Je reviens sur ce que je disais ici :
viewtopic.php?f=2&t=30924&start=1050#p2339892
Je parlais d'un problème de logistique.
Mais j'ai oublié celui du renseignement et de la communication entre unités qui a l'air particulièrement déficient.
Un autre point est le rapport disproportionné entre les troupes de pointe et celles de soutien.
Si les troupes de soutien (la logistique donc) sont insuffisantes et mal organisées celles de pointe se retrouvent démunies au bout de qq jours d'offensive. De plus elles sont apparemment sourdes et aveugles faute de communication correctes.
Une colonne de chars avec peu de carburant, peu de munitions, des équipages mal informés, mal commandés sont une proie facile pour un adversaire théoriquement bien plus faible mais mieux organisé.
Maintenant, pas mal de théoriciens disent que les russes font simplement une pause pour se ravitailler, réorganiser et compléter les effectifs.
Peut être. Mais cela prend du temps, et la pause semble durer. Et les ukrainiens se renforcent pendant ce temps tout en attaquant les convois destinés à ravitailler l'armée russe. Cela devient une guerre d'usure et d'attrition.
Le plus simple pour les russes serait de quitter ce terrain hostile pour se replier en Russie, à l'abri du harcèlement, et s'organiser correctement comme ils auraient du le faire dés le début. Je pense que Poutine apprécierait la manoeuvre
Pour conclure, le problème essentiel est la capacité pour les russes de se réorganiser et ravitailler sous le harcèlement. Peuvent-ils le faire ? Leur principal adversaire étant d'ailleurs leur propre désorganisation.
En attendant ils bombardent de loin ou très loin, sans risques, les objectifs civils et militaires en espérant faire craquer les ukrainiens.
Mais où est passée l'opération spéciale de libération ?