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Publié : 18 juil. 2006, 11:58
par tolosa
mahiahi a écrit :On n'a pas déjà une aide fiscale pour les déménagements professionnels?
C'est un crédit d'impôt.
La loi de finance 2006 dans le but louable de favoriser la mobilité de personnes inscrites comme demandeurs d’emploi ou titulaires de minima sociaux (allocation d’insertion, allocation veuvage, allocation de parent isolé, RMI,…) depuis au moins douze mois, dans l'obligation de changer d’activité dans le cadre de la mise en œuvre d’un plan de sauvegarde pour l’emploi ou ayant fait l’objet d’un licenciement économique, a mis en place un nouveau crédit d’impôt de 1 500 €. Ce crédit d'impôt s'applique à la suite d'une nouvelle activité salariée, à la condition que celle-ci entraîne un changement d’habitation principale à plus de 200 kilomètres de la précédente habitation (art. 200 duodecies du CGI ). Le bénéficiaire doit être domicilié fiscalement en France. Il en résulte que la reprise d'une activité à l'étranger n'ouvre pas droit à ce crédit d'impôt si l'habitation principale est également transférée à l'étranger ;
Pour bénéficier de ce crédit d'impôt, l’activité doit avoir débuté entre le 1er juillet 2005 et le 31 décembre 2007 et doit être exercée pendant une durée au moins égale à six mois consécutifs. Le crédit d’impôt est accordé au titre de l’année au cours de laquelle s’achève la période de six mois précitée ; le crédit d’impôt est accordé une seule fois par bénéficiaire au titre de la période qui a débuté entre le 1er juillet 2005 et le 31 décembre 2007.
Le crédit d'impôt est fixé forfaitairement à 1.500 euros sur l'impôt dû au titre de l'année au cours de laquelle le délai de six mois d'activité s'achève. Il n'est versé qu'une seule fois à un même bénéficiaire au titre de la période qui a débuté entre le 1er juillet 2005 et le 31 décembre 2007 (BOI 5 B-12-06, n° 48 du 15 mars 2006)
La loi a ici privilégié la technique du crédit d'impôt par rapport à celle de la réduction d'impôt. En effet, lorsque le montant de ce crédit d'impôt est supérieur à celui de l'impôt dû par le contribuable, ce dernier obtient la restitution du complément par le trésor public.

Publié : 18 juil. 2006, 12:01
par GillesH38
Tiennel a écrit :Il faudrait de sacrées incitations pour les entreprises privées : acheter des logements pour ses employés immobilise beaucoup de capital.
tu crois que la bulle immobilière n'est que le fait de la demande des particuliers?

Publié : 18 juil. 2006, 15:37
par kweennie
bonjour,
bon, je ne sais pas comment on cite, mais ce que dit tiennel, ca s'appelle de la politique paternaliste, idée à la mode au début du siècle dernier pour sédentariser ces ouvriers (voir phalanstere, familistere...), les avoir sous la main, et apprendre les joies de la famille, à tenir un budget, economiser pour acheter leur habitation...
ça a bien marché non?

Publié : 18 juil. 2006, 20:46
par bastien300
Faire payer les entreprises, cela va dans le sens de l'augmentation du prix du facteur travail ce qui ne fera qu'encourager à embaucher le moins possible (pas terrible contre le chômage) ou alors à substituer une machine à la place de l'employé (dans la mesure où cette substitution est possible).

Il ne faut rien attendre de la part des entreprises pour qu'elle assure à leurs employés de travailler proche de chez eux, cela ne ferait qu'aggraver le chômage.

Quand à l'Etat, il devrait dépenser des sommes colossales pour promouvoir un mode de vie plus locale au travers de subventions (imaginer seulement la tonne de paperasse pour chaque attribuation de suspension, par exemple, sans compter le coût de la subvention en elle-même) avec un résultat assez aléatoire alors qu'il existe bien d'autres priorités. De plus, imaginez le temps qu'il serait nécessaire pour reloger une fraction significative de personnes dans une habitation plus proche de le lieu de travail (le peak oil serait déjà atteint depuis longtemps). A la limite, on comprend vite qu'il serait bien plus rentable d'investir dans des transports publics encore plus efficace et surtout moins chers.

Le consommateur, quant à lui, aime trop l'indépendance que lui procure son véhicule et il semble que les prix du carburant devront atteindre des sommets avant de pouvoir le faire changer (l'élasticité de la demande est très très faible). Comme quelqu'un l'a souligné avec exactitude, le fait de prendre les transports publics est considéré comme un signe de "pauvreté". Faire évoluer cette mentalité est une peine perdue, peu de gens changent uniquement par conviction écologique (désolé).

La meilleure chose à faire, pour l'instant, me semble de développer les transports publics de façon à desservir effiacement le plus de gens possibles, l'idéal serait que ces transports publics fonctionnent avec des énergies non-pétrolières (biocarburants, hydrogène, électricité). Ainsi, quand les prix atteindront véritablement des sommets, les gens se tourneront vers des transports publics efficaces devenues indépendants du pétrole et la transitition se fera moins dans la douleur.

Publié : 18 juil. 2006, 21:57
par greenchris
bastien300 a écrit : Le consommateur, quant à lui, aime trop l'indépendance que lui procure son véhicule et il semble que les prix du carburant devront atteindre des sommets avant de pouvoir le faire changer (l'élasticité de la demande est très très faible). Comme quelqu'un l'a souligné avec exactitude, le fait de prendre les transports publics est considéré comme un signe de "pauvreté". Faire évoluer cette mentalité est une peine perdue, peu de gens changent uniquement par conviction écologique (désolé).
Attention à la caricature, à Paris, les transports en commun sont très utilisés (un ménage sur deux n'a pas de voiture), et pourtant ce sont les plus riches qui y habitent. Ils sont utilisés parce qu'ils sont plus pratique, moins cher et plus rapide. Le fait que cela soit un transport de "pauvres" ne gène pas les milliers de cadres de la Défense (quartier d'affaire de Paris) par exemple. Il n'y a pas que le prix qui joue un rôle important.

Publié : 25 juil. 2006, 14:23
par axel584
Il est également vrai que dans les autres villes que Paris, les transports en commun ne sont pas vu de la même façon...

Re: Habiter près de son lieu de travail

Publié : 31 juil. 2006, 10:41
par Olduvai
energy_isere a écrit :
Difficilement applicable pour l' interim !
Justement, l'interim (ou la voiture est quasi obligatoire) est une forme de travail qui dépend de l'énergie pas chère. Telleemnt pas chère que son coût est payé par le travailleur qui l'accepte volontiers!!! (voiture + temps de transport).

Publié : 31 juil. 2006, 13:44
par jimfells
bastien300 a écrit : Comme quelqu'un l'a souligné avec exactitude, le fait de prendre les transports publics est considéré comme un signe de "pauvreté". Faire évoluer cette mentalité est une peine perdue, peu de gens changent uniquement par conviction écologique (désolé).
Heu, quand on voit la floppée de cols blancs qui font le Lille-Paris tous les jours en TGV... :?

Il est evident que circuler quotidienement dans un "p'ti gris" des années 70 au confort spartiate et à la vitesse d'une tortue, demande une certaine dose d'abnégation.

Mais voyager dans les nouvelles rame TER moderne, rapides et au confort de pullman, c'est un autre monde 8-)

J'ai remarqué celà à Montparnasse : Beaucoup de cols blancs préfèrent perdre du temps et attendre le train suivant, car il est neuf et d'un confort supérieur (suspensions de tapis volant, prises éléctriques, silence, climatisation et j'en passe).

Je suis convaincu que la demande existe pour des transports en communs de qualité.

Il ne faut juste pas confondre transport "commun" et transporte "en commun".

L'avion est un autre type de transport en commun, pour lequel je n'ai jamais entendu dire que c'était un signe de pauvreté :lol: Bon, vu les prix, c'est plus logique...

Publié : 01 août 2006, 17:22
par dubyda
Pour revenir au sujet principal, je dirai que l'idée est complètement à contre courant de ce qui est prôné aujourd'hui par les medef's, sarko's etc... qui eux préconisent la mobilité pour les salariés qui doivent se faire à l'idée qu'il n'y a plus d'emplois durables mais que des emplois précaires et éjectables. Au fait, ça serait une bonne idée de monter une entreprise de déménagement avec chevaux et tombereaux en touchant des aides de l'état :lol:

Publié : 20 août 2006, 12:37
par ssebb
Tiennel a écrit :Il serait plus simple d'obliger les employeurs du tertiaire à se relocaliser en centre ville, et non dans des zones d'activité loin de tout et sans desserte de transport en commun.
Tout à fait d'accord, ça permettrait également aux personnes habitant en campagne dans des communes desservies par le train d'aller travailler en ville en transport en commun.

La politique actuelle est malheureusement de fermer des lignes de train de campagne sous prétexte qu'elles ne sont pas assez rentables... Les politiques préfèrent investire sur des grandes lignes TGV entre grandes villes...

Publié : 20 août 2006, 18:55
par Cassandre
Tiennel a écrit :Il serait plus simple d'obliger les employeurs du tertiaire à se relocaliser en centre ville, et non dans des zones d'activité loin de tout et sans desserte de transport en commun.
Complètement d'accord aussi, au lieu de mettre une heure à aller se paumer dans des hangars sordides de banlieue… :-(

une politique multiseculaire

Publié : 20 août 2006, 22:17
par pat43
est aussi à remettre en cause. la repartition de la population avec une hypertrophie de la region parisienne et des metropoles regionales voires departementales. une population plus equilibrée sur le territoire national peserait moins sur le milieu naturel. paris et sa region sont une abberration, permise à grands coups de subventions, ferroviaires, de transports regionaux, et de transports automobile tout simplement. les 4 gares de paris au 19° siecle ont entrainé un grand "developpement" (si l'on peut dire), ou un chancre pour parler plus crument.
dans ce cadre là, parler de priorité du transport en commun est une aberration, le transport en commun est la cause du probleme...

dans l'attente de votre point de vue...

Publié : 20 août 2006, 22:42
par Cassandre
Mon point de vue, c'est que toutes ces ZAC etc… ce dont je parle, c'est une pollution visuelle sans noms… mon métier en est peiné : batiments de tôle moche, panneaux de pub aux couleurs criardes et vulgaires… :-(

Re: une politique multiseculaire

Publié : 21 août 2006, 11:10
par ssebb
pat43 a écrit :est aussi à remettre en cause. la repartition de la population avec une hypertrophie de la region parisienne et des metropoles regionales voires departementales. une population plus equilibrée sur le territoire national peserait moins sur le milieu naturel.
Dans le modèle actuel, est-ce qu'une concentration de la population n'évite pas ou ne réduit pas les déplacements quotidiens ?

Si la population est totalement répartie, il faut que tous les services de tous les jours soient présent sur chaque commune, ce qui couterait surement beaucoup plus cher qu'une organisation du territoire avec des grandes villes ?

Re: une politique multiseculaire

Publié : 23 août 2006, 23:17
par pat43
je doute fort que les grandes metropoles soient autres choses qu'une grande gabegie devoreurs de grands travaux d'investissements. la concentration crée la pollution.