Namibie

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suite de ce post du 12 sept 2026 : viewtopic.php?p=2426883#p2426883
Uranium : l’australien Bannerman lance la construction de la future mine Etango en Namibie

Agence Ecofin 23 oct 2026

Après plusieurs années de retard, le projet d’uranium Etango a accueilli cette année dans son capital le groupe chinois CNNC Overseas Limited (CNOL). Aux côtés de l’australien Bannerman Energy, ce nouvel acteur devait contribuer à accélérer le développement du projet.

En Namibie, Bannerman Energy a annoncé vendredi 23 octobre la décision finale d’investissement (FID) pour son projet d’uranium Etango. Cette étape formalise l’engagement de la compagnie à entamer les grandes phases de construction de cette future mine, dont la mise en production est visée pour 2028.

Bien qu’il ait obtenu son permis minier en 2023, Etango a longtemps peiné à passer à la phase de construction, en raison notamment des conditions de marché et de la recherche de fonds. Après avoir repoussé cette échéance l’an dernier, Bannerman Energy franchit ainsi une étape décisive dans le développement du projet. Le budget de construction est estimé à environ 353 millions USD, dont quelque 64 millions USD déjà engagés dans les travaux préliminaires menés sur le site ces derniers mois. L’objectif est de développer une mine capable de produire 3,5 millions de livres d’uranium par an pendant quinze ans.

Cette décision intervient dans un contexte de marché jugé favorable par les acteurs du secteur. Selon les données de Cameco, les prix à terme de l’uranium sont passés de 89 USD la livre en janvier à 96,50 USD en septembre. À cette évolution s’ajoutent les perspectives de croissance de la demande, alimentées notamment par le développement de nouveaux réacteurs nucléaires à travers le monde.

Le financement constitue un autre facteur déterminant. La FID intervient après l’entrée au capital du projet de CNNC Overseas Limited (CNOL), filiale du groupe public chinois China National Nuclear Corporation (CNNC). Bannerman Energy présentait cette opération comme un levier essentiel pour accélérer le développement d’Etango. Selon les projections de la compagnie australienne, les 320,4 millions USD engagés par CNOL doivent notamment permettre de financer la construction sans recours à la dette. Bannerman détient désormais 52,25 % du projet, contre 42,75 % pour son partenaire chinois.

Reste désormais à suivre le rythme d’avancement du chantier et les mesures prises pour respecter le calendrier annoncé. Pour la Namibie, premier producteur africain d’uranium, Etango pourrait contribuer à renforcer la filière nationale si le projet entre effectivement en production. La phase de construction devrait également générer des emplois. En septembre, Bannerman Energy faisait état de 523 personnes mobilisées sur le site, sans préciser la part des travailleurs namibiens dans cet effectif.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... en-namibie
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En Namibie, InnoVent renforce l’offre électrique avec l’inauguration du parc éolien Diaz

Agence Ecofin 27 oct 2026

Encore dépendante des importations pour son approvisionnement électrique, la Namibie mobilise des producteurs privés pour développer et exploiter ses ressources éoliennes et solaires.

En Namibie, le renforcement de la production électrique nationale passe de plus en plus par les investissements privés dans l’éolien et le solaire, à l'exemple de ceux d’InnoVent. Le développeur français a inauguré la semaine dernière le parc éolien Diaz, près de Lüderitz, dont les 11 turbines devraient produire 240 GWh par an, soit environ 6 % de la consommation électrique du pays.

Le projet dispose de 50 MW installés pour 44 MW au point de raccordement, selon le dossier environnemental officiel. Il bénéficie d’un contrat d’achat d’électricité de l'opérateur public NamPower sur 25 ans. Standard Bank évaluait le coût du projet à 1,9 milliard de dollars namibiens (environ 114,1 millions USD) en mai 2025, avec un financement bancaire de 1,2 milliard de dollars namibiens.

Le parc Diaz complète les installations du groupe, présent dans le pays depuis 2011 à travers InnoSun. Avant son inauguration, InnoVent déclarait y disposer d’un portefeuille de 32 MW solaires et 6 MW éoliens, comprenant notamment le parc Ombepo. Ces investissements surviennent alors que la Namibie reste fortement dépendante des approvisionnements extérieurs. En août 2026, le pays a importé 65 % de l’électricité fournie à son économie, selon les données de la Namibia Statistics Agency.

En plus de l’éolien, l’énergie solaire doit également jouer un rôle important dans le renforcement de l’offre locale d’électricité. Un consortium dirigé par JCM Power a récemment décroché le contrat pour le projet Naruchas de 20 MW. Celui-ci appartient à un programme de 6 centrales solaires totalisant 120 MW, que NamPower entend faire développer par des producteurs indépendants.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... olien-diaz
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Message par energy_isere »

Namibie : Dangote lance un projet de stockage pétrolier de 2,6 milliards $ en Afrique australe

Agence Ecofin 05 nov 2026

La dépendance aux importations de carburants limite les marges de manœuvre de la Namibie. Le pays cherche désormais à renforcer sa maîtrise de l’approvisionnement et à peser davantage dans les échanges énergétiques régionaux.

Le groupe Dangote a lancé, mercredi 4 novembre, un projet de stockage pétrolier en Namibie, avec un réseau de pipelines destiné à approvisionner l’Afrique australe. L’investissement associé à cette initiative est chiffré autour de 2,6 milliards de dollars, selon des chiffres livrés par son propriétaire.

Le complexe sera implanté sur le site de Farm 58, à dix kilomètres à l’est de Walvis Bay. Il comprendra des réservoirs pétroliers totalisant 600 millions de litres, soit près de quatre millions de barils. Selon Dangote, 360 millions de litres seront réservés au diesel et 240 millions à l’essence. Il vise à faire de Walvis Bay une plateforme pétrolière régionale.

Cette capacité doit être reliée à un pipeline d’environ 1700 kilomètres. Le réseau envisagé partira du port de Walvis Bay et s’étendra vers l’intérieur du continent. Dangote a cité le Botswana, la Zambie, le Zimbabwe, le Malawi et le sud de la République démocratique du Congo comme marchés concernés. Pour le moment, le tracé définitif n’est pas arrêté. Dangote a précisé que sa longueur et son itinéraire dépendront des études techniques, des relevés sur le terrain et des autorisations réglementaires.

Une plateforme pour les produits raffinés

Le groupe prévoit d’acheminer par cette infrastructure des carburants raffinés au Nigeria vers la Namibie et les pays de l’intérieur. Aliko Dangote a déclaré que le pipeline devrait réduire les coûts de transport et faciliter l’accès des pays enclavés aux produits pétroliers. Il a aussi évoqué une baisse des prix.

Le lancement intervient après plusieurs démarches administratives. En août, Dangote Industries Namibia avait engagé une procédure environnementale pour subdiviser les quelque 70 hectares du site. L’évaluation publiée alors précisait qu’une étude d’impact environnemental distincte devait encore être réalisée et approuvée avant le début des travaux de construction du terminal.

Le calendrier annoncé par Dangote prévoit une réalisation sur une période comprise entre 18 et 20 mois. Le site de stockage représente huit fois la capacité de la réserve pétrolière namibienne, qui atteint 75 millions de litres. Un volume qui est notamment exploité par la compagnie pétrolière publique Namcor.

Pour Dangote, ce projet s’inscrit dans le développement de débouchés pour les carburants issus de sa raffinerie nigériane qui dispose d’une capacité nominale de 700 000 barils par jour. Gerrit van Rooyen, économiste chez Oxford Economics Africa, estime que le réseau élargira les marchés d’exportation du groupe, notamment en Afrique australe.

Le projet a été placé sous la coordination de la présidence dès 2025, selon la présidente Netumbo Nandi-Ndaitwah. Elle a indiqué vouloir éviter les retards administratifs qui avaient, par le passé, découragé des investisseurs.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... e-australe
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