Re: Catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima.
Publié : 24 mai 2011, 20:16
ton u 238 ou l'autre, c'est comme les microbes : dans un lot de moult staphylos blancs, (on en a tous des milliards sur la peau et partout), y'en a plein des gentils qui feraient pas de mal à un homme (voire la mouche mais j'ai pas vérifié pour les staphylos !). et dans le tas, un méchant, un big méchant mutant qui résiste à tous les antibiotiques. faute de place, ce méchant va rester méchant mais rare dans son genre. il aura beau trépigner sur place (et pour cause ! y'en a pas de la place !), rien n'y fera, il ne sera jamais vizir à la place du vizir. Et un jour, miracle ! un antibio te ratiboise la compagnie ! sauf le méchant. qui se dépêche pour envahir la place avec ses clones tout aussi méchants que lui. Une centrale , ça prend que les méchants, en très concentré. bonjour les dégâts.........
fukushima expliqué comme je l'aime
Par Eric La Blanche. Dans ses chroniques d’hum(o)eur, Eric la Blanche décrypte l’actualité à sa façon, c’est à dire à l’envers et sans aucune honnêteté : un univers absurde, quelque part entre Desproges et les Monthy Python.
Je suis bien content qu’on ne nous saoule plus avec Fukushima. Ça commençait à bien faire. Et puis ce n’était pas si grave, finalement. Cette façon qu’ont les médias de monter les choses en épingle au moindre problème, c’est agaçant, tout de même!
Par acquit de conscience, je suis retourné sur les lieux de la catastrophe enfin, virtuellement, je veux dire, et j’ai été satisfait de constater que tout se passe comme prévu à Fukushima.
La cuve du réacteur N°1 a été percée et le combustible fondu, le corium a commencé à attaquer la dalle de béton. C’était prévu. Si tout se passe bien, il devrait bientôt la percer aussi et s’enfoncer dans le sol – si ce n’est déjà fait.
Précisons que le corium est une sorte de lave hautement radioactive et contaminante mais bon, c’est un peu normal : on est dans une centrale nucléaire, quand même !
Outre la contamination de l’air au contact du corium, celui-ci, en s’enfonçant dans le sol, risque de rencontrer une nappe phréatique. Là, on ne sait pas trop ce qui va se passer vu que ça n’est jamais arrivé et il se pourrait que ça explose mais, bon, ça ne sert plus à rien de s’inquiéter puisque le pire, justement, vient d’arriver. On verra bien.
Le réacteur N°1 va juste continuer à contaminer le sol, l’air, l’eau bref, tout l’environnement, poissons, insectes, oiseaux, végétaux qui vont ensuite aller contaminer d’autres endroits mais dans quelques siècles tout au plus, ça devrait être réglé. Ah oui, et au fait, j’allais oublier : Tepco vient d’annoncer que les réacteurs N°2 et N°3 étaient aussi entrés en fusion.
En attendant, comme les gens de Tepco sont prudents (il faut arrêter de critiquer tout le temps), ils vont construire un sarcophage de fortune pour limiter la contamination. Ça risque de coûter leur santé à quelques centaines d’ouvriers mais au moins, ça créera de l’emploi sur place, d’autant qu’il faudra tout refaire dans 40 ans.
Jusque là, Tepco et le gouvernement n’avaient pas été à la hauteur, que ce soit pour l’évaluation de la gravité de la catastrophe, la transparence de l’information, la pertinence des décisions – sans parler de l’implantation d’une centrale dans une zone à risque sismique + raz de marée mais je suis d’avis de leur laisser une seconde chance : ça peut arriver à tout le monde de faire une connerie. Et puis c’est l’occasion pour eux de se rattraper. D’ailleurs, comme preuve de leur bonne foi, ils ont relevé le niveau de gravité de la catastrophe à son maximum, le niveau 7, comme à Tchernobyl. Faute avouée est à moitié pardonnée.
Moralité, la planète entière va subir les invisibles effets de Fukushima mais à très petites doses, pas de quoi s’inquiéter. Quant aux tarifs des locations dans la région, ils devraient connaître une baisse sensible pendant les cinq prochains siècles, ainsi que ceux du plateau de fruits de mer et de la vie humaine. C’est toujours ça de gagné pour le pouvoir d’achat.
Vous voici donc rassurés, comme moi, sur l’évolution de la situation (vous trouverez ici un excellent article qui en cause) et le jour n’est plus si loin où nous pourrons dire : il ne s’est rien passé à Fukushima. Disons en 2511.
Voilà, et maintenant, vous pouvez retourner à l’actualité chaude et vraiment intéressante : Roland Garros vient de commencer.
global mag, eric la blanche
http://global.arte.tv/fr/
fukushima expliqué comme je l'aime
Par Eric La Blanche. Dans ses chroniques d’hum(o)eur, Eric la Blanche décrypte l’actualité à sa façon, c’est à dire à l’envers et sans aucune honnêteté : un univers absurde, quelque part entre Desproges et les Monthy Python.
Je suis bien content qu’on ne nous saoule plus avec Fukushima. Ça commençait à bien faire. Et puis ce n’était pas si grave, finalement. Cette façon qu’ont les médias de monter les choses en épingle au moindre problème, c’est agaçant, tout de même!
Par acquit de conscience, je suis retourné sur les lieux de la catastrophe enfin, virtuellement, je veux dire, et j’ai été satisfait de constater que tout se passe comme prévu à Fukushima.
La cuve du réacteur N°1 a été percée et le combustible fondu, le corium a commencé à attaquer la dalle de béton. C’était prévu. Si tout se passe bien, il devrait bientôt la percer aussi et s’enfoncer dans le sol – si ce n’est déjà fait.
Précisons que le corium est une sorte de lave hautement radioactive et contaminante mais bon, c’est un peu normal : on est dans une centrale nucléaire, quand même !
Outre la contamination de l’air au contact du corium, celui-ci, en s’enfonçant dans le sol, risque de rencontrer une nappe phréatique. Là, on ne sait pas trop ce qui va se passer vu que ça n’est jamais arrivé et il se pourrait que ça explose mais, bon, ça ne sert plus à rien de s’inquiéter puisque le pire, justement, vient d’arriver. On verra bien.
Le réacteur N°1 va juste continuer à contaminer le sol, l’air, l’eau bref, tout l’environnement, poissons, insectes, oiseaux, végétaux qui vont ensuite aller contaminer d’autres endroits mais dans quelques siècles tout au plus, ça devrait être réglé. Ah oui, et au fait, j’allais oublier : Tepco vient d’annoncer que les réacteurs N°2 et N°3 étaient aussi entrés en fusion.
En attendant, comme les gens de Tepco sont prudents (il faut arrêter de critiquer tout le temps), ils vont construire un sarcophage de fortune pour limiter la contamination. Ça risque de coûter leur santé à quelques centaines d’ouvriers mais au moins, ça créera de l’emploi sur place, d’autant qu’il faudra tout refaire dans 40 ans.
Jusque là, Tepco et le gouvernement n’avaient pas été à la hauteur, que ce soit pour l’évaluation de la gravité de la catastrophe, la transparence de l’information, la pertinence des décisions – sans parler de l’implantation d’une centrale dans une zone à risque sismique + raz de marée mais je suis d’avis de leur laisser une seconde chance : ça peut arriver à tout le monde de faire une connerie. Et puis c’est l’occasion pour eux de se rattraper. D’ailleurs, comme preuve de leur bonne foi, ils ont relevé le niveau de gravité de la catastrophe à son maximum, le niveau 7, comme à Tchernobyl. Faute avouée est à moitié pardonnée.
Moralité, la planète entière va subir les invisibles effets de Fukushima mais à très petites doses, pas de quoi s’inquiéter. Quant aux tarifs des locations dans la région, ils devraient connaître une baisse sensible pendant les cinq prochains siècles, ainsi que ceux du plateau de fruits de mer et de la vie humaine. C’est toujours ça de gagné pour le pouvoir d’achat.
Vous voici donc rassurés, comme moi, sur l’évolution de la situation (vous trouverez ici un excellent article qui en cause) et le jour n’est plus si loin où nous pourrons dire : il ne s’est rien passé à Fukushima. Disons en 2511.
Voilà, et maintenant, vous pouvez retourner à l’actualité chaude et vraiment intéressante : Roland Garros vient de commencer.
global mag, eric la blanche
http://global.arte.tv/fr/