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Publié : 24 mars 2006, 15:11
par jerome
ecorage a écrit :Les réponses me semblent très différentes en fonction des âges de chacuns.
Ta remarque est trés intéressante, et tend à prouver que plus la période de vie "moderne" est longue et plus le sevrage, voir même l'envie de s'en séparer est difficile; Je ne doute pas que la rupture sera douloureuse à certains moments, mais à mon avis, et d'après ceraines lectures ("Changer d'air" de Christian Boniteau) la balance restera positive.
ecorage a écrit :Il semble que nous nous tournons de plus en plus vers une petite maison en ville avec un petit jardin permettant de mettre en pratique nos idéaux écologiques....
On vit plus facilement en ville sans voiture, qu'à la campagne.
Tout dépend du scénario d'après pic : si c'est celui de Geipse, la vie en ville sera de fait impossible, car il sera impossible de se nourrir (et le petit jardin d'une maison de ville ne suffira pas)

ecorage a écrit :Si j'avais 25 ans, je suis certain que le Larzac m'attirerait davantage ... mais je ne parlerais pas de cette question en bon soixantehuitard que je suis, ex des barricades lyonnaises.
J'ai un avis partagé la dessus, car sin on en crois les expérience de vie que l'on peux lire dans "Village magazine", une bonne partie des migrants néo-ruraux ont plus de 50 ans... voir sont à la retraite (ca laisse du temps pour construire sa maison)

Publié : 30 mars 2006, 15:03
par Alter Egaux
En discutant avec Loup espiègle, j'ai une autre possibilité de projet type "Point de chute" à vous exposer, variante du projet que j'ai défini plus haut :

Rappel :

1. mon point de chute se base sur :
a. Achat d'un corps de ferme en ruine avec qlqs hectares (en copropriété si manque d'argent),
b. Demande de rénovation (facile à avoir, surtout lorsque l'on est pas anglais, je plaisante),
c. Travaux avec des artisans pour les gros travaux (si manque de temps),
d. Travaux et aménagements intérieurs écologiques (par les propriétaires, si 35 heures, je plaisante aussi mais à moitié).

Voici une nouvelle proposition :

2. Autre Point de chute possible :
a. Achat d'un terrain avec qlqs hectares (en copropriété si manque d'argent),
b. Demande de permis de construire (difficile à avoir, eau, électricité, téléphone en sus)
c. Achat d'un chalet en kit (genre norvégien, option monté si manque de temps)
d. Travaux et aménagements intérieurs (par nous, si 35 heures aussi)

Il y a des qualités et des difficultés pour les 2, la principale difficulté est pour le permis de construire. Certaines communes n'acceptent plus de projets de construction trop éloignés des villages, voire même des rénovations si le site est considéré comme perdu.
Cependant, le prix de départ est le même et le final investi aussi. Rénover ne coûte pas très cher dans certaine région.

Prix d'achat et prix final équivalent (environ).
Maîtrise des matériaux 100% écologique pour l'intérieur, choix du chauffage.

J'aime bien la version 2 aussi, si j'ai le temps, je ferais bien un projet comme celui la, mais j'en doute, le compteur tourne...

Publié : 04 avr. 2006, 14:58
par jerome
Alter Egaux a écrit : ...
b. Demande de permis de construire (difficile à avoir, eau, électricité, téléphone en sus)
c. Achat d'un chalet en kit (genre norvégien, option monté si manque de temps)
...
Effectivement le chalet est une bonne option (facile à monter en autoconstruction : ex : France Finlande), et pas trop cher), par contre il est quasi impossible d'en construire dans beaucoup de départements (hors Savoie) car ne correspond pas à l'architecture type (mais les mentalités sont en train de changer).

Publié : 05 avr. 2006, 11:01
par Alter Egaux
jerome a écrit :Effectivement le chalet est une bonne option (facile à monter en autoconstruction : ex : France Finlande), et pas trop cher), par contre il est quasi impossible d'en construire dans beaucoup de départements (hors Savoie) car ne correspond pas à l'architecture type (mais les mentalités sont en train de changer).
En Aveyron, c'est en train de pulluler. Je n'ai pas de chiffre, mais c'est un constat visuel sur plusieurs années.
Contrairement à ce que l'on pourrait penser (historiquement maison en granit, lauze épaisse en couverture), les mairies ont l'air de ne pas s'opposer. A approfondir...
Mais je ne pense pas que ce soit pour des raisons écologiques. Plutôt pour éviter une désertification, après que l'état se désengage des services publics essentiels comme la Poste, qui maille le territoire francais.
Un maire d'une petite commune, c'est quelque part un résistant, à son échelle, loin des appareils politiques de Paris et quelque soit sa couleur politique.

Publié : 05 avr. 2006, 11:36
par echazare
Il y a quelque chose qui me chagrine un peu dans le projet d'Alter Egaux.
Que va t'il se passer quand les problèmes vont commencer ?
Est ce qu'il n'y aura pas une forte migration vers les campagnes des urbains ? Et dans ce cas, n'y a t'il pas un risque de concurrence des sols entre les locaux et les nouveaux arrivants ?

Publié : 05 avr. 2006, 11:50
par rammstein
@echazare

Je crois que ce problème est abordé dans un film que je n'ai pas encore vu : "Le temps du loup", de Michael Haneke.

Le synopsis d'allociné :

Anne, son mari et leurs deux enfants, Ben, un petit garçon, et Eva, une adolescente, fuient leur ville à la suite d'une catastrophe pour rejoindre leur refuge privé à la campagne. Mais ils s'aperçoivent que leur résidence secondaire est occupée par des étrangers.
Cette confrontation n'est que le début d'un douloureux apprentissage : rien n'est plus comme avant. Ce qui commence comme une histoire de famille devient rapidement un drame collectif.

Rammstein

Publié : 05 avr. 2006, 11:54
par echazare
rammstein a écrit :@echazare

Je crois que ce problème est abordé dans un film que je n'ai pas encore vu : "Le temps du loup", de Michael Haneke.

Le synopsis d'allociné :

Anne, son mari et leurs deux enfants, Ben, un petit garçon, et Eva, une adolescente, fuient leur ville à la suite d'une catastrophe pour rejoindre leur refuge privé à la campagne. Mais ils s'aperçoivent que leur résidence secondaire est occupée par des étrangers.
Cette confrontation n'est que le début d'un douloureux apprentissage : rien n'est plus comme avant. Ce qui commence comme une histoire de famille devient rapidement un drame collectif.

Rammstein
C'est bien ce que je crains, je pense qu'il sera necessaire de trouver un endroit à la vie rude et difficile d'accès et bien caché. L'auvergne n'est pas le meilleur endroit. Il faudra apprendre a vivre chichement.

Publié : 05 avr. 2006, 11:56
par Alter Egaux
echazare a écrit :Il y a quelque chose qui me chagrine un peu dans le projet d'Alter Egaux.
Que va t'il se passer quand les problèmes vont commencer ?
Est ce qu'il n'y aura pas une forte migration vers les campagnes des urbains ? Et dans ce cas, n'y a t'il pas un risque de concurrence des sols entre les locaux et les nouveaux arrivants ?
Très juste.
Mais si l'état explose au vol, le risque est bien plus grand qu'une concurrence des sols. Voir le sujet "Ville vs campagne".

Mais pour moi, ce projet fait partie d'un projet plus global. Disons que c'est une carte de plus à mon jeu, carte que je vous montre dans une but de partage d'expérience. Ce projet est discutable, mais du moment qu'il en intéresse quelques uns, le sujet n'a pas d'autres ambitions...

Nous pouvons imaginer toutes les solutions, mais dans le pire scénario, la durée de vie d'une famille sera très réduite. Mais les scénarios sont difficilement prévisibles. Autant demander a une boule de cristal.

Bien entendu, le principal objectif de sensibiliser sur le peak oil est de pérenniser l'état, pour qui passe la crise sans trop de dégâts.
Sinon, à quoi bon crier au loup.

Publié : 05 avr. 2006, 12:02
par echazare
Alter Egaux a écrit :
echazare a écrit :Il y a quelque chose qui me chagrine un peu dans le projet d'Alter Egaux.
Que va t'il se passer quand les problèmes vont commencer ?
Est ce qu'il n'y aura pas une forte migration vers les campagnes des urbains ? Et dans ce cas, n'y a t'il pas un risque de concurrence des sols entre les locaux et les nouveaux arrivants ?
Très juste.
Mais si l'état explose au vol, le risque est bien plus grand qu'une concurrence des sols. Voir le sujet "Ville vs campagne".

Mais pour moi, ce projet fait partie d'un projet plus global. Disons que c'est une carte de plus à mon jeu, carte que je vous montre dans une but de partage d'expérience. Ce projet est discutable, mais du moment qu'il en intéresse quelques uns, le sujet n'a pas d'autres ambitions...
je ne juge pas ton projet, car je suis comme toi, je cherche une alternative en cas de probleme et j'en suis arrivé a l''idée d'un retour a la campagne. Maintenant, j'ai la possibilité de me retrouver dans une demeure ancienne en haute montagne (1600m), isolée et difficile d'acces sans vehicules motorisés. Et j'essaye de peser le pour et le contre d'un tel choix, parceque la montagne avec de l'electricité, une voiture, et chauffage abondant et facile c'est tres agreable, mais sans cela, bonjour les degats. La vie de montagnard est plus rude que celle d'un paysan en auvergne.

Publié : 05 avr. 2006, 12:22
par Alter Egaux
echazare a écrit :je ne juge pas ton projet, car je suis comme toi, je cherche une alternative en cas de probleme et j'en suis arrivé a l''idée d'un retour a la campagne. Maintenant, j'ai la possibilité de me retrouver dans une demeure ancienne en haute montagne (1600m), isolée et difficile d'acces sans vehicules motorisés. Et j'essaye de peser le pour et le contre d'un tel choix, parceque la montagne avec de l'electricité, une voiture, et chauffage abondant et facile c'est tres agreable, mais sans cela, bonjour les degats. La vie de montagnard est plus rude que celle d'un paysan en auvergne.
J'entends bien.
La difficulté est de peser le pour et le contre de l'isolement.
Lis la BD de Simon du Fleuve, et je pense que dans un scénario type chaos, aucun coin du monde ne sera protégé, même à 1600 m.
On peut aussi considérer que l'isolement trop important est un facteur de risque supplémentaire : une petite communauté soudée, type hameau avec plusieurs corps de ferme, peut résister mieux qu'un chalet isolé. C'est à peser. Mais l'individualiste dans le sénario carastrophe ne fera pas long feu.
Lire Suite française d'Irène Némirovsky, qui traite de la période de fuite des civils parisiens lorsque les allemands sont arrivés à Paris en 1940. Très instructif sur l'humanité de certains, et la lacheté des autres.

Publié : 05 avr. 2006, 13:02
par Yves
message à caractère constructif :)

Une petite chose me chifonne dans ton projet, c'est le fait que tu ne sois pas sur place.

Tu as brillament passer le premier écueil de cette situation en achevant tes travaux "à distance".


Reste que tant que tu n'y vis pas en permanence, le jardinage n'est pas possible. Et tu peux aussi louper quelques "ajustements" (trop froide l'hiver par exemple).

Cette maison est intéressante pour tes vacances et ta retraite.

Mais surtout, la question que je me pose de suite, c'est "Quand t'y installeras tu ?"

Dans mon projet (remis d'une année hélas), je cherche d'abord à répondre à cette question, en choisissant d'aller vivre (en travaillant) dans une région plutôt rurale, pour ensuite avoir la possibilité de me "mettre au vert" en terme d'habitation.

As tu un projet pour remplacer ton travail actuel une fois dans cette maison (si tu pense que tu aura encore besoin d'une activité rémunérée, sinon, de quoi veux tu faire vivre tes enfants ?)

Quel est le termomètre qui te dirra que c'est le moment de t'y réfugier définitivement? Et a quelle température partiras tu ?

Comme je suis personnelement incapable de répondre à ces questions, je n'ai qu'une réponse (pour moi) "le plus tôt possible".

Publié : 05 avr. 2006, 13:56
par echazare
Alter Egaux a écrit :
echazare a écrit :je ne juge pas ton projet, car je suis comme toi, je cherche une alternative en cas de probleme et j'en suis arrivé a l''idée d'un retour a la campagne. Maintenant, j'ai la possibilité de me retrouver dans une demeure ancienne en haute montagne (1600m), isolée et difficile d'acces sans vehicules motorisés. Et j'essaye de peser le pour et le contre d'un tel choix, parceque la montagne avec de l'electricité, une voiture, et chauffage abondant et facile c'est tres agreable, mais sans cela, bonjour les degats. La vie de montagnard est plus rude que celle d'un paysan en auvergne.
J'entends bien.
La difficulté est de peser le pour et le contre de l'isolement.
Lis la BD de Simon du Fleuve, et je pense que dans un scénario type chaos, aucun coin du monde ne sera protégé, même à 1600 m.
On peut aussi considérer que l'isolement trop important est un facteur de risque supplémentaire : une petite communauté soudée, type hameau avec plusieurs corps de ferme, peut résister mieux qu'un chalet isolé. C'est à peser. Mais l'individualiste dans le sénario carastrophe ne fera pas long feu.
Lire Suite française d'Irène Némirovsky, qui traite de la période de fuite des civils parisiens lorsque les allemands sont arrivés à Paris en 1940. Très instructif sur l'humanité de certains, et la lacheté des autres.
oui pardon j'ai oublié de dire que cela se trouve dans un hameau quand meme, mais de toute facon si chaos il y a... point de salut.... meme a sommet de l'Everest...

Publié : 05 avr. 2006, 15:14
par Alter Egaux
Yves a écrit : Reste que tant que tu n'y vis pas en permanence, le jardinage n'est pas possible. Et tu peux aussi louper quelques "ajustements" (trop froid l'hiver par exemple).
Exact. Le jardinage n'est pas pour l'instant envisageable. Mais la préparation des surfaces l'est. Les arbres fruitiers aussi.
Yves a écrit : Cette maison est intéressante pour tes vacances et ta retraite.
Mais surtout, la question que je me pose de suite, c'est "Quand t'y installeras tu ?"
Dans la situation géopolitique et française aujourd'hui, je n'ai pas à mis installer, je rappelle que le lieu est en copropriété, c'est un point qui peut paraître contraignant, mais que je qualifierais de positif (car collaboratif).

Plusieurs possibilités s'offrent, mais dépendent de données extérieures au projet :
1. schéma pragmatique: je reste en Ile de France. Je continue à y passer mes vacances, en profitant de plus en plus du lieu au fur et à mesure de son confort. Je loue aussi le bien. Si le kérosène vient à manquer (cher), les lieux préservés seront pris d'assaut par les classes aisées.
2. schéma souhaité : je trouve du travail dans une ville proche, vis dans un petit appart et je passe mes WE la bas. Le top !
3. schéma chaotique : les villes deviennent invivables, je décide brusquement de partir là bas avec un cercle familial élargie (un plus au niveau sécurité), accessible en quelques heures (ou un peu plus si je me décide tardivement). C'est ce qu'on appelle un point de chute.

Dans les 2 premier cas, c'est un bien qui me profitera (et à d’autres). Dans le dernier cas, c'est un bien qui me protègera.

Ce qui me reste à faire, c'est préparer le lieu. J'ai fait je pense le plus dur.
Yves a écrit : Dans mon projet (remis d'une année hélas), je cherche d'abord à répondre à cette question, en choisissant d'aller vivre (en travaillant) dans une région plutôt rurale, pour ensuite avoir la possibilité de me "mettre au vert" en terme d'habitation.

As tu un projet pour remplacer ton travail actuel une fois dans cette maison (si tu pense que tu aura encore besoin d'une activité rémunérée, sinon, de quoi veux tu faire vivre tes enfants ?)
En faisant ce que j'ai fais, je le répète, je suis monté en compétence sur des domaines qui m'étaient pratiquement inconnus : maçonnerie, couverture, carreleur, plomberie, électricité... J'aborde maintenant le volet écologique et autosuffisance énergétique, et peut être en eau.
Pour l'instant, rien n'empêche personne à avoir un travail salarié, et se mettre à son compte.
Mais j'envisage aussi de monter en compétence sur le mode "survie", j'ai déjà contacté les "profs" sur ces points, il me faut juste dégager du temps.

A propos, ses "profs" vendent leur service. Pêche notamment.
Yves a écrit :Quel est le thermomètre qui te dira que c'est le moment de t'y réfugier définitivement? Et a quelle température partiras tu ?
Comme je suis personnellement incapable de répondre à ces questions, je n'ai qu'une réponse (pour moi) "le plus tôt possible".
Oleocene est un thermomètre, mais ne t'inquiètes pas, on n’aura pas besoin de thermomètre pour déterminer le moment. Il ne faudra juste pas être dans la cohue si cela part en vrille. Le bon sens suffira, et juste un peu plus que le commun des mortels libéraux. ;)
(désolé pour les libéraux, cela m'a juste échappé)

Publié : 25 avr. 2006, 21:55
par vincent128
Salut,

cette expérience est tout à fait intéressante et motivante.

Je ne voudrais pas avoir l'air de voir tout en noir, mais si vous avez lu Ravage (et vu Mad Max), vous savez que, en cas où "ça part en vrille" parmi les questions essentielles, il y aura pouvoir résister aux pillards (stratégies? armement? etc.), et du coup, acessoirement, se défendre contre les incendies volontaires (parce que les matériaux naturels c'est bien mais il y en a pas mal qui brûlent).

Publié : 26 avr. 2006, 08:04
par rammstein
COnclusion : pensez à inclure un extincteur et une kalashnikov à votre kit de survie !

Rammstein