energy_isere a écrit : Je recherche des articles au sujet des méga décrochement de glace en Antarctique tel que ce dont parlait Environnement2100.
Pas trouvé dans Wikipédia en Francais.
Si vous avez des liens ....
Il mesure 19 km de long et 7 km de large.
energy_isere a écrit :
Mais j' avais entendu parler de morceaux bien plus grands.
Une étude menée grâce aux satellites d’observation sur la période 1996 - 2006 montre que la fonte des glaces en Antarctique s’est accrue de près de 75% en raison l’accélération du mouvement des glaciers vers la mer.
Les manchots royaux victimes du réchauffement des eaux australes
LE MONDE | 12.02.08
Les millions de spectateurs de La Marche de l'empereur ou du Peuple migrateur peuvent s'inquiéter pour les manchots. Car ceux-ci vont souffrir des effets du réchauffement planétaire, ainsi que le démontrent Céline Le Bohec, Yvon Le Maho et leurs collègues du CNRS dans un article publié, lundi 11 février, par la revue Proceedings of the National Academy of sciences (PNAS).
Ces chercheurs ont établi qu'une hausse même légère des températures des eaux de surface des régions antarctiques avait des effets néfastes sur la reproduction et la survie des manchots royaux. Dans le contexte d'augmentation de la température globale attendue dans les décennies à venir, ils estiment que le réchauffement "dans l'océan Antarctique représente certainement une menace majeure sur les manchots".
Les plus importantes colonies de manchots royaux sont implantées dans les îles Crozet, archipel français du sud de l'océan Indien où se trouvent les deux tiers des quelque deux millions d'individus que compte l'espèce. Il y a neuf ans, les chercheurs du CNRS ont commencé à implanter des transpondeurs pesant 0,8 g sous la peau de plusieurs de ces animaux. Un transpondeur est un petit récepteur "réfléchissant" les signaux radio envoyés par des antennes situées à proximité. Ces antennes émettrices ont été enterrées le long du chemin emprunté par les animaux de la colonie étudiée. Les chercheurs ont ainsi pu suivre les allées et venues des individus entre la colonie et la mer. Un groupe de 450 oiseaux a été observé sur neuf années. En observant la démographie de la population étudiée, et en la corrélant avec les températures de surface de l'océan - un témoin des évolutions du climat global -, les chercheurs ont établi qu'une augmentation apparemment minime de la température (0,26 °C) entraînait un déclin de 9 % du taux de survie des adultes.
Ce résultat s'explique par les variations induites par le climat sur les ressources alimentaires. En été, les adultes vont chercher, pour leurs poussins, de la nourriture à environ 400 km, sur le front polaire, où se rencontrent les eaux froides de l'Antarctique et des eaux plus chaudes. Quand la température s'élève, le front polaire recule vers le Sud, et les oiseaux nageurs doivent aller plus loin, donc fournir un effort préjudiciable à leur longévité et à leurs performances reproductives. En hiver, le mécanisme est différent mais le résultat identique : les manchots vont chercher de la nourriture à 2 000 km de distance, à la limite des glaces. Le réchauffement ayant un effet négatif sur la masse de krill (petits crustacés à la base de la chaîne alimentaire), ils doivent fournir un effort supplémentaire pour trouver à se nourrir.
Je viens d'entendre sur FR Cult. que le dernier scénario a la mode , c'est le détachement d'une mega partie des glaces , puis d'un retournement du "glaçon avec mega tsunami a la clef .
L'Homme succombera tué par l'excès de ce qu'il appelle la civilisation. ( Jean Henri Fabre / Souvenirs Entomologiques)
Antarctique : le mouvement des glaciers s’accélère Le mouvement du glacier de l’île Pine, dans l’ouest de l’Antarctique s’est accéléré de 7% cette année. Les scientifiques émettent plusieurs hypothèses pour expliquer cette variation soudaine. L’activité volcanique, le réchauffement des courants marins pourraient en être la cause. Si les glaciers de la région, qui manifestent dans leur ensemble une instabilité accrue, disparaissent, ils provoqueraient une élévation de 2,5 m du niveau des océans.
Un pan de l'Antarctique a commencé à se désintégrer
Au cours des cinquante dernières années, la partie occidentale de la péninsule antarctique a enregistré la plus forte augmentation de température sur le globe.
Un pan de la banquise antarctique équivalent à près de quatre fois la superficie de la ville de Paris a commencé à se désintégrer sous l'effet de la rapidité du réchauffement climatique, a indiqué mardi le Centre national de la neige et de la glace de l'Université du Colorado (NSIDC). Selon des images satellite, cette désintégration porte déjà sur un pan de glace de 414 km2 faisant partie du plateau Wilkins et a commencé le 28 février par le soudain décrochage d'un iceberg de 25,5 km de long sur 2,4 km de large sur le flanc sud-ouest.
Ce mouvement a déclenché la désintégration d'un bloc de 569 km2 du plateau Wilkins, dont 414 km2 ont déjà disparu. Ce plateau, dont la superficie est de 12.950 km2 est actuellement soutenu par une bande étroite de glace de 5,6 km entre deux îles, a expliqué dans un communiqué Ted Scambos, responsable scientifique du NSIDC (National Snow and Ice Data Center).
Il s'agit de la plus grande banquise dans l'Antarctique. "Si les glaces continuent à reculer, cette bande de glace pourrait se désintégrer et nous perdrions alors probablement la moitié de la banquise de cette région au cours des prochaines années", a-t-il déclaré. Au cours des cinquante dernières années, la partie occidentale de la péninsule antarctique a enregistré la plus forte augmentation de température sur le globe avec une hausse de 0,5 degré Celsius tous les dix ans.
"Nous pensons que le plateau Wilkins existe depuis quelques centaines d'années mais l'air chaud et les vagues de l'océan provoquent sa dislocation", a expliqué Ted Scambos, qui a constaté pour la première fois cette désintégration en mars. L'été touchant à sa fin dans l'Antarctique, les scientifiques ne prévoient pas davantage de désintégration du plateau Wilkins dans les prochains mois. "Le spectacle est terminé pour cette saison, mais en janvier prochain nous allons observer attentivement pour voir si le Wilkins va continuer à se disloquer", a ajouté ce scientifique. Ces dernières années, la banquise bordant la péninsule antarctique a connu une dislocation rapide.
En 1995, le plateau Larsen A, long de 75 km et large de 37 km, s'est décroché puis fragmenté en icebergs dans la mer de Weddel. Le 19 mars 2002, un satellite de la Nasa observait l’effondrement de Larsen B, d’une surface de 3850 km2 et 200 mètres de haut qui contenait 720 milliards de tonnes de glace.
La fonte accélérée des glaces de l'Antarctique - plus 13.000 km2 de banquise ont disparu en cinquante ans - pourrait contribuer de façon importante à la montée du niveau des océans. Selon certaines projections au rythme actuel (+3 mm par an de 1996 à 2006), les océans pourraient avoir gagné 1,40 mètre d'ici la fin du siècle.
Je ne comprends pas, en observant ce graphique j'ai l'impression qu'il n'y a pas de problème. La surface de la banquise est supérieure à la moyenne 1979-2000:
Ferdi a écrit :Je ne comprends pas, en observant ce graphique j'ai l'impression qu'il n'y a pas de problème. La surface de la banquise est supérieure à la moyenne 1979-2000:
J'explique tout ici dans ma dernière note sur ce sujet. L'épaisseur de la calotte "continentale" est effectivement en augmentation, mais le problème c'est les glaces des cotes...
En gros, c'est pas du tout la joie. C'est un des derniers signes avant-coureurs, une des dernières alertes avant la mise en route d'un processus de rupture.
du coup il est pas évident que ça contribue à une hausse du niveau des océans, que fait le volume global des glaces terrestres ? (on a vu le même phénomène sur les glaciers alpins, fonte de la base mais augmentation des bassins en altitude).
Zan, zendegi, azadi. Il parait que " je propage la haine du Hamas", mais aussi des juifs et d'Israël.
GillesH38 a écrit :du coup il est pas évident que ça contribue à une hausse du niveau des océans, que fait le volume global des glaces terrestres ? (on a vu le même phénomène sur les glaciers alpins, fonte de la base mais augmentation des bassins en altitude).
Par contre j'ai lu dans un article que la fonte de la banquise au niveau de la mer avait un impact non évalué au départ : la banquise forme comme un bouchon à la base des glaciers. Quand la banquise se fracture (encore un morceau de 400 km² en antartic il y a qq jours), le glacier n'a plus rien pour le retenir et il s'effondre dans la mer (en partie). Cet effondrement est d'autant plus rapide qu'avec l'augmentation des températures actuelles, de l'eau de fonte semble couler sous les glaciers formant une sorte de lubrifiant.
Bref un scénario noir qui semble s'enclencher ...
Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson capturé,
Alors seulement vous vous apercevrez que l'argent ne se mange pas
-- un Indien Cree
Il y a un mois , un terreplatiste , en ricanant , disait que le scénario "a la mode" etait un décrochage de "glaçon" puis retournement , provoquant un méga-tsunami .
QQ chose là dessus ? Délire?
L'Homme succombera tué par l'excès de ce qu'il appelle la civilisation. ( Jean Henri Fabre / Souvenirs Entomologiques)
Avec la hausse du niveau des mers, beaucoup de stations touristiques de l'océan Indien par exemple, vont fermer.
L'économie de l'île Maurice et dans une moindre mesure celle de la Réunion est basée sur le flux touristique. Pareil pour les Maldives.
Plus d'avions, moins de kérosène.
Les aéroports sont à quelques mètres au-dessus du niveau de la mer
jerome a écrit :Par contre j'ai lu dans un article que la fonte de la banquise au niveau de la mer avait un impact non évalué au départ : la banquise forme comme un bouchon à la base des glaciers.
Ce n'est pas la banquise qui forme un bouchon (2-3m d'épaisseur) !!!
C'est la partie du glacier lui-même qui flotte sur la mer (300m d'épaisseur). Des baies et golfes entiers sont occupés par ces "ice shelves". S'ils se réduisent, les glaciers sont moins retenus par l'aval, et coule plus vite, augmentant les ice shelves, ce qui réduit la vitesse de glaciers, etc. Il y aura surement des oscillations avant d'arriver au régime où les ice shelves n'existent plus car ils sont détruits plus vite qu'il ne se forment même lorsque la baie est vide.
J'explique tout ici dans ma dernière note sur ce sujet. L'épaisseur de la calotte "continentale" est effectivement en augmentation, mais le problème c'est les glaces des cotes...
En gros, c'est pas du tout la joie. C'est un des derniers signes avant-coureurs, une des dernières alertes avant la mise en route d'un processus de rupture.
Le graphique que je mentione ne comprends QUE la surface de la glace de mer, en aucun cas la surface de la glace sur le continent.