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Re: Le tunnel ferroviaire Lyon-Turin

Publié : 22 déc. 2024, 15:12
par energy_isere
Vidéo sur le projet Lyon Turin sur la chaine Megastructure :

Paris & Milan linked by the Longest Railway Tunnel in the World! vidéo 11 mn https://www.youtube.com/watch?v=3b-ypj0SZ6Q

Mega Structures
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1 804 vues 20 déc. 2024
At 57.5 kilometers, the Mont d’Ambin Base Tunnel will be the longest rail tunnel in the world, overtaking the Gotthard Base Tunnel in Switzerland

One of Europe’s most ambitious construction projects is racing toward completion, and it is set to change the landscape of travel and trade.

In just a few years, this peaceful valley will host a state-of-the-art high-speed railway as part of the Trans-European Transport Network, but there's a massive challenge standing in the way: the towering Alps Mountain Range. Engineers are digging deeper than ever before to conquer this natural barrier.

It has been designed to carry both high-speed passenger trains and freight, making travel faster and more sustainable. Trains will cruise through the tunnel at up to 220 km/h for passengers and 100 km/h for freight.
This engineering marvel comes with far-reaching impacts.

So, how exactly do you build a train line through the middle of the Alps? We’ll tell you all about it and more in this video.

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Re: Le tunnel ferroviaire Lyon-Turin

Publié : 19 nov. 2025, 10:42
par energy_isere
LGV Lyon-Turin : la gestion des roches excavées reste un casse-tête

Emma RODOT Publié le 18/11/25

La société TELT, en charge du creusement du tunnel ferroviaire Lyon-Turin, vient d'inaugurer son centre de recyclage des terres excavées. Si la moitié des 24 millions de tonnes de roches extraites en France devrait être réutilisée, leur gestion nécessite de nouvelles pratiques opérationnelles.

Que deviendront les millions de mètres cubes de roches extraites du chantier du tunnel Lyon-Turin dans les dix prochaines années ? C'est la question à laquelle doit répondre la société TELT (Tunnel euralpin Lyon-Turin), l'opérateur public de ce projet de tunnel ferroviaire, le plus long au monde avec 57 km entre la France et l'Italie (pour un total de 164 km de galeries). L'ouvrage, annoncé pour 2033, est en cours de construction sous les Alpes. À ce jour, plus d'un quart des galeries ont été creusées.

Ce mois d'octobre, la société franco-italienne a inauguré la station de recyclage des roches excavées, opérée par un consortium emmené par Eurovia (Vinci), SATM Grand Travaux (Vicat) et Spie Batignolles avec des sociétés gérantes de carrières françaises, représentant un marché de 800 millions d'euros. Son objectif : trier les 24 millions de tonnes de matières excavées du tunnel côté français (sur 37 millions de tonnes au total sur les deux pays) dans les dix prochaines années et tenter d'en réutiliser au moins la moitié dans le cadre du projet.

Ainsi, environ 8 millions de tonnes devraient permettre de fabriquer des granulats, utilisés pour construire les voussoirs et les éléments en béton du futur ouvrage. 4 millions de tonnes iront également fournir du ballast pour les infrastructures ferroviaires de la vallée de la Maurienne.

De l'autre côté, une dizaine de tonnes seront évacuées vers des centres de stockage de la région être stockées comme des déchets inertes. Mais sur ce total, il restera 4 millions de tonnes de matériaux excédentaires, qui seront envoyés en train et en camions vers des sites extérieurs au projet.

Traverser plusieurs couches géologiques

Les quantités de matériaux seront immenses dans les prochaines années. Alors que le premier tunnelier est entré en service courant septembre, accélérant peu à peu le rythme de creusement, le pic des travaux est attendu pour la fin de l'année 2027. Jusqu'à 20.000 tonnes de roches seront extraites chaque jour sur les deux principaux points de chantier français. Un moment critique que TELT essaye d'anticiper, malgré des inconnues.

Le principal défi consiste à anticiper les types couches géologiques. Car malgré de nombreux sondages et carottages réalisés dans les années 1980, puis dans les années 2000, les ingénieurs ne connaissent pas avec exactitude la composition des roches. Chaque jour, un géologue alpin vient donc analyser visuellement le front de taille, dans la montagne : du calcaire, du quartz, des grès... « Il s’agit d'une étape de “préclassement” », expose Pascal Schriqui, rattaché à la direction construction de Telt, en charge de la gestion du chantier de gestion et de valorisation des matériaux d'excavation en France.

« Nous faisons la compilation entre l’analyse du géologue alpin chaque jour sur le front de taille, et les prévisions sur 30 ou 50 mètres grâce à des sondages. Plus ces matériaux seront caractérisés tôt, plus nous aurons une chance d’optimiser leur valorisation ».

20.000 tonnes de roches par jour au pic du chantier

Ce travail permet ensuite de diriger les roches vers le centre de tri d'Illaz. « Ce type d'usine a déjà été expérimenté dans le projet du tunnel de base du Saint-Gothard (Suisse, 57,1 km, inauguré en 2016), quasiment dans les mêmes configurations », ajoute Pascal Schriqui.

« Nous avons profité de l'expérience de l'entreprise suisse Marty - et le choix de ce groupement d'entreprises qui nous accompagnent - afin d'avoir la certitude que nous aurons des produits de qualité en sortie d'usine et dans le délai imparti. »
Mais à la différence du Saint-Gothard, les matériaux extraits du Lyon-Turin sont très variables. « On découvre la géologie exacte de la montagne au fur et à mesure de l'avancement du tunnel. Il y a des zones mixtes, avec plusieurs qualités de roches qui se mélangent. Dans ce cas, on doit reclasser ces lots en déchets, car nous ne savons pas les traiter avec ces débits ». Ces matières doivent donc être stockées.

« Cela cristallise les griefs sur le projet »

Ces déchets interrogent beaucoup la population, entre leur entreposage volumineux et leur répartition vers des carrières parfois sous tension. TELT reconnaît que la gestion des terres « cristallise la plupart des griefs sur le projet », car « il s'agit de la partie visible du chantier ».

L'opérateur franco-italien indique qu'une dizaine de sites « exutoires » sont disponibles dans la région, accessibles par camion ou par train. « Nous ne venons pas substituer totalement les capacités d'un site, qui sont bien supérieures aux besoins de TELT. Nos matériaux contribuent à améliorer leur remise en état et ainsi restituer ces sites à l'agriculture », soutient encore Pascal Schriqui.

Dans les prochaines années, d'autres chantiers pourraient également chercher des exutoires. Cela pourrait être le cas du CERN pour son futur collisionneur de particules, un projet d'anneau scientifique enterré d'une circonférence de 91km entre la France et la Suisse.

Un statut de « site unique » entre la France et l'Italie

Ce projet transfrontalier a également été confronté à un problème : les matières françaises traversant la frontière italienne étaient jusqu'alors considérées comme des déchets, même si elles étaient encore valorisables, et inversement.
Après plusieurs années de lobbying, « nous avons obtenu la validation de la notion de site unique et d'un protocole : lorsque nos matériaux franchissent la frontière, ils ne prennent plus automatiquement le statut de déchet, dans la mesure où ils sont utilisés dans l'ouvrage », explique Pascal Schriqui. « C'est une victoire, car cela va permettre de limiter le recours à un certain volume de matériaux extérieurs, mais aussi la mise en dépôts définitive de matériaux. »
Des granulats seront ainsi envoyés de l'Italie vers la France, déficitaire. Des matériaux de remblai vont quant à eux faire le chemin inverse. Au final, près de 1,5 million de tonnes de matériaux sera échangé entre les deux Etats européens.
https://www.latribune.fr/article/transp ... casse-tete

Re: Le tunnel ferroviaire Lyon-Turin

Publié : 19 nov. 2025, 11:40
par alain2908
comme si il n'existait pas de ligne Aérienne Lyon-turin...

Re: Le tunnel ferroviaire Lyon-Turin

Publié : 19 nov. 2025, 12:19
par energy_isere
alain2908 a écrit : 19 nov. 2025, 11:40 comme si il n'existait pas de ligne Aérienne Lyon-turin...
:roll:

Le projet vise à transférer une grande partie du trafic de camions (actuellement sur les routes alpines) vers le rail, réduisant congestion et pollution.

Soutenir la transition écologique En favorisant le rail plutôt que la route, il contribue à diminuer les émissions de CO₂ et à rendre le transport transalpin plus durable.

Re: Le tunnel ferroviaire Lyon-Turin

Publié : 19 nov. 2025, 13:08
par supert
Faire de l'écologie avec de gros travaux destructeurs, c'est trop intelligent pour moi. Sans compter que si l'on facilite des déplacements, on les multiplie.

Si l'écologie trouve que des avions Lyon-Turin (ou des camions) c'est pas bien, alors qu'elle baisse le nombre d'avions Lyon-Turin plutôt que d'augmenter les destructions et le transport.

C'est impressionnant comment nos grands penseurs raisonnables sont incapables de comprendre qu'une société humaine est dynamique et non pas figée. Dans leur éther, ils croient que si 100 tonnes passe le tunnel, alors il y aura 100 tonnes de moins par avion. Faut-il être bête !

A noter que c'est ce même "raisonnement" qui a échoué avec la Russie. Mais continuons, on ne change pas un raisonnement qui perd...


Supertomate

Re: Le tunnel ferroviaire Lyon-Turin

Publié : 10 mai 2026, 23:06
par energy_isere
Avec ses 13 moteurs et ses 200 mètres de long, le premier tunnelier «italien» du chantier Lyon-Turin va commencer à creuser

Par Le Figaro avec AFP Le 16 mars 2026

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L’impressionnant engin doit permettre «d’accélérer le creusement du tube sud» pour rejoindre les galeries déjà creusées côté français. TELT

Équipé d’une roue de coupe de plus de 10 mètres de diamètre, le premier des deux tunneliers qui doivent forer les Alpes côté italien, sur le chantier de la future liaison ferroviaire, a été réceptionné mercredi en Allemagne.

C’est une étape industrielle clé du gigantesque projet de tunnel franco-italien attendu pour la fin 2033. Le premier des deux tunneliers qui doivent forer les Alpes côté italien, sur le chantier de la future liaison ferroviaire Lyon-Turin, a été réceptionné mercredi en Allemagne. Long de 235 mètres et équipé d'une roue de coupe de plus de 10 mètres de diamètre, ce tunnelier a été réceptionné dans l'usine Herrenknecht avant son transfert vers le chantier de Chiomonte, dans la vallée de Suse, a indiqué dans un communiqué l'entreprise franco-italienne Telt, chargée de la réalisation et de la gestion de la section transfrontalière du projet.

Il permettra «d'accélérer le creusement du tube sud du tunnel de base, rejoignant le travail déjà réalisé du côté français», selon le communiqué. Pour cette section italienne, le travail sera réalisé par le groupement d'entreprises UXT, qui réunit les sociétés italiennes Itinera, Ghella et française Spie-Batignolles. Au total, sept tunneliers seront mobilisés pour creuser simultanément en France et en Italie, cinq du côté français (où quelque 145 kilomètres de montagne doivent être percés) et deux du côté italien (12,5 kilomètres de tunnel à creuser).

10 mètres par jour

Conçu pour creuser dans des conditions géologiques variées sous des couvertures pouvant atteindre 2000 mètres de roche, le premier des deux tunneliers italiens devra être démonté, transporté pièce par pièce, remonté sur les lieux sur une plateforme de chantier, avant d'entamer sa descente dans la montagne en 2027. La machine est entraînée par 13 moteurs et devrait progresser d'environ 10 mètres par jour. Le dispositif comprend un concasseur intégré capable de réduire la taille des roches excavées, ainsi qu'une conduite permettant de transporter vers l'extérieur un mélange d'eau, de bentonite et du matériau broyé, précise Telt dans son communiqué.

Au pic de son activité, 700 personnes environ travailleront sur ce chantier. Fin février, plus de 47 kilomètres de galeries ont déjà été excavés sur l'ensemble du projet, du côté français, dont plus de 20 kilomètres du tunnel de base, soit environ 29% des 164 kilomètres de galeries totales prévues pour l'ouvrage.
https://www.lefigaro.fr/lyon/avec-ses-1 ... r-20260312