Mais cela s'est déjà produit, et à plusieurs reprises. Dans le monde des affaires anglo-saxons la valeur de tout ce qu'ils nomment "commodities" (qui est concept un peu plus large que "matières premières") est éminemment conjoncturel et cyclique. Une trop forte hausse étrangle la demande, on laisse mourir quelques junkies (fermetures d'entreprises, paupérisation), l'offre redevient trop abondante, les prix s'effondrent, la demande repart et ainsi de suite.Henri a écrit :Une baisse drastique des prix du pétrole aurait des conséquences désastreuses pour l'approvisionnement pétrolier et notamment pour le pétrole non-conventionnel qui nécessite des prix relativement élevés du pétrole pour asseoir une certaine rentabilité.
Pour l'industrie pétrolière (ou pétro-gazière) des cycles courts avec de fortes amplitudes sur 2 à 5 ans ne sont pas vraiment un problème. Les investissements prennent des années et ne se décident pas en fonction du cours du jour. Ils craignent beaucoup plus les cycles longs qui peuvent mettre en danger des investissements risqués.
Pour les états c'est le contraire. Les cycles courts empêchent toute planification, d'autant que les échéances électorales et la pression de la rue les obligent à lâcher du lest chaque fois que les prix baissent. Le moindre frémissement de croissance et tout le monde se jette sur les premiers fruits avec d'autant plus d'ardeur que la récession précédente a été sévère. On réclame même plus de fruits que l'arbre ne peut en donner alors on crée des faux fruits/dettes. Et comme sur le long terme il y aura de moins en moins de fruits, de moins en moins beaux et de plus en plus chers, on continue de s'enfoncer lentement et inexorablement. Jusqu'à l'indigestion fatale de faux fruits/dettes.






Quand on a un javelin dans la main, tous les problèmes ressemblent à un T-72.