https://www.agenceecofin.com/actualites ... rut-en-merLiberia : la société nigériane Atlas-Oranto entre dans la recherche de brut en mer
Agence Ecofin 25 septembre 2025
Après plusieurs tentatives vaines pour mettre la main sur des gisements d’hydrocarbures commercialement viables, le Liberia qui fait face à des défis énergétiques majeurs, multiplie l’attribution de blocs pétroliers, notamment en mer.
À l’instar d’acteurs internationaux tels que TotalEnergies, la société nigériane Atlas-Oranto Petroleum a obtenu quatre blocs d’exploration pétrolière au large des côtes du Liberia. Selon des informations relayées mercredi 24 septembre par la presse spécialisée, l’attribution de ces permis intervient en lien avec la politique de relance de l’exploration pétrolière dans le pays.
Le gouvernement libérien a confirmé l’attribution des blocs en échange d’une prime à la signature d’un montant total de 12 millions de dollars. Un investissement qui renforce la présence d’Atlas-Oranto en Afrique, au-delà du Nigeria.
La compagnie a présenté un plan d’exploration comprenant notamment la réalisation d’une campagne de relevés sismiques, dont la nature (2D ou 3D) n’a pas été précisée publiquement, ainsi qu’une stratégie de développement préliminaire.
L’entrée d’Atlas-Oranto dans l’offshore du Liberia contribue à illustrer une tendance d’extension opérationnelle des juniors pétrolières nigérianes sur le continent. Comme exemple, FIRST E&P a, fin juillet, signé un accord pour évaluer le bloc gazier Mnazi Bay North en Tanzanie.
D’autres juniors nigérianes sont également actives dans l’exploration pétrolière sur le continent. C’est notamment le cas de Waltersmith Petroman Oil Limited, qui a obtenu une participation de 40 % dans le bloc offshore EG-23 en Guinée équatoriale en 2019.
Pour le Liberia, après l’attribution de ces blocs à Atlas-Oranto, il faudra attendre la concrétisation des campagnes de relevés sismiques et des forages à venir. Ces activités restent incertaines, car le taux de succès des travaux d’exploration pétrolière à travers le monde est estimé autour de 30 %, selon des experts du secteur de l’énergie comme le fournisseur de données Westwood Global Energy.
Libéria
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https://www.boursorama.com/bourse/actua ... bol=1rPTTETotalEnergies va explorer avec le canadien BluEnergies le bassin de Harper au large du Liberia
Zonebourse •15/01/2026
La société d'exploration canadienne BluEnergies a annoncé jeudi la signature d'un accord en vue de conduire une étude conjointe avec la filiale libérienne de TotalEnergies , avec l'idée de sonder davantage le potentiel d'une zone en eaux profondes du bassin de Harper, située au large du Liberia.
Selon le communiqué publié par BluEnergies, ce partenariat vise à exploiter le potentiel des trois blocs LB-26, LB-30 et LB-31, qui s'étendent sur une superficie de près de 9 000 km2.
Sous réserve que des prospects économiquement viables soient identifiés, les deux groupes envisagent de conclure un ou plusieurs contrats de partage de production couvrant les blocs les plus prometteurs.
Un budget immédiat a été débloqué pour un programme de recherche sur 18 mois. Il prévoit notamment le retraitement avancé de données sismiques 3D afin de mieux cartographier les réservoirs, ainsi que l'acquisition de données du fond marin, dans le but d'évaluer le potentiel du projet et de réduire les risques liés à l'exploration.
BluEnergies détient 35 % du bloc RL-003, le reste étant contrôlé par TotalEnergies. L'an dernier, l'entreprise basée à Vancouver avait engagé des négociations avec plusieurs opérateurs en eaux profondes, qui avaient abouti en juillet 2025 à la conclusion d'un protocole d'accord non contraignant avec le groupe énergétique français.
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Re: Libéria
https://www.agenceecofin.com/actualites ... e-offshorePétrole : au Liberia, TotalEnergies cherche ses premiers sites de forage offshore
Agence Ecofin 11 juillet 2026
Le golfe de Guinée attire les compagnies pétrolières à la recherche de nouveaux gisements en eaux profondes. Le Liberia, longtemps resté à l’écart des grandes découvertes, cherche à rejoindre ce mouvement.
TotalEnergies et son partenaire canadien BluEnergies avancent dans leur programme d’exploration pétrolière au large du Liberia, à la recherche des meilleurs emplacements où forer. Les deux compagnies ont publié lundi 6 juillet, une mise à jour de leurs travaux sur trois blocs du bassin de Harper, en eaux profondes, selon un communiqué de BluEnergies.
Le programme repose sur trois opérations complémentaires. La première consiste à retraiter 6167 kilomètres carrés de données sismiques acquises en 2013. Un travail confié à la société norvégienne TGS et achevé à plus de 50 %.
La deuxième opération, menée par la firme GeoPartners, cartographie le fond marin sur 4045 kilomètres carrés, à des profondeurs comprises entre 500 et 3500 mètres. Elle est accompagnée d’une troisième opération qui consiste à mesurer la composition chimique des sédiments et la chaleur du sous-sol, afin de détecter d’éventuels indices de présence d’hydrocarbures.
Ces sites sont exploités dans le cadre d’un accord signé en janvier 2026. TotalEnergies en est l’opérateur avec 65 % des intérêts, aux côtés de BluEnergies qui détient les 35 % restants, selon un communiqué du groupe canadien publié en janvier.
Le Liberia importe aujourd’hui la totalité de ses produits pétroliers et n’a jamais réalisé de découverte commercialement exploitable. Son histoire d’exploration s’étend sur plus de 70 ans, marquée par des puits infructueux dès les années 1960. En 2016, ExxonMobil avait foré le puits Mesurado-1 sans résultat concluant.
C’est dans ce contexte que le bassin de Harper suscite l’intérêt. Selon Sergio Laura, vice-président exploration de BluEnergies, cette zone appartient à la West Africa Transform Margin, une même formation géologique qui a livré le champ Jubilee au Ghana, la découverte Venus en Namibie et les récents gisements au large de la Côte d’Ivoire.
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Re: Libéria
https://www.agenceecofin.com/actualites ... es-en-2030Le Liberia porte son accès à l’électricité à 39 %, encore loin des 75 % visés en 2030
Agence Ecofin 24 sept 2026
La guerre civile a détruit l’essentiel des 191 mégawatts (MW) du réseau électrique du Liberia. La présidence présentait en 2025, l’accès à une énergie fiable comme le fondement d’une économie dynamique et prospère.
Le Liberia annonce un taux d’accès à l’électricité de 39 %, contre 32 % à l’arrivée du gouvernement actuel, en janvier 2024, soit 36 points en deçà des 75 % promis en 2030. Daniel Sanoe, vice-ministre chargé de la presse au ministère de l’Information, a présenté ce chiffre mardi 22 septembre à Monrovia.
Les données de la Banque mondiale, mises à jour en juillet dernier, s’arrêtent quant à elles à 34,9 % atteints fin 2024. L’objectif de 75 % figure dans le compact national que Monrovia a présenté en janvier 2025 au titre de Mission 300, une initiative de la Banque mondiale et de la Banque Africaine de Développement qui vise à raccorder 300 millions d’Africains d’ici 2030. Pour y parvenir, le compact prévoit de raccorder 100 000 ménages chaque année.
Des raccordements plus rapides que la production
Accélérer les raccordements au réseau suppose toutefois de produire davantage. En avril dernier, Mohammed Sherif, directeur général de la Liberia Electricity Corporation (LEC), cité par The New Dawn, reconnaissait que la demande dépassait déjà l’offre.
La LEC a en effet branché plus de 63 000 ménages en un an sans augmenter sa production dans les mêmes proportions, précisait le dirigeant. Elle recourt donc aux délestages. « Ce problème ne peut pas se régler du jour au lendemain », prévenait-il.
Deux mois plus tard, le pays a accru sa capacité de 42 MW. Début juin, le président Joseph Boakai a en effet inauguré une centrale solaire de 20 MW au complexe hydroélectrique Mount Coffee tandis qu’une turbine réparée y a rendu 22 MW.
Le réseau, l’autre chantier à financer
D’après Jerolinmek Matthew Piah, ministre de l’Information, ce gain a permis de réduire les achats d’électricité depuis la Côte d’Ivoire et la Guinée. La centrale solaire produit par ailleurs peu en saison des pluies. En août, Thomas Gonkerwon, directeur général adjoint de la LEC, évaluait sa production à 5 MW en moyenne, quatre à six heures par jour. Il en attend davantage en saison sèche.
Hors des zones déjà desservies, l’accès dépend aussi de l’extension du réseau. La LEC vient d’évaluer la faisabilité de nouvelles lignes dans les comtés de Lofa et de Grand Cape Mount, a précisé Daniel Sanoe. Pour les financer, le gouvernement qui cherche, comme rapporté par Agence Ecofin en mars, à restructurer le secteur électrique national, mise en partie sur un second accord de financement avec la Millennium Challenge Corporation (MCC), avec une signature espérée en décembre 2027, rapportait GNN Liberia mi-septembre.
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https://www.agenceecofin.com/actualites ... petroliersAprès le cycle de 2024 et ses huit contrats, le Liberia propose 15 blocs pétroliers
Agence Ecofin 15 oct 2026
Le Liberia cherche à rejoindre les producteurs d’hydrocarbures du golfe de Guinée, mais peine encore à concrétiser son potentiel pétrolier. Le pays espère que l’exploitation de ses ressources contribuera à soutenir la croissance de son économie.
Le Liberia a officiellement lancé mercredi 14 octobre, un nouveau cycle d’attribution de licences pétrolières portant sur 15 blocs offshores. L’annonce a été faite à Cape Town, lors de l’African Energy Week (AEW), par Marilyn T. Logan, directrice générale de la Liberia Petroleum Regulatory Authority (LPRA).
L’autorité pétrolière libérienne attend les lettres d’intention des compagnies intéressées jusqu’au 15 avril 2027. Le processus repose sur un modèle de négociation directe, qui permet aux candidats de discuter séparément des conditions contractuelles et du programme d’exploration associé à chaque bloc.
Les 15 blocs se répartissent entre deux bassins sédimentaires. Douze d’entre eux se trouvent dans le bassin du Liberia et les trois autres dans celui de Harper, à proximité de la frontière avec la Côte d’Ivoire.
Le cadre juridique de nouveau cycle d’appel d’offres repose sur la loi pétrolière de 2014 et ses amendements de 2019. Ouverte le 28 août dernier, la procédure de préqualification, valable cinq ans, évalue notamment les capacités techniques et financières ainsi que l’expérience offshore des candidats, précise la LPRA.
Le précédent de 2024 pèse sur les attentes
Lancé en 2024, le précédent tour a débouché sur huit contrats de partage de production signés en 2025 par deux compagnies, la multinationale française TotalEnergies et la compagnie nigériane Oranto Petroleum. Ces contrats définissent les modalités de répartition de la production entre l’État et les entreprises pétrolières.
TotalEnergies détient les blocs LB-06, LB-11, LB-17 et LB-29, qui couvrent environ 12 700 km² dans le sud du bassin du Liberia. La compagnie s’est engagée à mener une campagne de levés sismiques 3D, d’après la Chambre africaine de l’Energie (AEC). Quant à Oranto Petroleum, elle détient les blocs LB-15, LB-16, LB-22 et LB-24.
Energy Capital & Power, organisateur de l’évènement, répertorie 29 blocs offshore au Liberia. Les 15 proposés dans le nouveau tour et les huit couverts par les contrats précédents ne représentent donc pas l’ensemble de ce périmètre. Le 22 septembre, l’australien Bounty Oil a également annoncé l’acquisition de PetroQuest Liberia Deep Water, titulaire d’une lettre d’engagement portant sur un bloc du bassin de Harper.
Pour attirer les compagnies, la LPRA met notamment en avant les données géologiques disponibles, qui comprennent plus de 50 000 kilomètres linéaires de sismique 2D et plus de 31 000 km² de sismique 3D. Le prestataire TGS a retraité 12 000 kilomètres de données 2D et 5 100 km² de données 3D afin d’améliorer l’imagerie du sous-sol.
Aucune découverte commerciale n’a encore été confirmée au large du Liberia. L’intérêt du nouveau tour dépendra notamment du potentiel géologique des blocs, des engagements d’exploration exigés et des conditions contractuelles proposées.