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Re: [Conséquences] L'impact du prix de l'énergie dans l'écon
Publié : 07 janv. 2014, 08:25
par mobar
phyvette a écrit :Un peu comme dans l'idée de Matthieu Auzanneau qui considère qu'a 135$/bbl, la facture pétrolière atteint 4.5% du pib mondial et que c'est le point de craquement de l'économie mondiale.
Le prix à partir duquel il y a un ralentissement de l'économie évolue au fil du temps de même que le contenu énergétique du PIB, si aujourd'hui le seuil est à 135$/bbl, on peut parier que ce seuil évoluera à la hausse (en cas de tensions faibles et d'ajustements réussis) ou à la baisse (encas de tensions fortes et de chaos généralisé).
1- Dés que le baril atteint le seuil insupportable par l'économie, celle ci ralenti
2- Le prix du baril baisse un peu du fait d'une moindre demande
3- Les industriels et les ménages mettent en place des moyens de substitution qui font baisser la demande de pétrole
4- L'économie repart un peu, la demande redémarre et le prix du baril remonte lorsque la demande exède l'offre
5- Retour en 1
Le seuil de basculement en question semble être une question de débit "instantané" disponible sur les marchés qui va agir sur le prix plutot qu'un invariant absolu lié à des facteurs purement psychologiques, mathématiques ou spéculatifs
Il y a peut être un peu de tout ça à la fois
Re: [Conséquences] L'impact du prix de l'énergie dans l'écon
Publié : 07 janv. 2014, 08:45
par yvesT
phyvette a écrit :Un peu comme dans l'idée de Matthieu Auzanneau qui considère qu'a 135$/bbl, la facture pétrolière atteint 4.5% du pib mondial et que c'est le point de craquement de l'économie mondiale.
Pour les auteurs, spécialistes néerlandais des marchés pétroliers, les experts se sont totalement trompés dans leur analyse du krach financier de 2008 : celui-ci s’explique avant tout parce que le monde consomme plus de pétrole qu’il ne peut en produire à un coût acceptable. Résultat, son prix est devenu insupportable pour nos économies. Or il est condamné à rester élevé. Les gisements sont de plus en plus difficiles à exploiter : si le prix du pétrole baisse, beaucoup de productions seront abandonnées ; les pays producteurs ont par ailleurs besoin d’un prix élevé pour boucler leurs budgets ; et c’est aussi le cas des pays consommateurs, qui n’ont cessé d’instaurer des taxes sur les produits pétroliers. Pour autant, le signal prix, qui devrait inciter les consommateurs à privilégier les énergies alternatives, ne fonctionne pas. Les gouvernements doivent réagir, faute de quoi le choc sera violent, prédisent Oskar Slingerland et Maarten van Mourik.
http://www.lesechos.fr/entreprises-sect ... 640722.php
Intéressant, curieusement après une recherche google rapide, ce livre semble être publié en français et ne pas être une traduction.
Re: [Conséquences] L'impact du prix de l'énergie dans l'écon
Publié : 07 janv. 2014, 21:40
par paradigme
Parfois les évidences sont bonnes à dire :
LA CITATION : « Paradoxalement, pour éviter le choc et permettre l’apparition de solutions alternatives, il faut que le prix du pétrole augmente. Mais la croissance économique exige qu’il soit bas. Il va falloir choisir. »
Re: [Conséquences] L'impact du prix de l'énergie dans l'écon
Publié : 18 mars 2014, 10:00
par energy_isere
Au Sud de la France, la facture de gaz plombe les sites chimiques
17 Mars 2014 Usine Nouvelle
Avec une facture de gaz 20% plus chère que celle de leurs voisins du nord de la France, les sites chimiques du Sud voient leur compétitivité mise en péril. Chez Kem One comme chez Arkema, on ne cache pas son inquiétude.
Dans le sud de la France, la facture de gaz fait tousser les groupes chimiques. Car les sites industriels y payent désormais leur gaz 20% plus cher que ceux situés dans le Nord. La raison ? Si le nord de la France dispose de gazoducs alimentés par du gaz norvégien, néerlandais ou russe, l’approvisionnement du Sud est plus limité, dépendant fortement du gaz naturel liquéfié (GNL). Or les fournisseurs de GNL préfèrent fournir en priorité le Japon, où les prix du gaz ont flambé suite à la catastrophe de Fukushima. En France, les terminaux de Montoir, à l’Ouest, et de Fos, au Sud, ont ainsi vu leur approvisionnement en GNL baisser de 50% depuis 2011. Ce qui a obligé la zone sud à se fournir via le réseau venant du Nord, qui se retrouve congestionné.
Selon les industriels, la distorsion nord-sud a même empiré très récemment. En cause, l’initiative de la Commission de régulation de l’énergie de mettre aux enchères, depuis le 3 mars, les capacités de transport nord-sud pour les quatre années à venir de façon anticipée. Philippe Prudhon, le directeur des affaires techniques de l'Union des industries chimiques (UIC), ne décolère pas. "Quand on fait des enchères alors qu’on est en pénurie, on est à peu près sûr du résultat : cela génère de la panique et les prix montent !"
Une production menacée d’ "arrêt à court terme"
Dès lors, difficile pour les sites chimiques de maintenir une production compétitive à l’échelle mondiale,alors qu’ils subissent déjà de plein fouet un différentiel d’accès à l’énergie, le prix du gaz étant trois fois supérieur à celui des Etats-Unis. "La différence entre le prix du gaz payé par un site du Sud par rapport à un site du Nord peut varier de trois à quinze euros par mégawattheure", dénonçait déjà le PDG d’Arkema, Thierry Le Hénaff, le 4 mars, à l’occasion de la présentation des résultats annuels du groupe. "Cette situation est intenable pour de nombreux sites chimiques, petits et grands, du Sud-Est, pour qui le gaz est absolument vital, puisqu’il est à la fois leur énergie et leur matière première". Ils sont menacés "à court terme d’arrêt de production", prévient l’UIC.
Chez Kem One, impossible d’importer du gaz de schiste américain
Une situation vécue par Pierre Fauvarque, en charge des achats énergie chez Kem One, qui dit l’entreprise "particulièrement exposée". "Nos consommations de gaz représentent une facture de l'ordre de 5% de notre chiffre d'affaires et nous sommes exposés à la concurrence européenne et internationale sur l'ensemble de nos productions (soude, chlorométhane et PVC), explique-t-il. Nous ne disposons pas de l'assise financière suffisante pour mettre en place des contrats et des stratégies d'approvisionnement sur le long terme, comme d'importer du gaz de schiste américain !"
Les concrétisations de la réunion de crise, organisée le 27 février entre les chimistes et le ministre de l’Energie, Philippe Martin, se font toujours attendre. L’UIC, elle, voit trois priorités. Faire fusionner les zones tarifaires nord et sud dès le mois d’octobre, sans attendre 2018 comme le prévoyait le régulateur. Lancer immédiatement les travaux de construction des nouveaux gazoducs "Val de Saône" et "Gascogne-Midi", qui permettraient de mieux approvisionner la zone sud. Mais ils ne seront pas achevés avant, au mieux, 2018. Enfin, l’UIC préconise d’instaurer en attendant une obligation "transitoire" de service public d'importer physiquement le GNL dans les terminaux méthaniers français, et en particulier à Fos, pour rééquilibrer le marché. Reste à trouver un moyen de prendre en charge cette nouvelle facture…
http://www.usinenouvelle.com/article/au ... es.N248299
Re: [Conséquences] L'impact du prix de l'énergie dans l'écon
Publié : 26 juil. 2014, 14:49
par energy_isere
Sans pétrole bon marché, pas de croissance
Par Oskar Slingerland et Maarten Van Mourik
vendredi 25 juillet 2014
http://www.economiematin.fr/les-experts ... croissance
Oskar Slingerland et Maarten Van Mourik sont les deux auteurs du livre dont il est question quelques posts plus haut.
Re: [Conséquences] L'impact du prix de l'énergie dans l'écon
Publié : 26 juil. 2014, 17:57
par EPE_bel
Tout est dit. Pendant ce temps gauche et droite s'étripent en promettant qu'avec eux la croissance sera de retour, chacun s'avançant avec ses solutions du XXème siècle sans aucune chance de pouvoir inverser la tendance. Alors que chaque pays devrait se doter d'un ministère de l'énergie comme première priorité. Avec deux axes : Celui de l'amélioration de l'efficience énergétique et celui de la production d'énergie la meilleure marché possible avec autant de ressources locales que possible.
Re: [Conséquences] L'impact du prix de l'énergie dans l'écon
Publié : 28 juil. 2014, 17:03
par Alturiak
energy_isere a écrit : Sans pétrole bon marché, pas de croissance
Par Oskar Slingerland et Maarten Van Mourik .
100$ ça doit être bon marché parce que 3% de croissance j'appelle ça... de la croissance !
Maintenant dans la dernière phrase ils n'évoquent que la zone euro. Pourquoi ce lien pétrole - économie affecterait-il davantage la zone euro que le reste du monde ?
Re: [Conséquences] L'impact du prix de l'énergie dans l'écon
Publié : 28 juil. 2014, 17:18
par EPE_bel
Alturiak a écrit :Pourquoi ce lien pétrole - économie affecterait-il davantage la zone euro que le reste du monde ?
Au hasard, parce que la zone euro est très énergivore alors qu'elle n'a pratiquement plus de pétrole?

Re: [Conséquences] L'impact du prix de l'énergie dans l'écon
Publié : 01 janv. 2015, 12:48
par energy_isere
VIDEO. La baisse du prix du pétrole profite à de nombreux secteurs*
Francetv info le 26/12/2014
La baisse du prix du pétrole ne profite pas seulement aux distributeurs de carburants. Transporteurs, industriels ou agriculteurs bénéficient aussi de la chute du cours.
La baisse du pétrole est une aubaine dans le secteur aérien. Elle représente une économie de 30 000 euros sur chaque trajet Paris-New York, par rapport à l'année dernière. Problème ? Les compagnies comme Air France utilisent encore du kérosène, acheté au prix fort, il y a quelques mois. Pas question donc, de répercuter la baisse sur le prix du billet.
510 millions d'euros par an d'économie pour Michelin
Pour le transport routier, c'est une bouffée d'oxygène. Pour une entreprise qui compte 150 camions, la chute des prix permet une économie d'1,7 million d'euros sur l'année. "C'est un bol d'air pour beaucoup d'entreprises", assure Gilles Collyer, le PDG de "Routiers Bretons".
Mais ce n'est pas tout. Michelin, le fabricant de pneumatiques, profite aussi de cette baisse des prix puisqu'on retrouve du pétrole dans les pneus. Quand le pétrole baisse de 50 dollars, Michelin économise 510 millions d'euros par an. L'agriculture profite aussi de cette baisse des prix. Pour les agriculteurs, l'économie est de 12 euros par hectare labouré.
http://www.francetvinfo.fr/replay-jt/fr ... 82357.html
Re: [Conséquences] L'impact du prix de l'énergie dans l'écon
Publié : 02 janv. 2015, 18:00
par kercoz
Je viens de regarder une video de Jancovici ..( ancienne) ...et un truc m' a frappé : il y montre une courbe ou la conso petrole plonge toujours AVANT celle du PIB qui lui colle au cul comme la misère sur le bas peuple.
Re: [Conséquences] L'impact du prix de l'énergie dans l'écon
Publié : 03 janv. 2015, 14:57
par Jeuf
Pendant ce temps gauche et droite s'étripent en promettant qu'avec eux la croissance sera de retour, chacun s'avançant avec ses solutions
Hé, cela m'a donné l'idée de créer ce graphique. Vaiation du PIB français (piqué sur wikipédia), et rose ou bleu selon que la gauche ou la droite était au gouvernement.
ça donne ceci :
pib poli.png
Mouais, on voit pas grand chose comme corrélation.
à tester pour d'autres pays, à l'occasion
On voit des choses plus intéressante avec ce graphique que nous propose Jancovici :

légende :
Comparaison entre la variation de la production mondiale de pétrole (courbe violette ; pour l'année N il s'agit du taux de croissance annuel moyen de la production sur les 3 années N-2, N-1 et N) et de la variation du PIB par personne en moyenne mondiale (courbe bleue ; pour l'année N il s'agit aussi du taux de croissance annuel moyen sur les 3 années N-2, N-1 et N).
De toute façon, je m'en fiche de la variation du PIB ; c'est un fin en soi pour les politique, alors qu'il y aurait autre chose à faire.
Re: [Conséquences] L'impact du prix de l'énergie dans l'écon
Publié : 03 janv. 2015, 15:40
par GillesH38
oui enfin ce qui est important pour les politiques, c'est ce qui est important pour leurs électeurs ...
Re: [Conséquences] L'impact du prix de l'énergie dans l'écon
Publié : 03 janv. 2015, 21:30
par nemo
GillesH38 a écrit :oui enfin ce qui est important pour les politiques, c'est ce qui est important pour leurs électeurs ...
Et ce qui est important pour les électeurs c'est ce que la propagande martèle dans leur tête, propagande issus des politiques et de leur patron. "On a les politiques qu'on mérite" dit-on il me semble que cela se retourne tout à fait "Les politiques ont la population qu'ils méritent"...
Re: [Conséquences] L'impact du prix de l'énergie dans l'écon
Publié : 05 janv. 2015, 14:56
par sceptique
nemo a écrit :GillesH38 a écrit :oui enfin ce qui est important pour les politiques, c'est ce qui est important pour leurs électeurs ...
Et ce qui est important pour les électeurs c'est ce que la propagande martèle dans leur tête, propagande issus des politiques et de leur patron. "On a les politiques qu'on mérite" dit-on il me semble que cela se retourne tout à fait "Les politiques ont la population qu'ils méritent"...
Et réciproquement !
Re: [Conséquences] L'impact du prix de l'énergie dans l'écon
Publié : 05 janv. 2015, 15:25
par mobar
Les populations ont le droit d'élire les politiques qui ont été choisis et financés par le club de milliardaires propriétaires des multinationales de l'énergie, de l'eau, des médias, de l'armement, de l'agro-alimentaire ...
Élections : piège à cons