qui a prouvé que les réserves restantes vont vraiment faire un RC dangereux ?
Si +4°C c'est pas dangereux selon Nordhaus (qui propose d'en arriver là pour un PIB et donc un bonheur optimum), qui est un référence pour toi, et qu'il y a pas assez de ressources pour 4°C, il y a une contradiction.
Là encore, le fameux prix nobel est à coté de la plaque. Quand on est dans l'idée des ressoucres illimitée, on est aussi capable de raisonner en impact faible sur le climat, et inversement. Tout baigne dans tous les cas et pour longtemps, c'est parti pour la croissance économique sans fin et la conquête de la galaxie en quelques millénaires seulement.
ah bon, pourquoi "faut il bien se mettre d'accord sur une valeur"?[...]
oui enfin "se mettent d'accord", il font des calculs pour ça, ils n'inventent pas des valeurs n'importe comment sans avoir rien pour le justifier. Imagine ce qu'il se passe sinon.
Justement . Dans les livres "les décisions absurdes", l'auteur rappelle l'histoire de la navette challenger. Un matin de janvier 1986, il fait un peu moins de 0°C , les ingénieurs du nord des USA n'imaginaient pas que ce soit possible en Floride. Un lancement est prévu. Entre autres problèmes, on est pas sûr que les joints tiennent.
Que faire?
Beaucoup de tractations, entre différents acteurs (fournisseur de caoutchouc, fabricant de joint, ingénieurs Nasa, etc) etc. Au final, la décision est prise de lancer la navette.
Résultat : un beau feu d'artifice mais assez coûteux, et 7 morts (et pas des paysans pakistanais...).
à postériori, on se rend compte que les différents acteurs avaient des visions très différentes de la température en dessous de laquelle il ne faut pas lancer la fusée, je n'ai pas de livre sous la main, ça s'échelonne quelques chose entre -10°C et +7°C.
Alors, pour en revenir sur le climat, le laborieux consensus autour du +2°C, c'est déjà ça, même s'il n'y a aucune certitude. Le modèle de Nordhaus avec évolution quadratique des dégats sans effet de seuil, et taux d'actualisation super top : aux oubliettes, avec le groupe d'économistes auto-satisfaits qui ont attribué le prix Nobel. Quand on aura le nez dans les problèmes, ça sera évident.
C'est arrivé à d'autres de finir aux oubliettes, ils seront pas les premiers.
Je note bien que ça peut aussi arriver aux écolocatastrophistes et c'est tout ce que je nous souhaite mais c'est pas gagné.