Re: Catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima.
Publié : 24 avr. 2011, 22:57
Du blog à Jorion :
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Gouwy dit :
24 avril 2011 à 17:25
on est passé à un cheveu d’une catastrophe inouïe, bien supérieure à Tchernobyl et le post accident va être particulièrement délicat à gére
On est toujours à un cheveu (et même plus que jamais) et on est loin d’être dans la phase post accidentelle (toujours dans la phase accidentelle).
Quant au « cheveu », encore fait il définir ce qu’il représente : Le sensationnalisme d’une explosion majeure ou une contamination sur le long terme/très long terme ?
D’autre part, il est beaucoup trop tôt pour s’essayer à ce genre de conclusion. Il y a un fossé entre la (non / sous) médiatisation de l’évènement et les faits ou l’évolution réelle des faits. Ce n’est pas parce que on ne parle pas/plus de quelques chose ou que visuellement ce quelque chose semble « mort » …que c’est réellement le cas !
N’appelle t’on pas la radioactivité « le mal invisible » ? A Fukushima elle n’aura jamais si bien porté son nom dans tous les sens du terme, autant médiatiquement que « humainement » et scientifiquement parlant !
Quelques chiffres non publiées par l’AIEA donneront une idée (en vrac et parmi les plus significatifs) :
- 3 corium :
71% du coeur du réacteur n° 1,
44% du coeur du réacteur n° 2,
32% du coeur du réacteur n° 3
soit un total d’environ 130/140 tonnesde masse active (on ne connait pas la masse totale mais pour donner un ordre d’idée, à Tchernobyl le corium faisait 195 tonnes pour 50 tonnes environ de masse active)
Ces pourcentages sont établis à partir de divers relevés de radioactivités et d’éléments à différents endroits et recoupés avec d’autres données comme la température, les types d’éléments émis et leurs taux respectifs, les ou non émissions neutroniques etc…
A ça il faut ajouter le combustible fondu dans les piscines dont on ne sait pas grand chose et dont on ne peut modéliser les effets et conséquences par manque de données et de temps pour le faire.
- Les sous-sols du réacteur 1 semblent secs.
- Dans le surge-tank de la tranche 2, on relève
160000 Bq/cm3 de Cs-134,
150000 Bq/cm3 de Cs-137
4100 Bq/cm3 de I-131.
Ces chiffres ne laissent aucun doute sur l’origine des éléments : une dégradation continue et régulière des combustibles usés.
Il est fort probable bien que les chiffres ne soient pas publiés, que la température des piscines doit être élevée (sans doute pas loin de l’ébullition et donc, avec une ébullition en périphérie des barres stockées et sans doute des émissions d’hydrogène dues à la radiolyse et la thermolyse)
Si on prend en compte le volume des piscines, les combustibles stockés et les débits annoncés, les modélisations donnent une température des piscines d’au moins 80°, sachant que l’ébullition périphérique débuterait au delà de 60° relevés en surface.
- Il y a 25.000 tonnes d’eau sous ce réacteur. A peine 10.000 tonnes pourront être pompées. Il faudra environ 1 mois pour cela.
Un rapide calcul donne donc environ 0,65 PBq en césium rien que pour l’eau des sous sol du réacteur 2 !!!!
(pour rappel : 1 Peta Bequerel = 10 puissance 15 Becquerel par unité de masse).
Les robots n’ont pas pu visiter l’ensemble du sous-sol en raison d’un taux d’humidité proche de 100% (vapeur…) qui a entravé leur fonctionnement et la visibilité.
- Les sous-sols du réacteur 3 sont inaccessibles par les robots, les explosions ayant endommagé tous les accès mais à l’entrée et malgré les débris faisant écran, 330 msv/h ont été relevés !!
- 5 mètres d’eau sont présents dans les sous-sols du réacteur 4 (à l’entrée). Il est pour le moment, impossible d’évaluer le volume total compte tenu qu’on ne connait pas l’étendue de l’inondation. Aucun pompage n’est envisagé dans un futur proche. Aucune donnéesur la contamination de cette eau n’a été fournie.
- Depuis début avril, le site rejette 1TBq par heure en continue dans l’atmosphère (données de TEPCO mais voir ci-dessous**).
D’après les courbes de décroissance de la radioactivité, aucune amélioration ne peut être espérer avant 300 jours (considérés depuis le début de la catastrophe).
http://i27.servimg.com/u/f27/14/57/89/36/activi10.jpg
http://i27.servimg.com/u/f27/14/57/89/36/activi11.jpg
- Dans l’eau de mer, des variations d’activités dans un facteur 5 à 8 continuent d’être enregistrées à la sortie du site. Ces variations ne peuvent s’expliquer que par des bouffées d’activité.
Il serait intéressant de comparer ces variations avec la fréquence et le moment de survenue des bouffées neutroniques. Aucun parallèle ne semble être fait par TEPCO ???
- Dans les sols, dans et hors de la zone évacuée, les taux sont stables. On auraient pu (du) s’attendre à une décroissance progressive au moins dans la zone > 30 kms. Ceci laisse penser que soit les éléments contaminants sont majoritairement des éléments à longue durée de vie ou que la contamination des sols est également continue et régulière.
Ci dessous les relevès MEXT dans et hors de la zone des 30 kms :
http://i27.servimg.com/u/f27/14/57/89/36/fukuev12.jpg
http://i27.servimg.com/u/f27/14/57/89/36/fukuev13.jpg
En résumé : Sans parler des piscines dont le sort en est jeté (contraint à maintenir un niveau, espèrer une stabilisation en température…. et attendre),
En ce qui concerne les réacteurs, on en est à la « situation inverse » de Tchenorbyl x 3, à savoir :
- 3 coeurs fondus dont 1 en totalité (70% pour le réacteur 1).
- Les coeurs continuent à fondre (mi mars, 70% 30% et 25% étaient les chiffres annoncés par TEPCO – 71, 44, 32 aujourd’hui). Certes, la fusion a ralenti (c’est le moins qu’on puisse espérer de toute l’eau déversée) mais la situation est toujours incontrôlée.
De plus, Yukio Edano (porte-parole du gouvernement japonais) a reconnu officieusement que
« Les cartouches sont entrées en contact avec l’eau qui sert à refroidir le réacteur. Les cartouches fondues ont traversé le métal de la cuve du réacteur n°2. L’incompétence de l’exploitant de la centrale, indigne la population. »
Comme l’indiquait un sénateur américain, au moins un des réacteur a sa cuve percée. L’annonce officieuse de Yukio Edano semble d’ailleurs la source de ce sénateur !
- A Tchernobyl, la totalité de la radioactivité avait été rejetée dans l’atmosphère et en un laps de temps bref.
Moins de 20 jours après l’explosion, la radio-activité ambiante était revenue a des valeurs « acceptables » (1 à 2 Röntgen).
- A Fukushima, la majeure partie est encore contenue dans les enceintes ou dispersée dans les sols, eaux, océan… Pour le moment, environ 10% de la contamination est atmosphérique mais celle ci est continue et régulière avec, en plus, des bouffées neutroniques (données admises officiellement jusqu’au 24 avril, voir plus bas**).
Il faudra environ 300 jours (270 exactement en théorie d’après les courbes) pour arriver à une décroissance significative …d’où les 9 mois évoqués par les autorités japonaises et 6 mois ou 180 jours correspondant à la période où la radioactivité commencera à décroitre doucement).
A noter toutefois que cela ne concerne pas la radioactivité déjà présente (débris, eau etc….) mais concerne uniquement les émissions. Celles-ci devraient décroitre à partir de la fin de l’été et se stabiliser à des valeurs « acceptables » à la fin de l’automne (sauf si reprise de criticité).
** Depuis, les autorités japonaises ont ré-évalué les taux émis en aérien à environ 155 puissance 12 Becquerel (155 teraBecquerel) soit plus de 150 fois supérieurs à ceux annoncés jusqu’à présent qui donnaient des taux de l’ordre de 1 TBq (erreur de calcul, paraît il !!)
http://enenews.com/daily-radioactive-re ... d-everyday
Cette dernière annonce change beaucoup de choses car 1 TBq par heure, donnait un taux cet automne (soit 6 mois après l’accident et le début de la période espérèe de décroissement de la RA) de l’ordre de 1,5 à 2 Pbq rejetés ce qui, par rapport aux taux de Tchernobyl, est « minime » (Tchernobyl c’était au total de l’ordre de 85 PBq de césium 137)
Si on considère le Césium (l’Iode ayant une 1/2 courte), cet automne, les taux rejetés en aériens à Fukushima seront donc, non pas de 1,5 à 2 PBq mais de l’ordre de 200 à 300 PBq soit de l’ordre du triple de ceux de Tchernobyl !!!
Bizarrement, cette « erreur de calcul » dont les conséquences sont pourtant essentielles quant aux décisions à prendre relativement aux contaminations des populations locales, a été passée sous silence par la quasi totalité des médias !!
- A Tchernobyl, le refroidissement du corium avait été envisagé « par le dessous » : une dalle de béton avait été coulée sous le réacteur grâce à une galerie creusée par des mineurs. Cette dalle aurait été refroidie à l’eau ou à l’azote (cette solution n’avait pas été nécessaire, les largages de bore, borax, plomb…avaient été « suffisants » pour éteindre le corium, avant).
- A Fukushima, on refroidit « par le dessus » :
L’ensemble de la dalle/confinement est refroidi en maintenant un niveau d’eau dans l’enceinte.
Ca n’influe en rien sur le corium lui même mais ça freine ou « stoppe », son avancée.
Le problème est que cette solution se doit d’être « perenne » (des mois voire des années) pour être valable, en supposant que l’intégrité structurelle des enceintes soit conservée.
Durant tout ce temps des émissions d’hydrogène auront lieu (donc des risques d’explosion) et donc l’injection d’azote doit être permanente ainsi que la circulation d’eau et donc des solutions de pompage/stockage devront être trouvées.
Les inconnues :
Compte tenu :
- que l’on ne n’a plus de données sur les apports d’eau douce (barges…),
- que les volumes d’eau utilisés sont 15 à 20 fois inférieurs à ce qu’ils sont théoriquement nécessaires : TEPCo annonce 20.000 m3 par réacteur sur 20 jours ce qui fait environ 40 m3/h…soit dit au passage, sans commune mesure avec les 6 à 9 m3/h annoncés par ailleurs, également par TEPCO !!??
ce qui ferait alors pas loin de 100.000 m3 depuis le début des opérations contre 60.000 annoncés.
- que de l’iode 131 est retrouvée dans l’eau des piscines (notamment celles du réacteur 4, en quantités importantes),
il est logique de penser que l’eau des piscines est « vidée en douce » dans l’océan et/ou que TEPCo réutilise l’eau pompée dans les sous-sols (donc fortement radioactive) pour remplir les piscines et/ou que TEPCO utilise les piscines comme « échangeur thermique » (évaporateur) …ce qui, dans un cas comme dans l’autre (ou les deux ou les trois), serait le comble de la « connerie » !
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Gouwy dit :
24 avril 2011 à 17:25
on est passé à un cheveu d’une catastrophe inouïe, bien supérieure à Tchernobyl et le post accident va être particulièrement délicat à gére
On est toujours à un cheveu (et même plus que jamais) et on est loin d’être dans la phase post accidentelle (toujours dans la phase accidentelle).
Quant au « cheveu », encore fait il définir ce qu’il représente : Le sensationnalisme d’une explosion majeure ou une contamination sur le long terme/très long terme ?
D’autre part, il est beaucoup trop tôt pour s’essayer à ce genre de conclusion. Il y a un fossé entre la (non / sous) médiatisation de l’évènement et les faits ou l’évolution réelle des faits. Ce n’est pas parce que on ne parle pas/plus de quelques chose ou que visuellement ce quelque chose semble « mort » …que c’est réellement le cas !
N’appelle t’on pas la radioactivité « le mal invisible » ? A Fukushima elle n’aura jamais si bien porté son nom dans tous les sens du terme, autant médiatiquement que « humainement » et scientifiquement parlant !
Quelques chiffres non publiées par l’AIEA donneront une idée (en vrac et parmi les plus significatifs) :
- 3 corium :
71% du coeur du réacteur n° 1,
44% du coeur du réacteur n° 2,
32% du coeur du réacteur n° 3
soit un total d’environ 130/140 tonnesde masse active (on ne connait pas la masse totale mais pour donner un ordre d’idée, à Tchernobyl le corium faisait 195 tonnes pour 50 tonnes environ de masse active)
Ces pourcentages sont établis à partir de divers relevés de radioactivités et d’éléments à différents endroits et recoupés avec d’autres données comme la température, les types d’éléments émis et leurs taux respectifs, les ou non émissions neutroniques etc…
A ça il faut ajouter le combustible fondu dans les piscines dont on ne sait pas grand chose et dont on ne peut modéliser les effets et conséquences par manque de données et de temps pour le faire.
- Les sous-sols du réacteur 1 semblent secs.
- Dans le surge-tank de la tranche 2, on relève
160000 Bq/cm3 de Cs-134,
150000 Bq/cm3 de Cs-137
4100 Bq/cm3 de I-131.
Ces chiffres ne laissent aucun doute sur l’origine des éléments : une dégradation continue et régulière des combustibles usés.
Il est fort probable bien que les chiffres ne soient pas publiés, que la température des piscines doit être élevée (sans doute pas loin de l’ébullition et donc, avec une ébullition en périphérie des barres stockées et sans doute des émissions d’hydrogène dues à la radiolyse et la thermolyse)
Si on prend en compte le volume des piscines, les combustibles stockés et les débits annoncés, les modélisations donnent une température des piscines d’au moins 80°, sachant que l’ébullition périphérique débuterait au delà de 60° relevés en surface.
- Il y a 25.000 tonnes d’eau sous ce réacteur. A peine 10.000 tonnes pourront être pompées. Il faudra environ 1 mois pour cela.
Un rapide calcul donne donc environ 0,65 PBq en césium rien que pour l’eau des sous sol du réacteur 2 !!!!
(pour rappel : 1 Peta Bequerel = 10 puissance 15 Becquerel par unité de masse).
Les robots n’ont pas pu visiter l’ensemble du sous-sol en raison d’un taux d’humidité proche de 100% (vapeur…) qui a entravé leur fonctionnement et la visibilité.
- Les sous-sols du réacteur 3 sont inaccessibles par les robots, les explosions ayant endommagé tous les accès mais à l’entrée et malgré les débris faisant écran, 330 msv/h ont été relevés !!
- 5 mètres d’eau sont présents dans les sous-sols du réacteur 4 (à l’entrée). Il est pour le moment, impossible d’évaluer le volume total compte tenu qu’on ne connait pas l’étendue de l’inondation. Aucun pompage n’est envisagé dans un futur proche. Aucune donnéesur la contamination de cette eau n’a été fournie.
- Depuis début avril, le site rejette 1TBq par heure en continue dans l’atmosphère (données de TEPCO mais voir ci-dessous**).
D’après les courbes de décroissance de la radioactivité, aucune amélioration ne peut être espérer avant 300 jours (considérés depuis le début de la catastrophe).
http://i27.servimg.com/u/f27/14/57/89/36/activi10.jpg
http://i27.servimg.com/u/f27/14/57/89/36/activi11.jpg
- Dans l’eau de mer, des variations d’activités dans un facteur 5 à 8 continuent d’être enregistrées à la sortie du site. Ces variations ne peuvent s’expliquer que par des bouffées d’activité.
Il serait intéressant de comparer ces variations avec la fréquence et le moment de survenue des bouffées neutroniques. Aucun parallèle ne semble être fait par TEPCO ???
- Dans les sols, dans et hors de la zone évacuée, les taux sont stables. On auraient pu (du) s’attendre à une décroissance progressive au moins dans la zone > 30 kms. Ceci laisse penser que soit les éléments contaminants sont majoritairement des éléments à longue durée de vie ou que la contamination des sols est également continue et régulière.
Ci dessous les relevès MEXT dans et hors de la zone des 30 kms :
http://i27.servimg.com/u/f27/14/57/89/36/fukuev12.jpg
http://i27.servimg.com/u/f27/14/57/89/36/fukuev13.jpg
En résumé : Sans parler des piscines dont le sort en est jeté (contraint à maintenir un niveau, espèrer une stabilisation en température…. et attendre),
En ce qui concerne les réacteurs, on en est à la « situation inverse » de Tchenorbyl x 3, à savoir :
- 3 coeurs fondus dont 1 en totalité (70% pour le réacteur 1).
- Les coeurs continuent à fondre (mi mars, 70% 30% et 25% étaient les chiffres annoncés par TEPCO – 71, 44, 32 aujourd’hui). Certes, la fusion a ralenti (c’est le moins qu’on puisse espérer de toute l’eau déversée) mais la situation est toujours incontrôlée.
De plus, Yukio Edano (porte-parole du gouvernement japonais) a reconnu officieusement que
« Les cartouches sont entrées en contact avec l’eau qui sert à refroidir le réacteur. Les cartouches fondues ont traversé le métal de la cuve du réacteur n°2. L’incompétence de l’exploitant de la centrale, indigne la population. »
Comme l’indiquait un sénateur américain, au moins un des réacteur a sa cuve percée. L’annonce officieuse de Yukio Edano semble d’ailleurs la source de ce sénateur !
- A Tchernobyl, la totalité de la radioactivité avait été rejetée dans l’atmosphère et en un laps de temps bref.
Moins de 20 jours après l’explosion, la radio-activité ambiante était revenue a des valeurs « acceptables » (1 à 2 Röntgen).
- A Fukushima, la majeure partie est encore contenue dans les enceintes ou dispersée dans les sols, eaux, océan… Pour le moment, environ 10% de la contamination est atmosphérique mais celle ci est continue et régulière avec, en plus, des bouffées neutroniques (données admises officiellement jusqu’au 24 avril, voir plus bas**).
Il faudra environ 300 jours (270 exactement en théorie d’après les courbes) pour arriver à une décroissance significative …d’où les 9 mois évoqués par les autorités japonaises et 6 mois ou 180 jours correspondant à la période où la radioactivité commencera à décroitre doucement).
A noter toutefois que cela ne concerne pas la radioactivité déjà présente (débris, eau etc….) mais concerne uniquement les émissions. Celles-ci devraient décroitre à partir de la fin de l’été et se stabiliser à des valeurs « acceptables » à la fin de l’automne (sauf si reprise de criticité).
** Depuis, les autorités japonaises ont ré-évalué les taux émis en aérien à environ 155 puissance 12 Becquerel (155 teraBecquerel) soit plus de 150 fois supérieurs à ceux annoncés jusqu’à présent qui donnaient des taux de l’ordre de 1 TBq (erreur de calcul, paraît il !!)
http://enenews.com/daily-radioactive-re ... d-everyday
Cette dernière annonce change beaucoup de choses car 1 TBq par heure, donnait un taux cet automne (soit 6 mois après l’accident et le début de la période espérèe de décroissement de la RA) de l’ordre de 1,5 à 2 Pbq rejetés ce qui, par rapport aux taux de Tchernobyl, est « minime » (Tchernobyl c’était au total de l’ordre de 85 PBq de césium 137)
Si on considère le Césium (l’Iode ayant une 1/2 courte), cet automne, les taux rejetés en aériens à Fukushima seront donc, non pas de 1,5 à 2 PBq mais de l’ordre de 200 à 300 PBq soit de l’ordre du triple de ceux de Tchernobyl !!!
Bizarrement, cette « erreur de calcul » dont les conséquences sont pourtant essentielles quant aux décisions à prendre relativement aux contaminations des populations locales, a été passée sous silence par la quasi totalité des médias !!
- A Tchernobyl, le refroidissement du corium avait été envisagé « par le dessous » : une dalle de béton avait été coulée sous le réacteur grâce à une galerie creusée par des mineurs. Cette dalle aurait été refroidie à l’eau ou à l’azote (cette solution n’avait pas été nécessaire, les largages de bore, borax, plomb…avaient été « suffisants » pour éteindre le corium, avant).
- A Fukushima, on refroidit « par le dessus » :
L’ensemble de la dalle/confinement est refroidi en maintenant un niveau d’eau dans l’enceinte.
Ca n’influe en rien sur le corium lui même mais ça freine ou « stoppe », son avancée.
Le problème est que cette solution se doit d’être « perenne » (des mois voire des années) pour être valable, en supposant que l’intégrité structurelle des enceintes soit conservée.
Durant tout ce temps des émissions d’hydrogène auront lieu (donc des risques d’explosion) et donc l’injection d’azote doit être permanente ainsi que la circulation d’eau et donc des solutions de pompage/stockage devront être trouvées.
Les inconnues :
Compte tenu :
- que l’on ne n’a plus de données sur les apports d’eau douce (barges…),
- que les volumes d’eau utilisés sont 15 à 20 fois inférieurs à ce qu’ils sont théoriquement nécessaires : TEPCo annonce 20.000 m3 par réacteur sur 20 jours ce qui fait environ 40 m3/h…soit dit au passage, sans commune mesure avec les 6 à 9 m3/h annoncés par ailleurs, également par TEPCO !!??
ce qui ferait alors pas loin de 100.000 m3 depuis le début des opérations contre 60.000 annoncés.
- que de l’iode 131 est retrouvée dans l’eau des piscines (notamment celles du réacteur 4, en quantités importantes),
il est logique de penser que l’eau des piscines est « vidée en douce » dans l’océan et/ou que TEPCo réutilise l’eau pompée dans les sous-sols (donc fortement radioactive) pour remplir les piscines et/ou que TEPCO utilise les piscines comme « échangeur thermique » (évaporateur) …ce qui, dans un cas comme dans l’autre (ou les deux ou les trois), serait le comble de la « connerie » !
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