nemo a écrit :Seules des oscillations peuvent se produire, mais il est pratiquement impossible d'éviter que ces oscillations ne soient pas dues à un moment à une crise des ressources. Encore une fois c'etait la situation normale il y a quelques siècles.
Oui masi les oscillation en question ne sont pas forcément un probléme. Si la croissance et la décroissance de la population se font a des taux modérés dans une société qui aurait pris la décision de maitriser sa démographie elle aurait largement le temps de réagir afin de faire suivre des période de baisse modéré de la démographie a des phases de croissance modérés. C'est tout à fait utopique dans le monde actuel. Mais en théorie rien ne s'y oppose.
ce n'est pas que dans le monde actuel que c'est utopique : ça ne s'est jamais passé, il y a des très bonnes raisons théoriques à ça, justement.
Les phases de croissance et de décroissance sont très différentes. Imagine que tu as une solution stable avec une population ayant une consommation de ressources adaptée a l'environnement, et que par suite d'une amélioration climatique, ou d'une invention technique sur l'agriculture par exemple, les capacités de charge de l'environnement augmentent de 50 % assez rapidement, mettons en 10 ans. La population va se mettre à vivre tres confortablement, avec des récoltes abondantes, et une croissance démographique modérée, disons de + 1 % par an, va remplir cet excédent au bout de 50 ans, qui seront vécus comme 50 ans d'abondance.
Imagine maintenant l'inverse , que les ressources diminuent de 50 % en 10 ans ! alors la c'est la cata parce qu'il n'y a aucune mainière douce de faire baisser une population de 50 % en 10 ans !! ça voudra dire réduction brutale de la quantité disponible par personne, conflits pour les ressources, entrainant des guerres aggravant encore le probleme, affaiblissement de la population la rendant plus fragiles aux épidémies, etc....
c'est aggravé par l'inertie démographique qui fait qu'une fois qu'une génération d'enfant est née, elle fera "naturellement" des enfants au bout de 20 ou 30 ans. Le taux de naissance ne peut donc pas s'inverser plus rapidement que cette période, même si la natalité baisse, la population continue à croitre simplement par l'augmentation du nombre de reproducteurs arrivés à l'age adulte venant de la génération précédente. Dans l'exemple précédent, meme si la capacité de charge ne rediminuait pas, il y aurait toutes les chances qu'il y ait un dépassement (un "overshoot") parce que lorsque la population "s'apercevrait" qu'elle a atteint les nouvelles capacités, la génération juste née assurerait encore un accroissement supplémentaire dans les 20 ou 30 années suivantes.
Tout ça n'est pas du tout théorique, l'histoire préindustrielle est une suite ininterrompue de croissances et de récessions de ce type, dans toutes les sociétés.
]La crise est normale soit mais la crise n'est pas la même dans une société agraire et dans la société industrielle. Elles n'ont pas les même concéquences.
exact : les crises dans les sociétés agraires etaient beaucoup plus graves relativement à la population. Les famines, les épidémies et les guerres pouvaient facilement tuer 20 ou 30 % de la population en quelques années. Il n'y a jamais eu de tels épisodes dans des régions industrialisées du monde.
Il est possible que le PO produise à nouveau de tels évenements, ça dépend de l'overshoot qu'on a fait et du taux de décroissance des ressources. Mais ce ne serait que le retour à des épisodes relativement courants dans le passé.
Il y a une d'autres différences comme le souligne postcarbon un équilibre est au moins théoriquement possible avec un niveau de consommation sufisamment bas. Cela n'évite pas les crises (catastrophes climatiques, guerre ou épidémie...) mais elles ne remettent pas en cause le systéme dans ce cas.
C'est une autre caractéristique unique de la société industrielle une fois que la crise actuelle arrivé à sa conclusion tel que tu la présente, il n'y aucun retour à la "normale" dans le sens une société de croissance telle qu'on l'a connu avec le modéle industriel. L'épisode industriel est unique dans notre histoire (telle qu'on la connait du moins), elle le restera plus que probablement.
Mais je te suis complétement lorsque tu dis que la conclusion de cette crise est en fait un retour à la normal. Mais cela souligne a quel point la société moderne est une anamolie. (en fait c'est même une monstrusosité, mais bon...)
bah ça dépend du point de vue. Tu tombes sur un stock de bouteilles de bon vin vieux dont tu sais qu'il ne se renouvellera pas , qu'est ce que tu fais ? tu n'y touches pas pour ne pas l'épuiser, ou tu le bois quand même en sachant que ça aura une fin?
