pas du tout, les centrales sont construites vers des sources de refroidissement importantes , fleuves ou bords de mer, donc par définition des endroits où l'érosion est rapide et importante.
Les sites stables sont au contraires des coins imperméables pour éviter les eaux de ruissellement, il me semble.
Le minimum serait quand même de nettoyer les centrales de leurs isotopes les plus polluants, et puis faudrait mieux habiter en amont qu'en aval...
Zan, zendegi, azadi. Il parait que " je propage la haine du Hamas", mais aussi des juifs et d'Israël.
La centrale de Belleville , pour la connaître , ne me semble pas craindre l'érosion de par la Loire.
De plus la deconstruction est possible. Pour rappel
Comment s'effectue la déconstruction ?
La déconstruction d'un site nucléaire se déroule sur 25 ans en 3 étapes, chacune d'elles étant soumise à l'obtention d'un décret.
Etape 1 : Mise à l'arrêt définitif (MAD) du site. Le combustible est déchargé et les circuits vidangés, ce qui élimine 99,9 % de la radioactivité. Les installations non nucléaires sont mises hors service et les systèmes et matériels non requis pour la sûreté démontés.
Etape 2 : démantèlement partiel. Démontage des bâtiments non nucléaires. La partie nucléaire est confinée et placée sous surveillance.
Etape 3 : démantèlement total du site. Le bâtiment du réacteur et les équipements encore radioactifs sont démontés, conditionnés et évacués. Le site devient alors réutilisable.
Et les déchets ?
Dès la phase de Mise à l'arrêt définitif (MAD), le combustible nucléaire usé est transporté à l'usine Cogema de La Hague et retraité. Matériels, béton, tuyaux… il s'agit ensuite de gérer les déchets que génère la déconstruction (600 000 tonnes de déchets non nucléaires et 200 000 tonnes de déchets nucléaires). Ils sont eux aussi triés, conditionnés et transportés vers les centres de stockage ad hoc.
Mais le démantélement, le transport des produits radioactifs, la décontamination ... tout ceci génére encore plus de matériaux radioactifs ! En gros, on double la quantité.
Maintenant, le terroriste qui rentrerait dans une centrale désaffectée pour faire une bombe "sale" en ressortira pas vivant longtemps ... Si il est vraiment suicidaire, il peut de toute façon aussi aller se servir dans les centres de stockage "longue durée". La marchandise est alors bien conditionnée, plus facile à emmener.
Ce que je veux dire, c'est qu'il n'y a pas de solutions viables. Plus on démantèle, plus on ballade les produits, plus c'est dangereux, et plus on a de produits radioactifs au final. Avec le risque supplémentaire de contaminer accidentellement d'autres zones lors du transport. Et avec des millions de tonnes de produits hyper-dangereux cela arrivera à coup sur. Il suffit de voir les précautions prises pour transporter les "chateaux" contenant du plutonium. C'est pensable pour quelques centaines de kg pas pour des millions de tonnes. Et puis avec ces milliers (millions ?) de camions qui transiteront à travers le pays c'est encore plus facile pour un terroriste !
Ma conclusion toute personnelle : le démantélement générera plus de risques et de problèmes que de tout laisser en l'état. EDF nous fait croire que le démantélement est une opération "propre" et que, au final, la radioactivité s'évapore à la Hague. C'est faux. Et plusieurs sur oleocene le croit et encore plus dans le public ! La radioactivité est INDESTRUCTIBLE (sauf dans une centrale surgénératrice ... qui en génére d'autres formes).
Ce que je veux dire, c'est qu'il n'y a pas de solutions viables. Plus on démantèle, plus on ballade les produits, plus c'est dangereux, et plus on a de produits radioactifs au final. Avec le risque supplémentaire de contaminer accidentellement d'autres zones lors du transport. Et avec des millions de tonnes de produits hyper-dangereux cela arrivera à coup sur.
Ça me fait penser a la loi de Murphy ("c'est possible , donc sa va ce produire")
L'évidence de cette loi et de ses dérivés, qui ne nécessitent aucune démonstration (laquelle est d'ailleurs impossible, voir plus loin), et dont chacun a pu savourer la douloureuse véracité tout au long de son existence, aurait dû assurer l'immortalité à son auteur. Hélas il fut victime de sa propre loi, très peu de gens le connaissent
Ne pas confondre l'érosion du au courant du fleuve qui se limite aux berges de ce même fleuve et celle de l'air salin qui s'infiltre partout, corrode et grignote tout les matériaux à sa disposition.
Je n'ai jamais cru que la radio-activité disparaissait, mais il me parait plus facile de controler un ou quelques site plutôt que 22 pendant des dizaines voires des centaines d'années.
Quand à la dissémination et aux transports, prenons des mesures drastiques de sécurité.
C'est cher ? Ce n'est pas grave, on nous répète que le nucléaire est l'énergie la moins chère, au pire, mettons une taxe sur les factures d'électricité pas verte.
Comme cela, dans 40 ans, tout est stocké dans un ou plusieurs sites (suivant le degré de radioactivité), La taxe aura pour effet de diminuer la consommation d'électricité pas verte, et de mieux accepter une décroissance énergétique en faisant comprendre que l'énergie pas chère est mythe qui a assez duré et qui finit toujours par se payer plus tard.
Le charbon et le gaz prendront sa place (temporairement).
Dans l'ordre, Sobriété, Efficacité et enfin Renouvelables (negawatt).
Attention aux utopies techniques (Global Chance)
Il est dit ici qu'un réacteur à eau pressurisée (REP) d’une puissance électrique typique de 1 GWe produit annuellement environ 30 tonnes de combustibles irradiés contenant un peu moins de 29 tonnes d’Uranium 238, 130 kg de produits de fission de moyenne et longue durée de vie, 270 kg de Plutonium et 30 kg d’Actinides Mineurs. La durée de vie des isotopes de l’Uranium (238 et 235) est si longue qu’ils retourneront tôt ou tard à la biosphère, mais avec les mêmes propriétés que le minerai dont ils ont été extraits.
300kq de Plutonium et d’Actinides Mineurs x 56 réacteurs = 17 tonnes par an. Nul besoin de 22 sites, 1 seul de 3 ou 4 réacteurs bien surveillait peut contenir un grand nombre d'années de déchet .
La centrale de Belleville , pour la connaître , ne me semble pas craindre l'érosion de par la Loire.
On parle ici de centaines de milliers d'années, je pense que le cours de la Loire a beaucoup changé depuis ce temps . De toutes façons les surfaces sont toujours exposées au ruissellement, les sites de stockage sont toujours des centaines de mètres sous terre dans des couches argileuses imperméables.
De plus la deconstruction est possible. Pour rappel
Comment s'effectue la déconstruction ?
La déconstruction d'un site nucléaire se déroule sur 25 ans en 3 étapes, chacune d'elles étant soumise à l'obtention d'un décret.
Etape 1 : Mise à l'arrêt définitif (MAD) du site. Le combustible est déchargé et les circuits vidangés, ce qui élimine 99,9 % de la radioactivité. Les installations non nucléaires sont mises hors service et les systèmes et matériels non requis pour la sûreté démontés.
Etape 2 : démantèlement partiel. Démontage des bâtiments non nucléaires. La partie nucléaire est confinée et placée sous surveillance.
Etape 3 : démantèlement total du site. Le bâtiment du réacteur et les équipements encore radioactifs sont démontés, conditionnés et évacués. Le site devient alors réutilisable.
Et les déchets ?
Dès la phase de Mise à l'arrêt définitif (MAD), le combustible nucléaire usé est transporté à l'usine Cogema de La Hague et retraité. Matériels, béton, tuyaux… il s'agit ensuite de gérer les déchets que génère la déconstruction (600 000 tonnes de déchets non nucléaires et 200 000 tonnes de déchets nucléaires). Ils sont eux aussi triés, conditionnés et transportés vers les centres de stockage ad hoc.
En fait, je répondais à sceptique qui préfère laisser les déchets sur chaque centrale.
Bien sùr, que le volume ou la masse ne sont pas un problème.
Le charbon et le gaz prendront sa place (temporairement).
Dans l'ordre, Sobriété, Efficacité et enfin Renouvelables (negawatt).
Attention aux utopies techniques (Global Chance)
Le coût prévisionnel de la déconstruction s'élève à 460 millions d'euros.
Le chantier de la centrale de Brennilis, dans les Monts d'Arrée, revêt une importance particulière puisque le retour d'expérience sera utilisé pour la déconstruction d'une dizaine d'autres centrales en fin de vie.
Dernière modification par greenchris le 21 avr. 2006, 10:30, modifié 1 fois.
Le charbon et le gaz prendront sa place (temporairement).
Dans l'ordre, Sobriété, Efficacité et enfin Renouvelables (negawatt).
Attention aux utopies techniques (Global Chance)
La centrale nucléaire de José Cabrera, à Almocinad de Zorita, près de Guadalajara, dans le centre de l'Espagne, a définitivement arrêté sa production hier sur décision du gouvernement. Mise en service, il y a 38 ans, il s'agissait du plus ancien des sept réacteurs nucléaires encore en activité.
Sa remplaçante devrait être une centrale électrique classique à cycle combiné, dotée de deux groupes de 400 mégawatts et se révèlant au passage cinq fois plus puissante.
Le nucléaire représente plus de 20 % de la production électrique nationale, et un débat s'organise actuellement dans le pays, pour connaître la vrai place du nucléaire dans le paysage économique et politique espagnol.
Sa remplaçante devrait être une centrale électrique classique à cycle combiné, dotée de deux groupes de 400 mégawatts et se révèlant au passage cinq fois plus puissante.
Les espagnols progressent sur la voie de la reduction des GES
Déja qu'ils sont largement au dessus de leur quotas, voila quelques milions de tonnes de plus de CO2.
Qui a dit que, si on sortait du nucleaire, on le remplacerai par des EnR ?
Après l'annonce lundi, la fermeture de la première centrale nucléaire espagnole, nous vous faisons part aujourd'hui de la déconstruction du premier réacteur français. Il s'agit de la centrale de Brennilis, dans les Monts d'Arrée (Finistère), construite en 1963 et arrêtée définitivement en 1985.
Brennilis est la seule centrale a avoir été équipée d'un réacteur expérimental à eau lourde de puissance réduite (70 mégawatts). Cette technologie fut abandonnée en 1971 au profit du système américain PWR, jugé plus performant. Elle aura donc fourni pendant 18 années, l'équivalent de 4% de la consommation électrique de la Bretagne.
Le chantier de la centrale de Brennilis va servir de modèle pour les prochaines déconstructions des 7 réacteurs mis à l'arrêt par EDF depuis 1967 dans les 5 centrales suivantes : Chinon, Saint Laurent des Eaux, Bugey, Creys-Malville et Chooz. D'ici 15 à 20 ans, 30 sites nucléaires vont êtres arrêtés et progressivement démantelés.
La déconstruction d'un site nucléaire se déroule sur 25 à 50 ans en 3 étapes. Chacune d'elles étant soumise à l'obtention d'un décret.
- Etape 1 : Mise à l'arrêt définitif (MAD) du site. Le combustible est déchargé et les circuits vidangés, ce qui élimine 99,9 % de la radioactivité. Les installations non nucléaires sont mises hors service et les systèmes et matériels non requis pour la sûreté démontés.
- Etape 2 : démantèlement partiel. Démontage des bâtiments non nucléaires. La partie nucléaire est confinée et placée sous surveillance.
- Etape 3 : démantèlement total du site. Le bâtiment du réacteur et les équipements encore radioactifs sont démontés, conditionnés et évacués. Le site devient alors réutilisable.
Enfin, sachez que la facture prévisionnelle de la déconstruction du site de Brennilis s'éleve à 460 millions d'euros.
Mais une question se pose. Qui au final va financer le coût faramineux de ces démantèlements ? le débat reste ouvert !