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Publié : 31 janv. 2006, 23:07
par Schlumpf
sans aucun doute: "C'est le foutoir ici, qui contrôle quoi ?". Parce que dans le nucléaire jusqu' à preuve du contraire, on contrôle bien peu. Si y a un nuage, on se penche vaguement sur la question... et encore...

transparence...ou est tu ?

Publié : 01 févr. 2006, 09:12
par pascal HA PHAM
bonjour,

J'ajouterai la triste constatation de non transparence aprés la cata de TCHENOBYL.....dans le sud est de la france, à haut niveau "on" savait mais "on" a pas dit....la population a continué à manger les salades du jardin et à boire l'eau de la montagne....il est incontestable qu'il y a eu par la suite une recrudescence des cas de cancer....

OUI ou NON ?

a haut niveau, ferait - on mieux au jour d'aujourd'hui en cas de problème ?

OUI ou NON ?

quid de tous les autres pb graves qui fort heureusement ont été solutionnés in extrémis de par la planète ?

et puis un peu d'histoire : dans les années 60 le programme nucléaire français a été en partie financé par le Cha D'IRAN pour que la France ne tombe sous la dépendance des ETAT UNIS dans ce registre?

OUI ou NON ?

Qu'en est-il des contrats passés à cette époque ?

bien cordialement.

Publié : 01 févr. 2006, 09:40
par GillesH38
Je ne défend pas forcément le nucléaire, mais les morts dans les mines de charbon sont bien plus réels, et je n'ai pas vu de campagne de Greenpeace contre le charbon !

Publié : 01 févr. 2006, 09:44
par echazare
Peut on comparer des morts suite a un coup de grisou et une contamination de la population....

Publié : 01 févr. 2006, 10:45
par Lansing
Oui, lorsque toute une population travaillait à la mine. Je ne pense pas qu'il y ai des morts plus égaux que les autres.

Publié : 01 févr. 2006, 10:47
par echazare
Le risque disparait immediatement après la fermerture de la mine, je ne suis pas sur que cela soit le cas pour le nuk....

Publié : 01 févr. 2006, 10:54
par greenchris
GillesH38 a écrit :Je ne défend pas forcément le nucléaire, mais les morts dans les mines de charbon sont bien plus réels, et je n'ai pas vu de campagne de Greenpeace contre le charbon !
Et ça, c'est du boudin
http://www.greenpeace.fr/impactsclimatiques/index.html

Où l'on voit que Lambert Wilson s'engage réellement après son passage chez Ardisson avec Cochet.

Publié : 01 févr. 2006, 12:14
par Lansing
echazare a écrit :Le risque disparait immediatement après la fermerture de la mine, je ne suis pas sur que cela soit le cas pour le nuk....
Désolé d'avoir à te contredire, mais les hopitaux et les sanatoriums du Nord et de la Lorraine sont remplis de mineurs qui continuent à crever bien après la fermeture des mines.

Publié : 01 févr. 2006, 12:35
par energy_isere
et oui, la Silicose !

Publié : 01 févr. 2006, 12:51
par mahiahi
et puis il y a les affaissements de terrains et la gestion des mines ennoyées

Publié : 01 févr. 2006, 13:08
par greenchris
Le fil est sur le nucléaire, pas sur la comparaison entre la peste et le choléra, merci.

Publié : 18 mars 2006, 14:51
par Devenson
Emission intéressante sur Tchernobyl (Rendez-vous avec X - France Inter).

http://www.radiofrance.fr/chaines/franc ... ssions/mx/

Evidemment, l'approche est moins "scientifique" que celle de Jancovici !

Publié : 18 mars 2006, 15:47
par GillesH38
greenchris a écrit :
GillesH38 a écrit :Je ne défend pas forcément le nucléaire, mais les morts dans les mines de charbon sont bien plus réels, et je n'ai pas vu de campagne de Greenpeace contre le charbon !
Et ça, c'est du boudin
http://www.greenpeace.fr/impactsclimatiques/index.html

Où l'on voit que Lambert Wilson s'engage réellement après son passage chez Ardisson avec Cochet.
Je parlais des morts directs par exploitation du charbon. Pour ce qui est des conséquences climatiques, ce serait plutot un argument des pro nucléaires ! ;-)

Publié : 20 mars 2006, 12:58
par greenchris
Non et non, je suis contre le nucléaire et contre le charbon.
Ne soyons pas binaires.

L'ASN remplace la DGSNR

Publié : 01 avr. 2006, 12:13
par franck1968
L'Assemblée nationale approuve la création d'une autorité nucléaire indépendante
LE MONDE | 31.03.06 | 15h18 • Mis à jour le 31.03.06 | 15h18

Les députés ont approuvé, en première lecture, jeudi 30 mars dans la nuit, le projet de loi "sur la transparence et la sécurité en matière nucléaire". Ce texte instaure une autorité de sûreté nucléaire (ASN), indépendante, qui "participe au contrôle des activités nucléaires et de la radioprotection et à l'information du public dans ces domaines". L'UMP et l'UDF ont voté pour, les PCF et le PS se sont abstenus, les députés Verts, absents, n'ont pas participé au vote.



L'Assemblée, qui examinait un texte adopté le 8 mars par le Sénat, a précisé les rôles respectifs de la nouvelle ASN et du gouvernement. En 2001, le Conseil d'Etat avait en effet émis un avis négatif sur un avant projet de loi prévoyant la création d'une autorité indépendante, jugeant qu'en matière nucléaire, l'Etat ne pouvait abandonner une trop grande part de ses pouvoirs régaliens.

Cependant, "pour faire progresser encore la confiance" dans le nucléaire, Jacques Chirac avait, lors de ses voeux aux forces vives, en janvier, demandé au gouvernement la création d'une telle autorité. Le Conseil d'état n'a cette fois pas émis d'objection.

L'ASN sera composée de cinq membres. Trois, dont le président, seront désignés par le président de la République, les deux autres par le président du Sénat et celui de l'Assemblée. Leur mandat, non renouvelable, sera de six ans, les membres pouvant être démis par le président de la République "en cas de manquement grave à leurs obligations".

CRAINTES DES ÉCOLOGISTES


L'ASN se substituera à l'actuelle Direction générale à la sûreté nucléaire et à la radioprotection (DGSNR), sous tutelle des ministères de l'industrie, de l'écologie et de la santé. Une partie des personnels de la DGSNR devrait rejoindre la nouvelle structure. "Le gouvernement constituera, dans les mois à venir, les services qui lui sont nécessaires" pour conserver une compétence en matière nucléaire, a précisé Nelly Olin, ministre de l'écologie. L'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), actuellement chargé de l'expertise et de la recherche en la matière, constituera l'appui technique de l'ASN.

En outre, le texte de loi institue un Haut comité pour la transparence et l'information sur la sécurité nucléaire, composé de neuf membres. Il renforce le rôle des commissions locales d'informations créées près de chaque installation nucléaire, ainsi que celui des Comités hygiène et sécurité des entreprises nucléaires.

Jean-Yves Le Déaut, député (PS) de Meurthe-et-Moselle, qui avait proposé dès 1998 la création d'une autorité indépendante, se réjouit de son avènement : "j'ai souvent observé que les conflits entre cabinets ministériels et la pression des lobbies pouvaient retarder la prise de décision, ce qui n'est pas souhaitable, particulièrement en cas de crise", indique-t-il. Il regrette que la loi exclue de son champ le nucléaire militaire.

Alors que Greenpeace et France Nature Environnement déplorent la création d'un "monstre technocratique", le député Verts Yves Cochet craint que l'ASN, composée d'experts issus du secteur nucléaire, ne présente qu'une indépendance de façade. "L'expert indépendant, c'est en général celui qui est d'accord avec vous", rétorque son collègue UMP Claude Birraux, qui estime que le contrôle du nucléaire ne peut souffrir l'"incompétence".

Hervé Morin
Article paru dans l'édition du 01.04.06