Re: Un scenario, vite !
Publié : 16 févr. 2009, 22:49
Digression de [Chiffres] Surveillons les prédictions de l'EIA (agence US) regroupé ici
Site dédié à la fin de l'âge du pétrole
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J'ai dû rater un épisode (comme je n'interviens plus beaucoup) : il y a un génocide qui se prépare ?Yves a écrit :Mais une crise économique, une diminution de la population, sont des éléments qui peuvent également faire baisser la demande sans que ce soit par destruction face au prix élevé. La destruction est là, la cause n'est pas le prix.
Dans des pays comme l'Allemagne, la Suède ou le Japon, ça fait des années que la population diminue, sans aucune camps d'exterminationAlter Egaux a écrit : J'ai dû rater un épisode (comme je n'interviens plus beaucoup) : il y a un génocide qui se prépare ?
Ah, si on parle du "planning familial", rien ne me choque (voir les Néo-malthusianisme).Raminagrobis a écrit :Dans des pays comme l'Allemagne, la Suède ou le Japon, ça fait des années que la population diminue, sans aucune camps d'exterminationAlter Egaux a écrit : J'ai dû rater un épisode (comme je n'interviens plus beaucoup) : il y a un génocide qui se prépare ?
C'est aussi ma vision du modèle le plus probable.mrlargo a écrit :Le prix élevé aura plus de chances de détuire des pans économiques par ruptures successives (automobiles, aérien, transport, chantiers, agriculture industrielle, pêche...) et vraisemblablement assez brutales pour générer des crises successives, chutes marquées de conso et rebaisse à chaque fois du prix (dans des proportions variables.)
Si le système économique actuel perdure évidement...
papy_russe a écrit :J'aurais tendance à dire le contraire. Un prix élevé permettrait aux pétroliers de faire des investissements qui feraient augmenter la production (du moins temporairement). Par contre un prix élevé fait diminuer la demande. Il y a sans doute un optimum entre les deuxABC a écrit :Le moyen par lequel la production va diminuer est bien connu: c'est l'augmentation du prix.
Pourquoi ces secteurs devraient s'effondrer d'un coup? Cela prendra de nombreuses années et ne provoquera pas de chute forte de la demande. Au départ, il y aura une crise sectorielle(par exemple dans l'aéronautique) qui fera disparaître une partie des acteurs mais un certain nombre survivront jusqu'à la prochaine crise, etc...mrlargo a écrit :Le prix élevé aura plus de chances de détuire des pans économiques par ruptures successives (automobiles, aérien, transport, chantiers, agriculture industrielle, pêche...) et vraisemblablement assez brutales pour générer des crises successives, chutes marquées de conso et rebaisse à chaque fois du prix (dans des proportions variables.)
On est bien d'accord que d'autres éléments peuvent faire baisser la demande, mais pourquoi devraient se substituer au mode habituel qui est l'augmentation du prix?Yves a écrit :Mais une crise économique, une diminution de la population, sont des éléments qui peuvent également faire baisser la demande sans que ce soit par destruction face au prix élevé. La destruction est là, la cause n'est pas le prix.
Ce n'est pas la question à l'envers.Le mieux pour répondre est de se poser la question à l'envers : est-ils possible que rien ne face baisser la demande ?
Bien sûr, cette demande décroîtra en raison de prix élevés.Sachant qu'on est dans des condition post PO, la demande rencontrera un jours la limite max de production, production décroissante d'année en année, donc la demande décroitra bien.
Sauf qu'il n'y a pas de vraie relation de cause à effet. Il est assez douteux que sans la crise le mois de juillet 2008 ait représenté le PO, donc je doute qu'on puisse dire qu'il "fallait" une destruction. Dans ce premier épisode, nous avons droit à une coïncidence entre une crise économique liée aux mécanisme financiers et des questions liées aux limites géologiques, mais le lien de causalité est assez faible.Ce peut être le prix seul, c'est vrai. Il se trouve que dans le premier épisode (le pilote) que nous vivons, la destruction par le prix est finalement marginale devant la destruction par la crise. Ca tombe bien, il fallait une destruction...
Je veux bien, mais dans ce cas, il faut nous dire quel est le mécanisme en jeu.Je me pose sincèrement la question, est-ce qu'on ne vivra pas des séquences d'évènement qui, ça tombe bien, diminueront la demande, sans toutefois que la majorité ne veuille les relier à la limite pysique de production ?
Je suis assez d'accord, je ne vois pas pourquoi le système économique ne pourrait pas s'adapter en utilisant des méthodes moins gourmandes en énergie.kercoz a écrit :Les "délitements" de pans de l'économie (voitures par ex) tout en étant traumatisants, donneront aussi un répit (peut etre assez long /pluridécennal) a la société ds le sens ou la demande va s'effondrer et que la substitution (TEC, en l'occurence), pour sa mise en place , va dinamiser l'économie tout en restructurant la population ds ses roles (ce qui peut etre dédramatisant).
jusqu'en juillet 2008, la demande etait bien supérieure à l'offre, donc il fallait une destruction. Evidemment, les stocks étaient encore suffisants pour qu'on puisse encore assurer une demande croissante en août, en septembre, ou même en décembre 2008 ! neanmoins c'est comme le mécanisme des seismes : les tensions s'accumulent et il faut à un moment que ça craque. Ce moment n'est pas prédictible, et peut survenir à l'occasion d'évenements mineurs, non liés aux tensions proprement dites : néanmoins, c'est bien l'accumulation des tensions qui est responsable en dernière analyse du craquement.ABC a écrit : Sauf qu'il n'y a pas de vraie relation de cause à effet. Il est assez douteux que sans la crise le mois de juillet 2008 ait représenté le PO, donc je doute qu'on puisse dire qu'il "fallait" une destruction. Dans ce premier épisode, nous avons droit à une coïncidence entre une crise économique liée aux mécanisme financiers et des questions liées aux limites géologiques, mais le lien de causalité est assez faible.
le premier mécanisme capable de refaire baisser la demande en dessous de l'offre, ça dépendra effectivement du contexte économique et financier (et politique..)Je veux bien, mais dans ce cas, il faut nous dire quel est le mécanisme en jeu.Je me pose sincèrement la question, est-ce qu'on ne vivra pas des séquences d'évènement qui, ça tombe bien, diminueront la demande, sans toutefois que la majorité ne veuille les relier à la limite pysique de production ?
Ca c'est un probleme de fond : ça revient à dire qu'on a les capacités techniques pour faire baisser l'intensité énergétique plus vite que la dépletion. Rien n'est moins sûr, et en tout état de cause, ça ne serait tres probablement que temporaire, parce que la production de fossiles tendra inéluctablement vers zéro, alors que l'intensité fossile ne peut tres probablement pas etre nulle avec la richesse actuelle (c'est à dire qu'on ne peut tres certainement pas produire la richesse actuelle avec zéro fossile !)Je suis assez d'accord, je ne vois pas pourquoi le système économique ne pourrait pas s'adapter en utilisant des méthodes moins gourmandes en énergie.
Pour être précis, ce n'est pas la demande qui était supérieure à l'offre, mais la consommation qui était supérieure à la production. Je note que la production était fortement remontée en Juillet, ce qui rend douteux l'idée qu'il "fallait" une destruction. D'ailleurs, la relative amélioration de la situation en Irak plaidait pour une possible hausse de la production. Je trouve enfin que dire "les tensions s'accumulent, et il faut à un moment que ça craque", cela n'est pas un scénario. Je trouve nettement plus crédible(parce que fondé sur des faits connus de tous aujourd'hui) l'idée qu'une expansion délirante du crédit s'était formée, liée à l'inflation sur les prix de l'immobilier. Les créances elles-mêmes servant de contreparties à d'autres dettes, on a eu un beau château de cartes qui s'effondre, vu que l'effet de levier joue alors à l'envers. On ne peut que constater que si l'éclatement de cette bulle est concomitante de l'explosion du prix, il y a peut-être un lien, mais pour ce qui est de sa formation, c'est une pure coïncidence qu'elle se soit développée un peu avant que commence la hausse du baril. C'est pourquoi, j'ai beaucoup de peine à penser que ce scénario se reproduise dans l'avenir. Je vois beaucoup plus un marasme économique doublée peut-être d'une inflation forte.GillesH38 a écrit :.Sauf qu'il n'y a pas de vraie relation de cause à effet. Il est assez douteux que sans la crise le mois de juillet 2008 ait représenté le PO, donc je doute qu'on puisse dire qu'il "fallait" une destruction. Dans ce premier épisode, nous avons droit à une coïncidence entre une crise économique liée aux mécanisme financiers et des questions liées aux limites géologiques, mais le lien de causalité est assez faible
jusqu'en juillet 2008, la demande etait bien supérieure à l'offre, donc il fallait une destruction. Evidemment, les stocks étaient encore suffisants pour qu'on puisse encore assurer une demande croissante en août, en septembre, ou même en décembre 2008 ! neanmoins c'est comme le mécanisme des seismes : les tensions s'accumulent et il faut à un moment que ça craque. Ce moment n'est pas prédictible, et peut survenir à l'occasion d'évenements mineurs, non liés aux tensions proprement dites : néanmoins, c'est bien l'accumulation des tensions qui est responsable en dernière analyse du craquement.
Là, je suis assez largement d'accord.le premier mécanisme capable de refaire baisser la demande en dessous de l'offre, ça dépendra effectivement du contexte économique et financier (et politique..)
Je pense qu'une adaptation totale du système économique n'est pas possible, par contre, je ne vois pas pourquoi le système ne pourrait pas gérer partiellement la déplétion.GillesH38 a écrit :Ca c'est un probleme de fond : ça revient à dire qu'on a les capacités techniques pour faire baisser l'intensité énergétique plus vite que la dépletion. Rien n'est moins sûr, et en tout état de cause, ça ne serait tres probablement que temporaire, parce que la production de fossiles tendra inéluctablement vers zéro, alors que l'intensité fossile ne peut tres probablement pas etre nulle avec la richesse actuelle (c'est à dire qu'on ne peut tres certainement pas produire la richesse actuelle avec zéro fossile !)je suis assez d'accord, je ne vois pas pourquoi le système économique ne pourrait pas s'adapter en utilisant des méthodes moins gourmandes en énergie.
donc quelle est la richesse asymptotiquement atteignable, d'abord sans pétrole, puis sans fossile? grande question, question essentielle meme, merci de l'avoir posée !
Une piste serait un modèle du style 1930 , mais avec conservation d'acquis techno ou sanitaires n'impliquant pas ou peu l'énergie .ABC a écrit :(c'est à dire qu'on ne peut tres certainement pas produire la richesse actuelle avec zéro fossile !)
donc quelle est la richesse asymptotiquement atteignable, d'abord sans pétrole, puis sans fossile? grande question, question essentielle meme, merci de l'avoir posée !
Je pense qu'une adaptation totale du système économique n'est pas possible, par contre, je ne vois pas pourquoi le système ne pourrait pas gérer partiellement la déplétion.
c'est d'autant plus probable que la notion de "gérer partiellement" est suffisamment vague pour qu'on puisse toujours dire que c'est le casABC a écrit : Je pense qu'une adaptation totale du système économique n'est pas possible, par contre, je ne vois pas pourquoi le système ne pourrait pas gérer partiellement la déplétion.
C'est vrai que je ne suis pas très précis.GillesH38 a écrit :c'est d'autant plus probable que la notion de "gérer partiellement" est suffisamment vague pour qu'on puisse toujours dire que c'est le casABC a écrit : Je pense qu'une adaptation totale du système économique n'est pas possible, par contre, je ne vois pas pourquoi le système ne pourrait pas gérer partiellement la déplétion.
Pour les banque le système tiensmrlargo a écrit :Mais dans ce cas, quel intérêt pour les banques et autres rentiers de continuer à prêter, (et donc de constituer de la masse monétaire dans le cas des banques), si quand on te rembourse, ton argent avec intérêt vaut moins (en équivalent "richesses réelles") qu'au départ à cause de l'inflation....
Ton système ne tient pas, non ?
Pourquoi n'aurait-on pas d'autres maillons faibles déjà prêts ou en attente ?ABC a écrit :On ne peut que constater que si l'éclatement de cette bulle est concomitante de l'explosion du prix, il y a peut-être un lien, mais pour ce qui est de sa formation, c'est une pure coïncidence qu'elle se soit développée un peu avant que commence la hausse du baril.
Tout a faitSpiritatus a écrit : Pour les banque le système tiens
Les rentiers sont incités à consommer plutôt qu'épargner, ce qui n'est pas une mauvaise chose ...Quand aux rentiers,