Re: Filiére nucléaire Francaise
Publié : 26 mars 2011, 11:46
Par ailleurs il ne faut pas négliger de lire le document donné par Remundo :
Le plutonium ; dans : La Gazette Nucléaire
Le plutonium ; dans : La Gazette Nucléaire
Site dédié à la fin de l'âge du pétrole
https://www.oleocene.org/phpBB3/
Oui, un GRAND merci à Remundo !energy_isere a écrit :Merci Remundo !![]()
C 'est exactement l' info que je recherchais et que Krolik ne parvient pas à produire.
20 réacteurs sur 58, j'ai vu passer l'info sur un des documents concernant le mox; et dans le document de la gazette concernant le mox (donné par remundo), ils citent les quantités de déchets qu'il faudra faire mariner. ça se compte en tonnes. sachant en plus que le mox final occupe 4 fois plus de place que l'uranium, et qu'ils n'ont pas encore trouvé le materiau pour enfouir le mox vitrifié. pas grave, c'est pas demain la veille !Alter Egaux a écrit :J'ai vu l'info sur un des fils, mais je ne sais où : le MOX est utilisé sur combien de centrales françaises ?
Encore eut-il fallu que je les cherche ? Si on ne cherche pas, on ne trouve pas.. Car j'ai bien d'autre sujet d'occupations actuellement..energy_isere a écrit :C 'est exactement l' info que je recherchais et que Krolik ne parvient pas à produire.
Et pour Ticaribou, oui pour la conclusion, c 'est ce que j' allais poster si vous ne l' aviez fait.
le problème du un mois de combustion seulement toussa, c'est presque anecdotique maintenant. le japon fait face à une catastrophe nucléaire majeure dont il aura du mal à se relever. certes je n'ai pas vos niveaux d'études mais j'entrevois assez bien ce qui se produit là sous nos yeux.krolik a écrit :Encore eut-il fallu que je les cherche ? Si on ne cherche pas, on ne trouve pas.. Car j'ai bien d'autre sujet d'occupations actuellement..energy_isere a écrit :C 'est exactement l' info que je recherchais et que Krolik ne parvient pas à produire.
Et pour Ticaribou, oui pour la conclusion, c 'est ce que j' allais poster si vous ne l' aviez fait.
D'autant qu'ici, il n'y a pas de professeur et pas d'élève, il n'y a que des individus qui passent un peu de temps.
Maintenant la courbe en question, ce serait bien de la ramenener au taux de combustion après un séjour d'un mois dans un réacteur.
Il y a un intervenant qui a écrit qu'avec cette courbe on voit bien que le réacteur #3 est plus "incertain"..
Physiquement, "incertain" ça veut dire quoi ? Comme fait-on apparaître un calcul probabilistique ? Destiné à quoi ?
Je ne vois pas, expliquez à l'occasion s.v.p si vous avez un peu de temps.
@+
le coût d'extraction : s'entendre avec les marchands d'armes pour fournir les chefs du coin. les mineurs : peanutsRemundo a écrit :Mais c'est très simple Ticaribou.
On te facture le coût d'extraction, enrichissement du combustible, puis de la production et acheminement de l'énergie électrique. Et quelques sites de retraitement/stockage des déchets à court-terme car il faut bien mettre la poussière sous le tapis.
Le reste n'est pas provisionné sur le long terme. Le nucléaire n'a pas l'exclusivité de ça, les hydrocarbures fossiles font pareil (ils cachent le CO2 dans l'atmosphère)
Toutes les sociétés "développées" se sont plongées dans un court-termisme énergétique insouciant, et après elles le déluge.
Voici une vidéo d'actualitéAlter Egaux a écrit :Une vidéo pour se détendre, sur le nucléaire.
Questions pour entretien dans « Politique magazine »
1/ L’accident nucléaire qui frappe le Japon, remet-il en cause la technologie nucléaire d’une manière générale ?
Non, je ne pense pas que l’accident japonais remette fondamentalement en cause la technologie nucléaire développée en France et dans de nombreux autres pays, tout en nous imposant d’être particulièrement attentifs à tirer sans délais les leçons de ce nouvel accident, pour assurer désormais, en toutes circonstances, même les plus improbables, la sûreté des installations et l’absence de rejets radioactifs dans l’environnement. Il est encore trop tôt pour tirer des conclusions définitives des événements du Japon, mais les éléments dont nous disposons aujourd’hui montrent qu’en dépit d’événements naturels extrêmes, un tremblement de terre de force 9, un tsunami d’une intensité exceptionnelle, l’intégrité physique des réacteurs de Fukushima, pourtant construits dans les années 1970, a été totalement préservée. Les réacteurs se sont arrêtés comme prévu et sans dommage suite au séisme. Les marges prises en termes de conception du cœur nucléaire se sont révélées pertinentes. L’origine de l’accident a été l’impossibilité dans laquelle se sont trouvés les responsables à faire face à la perte totale des moyens de refroidissement des combustibles usés, une fois la réaction nucléaire à l’arrêt, suite à l’inondation de la partie électrique et, semble-t-il, de manière générale, au mauvais entretien ou à l’insuffisante multiplication des systèmes de secours de production d’électricité. Même après l’arrêt de la réaction nucléaire, il faut en effet extraire la chaleur résiduelle qui est produite par les combustibles usés, de l’ordre de 0,2% de la chaleur produite par le réacteur en fonctionnement. Mais, si vous n’avez pas les quelques m3 d’eau et l’électricité nécessaires pour faire fonctionner les pompes du circuit de refroidissement, la température des combustibles usés peut atteindre plus de 1500°C, et altérer et faire fondre la gaine des combustibles, relâchant alors des produits radioactifs et de l’hydrogène dans l’enceinte qui, à son tour, si on ne prend pas les mesures adéquates, peut produire une explosion chimique dévastatrice. La destruction des bâtiments que le monde entier a pu observer est liée à une explosion d’hydrogène, pas une explosion nucléaire. Il ne fallait pas laisser s’accumuler l’hydrogène dans le bâtiment. C’est donc le volet organisationnel de l’exploitation en cas de crise grave qui a fait défaut. De mon point de vue, après avoir passé l’étape du séisme et du tsunami dans les conditions que l’on connait, l’accident tel que constaté aujourd’hui était évitable.
2/La France pourrait-elle subir des incidents de pareille gravité ?
Oui, s’il elle ne maintient pas un haut niveau de vigilance dans le respect strict des exigences de sureté par tous les acteurs du nucléaire, et en particulier de la part des exploitants. Un pionnier du nucléaire disait à juste titre que « le nucléaire civil n’est pas dangereux aussi longtemps que l’on pense qu’il peut l’être », c'est-à-dire qu’il faut absolument avec l’habitude éviter que l’on pense que c’est une technologie banale. Cela veut dire en particulier d’avoir des systèmes de refroidissement de secours redondant sur site et d’en avoir à disposition hors du site nucléaire lui-même, rapidement transportable, en cas de perte de tous les systèmes locaux.
Non, si on considère que la technologie adoptée en France n’est pas la même que celle existant à Fukushima (réacteur bouillant contre réacteur à eau pressurisée) et que par exemple nous avons des dispositifs de recombinaison automatique d’hydrogène dans nos centrales. Mais soyons lucides, aucune conception n’est à l’abri de l’accident ; une conception adaptée peut en réduire fortement les effets. C’est la combinaison d’une conception exigeante en termes de sureté comme l’EPR et d’un haut niveau de formation et d’entrainement des exploitants et de l’ensemble de la chaîne de décision dans toutes les situations envisageables qui est le meilleur rempart contre l’accident.
3/ La politique énergétique de la France est en grande partie fondée sur le choix nucléaire. Quelles sont les raisons essentielles qui justifient un tel choix et pourquoi faut-il le poursuivre ?
Le choix nucléaire de notre pays vient du constat que nous n’avons pratiquement plus de ressources domestiques. Sans le nucléaire, nous devrions importer plus de 92% de notre consommation primaire d’énergie. Avec le nucléaire, on se situe encore à 50% de dépendance des marchés extérieurs de produits pétrolier et gazier. Avec toute la fragilité que cela amène. Songeons qu’en 2003, on importait pour 23 milliards d’euros de ces produits. En 2008, on passa à 48 milliards d’euros quand le baril de pétrole à atteint 143 $, et en 2010 ce fut encore 41 milliards. Cela signifie qu’en 2008, chaque français a dû affecter près d’un quart du temps qu’il a consacré à l’exportation pour couvrir le coût de ces importations alors que c’était moins d’un dixième en 2003. Sans le nucléaire, ce serait le double, c'est-à-dire que ce proprement insupportable au plan de la balance de nos échanges commerciaux avec l’étranger. Sans parler de la possibilité de la non-disponibilité physique de ces produits en France pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois en cas de crise géopolitique. Il faut incontestablement maintenir ce choix nucléaire, associé au développement des énergies renouvelables, pour autant qu’elles soient économiquement compétitives ou même simplement que leur coût soient compatibles avec la part du budget national ou familial que nous acceptons de consacrer à l’énergie.
4/Quel est le rôle de la France dans les prochaines avancées de la technologie nucléaire ? Quels sont les avantages de ces progrès considérables dans la maîtrise de cette filière ?
La France a été parmi les pays au monde qui ont le plus investi dans la maîtrise des technologies nucléaires. Elle a été depuis plus de 50 ans à la pointe de l’innovation technologique dans ce domaine. Elle a une stratégie de long terme claire et s’est donnée jusqu’à ce jours les moyens humains, techniques et financiers de cette stratégie. Elle est donc appelée à jouer un rôle majeur, de préférence en partenariat avec les autres grands pays nucléaires, Japon, Russie et Chine actuellement, dans la poursuite de l’usage des technologies nucléaires. Les avantages de ces investissements en recherche et développement nucléaires sont sur trois plans : l’amélioration continue de la sûreté et de l’efficacité économique de la présente génération de réacteurs avec notamment l’extension dans des conditions sûres de la durée de vie des installations, la mise en œuvre dans les meilleures conditions possibles de sureté de la gestion durable des déchets radioactifs produits par la production nucléaire d’électricité, le développement de la génération suivante de réacteurs dits à neutrons rapides, qui, associée au traitement et recyclage des combustibles usés , permettra de tirer de l’ordre de 100 fois plus d’énergie de la même quantité d’uranium naturel.
5/Comment voyez-vous l’avenir du nucléaire en Europe et dans le monde ?
Je vois cet avenir comme une nécessité conservée qui exige un effort supplémentaire en faveur de la sureté pour permettre à chacun de nos concitoyens d’en apprécier à la fois les bénéfices potentiels et les risques associés. La question n’est pas celle du nucléaire isolée, elle est celle de l’énergie. Quelque soient les efforts d’économie d’énergie entrepris, le besoin d’énergie primaire ne peut que croitre à l’échelle du monde avec la poursuite de la croissance de la population mondiale et l’aspiration légitime d’une large fraction de la population à un meilleur niveau de vie. Les combustibles fossiles qui assurent actuellement plus de 80% des besoins mondiaux d’énergie s’épuisent inéluctablement. Leur usage massif rejette des quantités considérables de gaz à effet de serre qui affectent de façon croissante le bon fonctionnement de la planète. Même s’il faut développer fortement l’usage des énergies renouvelables partout où cela est possible, la nécessité de faire appel à l’énergie nucléaire ne disparait pas avec l’accident de Fukushima. Cette nécessite ne fait que renforcer les impératifs et la tenue des exigences de sureté connues.
Bernard Bigot, professeur des universités, administrateur général du CEA (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives)
Source : Le PointCoup dur pour l'EPR
Le Point.fr - Publié le 01/04/2011 à 19:49 - Modifié le 01/04/2011 à 20:20
L'Autorité de sûreté nucléaire veut procéder à l'audit du réacteur de troisième de génération avant de poursuivre la construction.
Voilà qui ne devrait pas aider la filière nucléaire française. Le président de l'Autorité de sureté nucléaire (ASN) a évoqué, mercredi, l'idée d'un "moratoire" sur la construction du premier réacteur de première génération hexagonal, l'EPR (European Pressurized Reactor), en cours de construction dans la Manche. Même si André-Claude Lacoste a précisé, jeudi, sa pensée en affirmant qu'il ne s'agissait que de réfléchir à "ne pas bâtir telle ou telle partie de la centrale qui serait ensuite appelée à être modifiée pour améliorer la sûreté", il a jeté le doute en pleine crise nucléaire à Fukushima
Comme ceci ?Remundo a écrit :Pas mal de choses intéressantes à lire dans ce petit article...
J'aime bien le «petit» du «plus»Le Point a écrit :Ses petits plus : un récupérateur de coeur fondu doté d'un système de refroidissement passif, quatre systèmes de refroidissement d'urgence indépendants dotés de leur propre diesel de secours, deux générateurs électriques supplémentaires de conception différente susceptibles de prendre la relève - et, s'ils tombaient en panne à leur tour, un dispositif permet de faire de l'électricité à partir de la vapeur générée par le réacteur -, et enfin des parois pour l'enceinte de confinement renforcées.