the_oliver_2000 a écrit :
Ca c'est très intéressant, et pas que pour le Mexique. Il consomme 2 millions de baril et en exporte 1,1 millions, ce qui nous donne une production de 3,1 millions, right ?
Avec une déplétion de 10% par an, ils pourraient arrêter les exportations dans pas longtemps non ? A vue de nez 3 ans maximum, surtout si la consommation intérieure augmente.
Pour être précis, sur la moyenne de 4 premiers mois de 2008 ils ont produit 3242 kilo barrils/jour, donc 2875 de pétrole brut à proprement parler et 368 de condensats et liquides de gaz naturel.
Leur consommation s'établit à 2045 en 2007, ce qui laisse donc encore de la marge à exporter. Elle n'augmente pas vraiment, elle oscille autour des 2 millions depuis 10 ans.
Notons qu'ils importent de l'essence, par manque de capacité de raffinage. Mais bon on regarde en général les exportations nettes, soit (sommes de toutes les exportations, brut comme carburants finis) - (somme de toutes les importations), et ben ces exportations nettes sont de 1533 en 2007, contre 1705 en 2006 (mes chiffres vienne de
là).
Leur production est en baisse de 334 kb/j sur les 4 premiers mois de 2008, par rapport aux 4 premiers mois de 2007.
On peut donc s'attendre à environ 1200 kb/j d'exportations nettes en 2008. J'étais un peu en dessous avec mon 1.1 million donc.
Pour 2009, si ils perdent encore 5 à 10% de production, ça ferait moins d'un million de barrils/jour. Les etats unis vont donc perdre un fournisseur fiable.
Mézofait, comment ils font pour avoir une consommation intérieure constante alors que leur population augmente et que leur économie croît ?
Simple : c'est le recours accru au gaz naturel, qui représente maintenant un quart de leur consommation d'énergie primaire. Comme plein d'autres pays, ils remplacent le pétrole par le gaz dans la production d'électricité, les cimenteries, etc.
Donc on retombe sur la question du pic de leur production de gaz. Notons qu'ils sont, et depuis longtemps, importateurs nets de gaz vis à vis des Etats-Unis, leur consommation est légèrement supérieure à leur production. Depuis 2006 ils importent aussi du gaz naturel liquéfié dans un terminal sur la cote ouest, et ils sont en train d'en construire au moins un autre.