Publié : 04 janv. 2007, 10:21
Quelque chose qui viendrait limiter l'effet anthropique...charles.muller a écrit : Echazare, qu'appelles-tu une "bonne surprise" ? .
Site dédié à la fin de l'âge du pétrole
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Quelque chose qui viendrait limiter l'effet anthropique...charles.muller a écrit : Echazare, qu'appelles-tu une "bonne surprise" ? .
Alors, c'est à peu près la réponse précédente. Il faut bien sûr y ajouter la question plus contingente (ie non climatique) des scénarios d'émission, l'éventualité du PO et de ses conséquences.echazare a écrit :Quelque chose qui viendrait limiter l'effet anthropique...charles.muller a écrit : Echazare, qu'appelles-tu une "bonne surprise" ? .
La réponse est ici : http://forums.oleocene.org/viewtopic.ph ... highlight=charles.muller a écrit : PS : merci d'éviter la contre-objection "mais tout est lié mon cher Charles et refuser de le voir c'est refuser de comprendre la situation". Que tout soit lié dans ce bel univers est une évidence physique. Mais jusqu'à nouvel ordre, on comprend mieux ce bel univers depuis que l'on a choisi de séparer sa connaissance en domaines autonomes (pas indépendants), de fonder cette connaissance sur des mesures partagées (faits et chiffres) plutôt que des opinions subjectives, de poser des hypothèses vérifiables / falsifiables sur les lois de cause à effet, d'assurer la cohésion des hypothèses dans des théories, etc., etc.
Question d'intérêt intellectuel pour la question climatique, mais c'est apparemment incompréhensible pour certains, il faut à tout pris des arrière-pensées politiques, éthiques, etc. Donc, pose la question 10, 100 ou 1000 fois avec le même ton suspicieux tu obtiendras toujours la même réponse.Alter Egaux a écrit : (...)
La question n'est pas de savoir si tu as réussi à décrypter le monde dans lequel tu vis (mondialisation, vie occidentale, modèle de développement, etc...), la seule question est de savoir ce que tu fais de ta vie.
(...)
Il faudra un jour que tu nous expliques ta motivation pour critiquer le consensus scientifique qui se dégage sur le RC, tout en étant aveugle sur l'exploitation des ressources dans le monde, et le gâchis énergétique lié à la mondialisation néo libérale. Question peut être de priorité ?
D'autant plus incompréhensible que la question climatique et les énergies fossiles sont intimement liées. Ce qui m'inquiète, dans ta démarche intellectuelle, c'est que tu t'es focalisé sur le climat, sans recul souhaitable. Et je ne doute pas de ta capacité intellectuelle à prendre du recul.charles.muller a écrit :Question d'intérêt intellectuel pour la question climatique, mais c'est apparemment incompréhensible pour certains,
C'est l'erreur classique des "débutants du PO" : raisonner en capital (stock) et non en flux de production (disponibilité).charles.muller a écrit :Le PO pour moi, c'est l'estimation exacte des réserves fossiles et ses conséquences.
Tout à fait. Isolationnisme et interventionnisme sont les 2 ambiguïtés américaines, qui ont justifié un impérialisme décomplexé. Les politiques américaines passent aujourd'hui pour le grand Satan auprès de nombreux peuples (et on peut les comprendre au vu de leur histoire nationale, notamment en Amérique du Sud).charles.muller a écrit :PS : Que les USA mènent une politique impérialiste depuis la doctrine Monroe, ie depuis presque toujours, je l'apprends dans les manuels d'histoire.
tu trouves que ça changerait vraiment par rapport au passé?Alter Egaux a écrit :L'approche du pic de production pétrolier va changer fondamentalement notre rapport avec les autres : augmentation des conflits autour des pays producteurs (on est plus aux guerres préventives, mais aux guerres prévisibles).
La question de PO se résume à : s’approprier les réserves par la force ou sortir du pétrole pour se protéger.
Merci pour cette précision. EROI, c'est quoi déjà (ROI il me semble que c'est retour sur investissement, mais le E je ne sais pas, et cela n'a peut-être rien à voir) ?Alter Egaux a écrit :
C'est l'erreur classique des "débutants du PO" : raisonner en capital (stock) et non en flux de production (disponibilité).
Le pétrole, ce n'est pas simplement les réserves (et encore, il y a des réserves prouvées et non prouvées, exploitable ou non, les formes de pétrole conventionnel ou non, etc...), mais c'est avant tout l'offre par rapport à la demande, l'offre dépendant fortement de la production. Le PO, c'est bien le pic de production, à mettre en relation avec la demande très forte et avec le modèle de développement des pays consommateurs (c'est justement notre cas).
Si on te dit : le pétrole, il y en à pour 200 ans ou 2000 ans (je pense qu'ailleurs qu'il y en aura toujours car il ne sera pas exploité en totalité pour des difficultés géologique et de EROI), je te réponds que c'est un leurre. En effet, dans 50 ans, qui pourra se payer le luxe de faire le plein ?
La problématique est donc bien la production en rapport avec la demande, et donc effectivement du pic de production, puisque la demande monte et est continue.
Bien entendu. Car lorsque l'on fait le tour de la question, on est coincé par le source possible d'énergie. Solution : sobriété, efficacité et renouvelable (avec le nucléaire en énergie de transition, pour la France).GillesH38 a écrit :tu trouves que ça changerait vraiment par rapport au passé?Alter Egaux a écrit :L'approche du pic de production pétrolier va changer fondamentalement notre rapport avec les autres : augmentation des conflits autour des pays producteurs (on est plus aux guerres préventives, mais aux guerres prévisibles).
La question de PO se résume à : s’approprier les réserves par la force ou sortir du pétrole pour se protéger.
je suis sûrement moins romantique que toi, Alter, mais je pense que ce ne sera ni l'un ni l'autre, plutot une période un peu (beaucoup?) dépressive pour tout le monde....Alter Egaux a écrit :Le PO, c'est soit un désastre, soit une chance inouïe pour notre génération. A nous de nous prendre pas la main.
Et moi donc (civilisation industrielle).GillesH38 a écrit : J'ai beaucoup de mal pour ma part à trancher sur un jugement définitif de savoir si la civilisation industrielle est (j'allais dire était) un bien ou un mal, et donc egalement sa disparition. J'ai la conviction qu'elle est objectivement transitoire, mais je ne peux pas vraiment me décider de savoir, si on m'avait donné le choix de la développer ou non, ce que j'aurais choisi....
Juste un remarque : le plus gros gâchis énergétique était en URSS ! Pas vraiment une économie mondialisée néo libérale.Alter Egaux a écrit :Il faudra un jour que tu nous expliques ta motivation pour critiquer le consensus scientifique qui se dégage sur le RC, tout en étant aveugle sur l'exploitation des ressources dans le monde, et le gâchis énergétique lié à la mondialisation néo libérale. Question peut être de priorité ?
Surtout pas virer de bord ! Si le Titanic avait continué droit dessus il aurait pulvérisé sa proue et 1 ou 2 compartiments. Des dégats non fatals. Par contre, en virant de bord, il a raclé tout son flanc et la majeure partie des compartiments on été éventrés!Alter Egaux a écrit : Pour prendre une image, nous sommes dans le titanic. Nous voyons l'iceberg. Il ne faut surtout pas sauter du bateau (abandon de la civilisation industrielle). Il faut virer de bord, quitte à freiner la vitesse du bateau, et si impact il y a (c'est presque certain), gérer les dégats au mieux, en gardant notre humanité personnelle et collective intact.
En fonçant dans l'iceberg, il faut être particulièrement optimiste pour penser que le Titanic n'aurait pas coulé (mais c'est de l'humour n'est-ce pas ?). Le capitaine du Titanic a malheureusement changé de cap trop tard. Idem avec le réchauffement : c'est aujourd'hui qu'il faut agir, dans 10 ans il sera trop tard.sceptique a écrit :Surtout pas virer de bord ! Si le Titanic avait continué droit dessus il aurait pulvérisé sa proue et 1 ou 2 compartiments. Des dégats non fatals. Par contre, en virant de bord, il a raclé tout son flanc et la majeure partie des compartiments on été éventrés!Alter Egaux a écrit : Pour prendre une image, nous sommes dans le titanic. Nous voyons l'iceberg. Il ne faut surtout pas sauter du bateau (abandon de la civilisation industrielle). Il faut virer de bord, quitte à freiner la vitesse du bateau, et si impact il y a (c'est presque certain), gérer les dégats au mieux, en gardant notre humanité personnelle et collective intact.
Droit devant vous dis je, et après le choc, on improvise