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Publié : 15 sept. 2006, 13:30
par Environnement2100
koogan a écrit :L'énergie est devenue tellement "naturelle" qu'on oublie qu'elle est à la base d'absolument toutes nos activités
Même chose pour la température corporelle : pratiquement chaque état de l'être humain va influer sur sa température.
Mais comme justement la temérature varie dans de nombreux cas, ces variations seules, sans le contexte, ne suffisent pas au diagnostic - et encore moins au pronostic.
Si tu cours un 5000 m, ta température va "normalement" gagner un demi-degré ; si la personne qui mesure ta température n'a pas le contexte, elle peut s'inquiéter, craignant une infection par exemple ; or pas du tout, ton corps est plutôt en bon état pour finir cette épreuve.
Même chose pour l'énergie : en ignorant le contexte, si la consommation énergétique en 2007 n'augmente pas, est-ce parce qu'une campagne formidable d'économie d'énergie porte ses fruits, ou parce que l'économie est entrée en récession ? Ces deux situations n'ont rien à voir ; pourtant, elles peuvent se traduire par une consommation énergétique identique.
Dans une perspective historique, l'utilisation du pétrole ne peut que se traduire par un pic ; tu peux en dire autant pour l'utilisation du silex. AMC, il existe bien des mines de silex qui ont été déplétées par les hommes préhistoriques. Et alors ?
Enfin, conclure d'une analyse (élémentaire ou pas) que nous sommes tous foutus : pas besoin d'Olduvai pour ça, et encore une fois, quelle est l'application pratique ?
Publié : 15 sept. 2006, 14:35
par WhilelM
rico a écrit :
biensur que oui!!! rappel : on peut tout à fait vivre avec l'équivalent d'une assiette de riz ou d'une pomme par jour!!! C'est sûr que si t'es habitué à ton ragoût de mouton à tous les repas ça va te faire tout drole!!!! Ah la la la l'occidental et son besoin de manger plus que de raison!!!!!
Une assiette de riz ou une pomme, c'est pas vraimeent la même chose. Tu parles calories, apports nutrinionels, remplissage du vide de l'estomac ?
Publié : 15 sept. 2006, 15:29
par rico
apport nutritionnel.
Par ailleurs ne pas manger n'est pas forcément incompatible avec activité physique; et j'ai meme envie de dire que seule une certaine activité physique peut compenser une possible carence nutritionnelle :
http://www.anjaliom.com/apprendre/anjal ... ?page_id=6
http://www.anjaliom.com/apprendre/anjal ... d=6&page=2
Publié : 15 sept. 2006, 15:53
par Tiennel
Pas de pub SVP
rico a écrit :seule une certaine activité physique peut compenser une possible carence nutritionnelle
Cela reste à prouver.
Publié : 15 sept. 2006, 16:06
par rico
Pas de pub SVP
C'était pour éviter de faire un copier/coller mais si les modo vous préférez un copier coller faut me le dire!!!
Publié : 15 sept. 2006, 16:12
par Tiennel
Que ce soit un lien ou carrément un copier/coller, cela reste de la pub pour une école de danse et de yoga, non ?

Publié : 15 sept. 2006, 16:30
par rico
bah non regarde bien :
Je suis né à Belur, village situé dans l’état de Karnataka en Inde, le dimanche 14 décembre 1918. Dès la naissance et jusqu’à l’adolescence, j’ai de graves problèmes de santé (malaria, typhoïde, peut-être la tuberculose) et me trouve souvent face à la mort. Les résultats scolaires et la vie familiale s’en ressentent, d’autant plus que mon père meurt dans ma dixième année. En 1934, je rencontre mon Guru, Sri T. Krishnamacharya, qui est également mon beau-frère. Il me donne l’occasion de fréquenter l’école secondaire à Mysore et m’enseigne mes premières postures de yoga afin d’améliorer mon état de santé. C’est à partir de ce moment là que je l’appelle "Guruji" car il a semé la graine du yoga en moi. Jusqu’en 1936, je suis ses cours et travaille mon corps très raide. C’est à ce moment que je donne mon premier cours à un groupe de dames, qui ne souhaitent pas être formées par des hommes d’âge mûr. Malgré mon peu d’expérience, je décide de poursuivre sur la voie de l’enseignement et compense ce manque d’expérience par beaucoup de travail personnel. En 1937, une école de Pune écrit à mon Guru en le priant de lui envoyer un enseignant de yoga pour une durée de six mois. Je suis le seul de ses élèves prêt à accepter cette offre. Ainsi Pune devient ma patrie.
Mes limitations. La responsabilité de l’enseignement est trop lourde pour mon jeune âge: ceux qui viennent à mes cours sont plus âgés, plus grands et plus sophistiqués dans leur comportement. Mes connaissances linguistiques, que ce soit ma propre langue, l’anglais et même l’idiome local,sont limitées. Je manque également de connaissances théoriques sur le yoga. Il n’y a que deux chemins pour vaincre ces limitations: acquérir un savoir théorique dans les livres ou pratiquer avec volonté et persévérance afin d’apprendre par mes propres expériences. Je choisis le second et pratique 10 heures par jour. Bientôt, la direction de l’école secondaire apprécie mon travail et prolonge mon contrat de trois ans. Je continue également d’enseigner de manière indépendante. Il me faut des années pour maîtriser mon corps. Lentement, mon mental se stabilise et mon approche des aléas de la vie se spiritualise. Il faut des années pour attirer des personnes de tous horizonsvers le yoga. Je ne peux transcrire en mots la souffrance que j’ai endurée.
Publié : 15 sept. 2006, 16:51
par Glycogène
rico a écrit :bah non regarde bien :
Et quel rapport avec ta pomme par jour que suffit à te nourrir ?
Si tu voulais montrer que sur ce site on pouvait trouver des réponses à cette question, c'est loupé.
Publié : 15 sept. 2006, 17:49
par rico
c'est loupé.
bah on peut pas être bon à chaque coup!

Publié : 15 sept. 2006, 20:00
par nelson62
J'ai quelques doutes que ce soit le seul yoga qui nous fasse passer le Pic..
Et si on se place dans le cadre de la théorie d'Olduvaï, ça permettra juste à ne pas sentir la mort arriver...
Ms G du mal à croire à cette fichue théorie:
- déjà parce'que ça me fout les jetons (réflexe de protection psychologique..)
- et que je me dis que malgré tout l'Occident y survivra mais avec de la casse..Ms ce n'est que mon intuition..

Publié : 15 sept. 2006, 20:24
par GillesH38
Une anlyse que je trouve remarquablement lucide ( i.e. = ca correspond à peu près à ce que je pense , quoi !

) rapportée par energybulletin
http://www.energybulletin.net/20459.html
(désolé en anglais)
pas le temps de traduire tout en détail mais en gros :
la société ne s'effondrera pas dans son ensemble, pas la peine d'aller se construire une cabane au fond des bois en cultivant son potager : il y a eu deja de nombreuses crises dans le passé, la plupart de traduisant par une baisse nette de la production pétrolière (- 20 % en 1980 quand même !!!!) et les sociétés ne se sont pas écroulées pour autant - désolé pour les survivalistes "romantiques"

.
On verra plutot une paupérisation croissante, une inversion de certains mouvements :
pour l'électricité : déselectrification progressive des campagnes avec l'augmentation du coût de l'électricité, diminution de la part de fossile, retour à une production locale fondée sur les renouvelables (éolien, eau) fournissant une électricité épisodique et surtour réservée aux riches.
les transports diminueront graduellement, les campagnes seront de plus en plus isolées (ce qui ne les empechera pas de survivre, les gens voyageront moins c'est tout), les activités industrielles se reconcentreront pres de quelques axes privilégiés. la voiture individuelle deviendra de plus en plus rare, avec en Amérique une inversion de tendance de l'urbanisation : les classes aisées reviendront au centre ville et les banlieues deviendront de plus en plus déshéritées. L'auteur dit que ca commence déjà, en inversant la géographie en "doughnut" (beignet en anneau) actuelle. Ca parait assez logique quand on voit le Tiers Monde actuel.
Les transports se reconcentreront sur les voies d'eau, avec le problème que le train est très peu développé en Amérique (beaucoup plus en Europe, qui manque en revanche de grandes voies d'eau navigables comme le Mississipi). L'auteur prédit une recomposition de la géographie américaine, l'Ouest étant beaucoup moins facile à approvisionner sans énergie fossile (logique aussi si on suit l'histoire).
Bref, le message , c'est que tout ne va pas d'écrouler : ce sera beaucoup plus proche d'un film à l'envers : se rappeler quand même qu'il y a seulement 50 ans, on consommait 8 fois moins de pétrole, et 3 fois moins par habitant, et que cette consommation est encore la consommation d'un grand nombre de pays actuels, qui ne vivent par pharamineusement certes, mais qui ont un état, de la nourriture, et des gens pas forcément en tres mauvaise santé !
Publié : 16 sept. 2006, 10:13
par pat43
GillesH38 a écrit :Une anlyse que je trouve remarquablement lucide ( i.e. = ca correspond à peu près à ce que je pense , quoi !

) rapportée par energybulletin
http://www.energybulletin.net/20459.html
(désolé en anglais)
pas le temps de traduire tout en détail mais en gros :
la société ne s'effondrera pas dans son ensemble, pas la peine d'aller se construire une cabane au fond des bois en cultivant son potager : il y a eu deja de nombreuses crises dans le passé, la plupart de traduisant par une baisse nette de la production pétrolière (- 20 % en 1980 quand même !!!!) et les sociétés ne se sont pas écroulées pour autant - désolé pour les survivalistes "romantiques"

.
On verra plutot une paupérisation croissante, une inversion de certains mouvements :
pour l'électricité : déselectrification progressive des campagnes avec l'augmentation du coût de l'électricité, diminution de la part de fossile, retour à une production locale fondée sur les renouvelables (éolien, eau) fournissant une électricité épisodique et surtour réservée aux riches.
les transports diminueront graduellement, les campagnes seront de plus en plus isolées (ce qui ne les empechera pas de survivre, les gens voyageront moins c'est tout), les activités industrielles se reconcentreront pres de quelques axes privilégiés. la voiture individuelle deviendra de plus en plus rare, avec en Amérique une inversion de tendance de l'urbanisation : les classes aisées reviendront au centre ville et les banlieues deviendront de plus en plus déshéritées. L'auteur dit que ca commence déjà, en inversant la géographie en "doughnut" (beignet en anneau) actuelle. Ca parait assez logique quand on voit le Tiers Monde actuel.
Les transports se reconcentreront sur les voies d'eau, avec le problème que le train est très peu développé en Amérique (beaucoup plus en Europe, qui manque en revanche de grandes voies d'eau navigables comme le Mississipi). L'auteur prédit une recomposition de la géographie américaine, l'Ouest étant beaucoup moins facile à approvisionner sans énergie fossile (logique aussi si on suit l'histoire).
Bref, le message , c'est que tout ne va pas d'écrouler : ce sera beaucoup plus proche d'un film à l'envers : se rappeler quand même qu'il y a seulement 50 ans, on consommait 8 fois moins de pétrole, et 3 fois moins par habitant, et que cette consommation est encore la consommation d'un grand nombre de pays actuels, qui ne vivent par pharamineusement certes, mais qui ont un état, de la nourriture, et des gens pas forcément en tres mauvaise santé !
certaines dynamiques regionales, techniques, peuvent au contraire permettre à la population de se "diffuser", l'empreinte "ecologique" d'une population plus homogene sur le territoire sera moins importante. de meme, si la production d'energie regresse fortement les energies renouvelables restantes seront valorisées d'autant : donc par exemple il faut miser sur l'hydroelectricité du massif central, des alpes pour y etablir les industries restantes et le maximum de population. je rappelerai les paroles d'un historien parlant du 16° siecle "n'oublions pas à l'epoque qu'un "bon pays" ne correspond pas à NOTRE definition, mais est un pays autosuffisant et produisant certains excedents commercialisables de tous ordres".
les villes actuelles sont des aberrations, avant on construisait sur des terrains ingrats, souvent des nids d'aigles, et on preservait les bonnes terres arables (plates) pour l'agriculture.
de plus, sans risque de me tromper beaucoup, seul le rythme de l'evolution demographique au 21 ° siecle est encore inconnu :
-baisse rapide de la population,
-baisse tres rapide de la population,
-effondrement de la population.
loin donc, des cliches et poncifs largement colportés par les journalistes.
Publié : 16 sept. 2006, 11:05
par Tiennel
de plus, sans risque de me tromper beaucoup, seul le rythme de l'evolution demographique au 21 ° siecle est encore inconnu :
-baisse rapide de la population,
-baisse tres rapide de la population,
-effondrement de la population.
L'accroissement de la population est aujourd'hui majoritairement issu de pays disposant de peu de pétrole. Je ne vois pas pourquoi le fait que l'énergie devienne un produit de luxe entraînerait un effondrement de la population.
les villes actuelles sont des aberrations
Les banlieues actuelles, oui, ce que les Américains appellent Suburbia. Ainsi que certaines villes de l'Ouest US comme Los Angeles ou Las Vegas. Le reste des villes acvtuelles datent d'avant la Révolution Industrielle
Publié : 16 sept. 2006, 13:25
par nemo
Les sites des villes actuelles sont pré-industriels certes Tiennel, mais leur visage actuel n'a plus rien de ce qu'il a pu être, mettons au 18ém.
Leur organisation, leur taille n'ont plus rien à voir.
Si la quantité d'énergie par personne doit s'effondrer, une réorganisation de la ville est inévitable. Probablement un retour massif a la campagne.
Publié : 16 sept. 2006, 13:50
par Environnement2100
nemo a écrit :Si la quantité d'énergie par personne doit s'effondrer, une réorganisation de la ville est inévitable. Probablement un retour massif a la campagne.
C'est le contraire

: les calculs montrent qu'il est plus facile de chauffer (ou de refroidir) de petits sous-ensembles d'habitation bien compacts qu'une tripotée de fermes dispersées.
"Suburbia", le concept australo-américain né au 20e siècle, décrit bien des kyrielles de pavillons mono-familiaux, ayant chacun une empreinte écologique absurde. Si tu te balades un peu sur Google Earth,
34 09 25 N,
118 24 50 E,
tu verras des milliers et des milliers de petits pavillons qui n'abritent chacun qu'une famille.
Ce modèle est condamné au 21e siècle.
La solution est intermédiaire entre les "cages à lapins" construites par la France dans les années 60, invivables socialement, et les banlieues étalées, insoutenables.
La ville est un concept formidablement ancien, plusieurs milliers d'années. Rien n'indique qu'il soit condamnable. Ou plutôt, rien n'indique que nous ayons une meilleure solution sous la main.