sterling Oil Exploration and Energy Production Company, l’un des opérateurs nigérians actifs dans le secteur pétrolier onshore.
AENR était détenue à 100 % par Eni et intervenait dans l’exploration et la production d’hydrocarbures à terre et en eaux peu profondes. AENR détenait notamment 5 % de la coentreprise Renaissance. Cette dernière est opérée par Renaissance Africa Energy Company, qui en détient 30 %, aux côtés de NNPC (55 %) et de TotalEnergies (10 %).
L’opération s’inscrit dans un mouvement plus large de cessions des activités pétrolières onshores à des majors au Nigeria. L’entreprise anglo-néerlandaise Shell a ainsi finalisé en mars 2025 la vente de sa filiale SPDC à Renaissance tandis qu’ExxonMobil a cédé en décembre 2024 ses actifs nigérians à la société locale Seplat Energy.
Pour Eni, cette cession s’inscrit dans une réorganisation plus large de ses activités d’exploration et de production dans le pays. Le groupe indique qu’elle répond à sa stratégie visant à rééquilibrer son portefeuille amont et à céder des actifs qu’il considère comme non stratégiques.
D’un actif à l’autre
Cette opération intervient après une première cession importante réalisée au Nigeria. En août 2024, Eni avait déjà finalisé la vente de Nigerian Agip Oil Company (NAOC) à Oando, autre acteur nigérian. NAOC regroupait alors les activités de la compagnie dans l’exploration et la production d’hydrocarbures à terre, ainsi que la production d’électricité. Eni avait présenté cette opération comme une étape de rationalisation de son portefeuille amont.
La nouvelle cession porte sur un périmètre différent. Après la vente de NAOC, Eni avait conservé AENR parmi ses activités nigérianes avec Nigerian Agip Exploration (NAE) et sa participation dans Nigeria LNG, l’usine de liquéfaction de gaz naturel située à Bonny.
Le portefeuille conservé par Eni au Nigeria est désormais davantage orienté vers les activités offshores profondes. Le groupe compte poursuivre l’exploration et le développement de ses ressources dans ces zones, tout en maintenant sa participation dans Nigeria LNG.
Cette présence gazière constitue un autre volet important du portefeuille nigérian d’Eni. Le groupe détient 10,4 % de Nigeria LNG et continue de participer à l’approvisionnement de l’installation en gaz naturel. En 2025, l’usine avait traité environ 830 milliards de pieds cubes de gaz, selon le rapport annuel d’Eni.