GillesH38 a écrit : 14 oct. 2023, 07:08
Le transfert radiatif est très bien expliqué dans la vidéo. Il manque le fait qu'une partie importante du réchauffement est du à des rétroactions, en particulier effectivement l'augmentation de la vapeur d'eau due au réchauffement, et aussi la modification des nuages (qui peuvent jouer dans les deux sens) qui est très compliquée à modéliser et qui n'obéit à aucune équation simple contrairement au transfert radiatif. C'est la principale incertitude des modèles.
Ah bon ? Tu as par exemple une description de comment les 15 millions d'especes vont reagir ? Quelle classification des especes tu utilises pour l'absorption/relachement de co2 tu fais ? Combien de co2 utilisé pour leur croissance ? Comment sont utilisés les dépouilles, leurs temps de décomposition, les differents composés carbonés produits par chaque espèce ? Comment tu penses que va evoluer ta classification dans le futur ?
Chaque espece gere son cycle d'eau. Tu peux modeliser l'interaction du vivant avec le cycle de l'eau ?
La couverture forestiere joue dans la temperature au sol, et pas qu'un peu mon neveu. Cette couverture forestiere depend bcp des activites' economiques de l'homme et des reglementations. Tu as une modelisation aussi des activités économiques et des prélèvements forestiers qui vont etre faits ? Une equation pour l'evolution de population humaine et de son lieu d'habitation, de son mode de vie culturel, bref de tout l'ensemble humain qui va impacter ce prélèvement ?
Dire que les nuages sont la principale incertitude, trois fois hum... En fait, les scientifiques se sont habitués à la pseudo-science contemporaine. On ne sait pas modéliser entierement un vélo, l'optimisation resulte d'un mélange de considérations théoriques et de retours pratico-pratiques, et les gens s'imaginent faire une grosse modelisation a 60 ans d'un giga-système qui mèle économie, toute la biologie terrestre, et des phenomenes purement physiques difficiles a quantifier et instable. Le gros délire quoi. De la pure pseudo-science ama.
En fait, je peux tout a fait faire un modele qui lie la temperature des 30 dernieres annees et la taille des chaussures de mon fils. Puis a la version n+1, améliorer le modèle en incluant dorénavant le poids de mon fils pour obtenir une meilleure approximation du passé. Je peux faire le travail serieusement et vraiment calculer les parametres avec précision, ca ne dit rien de la réalité. Ici, les chercheurs prennent des variables d'input qui sont moins absurdes a priori que la caricature avec mon fils, mais il reste neanmoins que l'on n'a pas davantage de raison de croire qu'il existe un modele mathématique qui permet de prevoir a 60 ans. Je ne connais pas d'exemple dans l'histoire de la science qui permet de penser qu'un truc aussi complexe soit modelisable mathematiquement a 60 ans. Mettre plein de parametre pour reproduire le passé ne dit absolument rien de la pertinence du modèle.
Un peu d'epistémologie des sciences. Un modèle scientifique doit a mon sens etre prédictif ou opératoire, sinon c'est au pire de la pseudo-science, au mieux une phase de pré-recherche pour comprendre, mais dans tous les cas, ce n'est pas une description du monde et du réel.
Pour le coup, avantage aux economistes. Si un economiste se met a faire des modeles a 60 ans, la communauté économique va lui rire au nez. Mais dans le monde du RC, les gens acceptent serieusement de discuter de modeles bien plus complexes que l'economie, y compris surtout des chercheurs des sciences dures.